J'adore cette BD. Pour moi, c'est un culte.
La première fois que j'ai lu une BD "Garfield", c'était grâce à ma sœur. Elle en avait acheté déjà 3. Maintenant il y en a 34 dans ma chambre !
Les dessins sont assez simples, mais je trouve qu'ils rendent les gags encore plus comiques !
Les couleurs sont très bien adaptées au livre !
Et les gags que je préfère sont ceux avec les souris ou les araignées !
La vie de Garfield se résume en quelques mots : être le plus égoïste possible, manger autant que l'on veut, botter Odie et dormir !
Mais il ne faut pas croire que Garfield est méchant !
Les dessins animés sont moins bien que les BD.
Régis Loisel est un auteur que je respecte infiniment, à mes yeux "Peter Pan" est aujourd'hui son oeuvre absolue, je considère même que c'est meilleur que la Quête, ce n'est pas peu dire...
Je trouve dommage que certains avis en révèlent autant sur cette magnifique série...
Il est vrai que Loisel explore de nombreux thèmes relatifs aux rêves et à l'imaginaire, que l'on prend plaisir à y penser, à explorer des voies volontairement ouvertes, je pense que le rapport que l'on a avec cette oeuvre en tant que lecteur doit rester intimiste. Peter représente un part de ce que chacun de nous peut être quelque part, il suffit de tourner les pages et se laisser porter. C'est ainsi que je préfère interpréter la lecture de cette BD, plutôt que d'essayer de comprendre ou de découvrir qui est réellement qui dans cette histoire.
Les moments d'émotion ne manquent pas, avec cette oeuvre Loisel exploite une large palette de nos sentiments, c'est un vrai bonheur.
Que dire de tous les personnages qui habitent ces pages, Peter, Clochette et tout les autres, ils sont magnifiques, c'est ce qui me vient à l'esprit, quel plaisir de les avoir pour compagnons d'aventure pendant cette lecture.
Régis Loisel est un dessinateur tout simplement génial, personne comme lui n'arrive à transcender un regard de cette sorte, regardez la vie et la profondeur qui s'en dégage, c'est totalement bluffant. Et les femmes... Je ne trouve pas de qualificatif pour parler correctement de sa façon de dessiner les femmes, toutes en courbes, à la fois voluptueuses et gracieuses, ce sont de véritables chefs-d’œuvre.
"Peter Pan" par Régis Loisel est une BD qu'il est indispensable de posséder, une invitation constante au voyage et au rêve.
JJJ
Attention, chef-d'oeuvre !
Si la plupart des albums de Jason m'ennuient, "Attends" m'a profondément ému de par le sujet (comment vivre quand on se sent responsable d'une erreur qui aurait pu/dû être évitée) et la manière dont il est traité (minimalisme et quotidien).
Une oeuvre unique, inclassable, incomparable, à ne pas manquer.
« Les petits ruisseaux… Sex, drugs and rock’n roll » fait partie de ces bd qui vous donnent une telle pêche qu’il vous est impossible de vous endormir après leur lecture et qu’il ne vous reste plus qu’à mettre votre avis sur BDTheque, histoire de faire baisser le niveau d’excitation.
C’est l’histoire d’Emile, septuagénaire (je pense) à la vie pépère donc peu excitante, qui perd son camarade de pêche, un type qu’il découvre, sur le tard, plus jovial que lui. Cette perte, au lieu de le déprimer, va l'aider à sortir de sa solitude et lui permettre de vivre diverses péripéties et de faire des rencontres qui vont lui redonner goût à la vie.
Les thèmes, tels que la sexualité des personnes du troisième âge ou leur solitude, ont été abordés maintes et maintes fois dans d’autres œuvres. Mais ici, ils sont traités avec tellement d’humour, de tendresse, d’intelligence, de truculence (surtout en ce qui concerne les personnages secondaires) et de simplicité que cette bd est un pur bonheur.
Le dessin m’a, au début, un peu déstabilisé, car il est pauvre en détails, en couleurs, avec des hachures en guise de remplissage. Il faut dire que je ne connaissais de Rabaté que Ibicus, dont le dessin, de magnifiques gouaches (je peux me tromper sur le terme car je suis nul en technique) de camaïeu de gris, était tout à fait différent. Mais ça a l’air d’être un marque de fabrique chez Rabaté de changer de son style de dessin d’une œuvre à l’autre (c’est tout à son honneur). Donc, passée cette première impression mitigée, je me suis mis à aimer ce dessin grâce aux trombines caricaturales des personnages, à leur nez soit en patate, soit exagérément pointus et grâce en fait à la simplicité du trait. Simple, mais efficace.
Pour conclure et pour délirer un peu, je pense que cette œuvre de Rabaté devrait être remboursée par la SECU car elle coûterait moins cher que ces kilos de pilules distribuées aux petits vieux pour lutter contre leurs angoisses de fin de vie. Elle devrait être étudiée à l’école pour clouer le bec aux jeunes (et moins jeunes) cons qui trouvent répugnant que des personnes âgées puissent avoir des rapports sexuels ou même simplement s’embrasser sur la bouche.
Merci M. Rabaté pour cette bd qui donne de la joie de vivre et qui rend moins con.
Ma BD préférée...
En son temps cette série a bouleversé toutes les règles établies dans le monde du comics de super héros, tout ce qui avait été fait avant "Watchmen" venait de prendre une claque monumentale, vingt ans après, que reste-t’il de Watchmen?
Une oeuvre géniale, ayant gardé toute sa puissance évocatrice, une série indémodable, car hors du temps, un monument épique et poétique. C'est l'oeuvre ultime d'Alan Moore qui est aujourd'hui à mes yeux le meilleur scénariste de l'histoire de la BD.
Cette série offre un nombre incalculable de niveaux de lecture, à chaque relecture on en découvre davantage, la construction de l'intrigue est d'une précision digne des meilleurs horlogers. Les personnages principaux sont tous extraordinairement travaillés. L'emblématique Rorschach, justicier vindicatif et complètement dément, poussé par une force peu commune, est impressionnant de complexité. Ce personnage est une énigme à lui tout seul. Quand on pense que le Comédien est largement aussi réussi, qu'il est un personnage au moins aussi ambigu que Rorschach et bien plus obscur, il est totalement fou d'imaginer que dans une même histoire Alan Moore ait pu réussir à créer autant d'icônes... Que dire des autres qui sont tous hallucinants de vérité, le Hibou qui paraît de prime abord quelconque et se révèle être un élément capital, véritable fil rouge dans l'histoire, un homme qui sans cesse réfrène ses émotions. Celui qui reste notre dernière planche de salut dans ce monde gangrené par la démence.
Et tout les autres, que ce soit Laurie Juspeczyk et Doc Manathan qui nous offrent un chapitre d'anthologie sur Mars, Laurie dont la tristesse égale la froideur de Doc Manathan. Que ce soit Ozymandias qui est l'un des plus retors que j'ai jamais vu... Tous les personnages ont un potentiel colossal et une richesse phénoménale.
Et ce n'est que l'un des multiples aspects de "Watchmen", les pistes abondent, les chapitres s'enchaînent merveilleusement, les passages écrits insérés entre les chapitres, qu'ils soient des extraits de romans, des articles, des lettres ou encore des rapports de police, sont non seulement passionnants mais indispensables ! Impossible pour moi de sauter ces entrefilets à la lecture de "Watchmen".
Le traitement du temps dans cette série est d'une importance capitale, l'intrigue est basée sur le rythme d'une horloge, pourtant d'un certain point de vue le temps devient abstrait, le titre même de cette oeuvre est assez évocateur sur ce sujet.
Les passages nous montrant le marchand de journaux, le jeune garçon qui lit l'aventure du pirate qui colle parfaitement au propos de l'instant en arrière fond et qui en plus correspond au déroulement de l'intrigue principale est un coup de génie. Où se trouve la réalité dans "Watchmen" ?
On peut penser après lecture que Dieu est impuissant, l'idéaliste est un assassin, le criminel un sauveur, le fasciste n'est pas celui que l'on croit. Toute vérité est distordue, tous nos calculs s'effondrent en cours de lecture, et la fin est bouleversante. Que j'aimerais aujourd'hui découvrir cette oeuvre pour la première fois... Que j'aimerais un jour connaître les multiples interprétations que l'on peut retirer de cette lecture.
Les dessins de Dave Gibbons sont souvent critiqués, ils sont classiques, ils sont éternels, je ne peux pas imaginer cette histoire illustrée autrement.
Cette série est une oeuvre maîtresse qui arrive à perturber notre prisme de vision et à nous donner un plaisir inégalé. La BD la plus riche que j'ai jamais lue, tout simplement. Je pense qu'il est indispensable de posséder cette BD, ça fait dix ans que je lis "Watchmen", dix ans que mon plaisir est intact.
JJJ
"Ultimates" des Super-héros attachants...
Millar nous conte les aventures d’une équipe de super-héros, un groupe de vengeurs et de justiciers membres du S.H.I.E.L.D et à la solde de l’Etat américain qui se battent pour sauver la veuve et l’orphelin… et aussi le monde tant qu’ils y sont. Rien de bien nouveau jusque-là, mis à part que ceci n’est qu’une partie du scénar car l’auteur attache aussi beaucoup d’importance à ses personnages et nous les décrit en profondeur.
Captain America est encore plus nationaliste que Bush, Iron Man est un poivrot, Giant Man frappe sa femme, Thor est un militant écologiste et anti-mondialiste, Banner (Hulk) est dépressif et frustré, …
Cette désacralisation les fait tous tomber de leur piédestal, ça les rend plus humains et attachants. De plus le récit est bourré d’humour, j’aime beaucoup le passage où ils débattent sur qui devrait prendre leur rôle au cinéma pour un hypothétique film. Il y a aussi de nombreux clins d’œil dont certains ont dû m’échapper, j’ai beaucoup apprécié celui fait à Matrix dans les premières planches du chapitre huit. Vraiment une excellente série et pourtant le pari n’était pas forcément gagné d’avance car mélanger un homme qui grandit à la taille d’un immeuble, une femme qui rapetisse (la Guêpe), un dieu vivant,… et un super soldat drapé de la bannière étoilée ça peut paraître un peu too much, et bien NON, c’est émouvant, drôle et ça castagne sec.
Pour moi qui ne connais pas grand chose en héros revêtu de collant, mis à part sur grand écran, cette série qui fait une remise à zéro à sa sauce est une vraie aubaine.
Hitch a un sacré coup de patte. Ses dessins sont géniaux. Comme bien souvent avec les comics de Super-héros, il utilise un style très réaliste, mais là où il est très fort, c’est dans les expressions des visages. J’ai rarement vu des émotions et des sentiments si parlant dans un aspect si réel, et c’est un fan de gros nez et de caricatures qui vous parle, c’est pour dire… Et avec ça, les scènes d’action ne sont pas en reste, et heureusement, sinon ça serait un comble avec une telle série. Les combats et les explosions sont monumentales et riches en détails sans perdre en vivacité.
Les couleurs informatiques de Mounts sont vraiment très jolies. J’ai en tête quelques planches se déroulant sous la pluie, une merveille. Alors oui, il y a quelques abus de temps en temps avec les effets Photoshop mais ça colle parfaitement avec le thème des Super-héros qui sont toujours plus forts, plus beaux, plus clinquants, plus brillants … tout dans la surenchère et c’est pour ça que c’est bon.
"L’étoile du désert" ou la quête de la vérité…
Desberg, nous livre un très bon western. Il ne donne pas dans l’originalité, c’est une histoire dans la tradition du genre : le bien contre le mal, les grands espaces de l’ouest contre le rail, la condition indienne, la droiture, la loi, la justice, la liberté, le chaos … des thèmes graves et lourds de sens et de symboles comme dans un bon Sergio Leone. Après le meurtre de sa femme et de sa fille, Mathew Montgomery est anéanti et n’a plus qu’une idée en tête, se venger mais aussi et surtout savoir qui s’en est pris à sa famille et pourquoi. Pour remonter la piste, il n’a qu’un seul indice, une mystérieuse étoile tatouée au couteau sur le corps meurtri de sa fille. Le rythme du récit et particulièrement bien dosé, on ne s’ennuie pas. Les personnages sont bien fouillés et charismatiques. L’auteur met particulièrement bien en scène la frustration et l’obsession de la recherche de la vérité qui ronge le héros, en couchant sur le papier ses pensées intérieures. De plus une histoire avec un début et une fin de cette qualité scénariste et qui s’étend seulement sur deux tomes, ça a le mérite d’être souligné surtout lorsque la mode est aux séries à rallonge. Je dis bravo et western culte.
Comme d’habitude "Marini" et "dessins-couleurs magnifiques" sonnent comme un pléonasme. Alors, je ne vais pas encore une fois ressortir la boite à superlatifs, je vais me contenter d’un : « Les dessins sont excellents et les couleurs parfaites. » Point final.
(Mais si vous insistez et que vous en redemandez, allez voir mes avis sur : Le Scorpion, Gipsy et Rapaces pour vous rassasier ^^)
J’ai pris connaissance de cette série grâce au film qui en est tiré. Il est vrai que l'achat est onéreux mais que de bonheur à la lecture !! Le rythme est tellement soutenu qu’il est difficile de ne pas enchaîner tous les tomes. Visuellement le dessin est très clair, le scénario très inventif et le découpage des cases est très cinématographique, ce qui rend les scènes d'action vraiment intenses. Franchement, amateurs du film, achetez le manga les yeux fermés, vous ne serez pas déçus.
Miyazaki, le maître du film d'animation s'est également exercé à la bande dessinée, dont son deuxième film (Nausicaä, actuellement au cinéma en France, 22 ans après sa création !) adapte les deux premiers tomes de manière simplifiée.
Et quelle bande dessinée !
Complexe est le premier qualificatif qui vient à l'esprit. Très complexe, même. Voire trop complexe pour certains (pour qui un XIII est déjà bien compliqué... hem...).
Il est certain que ce manga est une oeuvre pour adultes aimant réfléchir : réfléchir au sens des mots "écologie" (en oubliant de préférence José Bové), "sacrifice", "amour", "don", "courage". Rien que ça.
Et bien oui, Nausicaä, c'est formidablement bien raconté, extraordinairement bien dessiné, et aborde énormément de thèmes oubliés par les générations actuelles.
Nausicaä, c'est beau, tout simplement.
Pour anecdote : Moebius/Giraud a choisi d'appeler sa fille Nausicaä après avoir vu le long métrage de Miyazaki. À l'en croire (et je veux le croire), Nausicaä est l'héroïne de bande dessinée la plus emblématique de la bande dessinée mondiale.
Chaque fois que mes yeux tombent sur le manga Nausicaä sur mes étagères depuis plusieurs années, je ne peux m'empêcher de penser : " S'il ne devait en rester qu'une [BD/Manga], cela ne pourrait être que "Nausicaä" ".
Un chef d'oeuvre.
Pour la vie.
Une série culte.
En classant ma petite collection de plusieurs milliers d'ouvrages je pensais que si je devais en garder que 10 la patrouille serait dedans.
Dans la même veine que Les Innommables mais avec des personnages plus attachants, plus humains, avec des défauts tordants de rire, faisant des erreurs et sortant des énormités à chaque case. Ces scoutes sont des anti-héros véritables, pas des losers mais des personnages avec des bassesses, des préjugés, des idées reçues, et qui finalement deviennent très très sympathiques.
Même dans Les Innommables ou dans les séries suivantes, Yann n'a pas réussi à produire ce type de héros, on le retrouve dans ses personnages secondaires et c'est là qu'est tout le suc et le plaisir des albums.
Le dessin ? Moi je l'aime bien, il est nerveux, il est dynamique et colle bien au récit. Vraiment rien à reprocher !
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Garfield
J'adore cette BD. Pour moi, c'est un culte. La première fois que j'ai lu une BD "Garfield", c'était grâce à ma sœur. Elle en avait acheté déjà 3. Maintenant il y en a 34 dans ma chambre ! Les dessins sont assez simples, mais je trouve qu'ils rendent les gags encore plus comiques ! Les couleurs sont très bien adaptées au livre ! Et les gags que je préfère sont ceux avec les souris ou les araignées ! La vie de Garfield se résume en quelques mots : être le plus égoïste possible, manger autant que l'on veut, botter Odie et dormir ! Mais il ne faut pas croire que Garfield est méchant ! Les dessins animés sont moins bien que les BD.
Peter Pan
Régis Loisel est un auteur que je respecte infiniment, à mes yeux "Peter Pan" est aujourd'hui son oeuvre absolue, je considère même que c'est meilleur que la Quête, ce n'est pas peu dire... Je trouve dommage que certains avis en révèlent autant sur cette magnifique série... Il est vrai que Loisel explore de nombreux thèmes relatifs aux rêves et à l'imaginaire, que l'on prend plaisir à y penser, à explorer des voies volontairement ouvertes, je pense que le rapport que l'on a avec cette oeuvre en tant que lecteur doit rester intimiste. Peter représente un part de ce que chacun de nous peut être quelque part, il suffit de tourner les pages et se laisser porter. C'est ainsi que je préfère interpréter la lecture de cette BD, plutôt que d'essayer de comprendre ou de découvrir qui est réellement qui dans cette histoire. Les moments d'émotion ne manquent pas, avec cette oeuvre Loisel exploite une large palette de nos sentiments, c'est un vrai bonheur. Que dire de tous les personnages qui habitent ces pages, Peter, Clochette et tout les autres, ils sont magnifiques, c'est ce qui me vient à l'esprit, quel plaisir de les avoir pour compagnons d'aventure pendant cette lecture. Régis Loisel est un dessinateur tout simplement génial, personne comme lui n'arrive à transcender un regard de cette sorte, regardez la vie et la profondeur qui s'en dégage, c'est totalement bluffant. Et les femmes... Je ne trouve pas de qualificatif pour parler correctement de sa façon de dessiner les femmes, toutes en courbes, à la fois voluptueuses et gracieuses, ce sont de véritables chefs-d’œuvre. "Peter Pan" par Régis Loisel est une BD qu'il est indispensable de posséder, une invitation constante au voyage et au rêve. JJJ
Attends
Attention, chef-d'oeuvre ! Si la plupart des albums de Jason m'ennuient, "Attends" m'a profondément ému de par le sujet (comment vivre quand on se sent responsable d'une erreur qui aurait pu/dû être évitée) et la manière dont il est traité (minimalisme et quotidien). Une oeuvre unique, inclassable, incomparable, à ne pas manquer.
Les Petits Ruisseaux
« Les petits ruisseaux… Sex, drugs and rock’n roll » fait partie de ces bd qui vous donnent une telle pêche qu’il vous est impossible de vous endormir après leur lecture et qu’il ne vous reste plus qu’à mettre votre avis sur BDTheque, histoire de faire baisser le niveau d’excitation. C’est l’histoire d’Emile, septuagénaire (je pense) à la vie pépère donc peu excitante, qui perd son camarade de pêche, un type qu’il découvre, sur le tard, plus jovial que lui. Cette perte, au lieu de le déprimer, va l'aider à sortir de sa solitude et lui permettre de vivre diverses péripéties et de faire des rencontres qui vont lui redonner goût à la vie. Les thèmes, tels que la sexualité des personnes du troisième âge ou leur solitude, ont été abordés maintes et maintes fois dans d’autres œuvres. Mais ici, ils sont traités avec tellement d’humour, de tendresse, d’intelligence, de truculence (surtout en ce qui concerne les personnages secondaires) et de simplicité que cette bd est un pur bonheur. Le dessin m’a, au début, un peu déstabilisé, car il est pauvre en détails, en couleurs, avec des hachures en guise de remplissage. Il faut dire que je ne connaissais de Rabaté que Ibicus, dont le dessin, de magnifiques gouaches (je peux me tromper sur le terme car je suis nul en technique) de camaïeu de gris, était tout à fait différent. Mais ça a l’air d’être un marque de fabrique chez Rabaté de changer de son style de dessin d’une œuvre à l’autre (c’est tout à son honneur). Donc, passée cette première impression mitigée, je me suis mis à aimer ce dessin grâce aux trombines caricaturales des personnages, à leur nez soit en patate, soit exagérément pointus et grâce en fait à la simplicité du trait. Simple, mais efficace. Pour conclure et pour délirer un peu, je pense que cette œuvre de Rabaté devrait être remboursée par la SECU car elle coûterait moins cher que ces kilos de pilules distribuées aux petits vieux pour lutter contre leurs angoisses de fin de vie. Elle devrait être étudiée à l’école pour clouer le bec aux jeunes (et moins jeunes) cons qui trouvent répugnant que des personnes âgées puissent avoir des rapports sexuels ou même simplement s’embrasser sur la bouche. Merci M. Rabaté pour cette bd qui donne de la joie de vivre et qui rend moins con.
Watchmen
Ma BD préférée... En son temps cette série a bouleversé toutes les règles établies dans le monde du comics de super héros, tout ce qui avait été fait avant "Watchmen" venait de prendre une claque monumentale, vingt ans après, que reste-t’il de Watchmen? Une oeuvre géniale, ayant gardé toute sa puissance évocatrice, une série indémodable, car hors du temps, un monument épique et poétique. C'est l'oeuvre ultime d'Alan Moore qui est aujourd'hui à mes yeux le meilleur scénariste de l'histoire de la BD. Cette série offre un nombre incalculable de niveaux de lecture, à chaque relecture on en découvre davantage, la construction de l'intrigue est d'une précision digne des meilleurs horlogers. Les personnages principaux sont tous extraordinairement travaillés. L'emblématique Rorschach, justicier vindicatif et complètement dément, poussé par une force peu commune, est impressionnant de complexité. Ce personnage est une énigme à lui tout seul. Quand on pense que le Comédien est largement aussi réussi, qu'il est un personnage au moins aussi ambigu que Rorschach et bien plus obscur, il est totalement fou d'imaginer que dans une même histoire Alan Moore ait pu réussir à créer autant d'icônes... Que dire des autres qui sont tous hallucinants de vérité, le Hibou qui paraît de prime abord quelconque et se révèle être un élément capital, véritable fil rouge dans l'histoire, un homme qui sans cesse réfrène ses émotions. Celui qui reste notre dernière planche de salut dans ce monde gangrené par la démence. Et tout les autres, que ce soit Laurie Juspeczyk et Doc Manathan qui nous offrent un chapitre d'anthologie sur Mars, Laurie dont la tristesse égale la froideur de Doc Manathan. Que ce soit Ozymandias qui est l'un des plus retors que j'ai jamais vu... Tous les personnages ont un potentiel colossal et une richesse phénoménale. Et ce n'est que l'un des multiples aspects de "Watchmen", les pistes abondent, les chapitres s'enchaînent merveilleusement, les passages écrits insérés entre les chapitres, qu'ils soient des extraits de romans, des articles, des lettres ou encore des rapports de police, sont non seulement passionnants mais indispensables ! Impossible pour moi de sauter ces entrefilets à la lecture de "Watchmen". Le traitement du temps dans cette série est d'une importance capitale, l'intrigue est basée sur le rythme d'une horloge, pourtant d'un certain point de vue le temps devient abstrait, le titre même de cette oeuvre est assez évocateur sur ce sujet. Les passages nous montrant le marchand de journaux, le jeune garçon qui lit l'aventure du pirate qui colle parfaitement au propos de l'instant en arrière fond et qui en plus correspond au déroulement de l'intrigue principale est un coup de génie. Où se trouve la réalité dans "Watchmen" ? On peut penser après lecture que Dieu est impuissant, l'idéaliste est un assassin, le criminel un sauveur, le fasciste n'est pas celui que l'on croit. Toute vérité est distordue, tous nos calculs s'effondrent en cours de lecture, et la fin est bouleversante. Que j'aimerais aujourd'hui découvrir cette oeuvre pour la première fois... Que j'aimerais un jour connaître les multiples interprétations que l'on peut retirer de cette lecture. Les dessins de Dave Gibbons sont souvent critiqués, ils sont classiques, ils sont éternels, je ne peux pas imaginer cette histoire illustrée autrement. Cette série est une oeuvre maîtresse qui arrive à perturber notre prisme de vision et à nous donner un plaisir inégalé. La BD la plus riche que j'ai jamais lue, tout simplement. Je pense qu'il est indispensable de posséder cette BD, ça fait dix ans que je lis "Watchmen", dix ans que mon plaisir est intact. JJJ
Ultimates
"Ultimates" des Super-héros attachants... Millar nous conte les aventures d’une équipe de super-héros, un groupe de vengeurs et de justiciers membres du S.H.I.E.L.D et à la solde de l’Etat américain qui se battent pour sauver la veuve et l’orphelin… et aussi le monde tant qu’ils y sont. Rien de bien nouveau jusque-là, mis à part que ceci n’est qu’une partie du scénar car l’auteur attache aussi beaucoup d’importance à ses personnages et nous les décrit en profondeur. Captain America est encore plus nationaliste que Bush, Iron Man est un poivrot, Giant Man frappe sa femme, Thor est un militant écologiste et anti-mondialiste, Banner (Hulk) est dépressif et frustré, … Cette désacralisation les fait tous tomber de leur piédestal, ça les rend plus humains et attachants. De plus le récit est bourré d’humour, j’aime beaucoup le passage où ils débattent sur qui devrait prendre leur rôle au cinéma pour un hypothétique film. Il y a aussi de nombreux clins d’œil dont certains ont dû m’échapper, j’ai beaucoup apprécié celui fait à Matrix dans les premières planches du chapitre huit. Vraiment une excellente série et pourtant le pari n’était pas forcément gagné d’avance car mélanger un homme qui grandit à la taille d’un immeuble, une femme qui rapetisse (la Guêpe), un dieu vivant,… et un super soldat drapé de la bannière étoilée ça peut paraître un peu too much, et bien NON, c’est émouvant, drôle et ça castagne sec. Pour moi qui ne connais pas grand chose en héros revêtu de collant, mis à part sur grand écran, cette série qui fait une remise à zéro à sa sauce est une vraie aubaine. Hitch a un sacré coup de patte. Ses dessins sont géniaux. Comme bien souvent avec les comics de Super-héros, il utilise un style très réaliste, mais là où il est très fort, c’est dans les expressions des visages. J’ai rarement vu des émotions et des sentiments si parlant dans un aspect si réel, et c’est un fan de gros nez et de caricatures qui vous parle, c’est pour dire… Et avec ça, les scènes d’action ne sont pas en reste, et heureusement, sinon ça serait un comble avec une telle série. Les combats et les explosions sont monumentales et riches en détails sans perdre en vivacité. Les couleurs informatiques de Mounts sont vraiment très jolies. J’ai en tête quelques planches se déroulant sous la pluie, une merveille. Alors oui, il y a quelques abus de temps en temps avec les effets Photoshop mais ça colle parfaitement avec le thème des Super-héros qui sont toujours plus forts, plus beaux, plus clinquants, plus brillants … tout dans la surenchère et c’est pour ça que c’est bon.
l'Etoile du Désert
"L’étoile du désert" ou la quête de la vérité… Desberg, nous livre un très bon western. Il ne donne pas dans l’originalité, c’est une histoire dans la tradition du genre : le bien contre le mal, les grands espaces de l’ouest contre le rail, la condition indienne, la droiture, la loi, la justice, la liberté, le chaos … des thèmes graves et lourds de sens et de symboles comme dans un bon Sergio Leone. Après le meurtre de sa femme et de sa fille, Mathew Montgomery est anéanti et n’a plus qu’une idée en tête, se venger mais aussi et surtout savoir qui s’en est pris à sa famille et pourquoi. Pour remonter la piste, il n’a qu’un seul indice, une mystérieuse étoile tatouée au couteau sur le corps meurtri de sa fille. Le rythme du récit et particulièrement bien dosé, on ne s’ennuie pas. Les personnages sont bien fouillés et charismatiques. L’auteur met particulièrement bien en scène la frustration et l’obsession de la recherche de la vérité qui ronge le héros, en couchant sur le papier ses pensées intérieures. De plus une histoire avec un début et une fin de cette qualité scénariste et qui s’étend seulement sur deux tomes, ça a le mérite d’être souligné surtout lorsque la mode est aux séries à rallonge. Je dis bravo et western culte. Comme d’habitude "Marini" et "dessins-couleurs magnifiques" sonnent comme un pléonasme. Alors, je ne vais pas encore une fois ressortir la boite à superlatifs, je vais me contenter d’un : « Les dessins sont excellents et les couleurs parfaites. » Point final. (Mais si vous insistez et que vous en redemandez, allez voir mes avis sur : Le Scorpion, Gipsy et Rapaces pour vous rassasier ^^)
Akira
J’ai pris connaissance de cette série grâce au film qui en est tiré. Il est vrai que l'achat est onéreux mais que de bonheur à la lecture !! Le rythme est tellement soutenu qu’il est difficile de ne pas enchaîner tous les tomes. Visuellement le dessin est très clair, le scénario très inventif et le découpage des cases est très cinématographique, ce qui rend les scènes d'action vraiment intenses. Franchement, amateurs du film, achetez le manga les yeux fermés, vous ne serez pas déçus.
Nausicaä de la vallée du vent
Miyazaki, le maître du film d'animation s'est également exercé à la bande dessinée, dont son deuxième film (Nausicaä, actuellement au cinéma en France, 22 ans après sa création !) adapte les deux premiers tomes de manière simplifiée. Et quelle bande dessinée ! Complexe est le premier qualificatif qui vient à l'esprit. Très complexe, même. Voire trop complexe pour certains (pour qui un XIII est déjà bien compliqué... hem...). Il est certain que ce manga est une oeuvre pour adultes aimant réfléchir : réfléchir au sens des mots "écologie" (en oubliant de préférence José Bové), "sacrifice", "amour", "don", "courage". Rien que ça. Et bien oui, Nausicaä, c'est formidablement bien raconté, extraordinairement bien dessiné, et aborde énormément de thèmes oubliés par les générations actuelles. Nausicaä, c'est beau, tout simplement. Pour anecdote : Moebius/Giraud a choisi d'appeler sa fille Nausicaä après avoir vu le long métrage de Miyazaki. À l'en croire (et je veux le croire), Nausicaä est l'héroïne de bande dessinée la plus emblématique de la bande dessinée mondiale. Chaque fois que mes yeux tombent sur le manga Nausicaä sur mes étagères depuis plusieurs années, je ne peux m'empêcher de penser : " S'il ne devait en rester qu'une [BD/Manga], cela ne pourrait être que "Nausicaä" ". Un chef d'oeuvre. Pour la vie.
La Patrouille des Libellules
Une série culte. En classant ma petite collection de plusieurs milliers d'ouvrages je pensais que si je devais en garder que 10 la patrouille serait dedans. Dans la même veine que Les Innommables mais avec des personnages plus attachants, plus humains, avec des défauts tordants de rire, faisant des erreurs et sortant des énormités à chaque case. Ces scoutes sont des anti-héros véritables, pas des losers mais des personnages avec des bassesses, des préjugés, des idées reçues, et qui finalement deviennent très très sympathiques. Même dans Les Innommables ou dans les séries suivantes, Yann n'a pas réussi à produire ce type de héros, on le retrouve dans ses personnages secondaires et c'est là qu'est tout le suc et le plaisir des albums. Le dessin ? Moi je l'aime bien, il est nerveux, il est dynamique et colle bien au récit. Vraiment rien à reprocher !