Il est des albums frais et qui nous revigorent grâce à une bonne bouffée d'iode.
Qui n'a pas lu des histoires de sirènes dans sa jeunesse ?
Hubert, une fois de plus, nous entraîne dans une histoire touchante, cette fois, en ressuscitant ce mythe. Mais nous parler uniquement de ces sirènes que personne n'a jamais vues ne lui suffisait pas, il ajoute donc le destin d'un peintre maudit dont le talent ne vaut que par sa muse et nous décrit les jalousies et les rancœurs de la société des arts.
Côté graphisme, Zamzim a un trait vif et agréable même s'il est peut être trop proche des dessinateurs qui collaborent habituellement avec Hubert.
Atrabile est décidément une mine d'or pour découvrir de nouveaux talents. Pour son premier album, Nicolas Presl nous offre d'emblée une oeuvre enthousiasmante qui étonne par sa maturité.
La tragédie qu'il invente prend Priape comme point de départ pour revisiter et inverser le mythe d'Oedipe. Son récit n'a besoin d'aucun mot tellement ses dessins (superbes et de style très personnel) sont expressifs.
Vous aimez Blutch (Peplum) et Fabrice Neaud ? Vous allez adorer Nicolas Presl.
Tout débute en Floride...
Un mystérieux astronef s'est écrasé dans des marécages. L'équipage est mort. Ces "hommes" ont forme humaine mais mesurent près de trois mètres. Qui sont-ils ?... D'où viennent-ils ?... C'est alors que dans l'engin on découvre un trésor inestimable : un condensé d'informations relatives au royaume de Trigie, un des royaumes de la planète Elektron.
Passionné, un savant passera sa vie à tenter de décrypter ce langage inconnu. Il y réussira, livrant ainsi la fabuleuse histoire de "L'Empire de Trigan".
"Trigan Empire" (nom originel) fait ses débuts dans la revue britannique "Ranger" du 18 Septembre 1965.
Cette saga relate l'histoire d'une famille dont le souverain -Trigan- fit construire "La Cité des cinq collines". Le lecteur découvre l'ascension fulgurante de cet homme, comment il gouverna un vaste empire, combattit nombre de peuples belliqueux, connut de multiples péripéties toutes plus fantastiques les unes que les autres.
Les auteurs -Mike Butterworth et Don Lawrence- ont créé, et c'est là l'idée de génie, une civilisation de type romaine ; mais transposée dans un futur... à quelques milliards de kilomètres de la Terre.
Ils inventent, par le scénario et le graphisme, un univers baroque où les architectures gigantesques sont inspirées de l'antiquité romaine ; où de grands vaisseaux sophistiqués démontrent l'avancée technique de ses habitants. Mais, tout comme dans la Rome antique, les luttes pour le pouvoir suprême sont quasi quotidiennes, les enjeux innombrables.
Une immense saga, faite de cris de larmes et de sueur. Don Lawrence y apposera sa griffe baroque sur une cinquantaine d'épisodes. En Mai 1976, il remet l'empire créé aux mains d'Oliver Frey, suivi par Gerry Wood puis Ron Embleton. Malgré leur graphisme de haute qualité, ces dessinateurs ne parviendront malheureusement plus à retrouver le souffle épique des aventures précédentes.
C'est grand, rutilant, baroque. Les nombreuses scènes de combats terrestres, aériens, navals, sont souvent grandioses. On ne se fait pas de cadeaux, sur Elektron. On tente de survivre. Sang et sueur se mêlent dans d'âpres batailles, magnifiquement mises en scène, tant en plaine, sur l'eau que dans les airs.
Peu connue en France, la saga fait un véritable raz-de-marée en Angleterre, suivie des Pays-Bas dès 1968 où elle y est traduite.
De 1976 à 1979, "L'Empire de Trigan" fera l'objet de 5 albums édités chez Septimus. Les éditions Glénat, de 1982 à 1989 éditerons 12 albums (le n° 1 est la réédition de la première histoire parue -en broché- chez Septimus. Il n'y a qu'un changement de titre).
Tous ces albums -heureusement- sont signés graphiquement par Don Lawrence. Une sorte de best-off avant la lettre.
C'est mon premier "5" que je poste. Il y en aura très peu. Si, un jour, vous "tombez" sur un de ces opus, plongez-y de bon coeur. Vous ne le regretterez certainement pas !
"L'Empire de Trigan" est une fantastique épopée qui vous tiendra en haleine.
Les auteurs :
Le scénariste, Mike Butterworth, est de nationalité anglaise. Moi qui ai rédigé des milliers de fiches infos depuis près de 40 ans, je me rends compte que je n'ai aucune information annotée sur cet homme. Va falloir que je vérifie !
Donald SAUTHAM, dit Don Lawrence, dessinateur-scénariste de nationalité anglaise, est né à Londres le 30 Novembre 1927.
Outre "Trigan Empire", il est également connu pour ses séries "Erik le Viking", "Olac le Gladiateur". Son graphisme hyperréaliste le fait classer parmi les plus grands auteurs anglais.
Mitsuru Adachi est un auteur de BD que l'on découvre trop tardivement en France (alors qu'il dessine et scénarise depuis plus de 20 ans). On a pu connaître son univers il y a plus de 15 ans grâce à des séries télévisées mal doublées comme "Une vie nouvelle" ou "Théo et la batte de la victoire", mais elles sont toutes en dessous des oeuvres dessinées dont elles sont issues.
Adachi, c'est l'art de raconter des romances entre adolescents, toutes en nuances et subtilités.
Certains regretteront que ses personnages se ressemblent tous d'une oeuvre à l'autre, mais cela n'a que peu d'importance au final : l'auteur est si doué pour raconter des histoires de tous les jours, que l'on en oublie à chaque fois le reste. C'est bien écrit, bien dessiné, toujours très fin avec ses non-dits et quiproquos.
Clairement l'un des meilleurs auteurs de BD que j'ai lu, et toutes ses séries méritent un 5/5. Au moins.
Bon ben voilà ! Quoi dire de plus que pol (pas juste, il a avisé avant moi, snif).
J'adore Larcenet et cette bd ne m'a pas fait changer d'avis.
Je me suis marré à chaque planche et pourtant c'était une seconde lecture (j'avais déjà lu cet album à sa sortie).
Achetez cette bd, empruntez-la ou volez-la mais surtout lisez-la... fous rires garantis !
Je ne vais pas faire le pitch de cette série, car la fiche technique le fait très bien. Non, je préfère dire ici tout le bien que j’en pense !
Voilà une série bourrée de qualités.
D’abord, elle est fun et très agréable à lire, grâce à son dessin très dynamique et coloré, grâce à un découpage complètement fou (superposition de cases, cases qui débordent, dessin sur une pleine page avec incrustation de cases, planches avec plein de petites cases, etc.), grâce aussi à l’ambiance science-fiction et enfin grâce à cette héroïne, Nävis, au charme incontestable, au caractère de chien, attachante et fougueuse.
Les scénarii sont intelligents et instructifs, avec plusieurs niveaux de lecture. Dans chaque album, on découvre les dérives malsaines de cette organisation extra-terrestre qu’est Sillage et qui nous rappellent trop celles de notre monde : l’exploitation des pauvres par les riches, le cynisme des dirigeants les plus puissants, les errances de la science et tant d’autres.
Enfin, cette série ne s’essouffle pas du tout, malgré les 8, bientôt 9, tomes et séries annexes. En effet, chaque histoire se passe dans des contextes toujours différents (différentes planètes, différents niveaux de technologie, différents peuples et cultures) et parce que les sujets abordés sont toujours renouvelés avec, comme fil conducteur, l’évolution de la psychologie de Nävis. C’est drôlement bien foutu.
Je passe toujours un bon moment à lire et relire mes « Sillage ». Parfois même, la relecture est meilleure que la première lecture, généralement trop rapide et impatiente.
J’ai passé ma collection à plusieurs amis et ils ont tous été conquis… c’est pour moi une très grande fierté.
Après lecture du tome 9 :
Rooo !!! Encore un tome excellent : Nävis s'en prend plein la g... la pauvre petite. J'ai adoré le découpage du début de l'histoire avec plein de petits flash-back. Et même si on se doute de comment l'histoire se termine (rien que la couv' donne beaucoup d'indications), l'histoire reste haletante et prenante. Bravo, encore du bon boulot.
Il est à noter que cette série a effectivement été éditée de deux façons différentes en France, en couleur carton rigide en 14 volumes chez Glénat, le dernier étant plus un art book et en version moyenne taille noir et blanc carton souple chez Glénat aussi appelée Edition Originale en 6 volumes cette fois.
Les deux content la même histoire mais reste à savoir si on préfère la couleur ou pas... Il y a derrière aussi une histoire de moyen puisque, où la version B&W vaut environ 7€ (7x6= 42€) la version couleur, plus prestigieuse bien que bien plus ancienne, est toujours facturée à 15€ le volume (15x14 = 210€).
Je préfère et de loin la version couleur pour tout le soin qu'à été apporté à la colorisation. C'est tout simplement magnifique ! Le premier volume est sorti, si je ne me trompe en 1990 et à le relire maintenant il n'a non seulement pas bougé d'un iota mais reste des plus pertinents quant à l'histoire. L'investissement est certes conséquent mais ce sont 14 volumes dont on se délecte avec une joie immense et ce plusieurs fois, contrairement à certains volumes achetés 5€ et à jeter après lecture.
L'histoire monte en puissance au fur et à mesure des volumes, tout en prenant soin de méticuleusement nous exposer et nous imprégner du back ground des personnages (la scène de la correction par le prof de gym dans le bureau du principal est excellente). Quant à l'intrigue, elle a été maintes et maintes fois reprises pour inspirer des créations plus récentes tellement elle est puissante. La fin est époustouflante aussi bien dans la BD que dans le film.
Pour les adeptes des séries à rallonge, je crois, si je ne me trompe, que ce Monsieur Otomo est aussi à l'origine d'une autre série Mother Sarah que je vous recommande chaudement (ça se passe dans un désert post-apocalyptique ;))
Servi par un dessin superbe et une excellente mise en couleur qui met en valeur toute la beauté de la bd, cette série à déjà de quoi plaire.
Le scénario est habilement travaillé et on se laisse volontiers entraîner dans la quête de survie des protagonistes, ces derniers dont les véritables intentions et caractères sont révélés par petits morceaux (au fil des différents albums). Cela donne un attrait particulier car ils sont définitivement très humains et réalistes.
Ainsi, le genre "film d'horreur" et "île des monstres" est finalement mis au second plan, voire effacé (n'étant pas une fan de ces deux genres, je pense qu'il s'agit d'un point important) par le véritable scénario où les "dinosaures" ne servent que d'éléments déclencheurs pour obliger l'action à démarrer.
Azzash
Alors là, on touche à quelque chose qui, pour moi, est une référence de la BD en matière de vampirisme et de noirceur. Le dessin est particulièrement splendide et il recouvre toute la surface des pages (il n'y a presque jamais de bords blancs), l'histoire est prenante quoiqu'un peu complexe.
Moi qui ai des goûts musicaux très métal, je trouve dans cet univers qu'est "Requiem" toute une imagerie à même de me satisfaire et de satisfaire tout metalleux qui se respecte.
Dans un style moins précis (niveau dessin), j'avais aussi aimé les Chroniques de la lune noire, mais alors là, "Requiem" c'est grandiose.
Enfin bref, ruez-vous sur la lecture de cette histoire palpitante aux multiples rebondissements, vous ne serez pas déçus.
Voici une BD qui, une fois terminée, ne laisse pas indifférent. Une fois de plus, Bezian laisse éclater son talent de dessinateur hors pair au travers de ses pages. Son style nerveux, écorché, renforce la puissance du scénario. Car en fait, le personnage principal de l'histoire n'est autre que Lou, le musicos disparu, que tout le monde recherche. Lou est "L'arlésienne" de cette oeuvre mais aussi le personnage le plus proche du lecteur parce qu'il personnifie la recherche de Soi, la place de chacun en ce bas monde, toutes ces questions que nous nous posons sans toutefois parvenir à trouver de vraies réponses.
L'histoire n'est pas sans rappeler "Les chants de Maldoror" d'un certain Lautréamont tant sa thématique pousse le lecteur à réfléchir au sens de la vie.
Oui, je sais, cela peut paraître pompeux, mais c'est vraiment le sentiment que m'a laissé cette BD après lecture.
Je conseille donc à tous les fans de Bezian, ainsi qu'aux autres, l'achat de cette BD à laquelle je mets sans hésitation la note maximale.
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La Sirène des pompiers
Il est des albums frais et qui nous revigorent grâce à une bonne bouffée d'iode. Qui n'a pas lu des histoires de sirènes dans sa jeunesse ? Hubert, une fois de plus, nous entraîne dans une histoire touchante, cette fois, en ressuscitant ce mythe. Mais nous parler uniquement de ces sirènes que personne n'a jamais vues ne lui suffisait pas, il ajoute donc le destin d'un peintre maudit dont le talent ne vaut que par sa muse et nous décrit les jalousies et les rancœurs de la société des arts. Côté graphisme, Zamzim a un trait vif et agréable même s'il est peut être trop proche des dessinateurs qui collaborent habituellement avec Hubert.
Priape
Atrabile est décidément une mine d'or pour découvrir de nouveaux talents. Pour son premier album, Nicolas Presl nous offre d'emblée une oeuvre enthousiasmante qui étonne par sa maturité. La tragédie qu'il invente prend Priape comme point de départ pour revisiter et inverser le mythe d'Oedipe. Son récit n'a besoin d'aucun mot tellement ses dessins (superbes et de style très personnel) sont expressifs. Vous aimez Blutch (Peplum) et Fabrice Neaud ? Vous allez adorer Nicolas Presl.
L'empire de Trigan
Tout débute en Floride... Un mystérieux astronef s'est écrasé dans des marécages. L'équipage est mort. Ces "hommes" ont forme humaine mais mesurent près de trois mètres. Qui sont-ils ?... D'où viennent-ils ?... C'est alors que dans l'engin on découvre un trésor inestimable : un condensé d'informations relatives au royaume de Trigie, un des royaumes de la planète Elektron. Passionné, un savant passera sa vie à tenter de décrypter ce langage inconnu. Il y réussira, livrant ainsi la fabuleuse histoire de "L'Empire de Trigan". "Trigan Empire" (nom originel) fait ses débuts dans la revue britannique "Ranger" du 18 Septembre 1965. Cette saga relate l'histoire d'une famille dont le souverain -Trigan- fit construire "La Cité des cinq collines". Le lecteur découvre l'ascension fulgurante de cet homme, comment il gouverna un vaste empire, combattit nombre de peuples belliqueux, connut de multiples péripéties toutes plus fantastiques les unes que les autres. Les auteurs -Mike Butterworth et Don Lawrence- ont créé, et c'est là l'idée de génie, une civilisation de type romaine ; mais transposée dans un futur... à quelques milliards de kilomètres de la Terre. Ils inventent, par le scénario et le graphisme, un univers baroque où les architectures gigantesques sont inspirées de l'antiquité romaine ; où de grands vaisseaux sophistiqués démontrent l'avancée technique de ses habitants. Mais, tout comme dans la Rome antique, les luttes pour le pouvoir suprême sont quasi quotidiennes, les enjeux innombrables. Une immense saga, faite de cris de larmes et de sueur. Don Lawrence y apposera sa griffe baroque sur une cinquantaine d'épisodes. En Mai 1976, il remet l'empire créé aux mains d'Oliver Frey, suivi par Gerry Wood puis Ron Embleton. Malgré leur graphisme de haute qualité, ces dessinateurs ne parviendront malheureusement plus à retrouver le souffle épique des aventures précédentes. C'est grand, rutilant, baroque. Les nombreuses scènes de combats terrestres, aériens, navals, sont souvent grandioses. On ne se fait pas de cadeaux, sur Elektron. On tente de survivre. Sang et sueur se mêlent dans d'âpres batailles, magnifiquement mises en scène, tant en plaine, sur l'eau que dans les airs. Peu connue en France, la saga fait un véritable raz-de-marée en Angleterre, suivie des Pays-Bas dès 1968 où elle y est traduite. De 1976 à 1979, "L'Empire de Trigan" fera l'objet de 5 albums édités chez Septimus. Les éditions Glénat, de 1982 à 1989 éditerons 12 albums (le n° 1 est la réédition de la première histoire parue -en broché- chez Septimus. Il n'y a qu'un changement de titre). Tous ces albums -heureusement- sont signés graphiquement par Don Lawrence. Une sorte de best-off avant la lettre. C'est mon premier "5" que je poste. Il y en aura très peu. Si, un jour, vous "tombez" sur un de ces opus, plongez-y de bon coeur. Vous ne le regretterez certainement pas ! "L'Empire de Trigan" est une fantastique épopée qui vous tiendra en haleine. Les auteurs : Le scénariste, Mike Butterworth, est de nationalité anglaise. Moi qui ai rédigé des milliers de fiches infos depuis près de 40 ans, je me rends compte que je n'ai aucune information annotée sur cet homme. Va falloir que je vérifie ! Donald SAUTHAM, dit Don Lawrence, dessinateur-scénariste de nationalité anglaise, est né à Londres le 30 Novembre 1927. Outre "Trigan Empire", il est également connu pour ses séries "Erik le Viking", "Olac le Gladiateur". Son graphisme hyperréaliste le fait classer parmi les plus grands auteurs anglais.
Katsu !
Mitsuru Adachi est un auteur de BD que l'on découvre trop tardivement en France (alors qu'il dessine et scénarise depuis plus de 20 ans). On a pu connaître son univers il y a plus de 15 ans grâce à des séries télévisées mal doublées comme "Une vie nouvelle" ou "Théo et la batte de la victoire", mais elles sont toutes en dessous des oeuvres dessinées dont elles sont issues. Adachi, c'est l'art de raconter des romances entre adolescents, toutes en nuances et subtilités. Certains regretteront que ses personnages se ressemblent tous d'une oeuvre à l'autre, mais cela n'a que peu d'importance au final : l'auteur est si doué pour raconter des histoires de tous les jours, que l'on en oublie à chaque fois le reste. C'est bien écrit, bien dessiné, toujours très fin avec ses non-dits et quiproquos. Clairement l'un des meilleurs auteurs de BD que j'ai lu, et toutes ses séries méritent un 5/5. Au moins.
La Légende de Robin des Bois
Bon ben voilà ! Quoi dire de plus que pol (pas juste, il a avisé avant moi, snif). J'adore Larcenet et cette bd ne m'a pas fait changer d'avis. Je me suis marré à chaque planche et pourtant c'était une seconde lecture (j'avais déjà lu cet album à sa sortie). Achetez cette bd, empruntez-la ou volez-la mais surtout lisez-la... fous rires garantis !
Sillage
Je ne vais pas faire le pitch de cette série, car la fiche technique le fait très bien. Non, je préfère dire ici tout le bien que j’en pense ! Voilà une série bourrée de qualités. D’abord, elle est fun et très agréable à lire, grâce à son dessin très dynamique et coloré, grâce à un découpage complètement fou (superposition de cases, cases qui débordent, dessin sur une pleine page avec incrustation de cases, planches avec plein de petites cases, etc.), grâce aussi à l’ambiance science-fiction et enfin grâce à cette héroïne, Nävis, au charme incontestable, au caractère de chien, attachante et fougueuse. Les scénarii sont intelligents et instructifs, avec plusieurs niveaux de lecture. Dans chaque album, on découvre les dérives malsaines de cette organisation extra-terrestre qu’est Sillage et qui nous rappellent trop celles de notre monde : l’exploitation des pauvres par les riches, le cynisme des dirigeants les plus puissants, les errances de la science et tant d’autres. Enfin, cette série ne s’essouffle pas du tout, malgré les 8, bientôt 9, tomes et séries annexes. En effet, chaque histoire se passe dans des contextes toujours différents (différentes planètes, différents niveaux de technologie, différents peuples et cultures) et parce que les sujets abordés sont toujours renouvelés avec, comme fil conducteur, l’évolution de la psychologie de Nävis. C’est drôlement bien foutu. Je passe toujours un bon moment à lire et relire mes « Sillage ». Parfois même, la relecture est meilleure que la première lecture, généralement trop rapide et impatiente. J’ai passé ma collection à plusieurs amis et ils ont tous été conquis… c’est pour moi une très grande fierté. Après lecture du tome 9 : Rooo !!! Encore un tome excellent : Nävis s'en prend plein la g... la pauvre petite. J'ai adoré le découpage du début de l'histoire avec plein de petits flash-back. Et même si on se doute de comment l'histoire se termine (rien que la couv' donne beaucoup d'indications), l'histoire reste haletante et prenante. Bravo, encore du bon boulot.
Akira
Il est à noter que cette série a effectivement été éditée de deux façons différentes en France, en couleur carton rigide en 14 volumes chez Glénat, le dernier étant plus un art book et en version moyenne taille noir et blanc carton souple chez Glénat aussi appelée Edition Originale en 6 volumes cette fois. Les deux content la même histoire mais reste à savoir si on préfère la couleur ou pas... Il y a derrière aussi une histoire de moyen puisque, où la version B&W vaut environ 7€ (7x6= 42€) la version couleur, plus prestigieuse bien que bien plus ancienne, est toujours facturée à 15€ le volume (15x14 = 210€). Je préfère et de loin la version couleur pour tout le soin qu'à été apporté à la colorisation. C'est tout simplement magnifique ! Le premier volume est sorti, si je ne me trompe en 1990 et à le relire maintenant il n'a non seulement pas bougé d'un iota mais reste des plus pertinents quant à l'histoire. L'investissement est certes conséquent mais ce sont 14 volumes dont on se délecte avec une joie immense et ce plusieurs fois, contrairement à certains volumes achetés 5€ et à jeter après lecture. L'histoire monte en puissance au fur et à mesure des volumes, tout en prenant soin de méticuleusement nous exposer et nous imprégner du back ground des personnages (la scène de la correction par le prof de gym dans le bureau du principal est excellente). Quant à l'intrigue, elle a été maintes et maintes fois reprises pour inspirer des créations plus récentes tellement elle est puissante. La fin est époustouflante aussi bien dans la BD que dans le film. Pour les adeptes des séries à rallonge, je crois, si je ne me trompe, que ce Monsieur Otomo est aussi à l'origine d'une autre série Mother Sarah que je vous recommande chaudement (ça se passe dans un désert post-apocalyptique ;))
Le Roi des Ronces
Servi par un dessin superbe et une excellente mise en couleur qui met en valeur toute la beauté de la bd, cette série à déjà de quoi plaire. Le scénario est habilement travaillé et on se laisse volontiers entraîner dans la quête de survie des protagonistes, ces derniers dont les véritables intentions et caractères sont révélés par petits morceaux (au fil des différents albums). Cela donne un attrait particulier car ils sont définitivement très humains et réalistes. Ainsi, le genre "film d'horreur" et "île des monstres" est finalement mis au second plan, voire effacé (n'étant pas une fan de ces deux genres, je pense qu'il s'agit d'un point important) par le véritable scénario où les "dinosaures" ne servent que d'éléments déclencheurs pour obliger l'action à démarrer. Azzash
Requiem - Chevalier Vampire
Alors là, on touche à quelque chose qui, pour moi, est une référence de la BD en matière de vampirisme et de noirceur. Le dessin est particulièrement splendide et il recouvre toute la surface des pages (il n'y a presque jamais de bords blancs), l'histoire est prenante quoiqu'un peu complexe. Moi qui ai des goûts musicaux très métal, je trouve dans cet univers qu'est "Requiem" toute une imagerie à même de me satisfaire et de satisfaire tout metalleux qui se respecte. Dans un style moins précis (niveau dessin), j'avais aussi aimé les Chroniques de la lune noire, mais alors là, "Requiem" c'est grandiose. Enfin bref, ruez-vous sur la lecture de cette histoire palpitante aux multiples rebondissements, vous ne serez pas déçus.
Chien Rouge Chien Noir
Voici une BD qui, une fois terminée, ne laisse pas indifférent. Une fois de plus, Bezian laisse éclater son talent de dessinateur hors pair au travers de ses pages. Son style nerveux, écorché, renforce la puissance du scénario. Car en fait, le personnage principal de l'histoire n'est autre que Lou, le musicos disparu, que tout le monde recherche. Lou est "L'arlésienne" de cette oeuvre mais aussi le personnage le plus proche du lecteur parce qu'il personnifie la recherche de Soi, la place de chacun en ce bas monde, toutes ces questions que nous nous posons sans toutefois parvenir à trouver de vraies réponses. L'histoire n'est pas sans rappeler "Les chants de Maldoror" d'un certain Lautréamont tant sa thématique pousse le lecteur à réfléchir au sens de la vie. Oui, je sais, cela peut paraître pompeux, mais c'est vraiment le sentiment que m'a laissé cette BD après lecture. Je conseille donc à tous les fans de Bezian, ainsi qu'aux autres, l'achat de cette BD à laquelle je mets sans hésitation la note maximale.