Les derniers avis (7591 avis)

Par Zazafoin
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Genetiks
Genetiks

Quand j'ai vu que les auteurs du Complexe du chimpanzé avaient sorti une nouvelle série, je me suis jeté dessus, et non, je ne regrette rien. Ce qui peut refroidir c'est le prix que coûte cet album. Mais bon franchement pour un peu moins de 17€ on a 96 pages de pur bonheur. Côté dessin on retrouve Jean-Michel Ponzio avec ses traits bien à lui, dont certains lui reprochent d'être trop froids, trop figés. Pour ma part j'aime beaucoup ce style qui, je trouve, se marie bien avec le scénario. Le scénario n'est pas en reste et nous plonge dans un futur proche qui fait froid dans le dos, avec ses trusts intouchables et surpuissants. On y suit Thomas Hale, un chercheur travaillant pour la firme pharmaceutique Genetiks et dont le code génétique vient d'être totalement décrypté par celle-ci. En acceptant d'en faire don à Genetiks il devient la propriété de celle-ci. En proie à d'étranges visions et voyant sa liberté individuelle énormément amputée, il va de moins en moins faire confiance à Genetiks et commencer à fouiner dans les dossiers de celle-ci. Il découvrira bien vite que des enjeux bien plus importants sont tapis dans l'ombre de Genetiks. Une fois la lecture achevée, on se pose beaucoup de questions (que je ne citerai pas ici pour ne pas faire de spoiler) sur ce que vit notre héros et sur la société Geneticks, dont les réponses seront sûrement apportées dans le prochain tome. En bref on est ici en présence d'un très bon thriller futuriste dont les éléments sont distillés au compte-gouttes mais sans jamais laisser le lecteur en attente. LA SUITE, VITE...

13/06/2007 (modifier)
Par bao
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pourquoi j'ai tué Pierre
Pourquoi j'ai tué Pierre

A mon avis, incontournable. On referme le livre avec une drôle de sensation, c'est un récit très fort, le tout amené avec une grande finesse et un dessin (bon, d'accord, je suis fan d'Alfred) de grande qualité. Un cri, un sujet dur et surtout casse-gueule, les deux s'en sortent avec brio. Comment passer à côté de cet ouvrage... c'est tout simplement impossible.

13/06/2007 (modifier)
Couverture de la série L'Orchestre des doigts
L'Orchestre des doigts

"L'orchestre des doigts" est une BD que je n'ai achetée que pour le sujet qu'elle traitait : les sourds. Un domaine que je ne connaissais absolument pas et que j'étais curieux de découvrir. Ce fut clairement une révélation, malgré un dessin étonnant au premier abord et qui finalement se révèle en parfaite adéquation avec le thème au fil des pages. On découvre dans cette oeuvre la perception des sourds (et des muets) dans un Japon du début du 20ème siècle et l'évolution des moeurs et de l'apprentissage du langage des sourds, que ce soit par les méthodes oralistes ou gestualistes. Une oeuvre triste, dure, parfois crue, extraordinairement bien documentée (avec un parallèle avec ce qui s'est passé en Europe et aux Etats-Unis à la même époque, ou avant), basée sur des faits réels. C'est quelque part l'histoire de milliers de gens auquel on ne pense jamais, que l'on ne côtoie jamais, et qui sont pourtant là tout autour de nous sans qu'on y fasse attention. Tout simplement magistral, totalement indispensable, qui ouvrira les yeux du lecteur sur un monde inconnu et qui changera peut-être sa perception des choses. Une formidable oeuvre éducative, un peu comme peuvent l'être les films Le Tombeau des Lucioles concernant l'horreur de la guerre, ou Requiem for a Dream concernant le fléau qu'est la drogue.

13/06/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ray
Ray

Un univers sombre, magnifiquement servi par le trait d’Akihito Yoshitimi, qui met tout en autant, et d’abord, en valeur ceux de son personnage éponyme : Ray. A priori, cependant, cette insistance à faire de sa superbe héroïne une véritable pin-up dans des dessins de rabats, peut laisser penser que tout l’intérêt de la série réside dans la charismatique et svelte Ray, qui hésite longuement entre beauté distante, femme fatale, et femme-enfant. Et rarement, en effet, il m’aura été donné à voir une telle bombe sexuelle, osons le mot, dans tous les mangas et les BD que j’ai pu lire. Un sentiment qui naît aussi de ce que Ray n’est pas une potiche, mais le véritable moteur dramatique de la série. Néanmoins, et de fait, les premiers tomes laissent l’impression que les scénarios ne sont là que pour servir la très charmante Ray, et permettre à son auteur de nous exhiber ses charmes peu farouches, bien que la belle ne se livre à qui veut, et en fait à personne. L’histoire qui se trame autour du passé de Ray, cette sorte de clinique où elle fut élevée avec d’autres enfants afin de servir de banque d’organes, cette histoire donc ne semble qu’un lien assez lâche entre diverses saynètes mettant en scène les talents de Ray, dans des intrigues évoluant entre un fantastique typiquement nippon, ou une science-fiction assez light. L’intérêt des courses-poursuites qui opposent Ray aux très peu crédibles « méchants » gardiens de cette clinique de l’horreur, ainsi que les retrouvailles avec d’anciens camarades évadés, n’apparaît en effet guère à celui ou celle qui se laisserait porter par le rythme lent des premiers tomes. Se peut-il qu’Akihito Yoshitimi n’ait point su d’emblée où il allait ? Ou musardait-il, en mangaka soucieux de faire fructifier son travail, dans une exposition un peu laborieuse de son intrigue principale ? Toujours est-il que celle-ci ne démarre véritablement qu’au tome 4. Les lecteurs patients auront alors la joie de se retrouver face à une intrigue riche, complexe, dense, et dont la force et la puissance tragique compensent largement l’humour et la grivoiserie habituels au shonen. C’est le seul bémol, avec le démarrage poussif, qu’on puisse relever. Sans cela, la série eut largement pu prétendre se hisser au pinacle des œuvres de S.F., tous médias confondus. La force et l’intensité dramatique de l’intrigue expliquent aussi sans doute pourquoi cette grivoiserie se transforme, dans le tome 6, en érotisme, non pas du porno, ni de la bête exposition, ou de bêtes réflexions, mais un véritable érotisme, parfaitement intégré à une intrigue alors sombre et tragique, aux relents de désespoir. Une totale réussite. À ce titre, si tant est que ce genre de catégorie veuille encore dire quelque chose, Ray n’est plus un shonen, mais bien un seinen. Et la série s’achève, dans le tome 7, par un véritable feu d’artifice S.F., dans un habile mélange de thèmes certes largement vus et revus ailleurs, mais dont l’imbrication et la tonalité quasi poétique forment une histoire finalement originale, qui m’a totalement convaincu. Et si la série, surtout vers sa fin, est un peu trop sombre à mon goût (sans être ni gore, ni glauque), il n’empêche que je ne puis que m’incliner, en tant que lecteur de S.F. un poil exigeant, envers le brio et la maîtrise d’Akihito Yoshitomi. Avis aux amateurs.

12/06/2007 (modifier)
Par potzi
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

Cette série m'a lancé dans l'univers BD. J'ai découvert un univers vraiment magique et palpitant. L'univers où évoluent les méta barons, et d'autres séries de Jodorowsky, est en perpétuel guerre et voit apparaître le guerrier ultime .Toujours plus fort que le précédent, le méta barons doit perdre un de ses membres et battre son père en combat. Certes l'histoire se répète d'un volume à l'autre, mais c'est voulu et c'est le style de Jodorowsky. Le dessin est magnifique, très fin (surtout pour les visages) et correspond très bien à l'histoire. La couleur et les détails donnent un style particulier à cette BD que j'adore. Bien sur il faut aimer le style de narration où l'on voit apparaître des méta, paléo, homéo un peu partout. Le tout raconté par deux robots qui travaillent pour le méta barons.

12/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Docteur Justice
Docteur Justice

Pour moi, tout ce que j'aime d'une bande dessinée se retrouve à l'intérieur de "Docteur Justice" : C'est-à-dire de l'action, de l'humanitaire et une histoire bien documentée. Dans notre époque cynique qui manque de repères, je trouve triste qu'on puisse faire sourire en parlant de justice sociale, d'entraide de solidarité. "Docteur Justice" est justement le condensé du meilleur de ce qu'on peut trouver à l'intérieur de nous. Il faut voir ce personnage comme un exemple à suivre. Est-ce totalement réaliste ? Bien sûr que non, malheureusement ! Mais est-ce mieux de céder à la mode du réalisme à outrance ? Les nouvelles séries veulent trop montrer la supposée réalité : violence extrême et souvent gratuite saupoudrée de sexe où tous les personnages féminins sont hyper sexy. Est-ce vraiment ça qui soit réaliste ? Ben voyons. Fiction pour fiction je préfère rêver d'un être totalement dévoué aux autres, plutôt qu'à des égocentriques dont les aventures se résument à se gratter le nombril pour leur profit personnel. Et comme dirait le vieux maître Hiamuri: LA SEULE VÉRITÉ EST DE FAIRE CE QUI EST JUSTE. Alors vive Doc Justice !

10/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Sin City
Sin City

Cette série est une bible pour moi. Frank Miller est un des auteurs les plus audacieux et personnels que je connaisse. Il a su créer tout un univers et un style qui lui est propre et qui se reconnaît immédiatement. Ses scénarios sont tous délicieux. Non seulement chaque intrigue nous tient en haleine du début à la fin, mais les textes et dialogues sont géniaux. Chaque phrase est à la bonne place au bon moment et crée le bon effet. Ça coule tellement, on dirait de la poésie. Et que dire du dessin. Malgré quelques imperfections, il parvient toujours à nous surprendre. La moindre scène de discussion banale devient une expérience graphique et de perspectives impossibles. J'ai parlé d'imperfections. Je m'explique. J'ai pu en effet remarquer quelques cases faites à la hâte. Certains visages sont parfois méconnaissables sous certains angles. Mais sinon, quelle maîtrise de la lumière et du noir et blanc. Plus besoin de couleur, tout est là, par le pouvoir des ombres et des lumières.

10/06/2007 (modifier)
Couverture de la série L'eau et la Terre
L'eau et la Terre

J'ai trouvé cette Bande dessinée magique. Tant au niveau des ambiances, qu'à la manière dont Séra raconte. Pour nous expliquer, il a fait des dessins. Ce récit, bien que tragique, devient touchant sous ses pinceaux et sa plume. On se rend compte dans ces pages que la guerre est aussi remplie d'humanité, dans le sens où ce ne sont pas que des fronts qui s'affrontent et des chiffres qui baissent à travers un écran de télévision. Ce sont des gens qui survivent, chacun a son histoire. Ce sont de Belles histoires. (Ce qui ne veut pas dire "jolies", mais bien "belles", profondes.) On en suit quelques-unes, ici. "Les personnages me sont familiers, et pourtant je n'ai a priori pas de lien avec ce récit. Là est sa force. "L'eau et la terre" n'est apparemment pas autobiographique, dans le sens où tous les faits ne sont pas réels, mais je crois que l'on se doit de soupçonner de nombreux flashbacks de la part de l'auteur. C'est un ouvrage qui suinte de sa sincérité, qui peut mettre mal a l'aise, mais qui agrippe le coeur, la gorge et la tête, tant il est indispensable. Je crois que l'auteur s'est plié en quatre pour le rendre aussi vrai que possible, avec les documents d'époques, les cartes, les horribles phrases de propagande, et tout l'inimaginable dont il a tenté de restituer ne serait-ce que la silhouette, pour ne pas tomber dans l'insoutenable. Conscience de la sagesse d'un témoignage... Sans trop en faire, surtout. Juste ce qu'il faut pour pointer du doigt et mettre en colère. Pour faire comprendre que, même si on ne peut pas se rendre compte, il faut que l'on sache. L'objet en lui-même est très beau, petit, dans ces tons sépias... La couverture est mate, tout ce que j'aime. Le dessin de Séra est surprenant... Un mélange de photographie et de crayonnés, de peinture, d'encre... qui se meuvent dans un rendu autant réaliste qu'expressif. C'est très étrange et on peut lui reconnaître une grande personnalité dans son traitement graphique. (=si on aime, on achète tout ses albums!...) En lisant, on se dit "enfin un auteur de bandes dessinées qui ne néglige pas l'image au profit de l'histoire, ou l'inverse". Il a su mettre ces deux plans à la même échelle, et c'est ce qui rend cet ouvrage si riche, si particulier. "L'eau et la terre" est vraiment un petit chef-d'oeuvre de vérité, une oeuvre précieuse et intimiste qui se doit de toucher tout les publics. C'est beau. C'est touchant. A lire absolument, plusieurs fois, et à tête reposée. Même ceux qui ne sont pas adeptes de bande dessinée aimeront. C'est au-delà de ça.

09/06/2007 (modifier)
Par bab
Note: 5/5
Couverture de la série Blankets - Manteau de neige
Blankets - Manteau de neige

Voilà une bd, que dis je ?!, un roman graphique qui m’a vraiment touché. J’ai adoré ! Une amie me l’a conseillé dans une bibliothèque et j’avoue que j’y suis allé un peu à reculons, un peu pour lui faire plaisir devant le morceau pour le moins conséquent. J’ai vite revu ma copie… Je me suis tout d’abord fait envoûter par le dessin, dynamique, puissant, explicite dans l’implicite et si expressif, parlant autant que des mots. Certaines pages sont vides de texte et elles font pourtant passer énormément d’émotions. Scénaristiquement, je me suis fait happer par l’histoire de cet adolescent avançant lentement vers l’âge adulte et qui découvre la signification du mot amour. Dans le contexte religieux puritain d’une Amérique profonde, cette découverte ne va pas se faire sans contradiction et va aller de pair avec un refus des valeurs théologique que l’on lui assène et des voies que sa paroisse et ses parents aimeraient le voir emprunter. Dans les méandres de ce chemin, Craig Thompson illustre brillamment, avec justesse et finesse les doutes, les choix, les joies et les instants de peines par lesquels il est passé ; que ce soit dans les rapports avec sa famille, parents et frère, qu’avec les autres de son âge, le classant comme un marginal et surtout avec Raina. A lire… sans retenue.

06/06/2007 (modifier)
Couverture de la série 300
300

Xerxès le roi divin des Perses marche vers la Grèce à la tête d'une armée de plusieurs centaines de milliers d'hommes, sans aucun doute la plus grande armée antique qui n'ai jamais existée ! Les Athéniens et le reste de la Grèce ne réagissent pas. Seul Léonidas le roi de Sparte décide de faire front avec sa garde personnelle de 300 hommes pour éviter à Sparte le pillage et l'esclavage. Ce dernier choisit de bloquer les Perses aux Thermopyles, passage étroit le long de la mer où l'armée asiatique ne pourra pas déployer toute sa puissance. Xerxès a avec lui des milliers de guerriers. Léonidas lui n'a que 300 hommes mais ce ne sont pas des guerriers... ce sont des Spartiates !!! Miller adapte ici la célèbre bataille antique des Thermopyles. Il est vrai que le scénario fait très "américain" mais personnellement je n'ai pas été dérangé. L'auteur ne fait qu'enjoliver les légendaires fierté, combativité et puissance des Spartiates. La BD est bourrée de testostérone, de muscles, de sang et de sueur mais j'adore la façon dont l'histoire est racontée. Il s'en dégage quelque chose de véritablement épique ! Amateur d'histoire j'ai été comblé même si la réalité historique n'est pas totalement respectée. Le dessin est absolument fantastique. Miller maîtrise à merveille les jeux d'ombre et de lumière. Les scènes de bataille ont un dynamisme fou. Le découpage des planches est extrêmement varié et réussi. Les couleurs dans une dominante de brun et de noir remplissent parfaitement leur mission et renforcent le sentiment épique. S'ajoute à cela que le format de la BD est inversé. Les planches sont donc au format paysage ce qui donne l'impression de regarder un film. L'histoire, la narration, le dessin, les couleurs, l'album en lui-même, tout est culte dans ce splendide one-shot ! 300 est mon meilleur comics. L'achat est indispensable (même si le public visé est clairement masculin) et ce malgré un prix relativement élevé qui s'avérera à la lecture totalement justifié. Je vais de ce pas louer le film ! THIS IS SPARTA !!!! Parenthèse historique Il est connu que les Spartiates ont été les plus grands guerriers de l'antiquité entraînés dès l'enfance à survivre et à combattre. La population de Sparte est composée de deux types de population : les Spartiates et le reste (femmes, enfants, esclaves, etc.). Ces Spartiates sont des hommes de 18 ans révolus ayant reçu l'éducation spartiate (d'autres conditions sont nécessaires mais je vais pas faire un cours d'histoire). Les guerriers de Sparte n'ont jamais été les plus nombreux dans les grandes batailles contre Athènes ou les autres villes de Grèce mais ils ont toujours été les plus redoutés.

06/06/2007 (modifier)