Les derniers avis (9698 avis)

Couverture de la série Le Monde sans fin
Le Monde sans fin

La lecture de Saison brune m'avait laissé saisi, en état de choc, et pour tout dire assez désespéré. En allant glaner des informations sur le sujet du réchauffement climatique, je suis tombé par hasard sur une vidéo de Jean-Marc Jancovici. Faut-il le présenter ? Polytechnicien, inventeur du bilan carbone, co-fondateur du Shift Project, infatigable vulgarisateur, travaillant sur le sujet du réchauffement climatique depuis plus de 20 ans maintenant, il a sa cohorte de fans... et de détracteurs. Quoiqu'on en pense, il connaît très bien son sujet. Il pourra même paraître arrogant à certains. Forcément, il a 20 ans d'avance sur celui qui - comme moi - débarque sur le sujet ! Il fait en outre montre d'un esprit très vif et souvent taquin, pour ne pas dire carrément rentre-dedans, y compris lorsqu'il est audité par des sénateurs. Une de ses grandes forces est de présenter des choses complexes avec une limpidité évidente. Qu'on ne s'y trompe cependant pas, ses affirmations restent discutables. Ou plutôt, puisque nous sommes dans le domaine scientifique, vérifiables. Au minimum, ses conférences disponibles sur YouTube ont l'immense mérite d'apporter à tous ceux qui prennent le temps de les regarder des informations pointues et précises sur des sujets qui sinon n'ont qu'une visibilité ridicule dans nos médias, que ce soit en volume ou en profondeur. Sans surprise, cet album reprend le fond de son propos. En près de 200 pages, la somme d'informations est très importante. Et des sujets évoqués en à peine deux pages pourront ensuite conduire le lecteur intéressé à plusieurs heures d'approfondissement. Il constitue à mon avis une excellente approche d'une écologie non punitive et relevant d'une simple nécessité de survie. Loin de susciter un effroi paralysant, il incite bien plutôt à l'action en donnant les clés permettant la compréhension et le choix éclairé. Alors, à lire ? Oui, évidemment ! Culte ? Oui, de facto ! Et pour citer Jean-Marc Jancovici dans ce livre : Le reste n'a qu'une importance relative.

31/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monstres
Monstres

Barry Windsor-Smith n'est pas un débutant dans le monde du comics. J'ai déjà pu apprécier son talent sur les X-MEN, Machine Man, Conan (allez voir Conan le Barbare - Les Clous rouges) et Wolverine, en particulier son Wolverine - Arme X où il est également au scénario avec aussi en toile de fond "la transformation d'un homme en arme de guerre". L'histoire de Bobby Bailley de 1947 à 1964, de son enfance à sa mutation en monstre. Une histoire non linéaire qui prend aux tripes. J'y ai retrouvé certaines similitudes avec le Frankenstein de Mary Shelley, il s'en dégage une puissance émotionnelle qui ne m'a pas laissé indifférent. Un scénario diabolique où rien n'est laissé au hasard, tous les personnages se croisent et se recroisent à des périodes différentes pour mieux nous donner toutes les clefs de ce drame. J'ai particulièrement aimé la touche de fantastique et les passages avec le journal de Janet, la mère de Bobby, avec tantôt de l'espoir, de la détresse et de la résignation. Poignant. Comme Alix, je me suis fait avoir plusieurs fois dans le sens de lecture des bulles, le seul point négatif. Qui sont les monstres ? Le noir et blanc de Barry Windsor-Smith est précis, détaillé, fluide et sombre lorsqu'il le faut. Il en émane une atmosphère dramatique digne des films noirs hollywoodien. 360 pages du même niveau. Un artiste au sommet de son art. Une œuvre marquante. BWS est une mine d'or et ce comics sa plus belle pépite. Coup de cœur et 5 étoiles.

30/01/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monstres
Monstres

Quelle histoire, et quel album ! Alerté par les deux avis 5/5 postés à ce jour, je me suis précipité sur ce pavé. Je ressors marqué de ma lecture et rajoute mon 5/5 à l’édifice. L’histoire est sombre au possible, et raconte les horreurs vécues par Bobby Bailey, monstre crée par des expérimentations scientifiques qui ont mal tourné. Mais voilà, l’album se nomme « Monstres » au pluriel : l’auteur nous fait en effet découvrir une galerie de personnages peu recommandables, à commencer par le père de Bobby… mais pas de manichéisme, juste des hommes faibles et torturés (le père souffre de troubles du stress post-traumatique). Et une vie d’enfant brisée à jamais. Certains détails m’ont presque fait enlever une étoile. La narration est certes maitrisée voire impressionnante, mais les phylactères ne sont pas toujours clairement agencés, et je les ai souvent lus dans le désordre. De même, j’ai lu la VO, et je ne suis pas fan du tic narratif qui consiste mélanger les langues pour montrer qu’un personnage est étranger (ici, la belle-sœur française et ses « calme-toi, your sister needs you »)… d’autant plus que le français utilisé est parfois approximatif. Mais je me retrouve incapable de ne pas mettre la note maximale. La lecture est certes longue et parfois ardue, mais j’en suis ressortie sonné. J’ai beaucoup aimé les touches de fantastique, et la fin du récit est magnifique et m’a beaucoup ému. Quant au dessin, il faut certes aimer le style, et il est aussi noir que le récit, mais bon-sang, regardez-moi ces planches ! Un album que je ne suis pas près d’oublier.

29/01/2022 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Frankenstein (Bess)
Frankenstein (Bess)

Que dire, que dire. Du grand art absolu tant au niveau de la narration que du rendu graphique. Après un Dracula absolument fabuleux Georges Bess récidive avec ce Frankenstein que sans nul doute Mary Shelley n'aurait pas renié. Il est intéressant de noter que dans l'imaginaire collectif Frankenstein c'est le monstre, alors que bien sûr il n'est que le créateur de cet être hideux en quête d'humanité. en fait si l'on y regarde de plus près la vox populi a en partie raison le monstre est bien le créateur. Dans la lignée directe de son Dracula l'auteur propose une adaptation somptueuse ou toute la magie du noir et blanc nous explose au visage avec des planches d'une beauté qui laisse presque sidéré. Le trait est comme je l'aime, vif, acéré. Les images du Groenland sont à tomber. Une double lecture pour moi; une pour lire l'histoire et une deuxième nettement plus longue pour m'en mettre plein les yeux. La note suprême est obligatoire

29/01/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Raowl
Raowl

Du sang, d'la chique et du molard ! Du sang, d'la chique et du molard !!! ... et des bisoussss ! Ba oui quoi ! C'est que derrière ses bonnes manières de barbare aguerri qui tronçonne tout ce qui se met en travers de sa route pour sauver des Princesses, notre cher Raowl ne rêve que d'un baiser de celle qu'il aura sauvé ! Voilà une série tout public qui en a sous le capot et qui décoiffe ! Chacun en fonction de son âge y trouvera son compte, que ce soit pour le rythme effréné de ces deux premiers albums, les péripéties drôlatiques ou les références aux contes d’antan. Ce melting pot détonnant et étonnant n'en est que plus jubilatoire et j'avoue qu'il y avait longtemps qu'une série jeunesse ne m'avait pas autant fait rire. Les dialogues sont punchy et mordants à souhait (mention spéciale aux Princesses qui ne se la laissent pas compter !), l'épique et l'Aventure sont toujours au rendez-vous, mâtiné d'un humour efficace et enfin le dessin dynamique et très expressif de Tébo est juste parfait pour cet exercice. Bref, vous l'aurez compris, voici une excellente série qui vous promet un très bon moment de détente voire de rigolade. A ne pas manquer !

29/01/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fondu au noir
Fondu au noir

En lisant ce gros album, j’ai eu l’impression d’aller passer l’après-midi au cinéma ! De ce point de vue, c’est une grande réussite. L’histoire se déroule au lendemain de la Seconde guerre mondiale, alors que le monde s’enfonce dans une nouvelle guerre, un conflit qui prend la forme un peu étrange d’une Guerre froide. Aux Etats-Unis, une chasse aux sorcières implacable s’engage contre tous ceux qui sont suspectés de communisme. Et Hollywood n’échappe pas au FBI qui dresse des listes noires d’acteurs, de scénaristes et de producteurs. L’intrigue policière se déroule sur fond de maccarthysme, de luttes de pouvoir, d’alcool, d’abus sexuels, de violence et de chantage. L’envers du cinéma hollywoodien comme on l’imagine. Les jeunes stars qui rêvent de gloire côtoient et les réalisateurs caractériels et les producteurs qui abusent de leur pouvoir. Le scénario, parfaitement écrit, prend le temps de dérouler la mécanique implacable d’Hollywood, les personnages sont nombreux et plutôt intéressants. Ils ont un passé, une histoire, des espoirs et des déconvenues. Traumatisé par la guerre, le héros n’est plus que l’ombre du scénariste qu’il a été. Plongé dans une errance psychologique sans fin, il se réveille après une cuite mémorable face à un meurtre dont il refuse d’admettre le maquillage en suicide. Le découpage est très efficace, les dessins et les couleurs fonctionnement hyper bien – Andy Warhol n’est pas très loin - et les ambiances sont profondes. Surtout les ambiances nocturnes. Les premières pages de cet album nécessitent d’être assez concentré pour se repérer dans les nombreux personnages. Un trombinoscope très utile est inséré en début d’album et quand on a fait connaissance avec tous les acteurs de ce polar, il n’y a plus aucun problème. Une immersion dans le monde du cinéma vraiment réussie.

29/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bagarre érotique - Récits d'une travailleuse du sexe
Bagarre érotique - Récits d'une travailleuse du sexe

Comment dire.... un plongeon dans le monde du sexe et de la prostitution au travers du regard de Klou, pute de 24 ans. Qui mieux que Klou pouvait retranscrire son histoire ? Un documentaire qui vous fera voir différemment ce monde interdit. Il n'est question ici que de prostituées qui font ce travail délibérément et non de réseaux qui exploitent le malheur humain. Un "métier" voulut et assumé. Klou nous dévoile une partie de sa vie, la bienveillance de ses parents, sa première "passe" qui ne lui occasionne aucune honte avec ses billets au fond de sa poche. La galère suite à un déménagement en Belgique va la faire choisir cette voie. Mais elle assume, elle aurait pu trouver des petits boulots. J'y ai découvert l'envers du décor des Sugar Baby, le LCBTQIA+ (communauté lesbienne/gay/bi/trans/queer/intersexe/asexuelle/+ pour englober encore d'autres sexualités comme la pansexualité). Vive le petit lexique à la fin du livre. Elle prend le pouvoir, c'est elle qui décide, elle dicte les règles. Elle charge le patriarcat qui pèse de tout son poids sur notre société, l'éducation et les lois qui pénalisent les clients. Une narration faite de métaphores, de jeux de mots et d'humour en passant par la mythologie grecque et le conte. Elle emploie aussi le langage SMS pour mieux faire passer ses messages mais surtout un langage cru, celui de la rue. Quelques rares planches avec que du texte, en particulier ce long poème en pages 84 et 85, magnifique. Elle remet en cause le système, elle le démonte à coup d'arguments et je ne peux souvent qu'acquiescer devant tant de logique. Elle parle avec tendresse de sa période féministe. Elle se met à nue. Un noir et blanc où quelques touches de rouges subliment un trait fin, simple et tout en rondeur. Le texte prend parfois le dessus sur le dessin mais cela n'a pas gêné mon plaisir. Un découpage basique ou il n'y a souvent qu'une case par planche. Il y a du Le Déploiement dans cette bd, textes et dessins ne font qu'un. Une jouissance visuelle. Je reste sur le cul après ma lecture. Je ne suis pas toujours d'accord avec Klou mais elle a le mérite de vouloir faire bouger les choses. Une ode aux femmes libres de toutes enclaves et de pouvoir utiliser leur corps comme bon leur semble. Un récit qui aura éclairé ma lanterne. Je ne peux que vous le conseiller. Une œuvre marquante au vitriol. Vous ne verrez plus une femme avec un parapluie rouge de la même façon. Klou, bravo et merci. Note réelle : 4,5.

28/01/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kingsman - Services secrets
Kingsman - Services secrets

Tout le monde connaît de près ou de loin les films Kingsman, de Matthew Vaughn, mais étonnamment, beaucoup moins de gens ont lu les comics, malgré les grosses pointures qui sont derrière... Pour ma part, je suis un fan absolument inconditionnel des 3 films (à ce jour) de Vaughn, et c'est donc avec une certaine appréhension que je me suis tourné vers le comics original, craignant que l'histoire fonctionne moins bien sur le papier qu'à l'écran, et que le récit perde une partie de sa magie... La première chose qui m'a frappé, c'est le dessin de Dave Gibbons. Certes, il est très bon, mais quand a s'est pris la baffe monumentale de Watchmen dans la gueule, on ne peut que remarquer que quelque chose a changé. C'est un style très réaliste et très clair, mais aussi très statique, et surtout, le trait est ici très épais, ce qui enlève aux graphismes une bonne partie de leur finesse, d'autant que les décors sont souvent assez vides. Encore une fois, c'est un peu un caprice d'enfant gâté, car le dessin est vraiment réussi, je souligne juste la comparaison avec Watchmen, l'écart de 28 ans qui sépare les deux oeuvres ne jouant pas en faveur de Kingsman. Peut-être aussi est-ce la couleur qui atténue un peu la force du dessin de Gibbons, je ne sais pas. Néanmoins, le dessin reste très efficace, rien à redire là-dessus. En tous cas, on oublie vite cette petite réserve quand on commence à s'immerger dans l'histoire. La comparaison avec le film joue plutôt en défaveur du comics au début, car le film a nécessairement plus d'occasions de développer ses personnages, d'ajouter des petits détails qui leur donnent du caractère, de la complexité, accentuent la force de l'intrigue, etc. Surtout, le film profite du génial Matthew Vaugh, qui transforme tout ce qu'il touche en or. Là, ça fonctionne, mais il manque un petit quelque chose au début. Et puis, plus on avance dans la lecture, plus on se rend compte qu'en fait, Mark Millar a quand même eu le temps de construire quelque chose. Les liens entre les personnages sont suffisamment développés, on s'attache volontiers à chacun d'entre eux, en tous cas les trois principaux (Gary, son oncle et sa mère), et Millar parvient tout-à-fait à insuffler un joli discours au travers de son récit, qui trouve son apothéose dans la lettre posthume de l'oncle Jack à la fin, subtile et à la hauteur du personnage. Mais bien sûr, quand on pense à Kingsman, on pense à sa représentation de la violence, tout-à-fait inédite au cinéma. Evidemment, c'est beaucoup plus conventionnel dans les pages du comics, mais on retrouve tout de même cette tonalité très "sale gosse", qui unit visiblement la créativité de Millar et celle de Vaughn. Ce mélange entre l'aspect britannique, classe, pince-sans-rire, un peu guindé, et une violence débridée à l'américaine, est tout-à-fait jouissive, et renforce largement le plaisir de lecture. Si le discours quasi-politique du film sur la société de consommation et la banalisation de la violence ne se retrouve pas trop dans le comics, l'utilisation du gore, quoique plus rare, se fait tout de même avec une certaine générosité. Enfin, on appréciera tous les changements qui ont été faits entre le comics et le film, permettant de donner aux habitués du film une vision légèrement décentrée et relativement inédite de l'histoire, le grand méchant ayant été totalement remanié dans sa version cinéma (et tant mieux, parce que Samuel L. Jackson y trouvait un de ses meilleurs rôles), et plusieurs détails significatifs se voyant transformés. Néanmoins, l'humour très britannique est bien présent, et trouve toujours sa justification dans les pages de ce récit geek, haletant, mené avec brio. Evidemment, ça ne remplace pas la vision des incroyables films de Matthew Vaughn, mais ça leur donne une belle base pour s'amuser à faire ce qui reste sans nul doute à ce jour et à mes yeux le meilleur pastiche de James Bond.

26/01/2022 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Katanga
Katanga

Avec « Katanga », le duo Fabien Nury (au scénario) et Sylvain Vallée (au dessin) envoie du lourd, du très lourd sur la décolonisation du Congo et la guerre civile qui en suivit. Un peu comme leur série précédente « Il était une fois en France », chaque protagoniste en prend pour son grade que ce soient les congolais ou les européens : tous pourris ! On se retrouve donc en plein début de l’indépendance du Congo qui est divisé en 2 zones : Le Congo en lui-même privé du territoire du Katanga, c’est ce qui fait générer de vives tensions entre ces territoires sujets à de nombreuses guerres civiles (très sanglantes !). Au fait, le Katanga a la particularité d’être très riche en minerais, ce qui provoque la convoitise des grosses compagnies européennes et aussi du Congo… et justement, au début du récit, Charlie, un congolais a mis la main sur un énorme butin de diamants… Je vous laisse imaginer la suite… « Katanga » mélange les personnages réels et d’autres de fiction tout en précisant à chaque fois en début d’album (bien mis en évidence !) que cette histoire est fictive, on imagine sans peine que les auteurs n’avaient pas trop envie de se baigner dans des joutes juridiques avec ces protagonistes d’autant plus que ça dézingue à tout va : politicards corrompus à bloc et aux mains sanglantes, entrepreneurs européens ultra pourris, équipe de mercenaires carrément immoraux, populations locales très violentes dont certaines sujettes à des actes de cannibalisme, chefs de clans congolais main dans la main avec des personnes peu scrupuleuses qui exploitent encore l’esclavage, responsables de l’ONU complétement à la ramasse, une grande part de la gent féminine réduite à être des objets sexuels pour survivre dans ce milieu hostile… Bref, ça déménage ! D’ailleurs, le récit mélange d’une façon tellement habile le sérieux, le récit historique, la violence, l’humour noir et ironique, la romance… que j’ai eu l’impression de me retrouver dans une des séquences de l’excellent film « Lord of War ». Qu’en est-il du dessin ? Il est assuré de main de maître par Sylvain Vallée dont sa représentation des personnages qui est à la limite de la caricature adoucit un peu la violence du récit et permet également aux lecteurs d’identifier aisément les différents personnages. Je vois que certains bédéphiles lui reprochent de représenter les africains avec des grosses lèvres et des nez aplatis… euh, oui et alors ? Ils sont comme ça et ça ne m’empêche pas de les apprécier comme ils sont ! Au niveau de la narration, là encore, notre duo fait merveille : ça se lit facilement malgré la complexité des intrigues (politiques et privés des différents protagonistes) et surtout, c’est captivant ! Bon, vous l’avez compris, j’ai vachement apprécié « Katanga » : ça pête fort, le scénario est captivant, des personnages attachants et pourris de la mort qui tue, un sacré dessinateur, un récit qui mélange habilement la fiction et l’histoire, une situation dans un Congo explosif… Vivement la prochaine série du duo Fabien Nury et Sylvain Vallée !

26/01/2022 (modifier)
Par SandraT
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

Un livre tout simplement magnifique ! Un vrai coup de cœur. Cette histoire sans texte est juste superbe. Les deux héros habitent en bretagne. Monsieur est pêcheur et disparait en mer. Sa femme va alors tout faire pour retrouver son mari. S'en suit alors une aventure extraordinaire sous couvert d'écologie et d'amour bien sur. Il y a de l'humour, des émotions, un message fort, bref un des meilleurs albums encore à ce jour.

25/01/2022 (modifier)