Derrière son aspect BD pour enfants, cette BD est un très bon polar.
Le personnage épaissit au fil des albums et on s'y attache au point d'avoir envie de connaître comment il va évoluer.
Le dessin est assez classique, à la mode Spirou et Fantasio.
Il s'améliore un peu au long de la série mais reste assez homogène.
L'idée de départ sonne très réaliste : pour ne pas inquiéter sa mère revenue vivre avec lui, un flic se fait passer pour un prêtre.
Attention : chaque tome est un épisode complet et certaines histoires sont meilleures que d'autres.
En toute honnêteté j'aurais bien mis 4/5, mais je justifie le 5/5 parce qu'on ne trouve pas une autre BD du même genre et de meilleure qualité !
Il n’est pas nécessaire d’aimer la science-fiction pour apprécier Lupus. Ce qui ressort avant tout c’est la nature de l’homme et l’évolution de ses relations au fur et à mesure de la lecture. Point de grande histoire épique, de sentiments héroïques, d’exaltation face à l’aventure. Tout part très rapidement d’un road-trip psychotique à la Las Vegas Parano où deux potes s’entichent d’une charmante fugueuse totalement paumée. C’est là l’élément déclencheur qui fait basculer leur virée délirante en un voyage des plus dramatique.
L’histoire tourne alors au huit clos, et Peeters nous place en témoin privilégié des rapports entre les personnages, de leurs doutes, de leurs pensées, toutes les petites faiblesses quotidiennes y passent. Le passage dans la station spatiale abandonnée fait penser immédiatement à « Solaris », leur situation leur renvoie physiquement les objets de leur conscience, de leurs remords, de leur cœur. Lupus me fait vraiment penser à beaucoup de films ; dans la manière de raconter des personnages en s’attachant particulièrement à la nature brute de leur relation, aux dérèglements de conscience, dans le rythme aussi, très lancinant, mélancolique, on retrouve beaucoup d’éléments de la trilogie de Gus Van Sant (Gerry, Elephant, Last Days) où tout y est très contemplatif et où le réalisateur s’attarde avant tout sur le comportement humain. Personnellement j’adore ce genre d’œuvre très lente dans la construction où l’on se laisse totalement porter par les évènements.
L'une des séries les plus impressionnantes qui soit, pour plusieurs raisons :
. un dessin ultra-réaliste, très sensuel, très beau, en parfaite adéquation avec le thème ;
. enfin une BD rien que pour les grands : le thème est très noir (le milieu des yakuzas), les protagonistes ont tous leurs faiblesses/points forts (sexe, drogue, violence).
. un scénario à rebondissements très bien fichu, et un travail phénoménal fait sur les principaux personnages pour nous faire ressentir la passion qui les anime et ce par quoi ils sont passés pour en arriver là.
On ne peut raisonnablement pas croire à l'histoire en elle-même (c'est trop "gros" pour un pays conservateur comme le Japon), mais on a envie de partager les buts de ces deux héros qui veulent révolutionner ensemble un pays en manipulant politiciens d'une part et la pègre d'autre part. C'est grand, c'est beau.
Une histoire qui finit dans la douleur, avec en particulier les trois dernières pages : on comprend ce que peuvent signifier les mots "motivation", "sacrifices" et "rêves"...
Je trouve les critiques précédentes un poil dures !
Certes le ton est léger, les personnages de missionnaires ne donnent pas dans l'anticléricalisme acide mais permettent un regard décalé sur une époque fascinante : les années 30.
Le dessin est splendide et les histoires jubilatoires, nous revisitons la France, l'Amérique l'Allemagne, nous voyons les évènements qui mèneront à la guerre... avec l'humour de Yann comme d'habitude. Je suis inconditionnel.
Cages : la bible du BDphile, l'album de toutes les réponses, le livre de chevet philosophique de tout être aimant la vie et ses complications, d'une manière ou d'une autre.
La grande force de cet album est en effet d'aborder de nombreux thèmes, et ce de manière très fine. Toutes les finesses du monde sont abordées, de manière plus ou moins concrètes : L'art (principalement) sous toutes ses formes, la mort, les relations humaines, la haine, l'attente, l'espoir, l'amour... toujours avec beaucoup de recul, sans vouloir donner de leçon ni être prétentieux.
Ne serait-ce que par la vision de l'art présentée par l'auteur dans cet album, "Cages" est à rapprocher de L'artiste de la famille de Larcenet : Bien que la forme soit très différente (le style est moins centré sur l'auteur dans Cages, le personnage principal étant un artiste de fiction), le fond, très fort, peut rappeler certains passages de l'album des rêveurs.
Mais c'est surtout dans la vision de la mort (et de la vie) très personnelle de Mc Kean que j'ai été touché. Le passage de l'absence du mari perdu depuis 5 ans est aussi très fort. Etrangement (ou plutôt logiquement !) il n'a pas touché d'autres lecteurs du tout : c'est une fois de plus la grande force de "Cages". Chacun sera sensible à différents passages, selon son histoire, son expérience, sa vie.
Et c'est ainsi que l'album vous parlera plus ou moins, seuls les véritables amateurs de patinage artistique n'ayant pas vibré à la lecture de cet album.
Graphiquement, c'est exquis : dessin maîtrisé en bichromie légère, ponctué par ci par là de planches très graphiques, colorées, permettant une introspection plus grande dans le récit. Mc Kean a été plus graphique encore dans d'autres albums, mais il privilégie ici la narration et s'en sort parfaitement. Certaines planches, complètement muettes, sont justement particulièrement parlantes...
Un livre culte... une réelle réflexion qui mérite d'être lue.
Pour apprécier Angel Heart, il faut avoir aimé City Hunter, la série dont Angel Heart est issue. Soit par son adaptation animée (Nicky Larson en France) dont la première diffusion a débuté il y a presque 20 ans maintenant, soit par le manga traduit par J'ai Lu il y a plus de 10 ans. Sans ça, toutes les références (et elles sont vraiment très nombreuses) seront manquantes, et je ne doute pas que la BD pourra paraître plus fade.
Pour les amateurs de City Hunter, donc, ce sera un bonheur fou : l'oeuvre est encore plus noire, les histoires bien plus tragiques (et la sensibilité qui s'en dégage est absolument exemplaire), le dessin absolument fabuleux.
Sans aucun doute la meilleure oeuvre de l'auteur, et à mes yeux l'une des meilleures BD qui soit.
Série culte pour l'histoire qui pourrait être encore d'actualité aujourd'hui. Le scénario est extrêmement bien construit, les 2 premiers tomes contenant plusieurs histoires courtes et le tome 3 reliant le tout pour une chronique sociale effrayante.
A lire et à relire.
Un vrai coup de coeur, surtout pour les dessins et ses décors. L'histoire est assez glauque à mon goût, mais efficace. J'attends comme pour beaucoup d'autres séries la suite. Les personnages sont attachants, j'ai envie de mieux les connaître (passé et futur).
Etant donné que la lecture remonte à quelques temps, je complèterai cet avis après la relecture des 2 premiers tomes et surtout (j'espère) la lecture du troisième.
Je ne vais pas m'éterniser car la note parle d'elle-même.
Impossible de passer à côté de ce riche univers loufoque.
Le dessin est d'une finesse exemplaire.
Seul défaut : il faut s'armer de patience pour les parutions des tomes suivants.
Grand classique, quasiment sans défaut. Du grand Segur, on aimerait en avoir d'autres comme ça. Le scénario semble devenu classique mais est d'une efficacité redoutable. Les dessins sont superbes et bien mis en valeur par une colorisation douce.
Légendes des contrées oubliées reste parmi mes BD préférées malgré les années qui passent, difficile de mettre autre chose que 5 !!!
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Soda
Derrière son aspect BD pour enfants, cette BD est un très bon polar. Le personnage épaissit au fil des albums et on s'y attache au point d'avoir envie de connaître comment il va évoluer. Le dessin est assez classique, à la mode Spirou et Fantasio. Il s'améliore un peu au long de la série mais reste assez homogène. L'idée de départ sonne très réaliste : pour ne pas inquiéter sa mère revenue vivre avec lui, un flic se fait passer pour un prêtre. Attention : chaque tome est un épisode complet et certaines histoires sont meilleures que d'autres. En toute honnêteté j'aurais bien mis 4/5, mais je justifie le 5/5 parce qu'on ne trouve pas une autre BD du même genre et de meilleure qualité !
Lupus
Il n’est pas nécessaire d’aimer la science-fiction pour apprécier Lupus. Ce qui ressort avant tout c’est la nature de l’homme et l’évolution de ses relations au fur et à mesure de la lecture. Point de grande histoire épique, de sentiments héroïques, d’exaltation face à l’aventure. Tout part très rapidement d’un road-trip psychotique à la Las Vegas Parano où deux potes s’entichent d’une charmante fugueuse totalement paumée. C’est là l’élément déclencheur qui fait basculer leur virée délirante en un voyage des plus dramatique. L’histoire tourne alors au huit clos, et Peeters nous place en témoin privilégié des rapports entre les personnages, de leurs doutes, de leurs pensées, toutes les petites faiblesses quotidiennes y passent. Le passage dans la station spatiale abandonnée fait penser immédiatement à « Solaris », leur situation leur renvoie physiquement les objets de leur conscience, de leurs remords, de leur cœur. Lupus me fait vraiment penser à beaucoup de films ; dans la manière de raconter des personnages en s’attachant particulièrement à la nature brute de leur relation, aux dérèglements de conscience, dans le rythme aussi, très lancinant, mélancolique, on retrouve beaucoup d’éléments de la trilogie de Gus Van Sant (Gerry, Elephant, Last Days) où tout y est très contemplatif et où le réalisateur s’attarde avant tout sur le comportement humain. Personnellement j’adore ce genre d’œuvre très lente dans la construction où l’on se laisse totalement porter par les évènements.
Sanctuary
L'une des séries les plus impressionnantes qui soit, pour plusieurs raisons : . un dessin ultra-réaliste, très sensuel, très beau, en parfaite adéquation avec le thème ; . enfin une BD rien que pour les grands : le thème est très noir (le milieu des yakuzas), les protagonistes ont tous leurs faiblesses/points forts (sexe, drogue, violence). . un scénario à rebondissements très bien fichu, et un travail phénoménal fait sur les principaux personnages pour nous faire ressentir la passion qui les anime et ce par quoi ils sont passés pour en arriver là. On ne peut raisonnablement pas croire à l'histoire en elle-même (c'est trop "gros" pour un pays conservateur comme le Japon), mais on a envie de partager les buts de ces deux héros qui veulent révolutionner ensemble un pays en manipulant politiciens d'une part et la pègre d'autre part. C'est grand, c'est beau. Une histoire qui finit dans la douleur, avec en particulier les trois dernières pages : on comprend ce que peuvent signifier les mots "motivation", "sacrifices" et "rêves"...
Odilon Verjus
Je trouve les critiques précédentes un poil dures ! Certes le ton est léger, les personnages de missionnaires ne donnent pas dans l'anticléricalisme acide mais permettent un regard décalé sur une époque fascinante : les années 30. Le dessin est splendide et les histoires jubilatoires, nous revisitons la France, l'Amérique l'Allemagne, nous voyons les évènements qui mèneront à la guerre... avec l'humour de Yann comme d'habitude. Je suis inconditionnel.
Cages
Cages : la bible du BDphile, l'album de toutes les réponses, le livre de chevet philosophique de tout être aimant la vie et ses complications, d'une manière ou d'une autre. La grande force de cet album est en effet d'aborder de nombreux thèmes, et ce de manière très fine. Toutes les finesses du monde sont abordées, de manière plus ou moins concrètes : L'art (principalement) sous toutes ses formes, la mort, les relations humaines, la haine, l'attente, l'espoir, l'amour... toujours avec beaucoup de recul, sans vouloir donner de leçon ni être prétentieux. Ne serait-ce que par la vision de l'art présentée par l'auteur dans cet album, "Cages" est à rapprocher de L'artiste de la famille de Larcenet : Bien que la forme soit très différente (le style est moins centré sur l'auteur dans Cages, le personnage principal étant un artiste de fiction), le fond, très fort, peut rappeler certains passages de l'album des rêveurs. Mais c'est surtout dans la vision de la mort (et de la vie) très personnelle de Mc Kean que j'ai été touché. Le passage de l'absence du mari perdu depuis 5 ans est aussi très fort. Etrangement (ou plutôt logiquement !) il n'a pas touché d'autres lecteurs du tout : c'est une fois de plus la grande force de "Cages". Chacun sera sensible à différents passages, selon son histoire, son expérience, sa vie. Et c'est ainsi que l'album vous parlera plus ou moins, seuls les véritables amateurs de patinage artistique n'ayant pas vibré à la lecture de cet album. Graphiquement, c'est exquis : dessin maîtrisé en bichromie légère, ponctué par ci par là de planches très graphiques, colorées, permettant une introspection plus grande dans le récit. Mc Kean a été plus graphique encore dans d'autres albums, mais il privilégie ici la narration et s'en sort parfaitement. Certaines planches, complètement muettes, sont justement particulièrement parlantes... Un livre culte... une réelle réflexion qui mérite d'être lue.
Angel Heart
Pour apprécier Angel Heart, il faut avoir aimé City Hunter, la série dont Angel Heart est issue. Soit par son adaptation animée (Nicky Larson en France) dont la première diffusion a débuté il y a presque 20 ans maintenant, soit par le manga traduit par J'ai Lu il y a plus de 10 ans. Sans ça, toutes les références (et elles sont vraiment très nombreuses) seront manquantes, et je ne doute pas que la BD pourra paraître plus fade. Pour les amateurs de City Hunter, donc, ce sera un bonheur fou : l'oeuvre est encore plus noire, les histoires bien plus tragiques (et la sensibilité qui s'en dégage est absolument exemplaire), le dessin absolument fabuleux. Sans aucun doute la meilleure oeuvre de l'auteur, et à mes yeux l'une des meilleures BD qui soit.
S.O.S. Bonheur
Série culte pour l'histoire qui pourrait être encore d'actualité aujourd'hui. Le scénario est extrêmement bien construit, les 2 premiers tomes contenant plusieurs histoires courtes et le tome 3 reliant le tout pour une chronique sociale effrayante. A lire et à relire.
Le Réseau Bombyce
Un vrai coup de coeur, surtout pour les dessins et ses décors. L'histoire est assez glauque à mon goût, mais efficace. J'attends comme pour beaucoup d'autres séries la suite. Les personnages sont attachants, j'ai envie de mieux les connaître (passé et futur). Etant donné que la lecture remonte à quelques temps, je complèterai cet avis après la relecture des 2 premiers tomes et surtout (j'espère) la lecture du troisième.
La Nef des fous
Je ne vais pas m'éterniser car la note parle d'elle-même. Impossible de passer à côté de ce riche univers loufoque. Le dessin est d'une finesse exemplaire. Seul défaut : il faut s'armer de patience pour les parutions des tomes suivants.
Légendes des Contrées Oubliées
Grand classique, quasiment sans défaut. Du grand Segur, on aimerait en avoir d'autres comme ça. Le scénario semble devenu classique mais est d'une efficacité redoutable. Les dessins sont superbes et bien mis en valeur par une colorisation douce. Légendes des contrées oubliées reste parmi mes BD préférées malgré les années qui passent, difficile de mettre autre chose que 5 !!! C'est une série référence, et qui le restera encore longtemps.