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Frankenstein - Le monstre est vivant (Frankenstein Alive, Alive!)

Note: 3.83/5
(3.83/5 pour 6 avis)

Les pérégrinations de la créature juste après la fin du roman originel.


Frankenstein IDW Publishing Soleil

La créature est réfugiée dans un cirque avec d'autres monstres. A l'occasion d'un flashback nous apprenons ce qui l'a fait arriver jusque la. La créature souhaitait mettre fin a ses jours car hantée par ses crimes et persécutée par le fantôme de son créateur, Victor Frankenstein. Se jetant dans un volcan elle est retrouvée plus tard par une expédition qui la ramène chez un vieil érudit en Allemagne. La créature est recouverte par une sorte de sarcophage de pierre. Lors d'une manipulation la créature sort de la gangue de pierre et est recueillit par le vieil érudit qui ne manifeste aucun dégoût face à elle. Tout au contraire il lui fait découvrir ses travaux et lui donne accès à sa bibliothèque. Dans la maison la créature n'a affaire qu'au vieux docteur, pourtant un jour, la femme de celui-ci le croise dans un couloir et s'évanouit d'horreur. Peu de temps après elle meurt mais la bon docteur a semble t'il des projets malsains pour la ramener à la vie. Le docteur souhaite utiliser le sang d'enfants morts nés pour ramener à la vie sa femme. Dans la même maison semble vivre une jeune femme enceinte, la créature se doute bien que le docteur risque d'utiliser le bébé à venir.. Révulsé par cette idée, la créature se sauve dans les bois.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Novembre 2014
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Plus de 3 ans
Couverture de la série Frankenstein - Le monstre est vivant
Les notes (6)
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06/12/2014 | sloane
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Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Après avoir lu deux albums moyens avec Bernie Wrightson au dessin, je suis bien content de lire ce récit passionnant. J'ai toujours aimé le Frankenstein de Mary Shelley et d'ailleurs je trouve ce monstre plus intéressant dans le roman où il est plus intelligent et apprend à parler et donc je trouve que faire une suite au roman est intéressant. Le dessin de Wrightson est excellent comme d'habitude et il sait comment créer une atmosphère glauque. C'est une vrai claque visuelle ! Le scénario est pas mal même si les thématiques abordées sont au final peu originales. J'ai trouvé que la psychologie du monstre de Frankenstein était bien utilisée et que son développement était cohérent avec le roman original. Le seul défaut est que le premier tome se termine sur un cliffhanger et qu'il n'y a pas eu de suite depuis 4 ans. Apparemment, le récit vient de se terminer aux États-Unis et j'espère donc que la fin va sortir en français un jour.

04/10/2018 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Frankenstein n'a jamais été un personnage que j'ai beaucoup aimé, pas plus que l'histoire que Mary Shelley a imaginé autour de lui. Mais pour commencer, ce comics raconte non pas l'histoire classique du personnage mais bien une suite, se déroulant des années plus tard, une fois la créature libérée de sa gangue de glace puis d'une autre gangue de lave solidifiée. Et ensuite et surtout, c'est Bernie Wrightson qui est au dessin ici, et son graphisme est proprement superbe. Ce sont de grandes planches très soignées, très maîtrisées, fourmillant de détails. C'est beau. L'histoire, pour sa part, est sympathique... sans plus. On y retrouve la thématique classique et les réflexions habituelles tournant autour de la créature de Frankenstein, monstre qui n'a pas mauvais fond mais qui est rejeté par les hommes et peut faire preuve de violence en retour. Le récit de ce premier tome se lit bien mais m'a laissé sur ma faim. Et arrivé à la fin de cet album qui date déjà d'il y a presque 4 ans, j'ai sérieusement cru que la série était abandonnée suite à la mort de Bernie Wrightson il y a un an. Mais non, après une rapide recherche, j'ai constaté que le 4e et dernier chapitre (les albums français en contenant chacun 2) venait tout juste de se terminer aux Etats-Unis, avec un autre dessinateur, Steve Niles, pour achever l'oeuvre de Wrightson. Il y aura donc bien une fin, en espérant que Soleil la publiera.

05/04/2018 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Wow ! Quelle claque graphique ! Moi qui ne connaissais rien du travail de Bernie Wrightson, j'avoue en avoir pris plein les mirettes ! Et le scénario concocté par Steve Niles n'est pas en reste. Car s'attaquer à un personnage aussi emblématique du genre, c'est forcément prendre le risque de se faire taper sur les doigts si la potion se contente d'être amère... Mais là rien de tout ça, c'est même du petit lait qu'on nous sert ! Moi qui suis un grand amateur de fantastique et surtout de ses prémices qu'ont su nous pondre Poe, Shelley ou encore Stoker, j'ai tout de suite accroché. Tous les ingrédients sont là pour nous plonger dans cette ambiance si particulière de la fin du XIXe, où science et sciences occultes étaient encore plus ou moins liées, laissant pour le coup la part belle au fantastique. Et Bernie Wrightson est juste magistral pour nous retranscrire ces ambiances sombres et inquiétantes. Sa gestion du noir est blanc est tout simplement fabuleuse, et son soin et soucis du détail juste hallucinante ! (Je vous renvoie aux planches de la bibliothèque et du laboratoire du docteur qui accueillera notre Frankenstein). C'est donc avec impatiente que j'attends la suite et fin de cette série que je ne peux que chaudement vous recommander, surtout pour les amateurs du genre !

12/09/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Bernie Wrightson a toujours fait pour moi l'objet d'une admiration sans limite, ce gars a le crayon magique, il est très doué, a subi l'influence de grands maîtres comme Frazetta ou Ingels, et s'est très vite dirigé vers le domaine du fantastique, le pur, le seul, l'unique, celui qui vous fait frémir, qui vous prend aux tripes ou vous procure des sueurs froides, bref c'est tout à fait ce que j'aime. Vers 1984, fasciné par le roman de Mary Shelley, il en illustre une transposition graphique sous forme d'une cinquantaine d'illustrations, intitulée "Frankenstein ou le Prométhée des temps modernes", qui avait été alors remarquée et même considérée comme un chef-d'oeuvre ; les dessins de Wrightson dans un noir et blanc rappelant les belles gravures du XIXème siècle, dans un style très gothique, dramatique, transcendé par les contrastes et un travail éblouissant sur les hachures, m'avaient vivement impressionné, lorsque j'avais eu l'occasion de le feuilleter en bibliothèque il y a quelques années. Et voila que cet auteur génial, toujours hanté par Frankenstein, décide de revenir sur le sujet 30 ans après, alors que je le croyais passé en mode arrêt ; en fait il était en stand-by et se réservait pour trouver un scénariste capable de lui écrire un récit solide : il le trouve en la personne de Steve Niles, un spécialiste de l'horreur, et on sent bien ici qu'ils sont en parfaite osmose pour réussir à faire revivre la Créature. Mais cette fois, ce n'est plus un livre illustré, Wrightson réalise une véritable bande dessinée. Le résultat est proprement époustouflant au niveau graphique, je ne peux cacher mon admiration amplement justifiée pour ce gars qui n'a rien perdu de son coup de crayon pour vous créer une ambiance et des pleines pages ahurissantes, spécialement dans le détail et la finesse des contours, dans un déluge de noir et blanc, et de lavis grisé qui sont d'une incroyable force esthétique. Niles et Wrightson ne cherchent pas à refaire une nouvelle adaptation du roman, ils imaginent une histoire différente qui n'est en fait que sa suite, en racontant ce qui est arrivé à la Créature après la fin du roman, son créateur Victor Frankenstein étant laissé pour mort. Ensevelie dans les glaces de l'Arctique, la Créature a survécu et va à nouveau côtoyer l'espèce humaine bien ingrate... un nouveau départ donc mais sans jamais perdre l'esprit du roman. C'est prodigieux, mirifique, sublimissime, courez l'acheter ou lisez-le en bibliothèque, mais n'hésitez pas... Je ne trouve pas les mots, je suis à court d'arguments, je ne sais comment convaincre les amateurs de fantastique pour les inciter à lire cette Bd, mais j'en ai dit assez... je n'ajouterai que ceci : c'est du grand art !

28/05/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Il n’y a pas grand-chose à redire à ce « sequel comics » qui se laissera lire très volontiers par quiconque aura apprécié comme moi le roman de Mary Shelley. Vieux routier de la BD d’horreur U.S., Bernie Wrightson réussit à nous éblouir pas son trait au fusain noir et blanc, qui compense un certain académisme grand guignol par un luxe de détails impressionnant. Sa patte « comics » respecte plutôt bien l’esprit du roman et son ambiance sombre et inquiétante. Les pleines pages représentant la bibliothèque et surtout le laboratoire du docteur Ingles sont littéralement époustouflantes, un laboratoire dantesque et poussiéreux surchargé de monstres empaillés, squelettes menaçants, embryons difformes en bocaux, totems primitifs et autres piles de crânes humains. Du grand art. Quant à l’histoire, elle est assez prenante même si dans cette première partie Steve Niles semble reprendre plus ou moins la trame de l’original. Le docteur Frankenstein, tenu pour mort, est remplacé ici par le docteur Ingles, qui, comme son prédécesseur, s’est pris de passion pour les arcanes de l’alchimie et de la création. L’originalité réside au début du récit dans le nouveau statut du monstre en tant que bête de foire au sein du cirque lui servant de refuge, avec certaines scènes évoquant « Freaks ». Si l’on pressent que la situation tournera mal, il faudra attendre le tome 2 pour en avoir confirmation, l’auteur passant dès la page sept en mode flashback, imaginant le prolongement immédiat du roman de Shelley. De la même façon, la tonalité littéraire du texte s’accorde bien avec le récit original. Si cette production n’a certes rien de révolutionnaire, il m’est impossible de nier le talent de son auteur, moi qui en plus ne suis pas versé dans les comics US. Il y a même un côté désuet qui ne fait que contribuer au charme de cette histoire. Comme pour la cuisine, on peut être à l’affut de recettes innovantes, mais on peut parfois prendre le plus grand plaisir à déguster un plat traditionnel.

03/01/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur sloane

Bernie Wrightson donc, alors que dire? Magnifique! vraiment magnifique, ce gars a tout simplement de l'or dans ses doigts. Cet album en noir et blanc lui offre une nouvelle fois la possibilité de donner libre cours à son talent dans un style où il excelle, un style dans lequel on peut dire qu'il fait partie des maitres. Au début de cette histoire nous retrouvons la créature créée par le Baron Victor Frankenstein dans un cirque du genre de Barnum and Bailey. C'est tout l'univers du film de Tod Browning "Freaks", la parade des monstres, que Wrightson nous dépeint. Au delà d'une galerie de monstres le dessinateur nous montre en quelques cases hallucinantes, la joie de vivre mais aussi la profonde solitude de personnages fracassés par la vie, des difformes, l'homme grenouille, le garçon crapaud. Au scénario Steve Niles, auteur de Big foot, 28 jours plus tard, etc..., il offre ici une suite intelligente au Frankenstein originel. La créature souffre, consciente de sa condition, elle sait que le monde dans lequel l'a propulsé son créateur n'est pas fait pour elle, mais même la mort ne veut pas d'elle. C'est donc à un enfer sur la terre qu'elle est condamnée. Dans cette vie non choisie, il existe quelques moments de répit et grâce à un médecin qui l'a recueilli, le monstre découvre le savoir, la connaissance. Mais l'on sait d'avance que cet état ne peut durer, le monstre attire le malheur, en tout cas d'autres monstruosités. Les nombreuse scènes qui se déroulent dans la maison du docteur, sorte d'immense cabinet de curiosité, donne l'occasion à Wrightson de nous donner des doubles pages proprement hallucinantes, vertigineuses. Observez les détails, les perspectives et surtout le travail sur les ombres! Alors oui le dessin est une oeuvre d'art à part entière, mais comme je le disais il y a aussi un scénario malin qui pose quelques questions sur la condition humaine, mais surtout l'Autre. L'autre différent, celui qui nous dérange. Ici le propos est poussé à son paroxysme, mais le message est là, emballé dans les codes propres a ce type d'histoire, mais tout de même évident et rudement efficace. Si vous croisez la route de cet album il ne faut surtout pas hésiter, Wrightson est un très grand artiste finalement assez rare par chez nous, il a ici un scénariste à la hauteur de son talent. Grande oeuvre dont j'attends la suite avec impatience.

06/12/2014 (modifier)