Les derniers avis (7591 avis)

Par Kalish
Note: 5/5
Couverture de la série Le dernier loup d'Oz
Le dernier loup d'Oz

Je ne comprends pas bien l'avis de mes camarades, étant donnée la richesse de cette bd. Certes on n'y comprend rien entre toutes les histoires, mais il s'agit seulement d'un prologue qui franchement donne énormément envie de connaître cette histoire agrémenté d'un dessin qui vous pète littéralement à la tronche. On trouve tellement de bd qui niveau contenance ne valent pas le prix du ticket de caisse (ça doit être le fait de travailler au SOLEIL). Alors que concernant celle-ci qui pour moi reste un chef d'oeuvre, on en a vraiment pour son argent. Je déconseille tout de même l'achat car Lidwine semble avoir disparu de la surface de la planète et que c'est franchement frustrant d'avoir juste le prologue d'une série qui s'annonçait dantesque. Mais il fallait tout de même donner à cet ouvrage une note qu'elle mérite largement.

05/06/2007 (modifier)
Par Kalish
Note: 5/5
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

Que peut-on dire de plus ? La bd à ne pas manquer ; - Un dessin franchement riche et rafraîchissant - Une colorisation pastel déroutante certes, mais tellement originale et indispensable au bout de quelques pages - Un scénario qui évite les détours permettant de rallonger une série (Arleston y'en a marre) - Un background et des légendes qui gardent tous leurs mystères - Et des gros méchants (sans vraiment l'être) qui font vraiment flipper Bref, à peine tu l'as finie, tu as envie de la relire, histoire de mieux imaginer tout ce qui n'a pas été dit. Et ça c'est vraiment ce qui manque aux séries d'aujourd'hui : finir une histoire et nous laisser imaginer le reste de l'univers que leurs auteurs ont créé. En revanche pour ceux qui comptent acheter l'intégrale d'occas' faites attention, certaines ont un défaut ; trois pages se répètent vers le milieu de l'ouvrage et donc forcément il en manque trois autres. Je vous jure que c'est gonflant.

05/06/2007 (modifier)
Par potzi
Note: 5/5
Couverture de la série Maurice et Patapon
Maurice et Patapon

Enorme, Culte, un monument, un chef d'oeuvre... Totalement adepte des blagues pipi-caca et de l'humour étudiant ingénieur puéril (dont je fais partie, et j'assume entièrement) impossible de passer à côté de Maurice et Patapon. Un chien scato et obsédé sexuel traînant avec un chat sadique osant dire tout fort ce que certains n'osent pas. Un humour caustique servi par un duo génial. Le dessin pour la plupart est moche mais c'est du Charb et puis on s'en fout on n'est pas là pour ça.

05/06/2007 (modifier)
Par Capriolo
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain
Les Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain

Bon, hum, hum. Voilà j'ai été aussitôt séduit par cet album. La lecture en image est très bien orchestrée grâce à une mise en scène claire et au trait de dessin fluide, on se laisse vite charmer par les personnages qui au fil de la lecture deviennent de plus en plus attachant. Connaissant bien le roman de Mark Twain je peux dire que cet album reste très fidèle au livre tout en y amenant une touche de fraîcheur due entre autre aux couleurs et aux ambiances qui nous rappellent un peu de doux souvenirs madeleinesques. Voilà, en 598 mots; un album à découvrir.

04/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Sanctuaire
Sanctuaire

Vu les avis précédents ma note pourrait sembler excessive... il n'en n'est rien !! J'ai a-do-ré cette série. Le dessin tout d'abord. Il est vrai que les personnages sont assez souvent difficiles à reconnaître selon les cases ou les planches. Cependant, comme j'arrive assez aisément à reconnaître les quelques personnages absolument fondamentaux, je n'ai pas été perturbé dans ma lecture. Quand on reconnaît le commandant ou June, peu importe de ne pas savoir qui est ce type là... mais oui vous savez le 9ème machiniste en second du 36ème pont euh ou alors le torpilleur numéro 47 :) , bref ça n'est pas grave à mes yeux car seuls quelques personnages sont importants et eux je les identifie ! Pour le reste j'aime le trait de Bec. Ses planches ont une réelle profondeur. Les décors sont somptueux et l'usage des ombres et du noir absolument parfait. Toute l'ambiance fantastique du récit prend vie à merveille et ce d'autant plus que la colorisation est réussie. Côté scénario, je reconnais bien là la patte de Dorison, le scénariste déjà brillant du Troisième Testament chez Glénat. L'atmosphère qui se dégage du récit est incroyable. Le lecteur est dans le sous-marin et tremble à chaque coup de théâtre ! Et des coups de théâtre il y en a ! On avance pas à pas dans le sanctuaire, on réalise petit à petit à la fois l'importance et l'horreur de la découverte de ce lieu maudit. On est oppressé, on est captivé, du grand art ! Le premier tome est hallucinant ! Les deux suivants un peu moins mais ils tiennent tout à fait la route. Sanctuaire est sans conteste ma série fantastique préférée ! J'ai l'impression de regarder un film quand je la lis ! Cultissime donc mais une question demeure : June a-t-il été dessiné sur le modèle de Johnny Depp ? La ressemblance est troublante ! Peut être en prévision une future adaptation cinématographique ? Qui sait ?

04/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Pilules bleues
Pilules bleues

Pilules bleues est un récit autobiographique de Frederik Peeters et même plus : un travail de réflexion sur lui-même et sur sa relation entre sa compagne, son fils et lui. Peeters rencontre une femme qui a déjà un enfant d'un premier mariage. Ils se plaisent et sortent ensemble comme tout le monde. Mais un jour, cette jeune femme lui apprend une terrible nouvelle bien lourde de conséquences dans la société qui est la nôtre : elle et son fils sont séropositifs... Sa réaction, celle des autres, sa compréhension de la maladie, sa peur de l'annoncer à ses parents et bien d'autres choses sont livrées dans ce magnifique album plein d'humanité et d'intelligence. Pas une seule fois on ne tombe dans le mélodrame. Tout son ressenti nous est livré avec beaucoup de sensibilité, parfois d'humour et même de légèreté. De nos jours, à grand coup de campagnes publicitaires, on nous informe sur cette maladie. Je croyais tout savoir et bien non ! J'ai appris des choses et ne serait-ce que pour cela je remercie Monsieur Peeters. J'ai été terriblement touché par cet album et même par moment ému. Jamais une BD ne m'a paru aussi humaine et profonde. Par son dessin et par son honnêteté je pense que Frederik Peeters s'est mis à nu... pour lui-même, pour prendre du recul sur ce qui lui arrivait mais aussi pour nous montrer la vie au quotidien lorsque les pilules bleues en font partie...

04/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Ranxerox
Ranxerox

Particulier de 60 ans qui retrouve ses lectures de jeunesse ! Cette BD fait partie des "Cultes", au même titre que les oeuvres « Nosferatu », « Blade Runner », « Mad Max » et quelques autres. Connu à sa création lors de sa parution dans les éditions l'Echo des Savanes et je viens de commander la série complète en albums pour compléter les lacunes de ma mémoire. Le 5/5 récompense un genre encore inégalé, mélange de SF, aventures, exotisme, érotisme et horreur ! ... Equivalences « Blade Runner » ! Un Must ! ... Pas un coup de coeur, une partie du Patrimoine ! (Obligatoire d'avoir connu !)

03/06/2007 (modifier)
Par deajazz
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Priape
Priape

Tout comme Quentin, j'ai été également fort impressionné par cette BD de Nicolas Presl. Pour un premier album, j'ai envie de dire que c'est incroyable et je suis vraiment étonné qu'il n'y ait pas eu plus d'avis à son propos. Tout d'abord, il est bon de signaler que cette BD est muette. Je dois avouer que je ne suis pas un grand fan de ce type de BD (malgré quelques exceptions telles que Le front de Juncker et l'excellentissime Smart monkey de Whinshluss). Pourtant, le résultat est d'une rare efficacité. Pas besoin de mots, l’auteur réussi son pari en nous faisant voyager dans une histoire revisitant le mythe d’Oedipe. Pour couronner le tout, Nicolas Presl nous offre un dessin exceptionnel. Probablement influencé par Picasso, l'auteur nous distille des planches dignes de Guernica et qui se révèlent particulièrement adaptées à l’histoire. Une vraie réussite graphique qui comblera les amateurs d'arts. Bref, un auteur que je pense suivre avec un certain intérêt...

03/06/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 5/5
Couverture de la série Le Génie des alpages
Le Génie des alpages

Culte tout simplement, voilà une série humoristique pareille à nulle autre. Le style de f'murr est bien trop personnel pour plaire à tout le monde, il n'en est pas moins original et suffisamment fouillé pour pouvoir se décliner sur 14 tomes, (presque) sans faiblir. Un troupeau de moutons (pittoresques) philosophes, un chien (de berger) bricoleur, un berger (dépassé) colérique, ce ne sont pas les moindres des curiosités que l'on rencontre dans les alpages, s'pas? Les situations les plus absurdes se succèdent et se révèlent à l'arrivée percutantes pour décrire certains travers de notre monde. Il ne faut pas rater, lors de chaque gag, ce qui se passe au second plan, c'est rarement le calme qui y règne. Curieusement un peu ignoré, le graphisme nerveux de F'murr n'est pas la moindre des qualités de cette série. il possède une patte bien à lui, doté d'une belle expressivité. Il multiplie les audaces au niveau de la mise en page -comme souvent de la mise en scène- qui traduit bien plus qu'un simple savoir-faire, mais une véritable recherche au niveau plastique. Ce qui n'est pas la moindre des ambitions de cette oeuvre. Une série suffisamment affranchie des règles en cours pour être considérée comme le travail le plus achevé de F'murr. C'est un véritable modèle de bande dessinée non-sens, une oeuvre qu'il est indispensable de découvrir pour s'en faire une idée. Un véritable bijou pour les amateurs de ce style.

02/06/2007 (modifier)
Par angus
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Dernier modèle
Le Dernier modèle

Quand Pauline propose à Stéphane, un jeune peintre, une exposition personnelle de nus, celui-ci contacte alors amies et connaissances pour lui servir de modèles. Le quotidien de l’artiste est alors rythmé par les séances de poses qui s’enchaînent jusqu’au jour du vernissage. Du peintre ou du modèle, quel est celui qui est véritablement mis à nu ? Stéphane Levallois est un auteur de BD rare puisque son seul ouvrage édité jusqu’alors date de 2000 (« Noé » aux Humanoïdes Associés). Artiste éclectique (Story-boarder, designer, réalisateur, peintre…), le support de la BD s’est révélé être une évidence quand il choisit d’écrire « Le dernier modèle ». Là où Dave Cooper présentait dans Ripple (Editions du Seuil) un rapport exclusif de sado-masochisme empreint de violence et de laideur, Stéphane Levallois entreprend d’explorer les multiples facettes ainsi que les liens ambigus qui naissent entre un peintre et son modèle. Florence, au corps émacié, parait sûre d’elle mais se révèle être d’une fragilité de verre. Cécile rejette l’omniprésence étouffante de sa mère et tente de trouver dans sa mise à nue une échappatoire. Elise (future épouse du peintre) est présentée comme un personnage complexe à l’esprit labyrinthique. Muni d’un caméscope, Stéphane filme chacun de ses modèles et tente de retranscrire sur sa toile l’image parfaite, l’instant idéal. Pendant que le dessin prend forme, l’artiste se dévoile à son tour et révèle lui aussi toute sa fragilité. Pendant son travail, un fantôme (représenté par un curieux personnage affublé d’un masque à gaz) rode inlassablement et jouera un rôle primordial. Le vernissage est un moment clé de l’album. Tandis que la nudité des modèles est exposée aux yeux de tous, l’incompréhension voire le rejet de ces œuvres par quelques proches finit de mettre totalement à nu l’âme de l’artiste. Le dessin en noir et blanc de Stéphane Levallois suscite divers sentiments chez le lecteur. Les corps mis à nu sont souvent malmenés, quelques fois maltraités. L’auteur joue habilement de l’élégance de son trait pour nous proposer un panel impressionnant d’expressions contradictoires : agressivité et fragilité, naïveté et rudesse… Entre beauté graphique et contenu passionnant, Futuropolis nous livre ici une œuvre magistrale. On espère simplement que le silence de Stéphane Levallois dans le monde la BD sera cette fois de courte durée et qu’il nous proposera rapidement un ouvrage du même acabit.

31/05/2007 (modifier)