Le puissant éditeur Dargaud se permet de réunir des auteurs responsables de best-sellers pour lancer en grande pompe des séries promises au plus bel avenir. Parfois, devant ces associations ronflantes, on aimerait surprendre ce beau monde en sous-production... Ce qui n'est absolument pas le cas de W.E.S.T !
Sous ce sigle se rassemble une sorte de police secrète composée d'une bande de baroudeurs rompus aux coups durs. Dépendants du président des Etats-Unis, ces aventuriers du début du vingtième siècle sont d'abord chargés de déjouer un complot contre leur "patron", puis d'éliminer des éléments subversifs à Cuba (en attendant la suite). Sur ces trames, Dorrison et Nury bâtissent des intrigues possédant une documentation sans faille, ce qui n'empêche pas ce récit d'apparence classique de lorgner du coté du fantastique. Pleine de mystères, la narration est un modèle d'efficacité et de fluidité, parfait dosage d'action et de suspense. Les (nombreux) personnages intervenants sont soignés et surtout, n'étant pas d'un seul bloc, ils ne révèlent pas toutes leurs facettes d'un coup.
Rossi se risque à la couleur directe pour illustrer cette série. son trait ne perd rien de sa précision, et les détails sont nombreux ici, et on ne peut qu'admirer son talent pour créer des ambiances fantastiques. Son sens de la reconstitution fait parfaitement voyager ses personnages, tous admirablement construits et personnalisés, tant au niveau de leurs visages que de leurs physionomies. Inutile d'ajouter que l'ensemble possède un grand savoir du mouvement et du spectaculaire, bien servi par une mise en page captivant à merveille l'espace.
Voilà donc une série crée par de grands auteurs, sorte de policier fantastique aux apparences de western qui se dévore littéralement. L'oeuvre est si bien construite qu'elle paraît toujours originale et possède une identité bien à elle. Une des meilleures réussites de ces dernières années, un futur classique (si ce n'en est déjà un).
Joe Sacco est un héros. N'y allons pas par quatre chemins: ce qu'il a réalisé avec Gorazde remplace n'importe quel livre d'histoire ou article d'un journaliste gauchisant (forcément). On connaissait tous plus ou moins ce qui s'était passé dans un pays qui s'auto-éclatait (la Yougoslavie). On savait tous qu'il y avait eu des bombardements, des morts, que c'était la guerre en somme. On savait tous cela. Mais, est-ce mon jeune âge qui m'a empêché d'ouvrir les yeux sur ce génocide? Je pense que oui, à 10 ans on ne s'intéresse guère aux histoires de guerre...
Mais 10 ans plus tard, on est en mesure de comprendre plus de choses sur l'être humain en générale. Et avec ce livre, des choses on en comprend et on en apprend surtout. Car j'étais vraiment très loin d'imaginer que cette guerre, basée sur la purification ethnique d'un état (ça donne la gerbe cette expression) fut aussi horrible, quand bien même il est possible d'établir une hiérarchie dans la cruauté.
Ce reportage de guerre met en lumière le rôle de représentants étatiques dans cette abomination, celui de l'ONU, de l'OTAN des USA et des pays les plus puissants sur cette planète.
La force de cette bd est dans la façon dont Saccoe fait parler ses "survivants", sans pathos exagéré. Et ça c'est très fort dès lors que l'on parle de sujets atroces. De plus, comme le disait mon collègue webmaster, Joe Saccoe ne se met jamais lui-même en avant.
Gorazde apporte une réponse à toutes les questions que l'on se posait (ou pas d'ailleurs) sur cette guerre. A noter toutefois, que pour bien tout comprendre sur tout, il est nécessaire d'être hyper concentré. Mais en même temps, dès que l'on commence cette bd, le silence s'installe autour de nous sans que l'on s'en aperçoive...
Joe Saccoe est, tout comme Jean Hatzfeld pour son travail sur le génocide rwandais, un auteur ayant un talent fou pour s'effacer et laisser la parole aux victimes
Je terminerai par dire que ce genre d'oeuvre devrait, à mon sens, faire partie des programmes scolaires car elles ont au moins aussi légitimes que les indéboulonnables Corneille et autres Beaumarchais...
Vous lisez là un avis des plus subjectifs, puisque ma note relève du rapport particulier que j'ai eu avec les albums de Petzi. C'est comme une madeleine de Proust.
C'est en effet avec cette bande dessinée que mon père m'a appris à lire quand j'avais 4 ou 5 ans. J'ai très vite dévoré tous les albums. J'adorais les péripéties qui amenaient Petzi et ses amis à rencontrer plein de personnages étonnants dans d'étranges endroits. C'est grâce à Petzi au Pôle Nord que j'ai appris ce qu'était une aurore boréale.
C'est aussi avec Petzi que je me rappelle avoir découvert l'humour dans la lecture. Je me souviens que dans un album, Petzi et ses amis sont dans un cirque. Un "Monsieur Loyal" annonce le nain le plus grand du monde. Arrive un personnage de taille normale. Ensuite il annonce le géant le plus petit du monde et c'est le même gars qui revient sur scène. C'est "con" mais ça me fait encore marrer rien que d'y penser. Il y a en plus ces animaux plus petits telle que la tortue Caroline qui font des gags "parallèles" à l'histoire un peu comme la coccinelle de Gotlib.
J'adorais donc cette série et j'ai lu ensuite les histoires à mon petit frère.
Vers 12 ans j'ai donné tous les albums à d'autres enfants (ce que je regrette aujourd'hui). Je n'ai gardé que le Pingo en peluche (que j'ai encore d'ailleurs).
Je n'ai plus relu d'albums depuis. J'ai feuilleté cependant les nouvelles éditions. Je regrette l'apparition des bulles car en apprenant à lire, je me souviens que j'appréciais le va-et-vient entre le texte et l'illustration imposé par la lecture des dialogues sous les images. Par ailleurs, j'ai l'impression que les couleurs ont été modifiées et sont plus froides qu'avant. Ce qui fait que visuellement j'ai eu l'impression d'avoir affaire à un dessin différent qui ne correspond pas à mon souvenir "enchanté".
Pour moi c'est une série culte pour les enfants.
Je pense que les histoires sont bien ficelées et la galerie de personnages très riches.
De plus les valeurs véhiculées par ces aventures sont saines (sauf si comme Petzi on ne mange que des crêpes et du riz au chocolat).
Je me demande tout de même si maintenant les enfants apprécient ces aventures de la même manière.
Je l'espère.
Je pense pouvoir dire assez facilement que c'est la bande dessinée que je peux lire sans me lasser...
Loisel a fait le pari un peu fou de retracer un pan de l'enfance de Peter...
Nous avons encore tous en mémoire la superbe adaptation par Disney du roman de Matthew Barrie.
A partir des questions qui forment l'essence même du syndrome de Peter Pan, Loisel a cherché à raconter en 6 tomes seulement une histoire parmi tant d'autres possibles, de ce qu'aurait pu être l'enfance de Peter Pan.
- Pourquoi Peter Pan ne souhaite pas grandir ?
- Pourquoi le Captaine Crochet porte-t-il un crochet ?
- Comment Peter est-il arrivé sur l'île imaginaire ?
- Pourquoi Peter s'appelle "Peter Pan" ?
- D'où viennent les enfants perdus ?
- Pourquoi le Capitaine Crochet reste amarré près de l'île ?
...
C'est une BD toute en couleur, sombre au début pour devenir très colorée par la suite...
Tout est pensé avec tellement de justesse...
On rit beaucoup, on pleure parfois...
Tantôt très dure, tantôt très tendre...
Cette bande dessinée est magique...
Je la conseille à tout le monde !
Merci à Tonkam d'avoir profité de la sortie du film d'animation "Amer béton" pour éditer cette intégrale des trois albums initialement parus (et introuvables en librairie actuellement). Ce véritable chef-d'oeuvre du manga se devait en effet d'être à nouveau accessible à tous, et cet album arrive donc à point nommé.
"Amer béton", c'est plus de 600 pages d'une histoire brutale, urbaine, déconcertante et passionnante. En réalité et au premier abord, l'album représente tout ce que les détracteurs de la BD nippone voient en elle : de la violence gratuite à tout va, une histoire malsaine et basique, un dessin en noir et blanc édité dans le sens Japonais, "à l'envers".
Mais penchons nous plus en avant sur cette petite bible : "Amer béton" est chargé de symbolisme, de part et d'autre de l'album, donnant à ce manga une ambiance incroyable et très personnelle. Le vent s'engouffrant dans les tours de béton, la ville mourrant petit à petit, sa population survivant dans une vérité factice, tout pèse ici de tout son poids sur le lecteur qui est happé dans cet univers hors du commun.
Et dans cette ville "trésor", on se passionne pour l'histoire et la destinée de Blanko et Noiro, tout simplement parce que leur profil psychologique est passionnant. Blanko est un enfant à qui il manque une très grosse part d'intellect. Et c'est son simili-autisme qui le rend incroyablement touchant, révélant sa joie dans les pires situations, et permettant finalement à Noiro de s'attacher à ce monde de merde et de haine. Il manque aussi à Noiro une très grande part d'un autre élément essentiel à la survie humaine, que vous découvrirez lors de la lecture de cet album. A priori invisible, cet élément transformera petit à petit un Noiro responsable, dur et au coeur sec, en véritable dépendant de Blanko qu'il éduque pourtant à son quotidien hostile.
Comme dit précédemment, "Amer béton" est avant tout une oeuvre pleine de symbolisme, parfois de manière graphique (une petite tortue rencontrée au détour d'une page n'y est jamais par hasard...) et parfois de manière narrative (les contradictions Noiro/Blanko, Frère du jour/Frère de la nuit,...), donnant à l'histoire une réelle profondeur et au lecteur de nombreuses pistes de réflexion. La fin et la rencontre de l'étrange Itachi vous donnera à elle seule manière à réfléchir de longues minutes, pour le peu que vous vous investissiez dans la lecture de ce pavé.
Un mot sur le dessin pour finir : aux premiers abords, il peut sembler n'être que peu maîtrisé, mais attention aux fausses apparences : "Amer béton" est tout simplement le manga le plus expressif qu'il m'ait été donné de lire. Les personnages volent littéralement de pages en pages, donnant l'espace d'un instant au lecteur que la ville gigantesque n'est qu'un jouet aux yeux des différents protagonistes de cette histoire. Les personnages par leurs attitudes et leurs mimiques possèdent un pouvoir narratif incroyable, tant l'humanité transpire du trait de l'auteur (et de son studio). L'utilisation de trames est réduite à sa plus simple expression, donnant à l'auteur tout l'espace nécessaire pour s'exprimer.
En bref, difficile à tout lecteur de passer à côté d'un album qui à mes yeux a autant d'importance dans le paysage de la bande dessinée internationale qu'un Watchmen, par exemple. Bonne lecture !
Oh, j’oubliais : je trouve le titre français génial, poétique et idéal.
C'est de loin la meilleure BD que j'ai jamais lue !
Les dessins sont super beaux, très soignés, très détaillés, on peut ressentir beaucoup d'émotions simplement avec les images.
L'histoire est très prenante, on s'attache vite aux personnages, ils ont beaucoup de personnalité et de particularités ... De plus, on se trouve pris dans l'aventure des héros de telle sorte qu'à chaque fois que l'on termine un tome on a envie de courir acheter le suivant !!
Cette BD humaniste est donc soignée et originale ... que des qualités !
Après l'île au trésor, il fallait oser poursuivre les aventures de ces boucaniers. Le scénario et l'atmosphère nous plongent directement dans l'ambiance.
Ce premier ouvrage surprend agréablement et captive les amateurs d'aventures. Pari gagné pour ce grand scénariste !
J'ai découvert bleach un peu après Naruto. Je me suis dit que ça devait être le même genre d'histoire et que je n'allais pas accrocher. Mais au contraire. C'est devenu mon manga préféré et j'attends toutes les semaines la sortie du nouveau scan et la sortie des tomes en france.
Les dessins sont magnifiques, les personnages bien travaillés et variés. On se prend vraiment dans l'histoire.
Ichigo un jeune ado, élevé par son père avec ses deux soeurs, peut voir des fantômes. Un jour il est attaqué par un monstre, et une chinigami (dieu des morts) vient le sauver et finit par lui donner son pouvoir. Il s'ensuit une histoire vraiment passionnante sur son évolution, son combat pour sauver la shinigami qui l'a aidé.
Le deuxième cycle, qui est en fait la suite du premier, voit apparaître de nouveaux personnages toujours plus forts et des combats encore plus époustouflants.
Un vrai chef d'oeuvre
Naruto est vraiment un manga passionnant. L'arrivé des Naruto Next Gen a permis de relancer la série et elle est encore plus passionnante qu'avant.
Des villages de ninja, des écoles, des équipes.... tout est réuni dans un univers vraiment intéressant. De plus le manga sait se prendre au sérieux mais aussi faire de l'humour de temps en temps, le tout étant très bien dosé.
L'adaptation animée est tout à fait honorable exceptés les épisodes qui ne correspondent pas au manga (c'est vous dire le niveau du manga).
De plus les dessins sont superbes et on peut trouver des tas de fan arts sur le net.
Je trouve dommage que peu de gens aiment ce manga. Il est vraiment bien fait d'un point de vue graphique et scénario.
Une belle histoire, des jolies filles, de beaux combats mais des dates de parution très longues ! Cela fait deux ans que j'attends la sortie du tome 4 et c'est cruel comme torture.
Pour aimer ce manga, il faut déjà aimer l'érotique mais aussi et surtout les histoires mystiques et vampiriques. Moi je trouve qu'il déchire trop !!!
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W.E.S.T
Le puissant éditeur Dargaud se permet de réunir des auteurs responsables de best-sellers pour lancer en grande pompe des séries promises au plus bel avenir. Parfois, devant ces associations ronflantes, on aimerait surprendre ce beau monde en sous-production... Ce qui n'est absolument pas le cas de W.E.S.T ! Sous ce sigle se rassemble une sorte de police secrète composée d'une bande de baroudeurs rompus aux coups durs. Dépendants du président des Etats-Unis, ces aventuriers du début du vingtième siècle sont d'abord chargés de déjouer un complot contre leur "patron", puis d'éliminer des éléments subversifs à Cuba (en attendant la suite). Sur ces trames, Dorrison et Nury bâtissent des intrigues possédant une documentation sans faille, ce qui n'empêche pas ce récit d'apparence classique de lorgner du coté du fantastique. Pleine de mystères, la narration est un modèle d'efficacité et de fluidité, parfait dosage d'action et de suspense. Les (nombreux) personnages intervenants sont soignés et surtout, n'étant pas d'un seul bloc, ils ne révèlent pas toutes leurs facettes d'un coup. Rossi se risque à la couleur directe pour illustrer cette série. son trait ne perd rien de sa précision, et les détails sont nombreux ici, et on ne peut qu'admirer son talent pour créer des ambiances fantastiques. Son sens de la reconstitution fait parfaitement voyager ses personnages, tous admirablement construits et personnalisés, tant au niveau de leurs visages que de leurs physionomies. Inutile d'ajouter que l'ensemble possède un grand savoir du mouvement et du spectaculaire, bien servi par une mise en page captivant à merveille l'espace. Voilà donc une série crée par de grands auteurs, sorte de policier fantastique aux apparences de western qui se dévore littéralement. L'oeuvre est si bien construite qu'elle paraît toujours originale et possède une identité bien à elle. Une des meilleures réussites de ces dernières années, un futur classique (si ce n'en est déjà un).
Gorazde
Joe Sacco est un héros. N'y allons pas par quatre chemins: ce qu'il a réalisé avec Gorazde remplace n'importe quel livre d'histoire ou article d'un journaliste gauchisant (forcément). On connaissait tous plus ou moins ce qui s'était passé dans un pays qui s'auto-éclatait (la Yougoslavie). On savait tous qu'il y avait eu des bombardements, des morts, que c'était la guerre en somme. On savait tous cela. Mais, est-ce mon jeune âge qui m'a empêché d'ouvrir les yeux sur ce génocide? Je pense que oui, à 10 ans on ne s'intéresse guère aux histoires de guerre... Mais 10 ans plus tard, on est en mesure de comprendre plus de choses sur l'être humain en générale. Et avec ce livre, des choses on en comprend et on en apprend surtout. Car j'étais vraiment très loin d'imaginer que cette guerre, basée sur la purification ethnique d'un état (ça donne la gerbe cette expression) fut aussi horrible, quand bien même il est possible d'établir une hiérarchie dans la cruauté. Ce reportage de guerre met en lumière le rôle de représentants étatiques dans cette abomination, celui de l'ONU, de l'OTAN des USA et des pays les plus puissants sur cette planète. La force de cette bd est dans la façon dont Saccoe fait parler ses "survivants", sans pathos exagéré. Et ça c'est très fort dès lors que l'on parle de sujets atroces. De plus, comme le disait mon collègue webmaster, Joe Saccoe ne se met jamais lui-même en avant. Gorazde apporte une réponse à toutes les questions que l'on se posait (ou pas d'ailleurs) sur cette guerre. A noter toutefois, que pour bien tout comprendre sur tout, il est nécessaire d'être hyper concentré. Mais en même temps, dès que l'on commence cette bd, le silence s'installe autour de nous sans que l'on s'en aperçoive... Joe Saccoe est, tout comme Jean Hatzfeld pour son travail sur le génocide rwandais, un auteur ayant un talent fou pour s'effacer et laisser la parole aux victimes Je terminerai par dire que ce genre d'oeuvre devrait, à mon sens, faire partie des programmes scolaires car elles ont au moins aussi légitimes que les indéboulonnables Corneille et autres Beaumarchais...
Petzi
Vous lisez là un avis des plus subjectifs, puisque ma note relève du rapport particulier que j'ai eu avec les albums de Petzi. C'est comme une madeleine de Proust. C'est en effet avec cette bande dessinée que mon père m'a appris à lire quand j'avais 4 ou 5 ans. J'ai très vite dévoré tous les albums. J'adorais les péripéties qui amenaient Petzi et ses amis à rencontrer plein de personnages étonnants dans d'étranges endroits. C'est grâce à Petzi au Pôle Nord que j'ai appris ce qu'était une aurore boréale. C'est aussi avec Petzi que je me rappelle avoir découvert l'humour dans la lecture. Je me souviens que dans un album, Petzi et ses amis sont dans un cirque. Un "Monsieur Loyal" annonce le nain le plus grand du monde. Arrive un personnage de taille normale. Ensuite il annonce le géant le plus petit du monde et c'est le même gars qui revient sur scène. C'est "con" mais ça me fait encore marrer rien que d'y penser. Il y a en plus ces animaux plus petits telle que la tortue Caroline qui font des gags "parallèles" à l'histoire un peu comme la coccinelle de Gotlib. J'adorais donc cette série et j'ai lu ensuite les histoires à mon petit frère. Vers 12 ans j'ai donné tous les albums à d'autres enfants (ce que je regrette aujourd'hui). Je n'ai gardé que le Pingo en peluche (que j'ai encore d'ailleurs). Je n'ai plus relu d'albums depuis. J'ai feuilleté cependant les nouvelles éditions. Je regrette l'apparition des bulles car en apprenant à lire, je me souviens que j'appréciais le va-et-vient entre le texte et l'illustration imposé par la lecture des dialogues sous les images. Par ailleurs, j'ai l'impression que les couleurs ont été modifiées et sont plus froides qu'avant. Ce qui fait que visuellement j'ai eu l'impression d'avoir affaire à un dessin différent qui ne correspond pas à mon souvenir "enchanté". Pour moi c'est une série culte pour les enfants. Je pense que les histoires sont bien ficelées et la galerie de personnages très riches. De plus les valeurs véhiculées par ces aventures sont saines (sauf si comme Petzi on ne mange que des crêpes et du riz au chocolat). Je me demande tout de même si maintenant les enfants apprécient ces aventures de la même manière. Je l'espère.
Peter Pan
Je pense pouvoir dire assez facilement que c'est la bande dessinée que je peux lire sans me lasser... Loisel a fait le pari un peu fou de retracer un pan de l'enfance de Peter... Nous avons encore tous en mémoire la superbe adaptation par Disney du roman de Matthew Barrie. A partir des questions qui forment l'essence même du syndrome de Peter Pan, Loisel a cherché à raconter en 6 tomes seulement une histoire parmi tant d'autres possibles, de ce qu'aurait pu être l'enfance de Peter Pan. - Pourquoi Peter Pan ne souhaite pas grandir ? - Pourquoi le Captaine Crochet porte-t-il un crochet ? - Comment Peter est-il arrivé sur l'île imaginaire ? - Pourquoi Peter s'appelle "Peter Pan" ? - D'où viennent les enfants perdus ? - Pourquoi le Capitaine Crochet reste amarré près de l'île ? ... C'est une BD toute en couleur, sombre au début pour devenir très colorée par la suite... Tout est pensé avec tellement de justesse... On rit beaucoup, on pleure parfois... Tantôt très dure, tantôt très tendre... Cette bande dessinée est magique... Je la conseille à tout le monde !
Amer Béton
Merci à Tonkam d'avoir profité de la sortie du film d'animation "Amer béton" pour éditer cette intégrale des trois albums initialement parus (et introuvables en librairie actuellement). Ce véritable chef-d'oeuvre du manga se devait en effet d'être à nouveau accessible à tous, et cet album arrive donc à point nommé. "Amer béton", c'est plus de 600 pages d'une histoire brutale, urbaine, déconcertante et passionnante. En réalité et au premier abord, l'album représente tout ce que les détracteurs de la BD nippone voient en elle : de la violence gratuite à tout va, une histoire malsaine et basique, un dessin en noir et blanc édité dans le sens Japonais, "à l'envers". Mais penchons nous plus en avant sur cette petite bible : "Amer béton" est chargé de symbolisme, de part et d'autre de l'album, donnant à ce manga une ambiance incroyable et très personnelle. Le vent s'engouffrant dans les tours de béton, la ville mourrant petit à petit, sa population survivant dans une vérité factice, tout pèse ici de tout son poids sur le lecteur qui est happé dans cet univers hors du commun. Et dans cette ville "trésor", on se passionne pour l'histoire et la destinée de Blanko et Noiro, tout simplement parce que leur profil psychologique est passionnant. Blanko est un enfant à qui il manque une très grosse part d'intellect. Et c'est son simili-autisme qui le rend incroyablement touchant, révélant sa joie dans les pires situations, et permettant finalement à Noiro de s'attacher à ce monde de merde et de haine. Il manque aussi à Noiro une très grande part d'un autre élément essentiel à la survie humaine, que vous découvrirez lors de la lecture de cet album. A priori invisible, cet élément transformera petit à petit un Noiro responsable, dur et au coeur sec, en véritable dépendant de Blanko qu'il éduque pourtant à son quotidien hostile. Comme dit précédemment, "Amer béton" est avant tout une oeuvre pleine de symbolisme, parfois de manière graphique (une petite tortue rencontrée au détour d'une page n'y est jamais par hasard...) et parfois de manière narrative (les contradictions Noiro/Blanko, Frère du jour/Frère de la nuit,...), donnant à l'histoire une réelle profondeur et au lecteur de nombreuses pistes de réflexion. La fin et la rencontre de l'étrange Itachi vous donnera à elle seule manière à réfléchir de longues minutes, pour le peu que vous vous investissiez dans la lecture de ce pavé. Un mot sur le dessin pour finir : aux premiers abords, il peut sembler n'être que peu maîtrisé, mais attention aux fausses apparences : "Amer béton" est tout simplement le manga le plus expressif qu'il m'ait été donné de lire. Les personnages volent littéralement de pages en pages, donnant l'espace d'un instant au lecteur que la ville gigantesque n'est qu'un jouet aux yeux des différents protagonistes de cette histoire. Les personnages par leurs attitudes et leurs mimiques possèdent un pouvoir narratif incroyable, tant l'humanité transpire du trait de l'auteur (et de son studio). L'utilisation de trames est réduite à sa plus simple expression, donnant à l'auteur tout l'espace nécessaire pour s'exprimer. En bref, difficile à tout lecteur de passer à côté d'un album qui à mes yeux a autant d'importance dans le paysage de la bande dessinée internationale qu'un Watchmen, par exemple. Bonne lecture ! Oh, j’oubliais : je trouve le titre français génial, poétique et idéal.
Aldébaran
C'est de loin la meilleure BD que j'ai jamais lue ! Les dessins sont super beaux, très soignés, très détaillés, on peut ressentir beaucoup d'émotions simplement avec les images. L'histoire est très prenante, on s'attache vite aux personnages, ils ont beaucoup de personnalité et de particularités ... De plus, on se trouve pris dans l'aventure des héros de telle sorte qu'à chaque fois que l'on termine un tome on a envie de courir acheter le suivant !! Cette BD humaniste est donc soignée et originale ... que des qualités !
Long John Silver
Après l'île au trésor, il fallait oser poursuivre les aventures de ces boucaniers. Le scénario et l'atmosphère nous plongent directement dans l'ambiance. Ce premier ouvrage surprend agréablement et captive les amateurs d'aventures. Pari gagné pour ce grand scénariste !
Bleach
J'ai découvert bleach un peu après Naruto. Je me suis dit que ça devait être le même genre d'histoire et que je n'allais pas accrocher. Mais au contraire. C'est devenu mon manga préféré et j'attends toutes les semaines la sortie du nouveau scan et la sortie des tomes en france. Les dessins sont magnifiques, les personnages bien travaillés et variés. On se prend vraiment dans l'histoire. Ichigo un jeune ado, élevé par son père avec ses deux soeurs, peut voir des fantômes. Un jour il est attaqué par un monstre, et une chinigami (dieu des morts) vient le sauver et finit par lui donner son pouvoir. Il s'ensuit une histoire vraiment passionnante sur son évolution, son combat pour sauver la shinigami qui l'a aidé. Le deuxième cycle, qui est en fait la suite du premier, voit apparaître de nouveaux personnages toujours plus forts et des combats encore plus époustouflants. Un vrai chef d'oeuvre
Naruto
Naruto est vraiment un manga passionnant. L'arrivé des Naruto Next Gen a permis de relancer la série et elle est encore plus passionnante qu'avant. Des villages de ninja, des écoles, des équipes.... tout est réuni dans un univers vraiment intéressant. De plus le manga sait se prendre au sérieux mais aussi faire de l'humour de temps en temps, le tout étant très bien dosé. L'adaptation animée est tout à fait honorable exceptés les épisodes qui ne correspondent pas au manga (c'est vous dire le niveau du manga). De plus les dessins sont superbes et on peut trouver des tas de fan arts sur le net.
Dark Crimson - Vampire master
Je trouve dommage que peu de gens aiment ce manga. Il est vraiment bien fait d'un point de vue graphique et scénario. Une belle histoire, des jolies filles, de beaux combats mais des dates de parution très longues ! Cela fait deux ans que j'attends la sortie du tome 4 et c'est cruel comme torture. Pour aimer ce manga, il faut déjà aimer l'érotique mais aussi et surtout les histoires mystiques et vampiriques. Moi je trouve qu'il déchire trop !!!