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Couverture de la série Le Prince de la Nuit
Le Prince de la Nuit

Le Prince de la nuit est une BD qui parle de la lutte qui oppose la famille Rougemont à Kergan un vampire très puissant. Au Moyen Âge, Kergan se présente comme un troubadour dans le château du conte de Rougemont et boit le sang de la femme de ce dernier. Le conte part alors à sa poursuite et jure que ses descendants le vengeront s'il ne parvenait pas à vaincre le monstre. C'est donc une bataille à travers les âges que nous propose ici Yves Swolfs. L'histoire est vraiment incroyable. On est tenu en haleine de bout en bout. L'idée de nous raconter le combat contre Kergan à travers les époques en alternant les périodes du passé avec les années 30 est une réussite totale. Swolfs nous guide pas-à-pas vers la connaissance puis la compréhension de toute l'ampleur du combat que mène Vincent héritier des Rougemont. L'ambiance est fabuleuse. On se croirait vraiment dans le château de Kergan et on sentirait presque son souffle sur notre cou... (frisson d'horreur)... Le premier cycle est malgré tout légèrement mieux que le second car plus rythmé. Pour le dessin, comme je l'ai dit dans mon avis sur Durango, je n'aime pas la façon dont a Swolfs de dessiné les visages de ses personnages mais une fois dans ma lecture, j'oublie bien vite ce détail. C'est un peu comme un vin qui aurait une entrée en bouche un peu acide mais qui une fois sur la langue et le palais révèlerait toute sa saveur. Enfin ce n'est que mon opinion. La mise en couleur apporte clairement un plus au graphisme. Elle colle parfaitement à l'ambiance qui se dégage du dessin et du récit. Bien joué madame Swolfs :) Le Prince de la nuit est une excellente série qui ne souffre d'aucun défaut à mon goût. Lisez cette histoire ! Culte !

24/05/2007 (modifier)
Couverture de la série Shenzhen
Shenzhen

C'est par cet album que j'ai connu l'auteur. Ces tranches de vie quotidienne dans un pays qui n'est pas le vôtre sont absolument tordantes. On y découvre certes un pays vu par les yeux d'une personne qui n'en est pas fan, mais la désinvolture du conteur et ses nombreuses anecdotes croustillantes font de ce gros pavé un réel bonheur à chaque relecture. Shenzhen est à mes yeux, avec Pyongyang, la meilleure création de Guy Delisle. Très loin en tout cas de ses autres titres beaucoup moins intimistes parus chez d'autres éditeurs.

24/05/2007 (modifier)
Par jet
Note: 5/5
Couverture de la série Battle Royale
Battle Royale

Stressant, violent, étonnant, attendrissant... Bref un cocktail de sentiments explosif (hein Mimura !). N'ayant jamais vu le film, ni lu le bouquin la découverte et l'étonnant, face à cette idée sadique de faire s'entretuer des élèves de 3ème fut vraiment brutale. En effet c'est très violent, c'est très stressant, dérangeant, parce que ne vous a-t'il pas une seule fois traversé l'esprit "et si c'était vrai, comment moi ou mes proches réagiraient..." Et on se pose des questions bizarres, on voit les réactions de chacun des personnages et on se trouve forcément des ressemblances ou (probables) réactions communes : entre le pétage total de plombs, les idées de vengeance et d'injustice, les envies de retrouver ses amis, les envies de tuer ses amis, les envies de suicide... Voila pourquoi ce manga est dérangeant parce qu'il est difficile d'admettre que nous, ou certains de nos proches, pourrions nous tuer dans de telles circonstances... C'est vrai que les élèves sont assez caricaturaux (pro de boxe chinoise, pro de l'informatique, un homo, une "salope" et des nunuches...) mais ça reste un manga, une histoire qui se veut flippante mais pas forcément top réaliste. Enfin les dessins sont vraiment très réussis, dommage que blitz royale n'ait pas eu la chance d'avoir les mêmes... Pour public averti quand même et âmes sensibles S'ABSTENIR.

21/05/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5
Couverture de la série Un homme est mort
Un homme est mort

Décidément les Editions Futuropolis nouvelle génération sont à suivre. Engagés, soignés, recherchés, leurs projets d’édition sont presque tous de qualité. Un Homme est mort vient renforcer cette opinion. On connaissait déjà le goût d’Etienne Davodeau pour les petites histoires, les petites gens, les faits oubliés. Sa rencontre avec Kris, scénariste encore peu connu, fait mouche avec cette BD. Au besoin presque obsessionnel de l’un de ranimer cette histoire répond la recherche de l’autre en matière d’histoire à la marge. Mis à part dans les rangs (de plus en plus clairsemés) du PCF et de la CGT, rares sont les gens qui se souviennent de cette histoire. Et surtout le prisme des media et la patine du temps a forcément modifié, gauchi la réalité. Kris et Davodeau, soucieux d’aller le plus loin possible dans la reconstitution des faits, ont donc décidé de faire des recherches, de multiplier les entretiens avec les acteurs de l’époque… Un travail de fourmi, mais qui résulte en un album incroyable, aussi intéressant par la BD elle-même que par le dossier qui la complète, qui permet d’apporter un éclairage très intéressant sur les évènements et leur contexte. En tous points le travail des deux auteurs est remarquable. La cotation de « culte » est ici impropre, puisqu’il n’y a pas, a priori, moins clérical qu’un syndicaliste et que cet ouvrage est un panégyrique –pas trop poussé cependant- de la solidarité des travailleurs. Je le qualifierai donc de monument, de testament à transmettre aux générations futures, pour ne pas oublier les petites histoires de notre Histoire. Un seul petit regret, que le dossier ne comporte pas des pages d’Oxo, le dessinateur qui avait commencé à travailler sur l’album, avant d’être trop submergé par d’autres projets.

20/05/2007 (modifier)
Par Ludovic
Note: 5/5
Couverture de la série Les Légendaires
Les Légendaires

Une série qui paraît très enfantine mais en fait on y trouve toute les valeurs des héros, loyauté, entraide, esprit d'équipe et tout ça. Et c'est vraiment pas mal du tout. Je conseille à tout le monde qui lit ces commentaires d'aller feuilleter quelques pages pour être sur de ne rien rater des séries géniales du moment.

19/05/2007 (modifier)
Par chris.24
Note: 5/5
Couverture de la série Quartier lointain
Quartier lointain

Ayé... j'ai lu (je devrais dire "fini", pfffiou !) les 400 pages de Quartier Lointain ! J'ai adoré ! Superbe scénario plein de poésie, de sensibilité et de sentiments à fleur d'image... Et quel talent pour nous faire plonger à notre tour dans la vie d'un jeune garçon au japon à la fin des années 40 ! Je ne suis absolument pas d'accord avec les quelques critiques que j'ai lues sur un site où il était dit qu'on assistait là à une sorte d'introspection psychanalytique sur les rapports entre ses parents, sur ces propres questionnements envers son rôle familial et sa place... Ces questions sont abordées bien sûr mais de façon très légère et au service finalement de l'enquête/surveillance que mène le personnage pour découvrir et empêcher le départ de son père... Ça n'a rien d'un long discours psychanalytique... Je n'ai absolument pas vécu et ressentie l'histoire sous cet aspect... A la fin du livre on se prend à rêver d'un autre volume où on découvrirait ce que sont devenus les amis de son enfance, si son retour en arrière a modifié quelque chose, il y a matière à faire une suite il me semble... En tout cas c'est une oeuvre à lire et à posséder sans hésitation pour moi ! La seule envie serait une version entièrement colorisée... J'ai eu un peu de mal au passage des 8 premières planches couleur à celles en noir et blanc... Pourtant certaines sont très belles, comme des gravures, mais d'autres sont aussi plus simples... Et il y avait matière à nous émerveiller avec des couleurs, que ce soit au niveau des paysages, ou même au niveau architectural, cela aurait permis aussi une meilleure information sur l'esthétique de l'époque... Chris.

19/05/2007 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Les Sous-sols du Révolu
Les Sous-sols du Révolu

Les sous-sols du révolu est pour moi un des meilleurs albums de Marc-Antoine Mathieu ce qui, au regard de la qualité des albums précédents, en fait tout de suite un chef d’œuvre – ce qui est d’ailleurs le sujet du livre. L’album présente une réflexion extrêmement poussée sur l’art, la représentation du réel, la conservation des œuvres et leur exposition, servie avec une intelligence rare, un humour très fin, et une sensibilité pleine d’humilité qui, ultime qualité, met en pratique la théorie discutée dans le livre par un va et vient incessant entre différentes chaînes de représentés et de représentants. Il est vrai que le lien entre les différents chapitres semble ténu, le fil conducteur étant la découverte des diverses fonctions et aspects du Louvre plutôt qu’une histoire construite linéairement - cela déconcertera les lecteurs s’attendant à lire une BD classique. Mais il existe bel et bien un fil conducteur et la construction du livre, qui fait penser à l’histoire publiée dans l’album collectif sur « Le retour de Dieu », inscrit tous les chapitres dans un très grand dessein, en incluant d’ailleurs le lecteur qui devient partie intégrante de l’œuvre par une ultime mise en abyme sur le mystère liant l’œuvre au regard et sur les spécificités du 9e art. Plus encore que dans ses précédents albums, Marc-Antoine Mathieu fait constamment appel à l’intelligence et à l’œil du lecteur, qui se transforme en complice d’Eudes le Volumeur et en élément essentiel de son œuvre. C’est tout simplement génial. Nul doute que des livres seront écrits pour décrypter l’incroyable richesse de celui-ci, contribuant ainsi à reproduire la chaîne des experts dont Eudes ne constitue qu'un maillon.

19/05/2007 (modifier)
Couverture de la série Blueberry
Blueberry

Après avoir lu, on aurait du mal à s’imaginer un far-west différent tant l’ambiance (dessin est scénario) parait juste. On peut noter que les astuces de Blueberry sont répétitifs (on va effacer une trace de pas par-ci, en rajouter par là…)… J’ai apprécié les derniers renouvellements apportés à partir de Arizona Love sous l’égide de Giraud car on y découvre une autre facette de Blueberry. Seul problème au niveau du dessin, les visages ne sont pas assez expressifs, à contrario, les décors sont vraiment superbes… Mis à part ces petits défauts… il ne reste que de grandes qualités maintes fois reprises dans les autres commentaires… Je me contenterai de redire que l’histoire est vraiment prenante, les personnages charismatiques… et que le dessin est vraiment bon. Vu l’impression que ma laissée la bd... heureusement que j’ai surpassé les mauvais souvenirs laissés par le film.

18/05/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Arq
Arq

PARFAIT !!!! J'avais découvert Andréas avec Cromwell Stone que j'avais adoré. Ensuite je suis passé à la série Capricorne qui ne fit que confirmer tout le bien que je pensais de cet incroyable auteur qu'est Andréas. C'est enthousiaste que j'ai attaqué la série "Arq". Je viens de finir le premier cycle, c'est à dire les 6 premiers tomes. C'est difficile d'exprimer un avis sur une telle oeuvre. Le dessin est maîtrisé, la colorisation est sobre mais efficace mais c'est surtout le cadrage qui retient l'attention : il est tout simplement incroyable, toujours innovant. La lecture devient moins linéaire et le récit prend du volume. Le scénario déborde d'imagination, le tout est d'une cohérence exemplaire. L'univers mis en place est riche, parfois complexe, et au final toujours logique lorsque l'on a les clés. Ce projet est grandiose également d'un point de vue technique, le fait de changer de support à chaque cycle, et par la même occasion de type de colorisation, démontre l'ambition et les moyens mis en oeuvre pour que cette série devienne LA série immanquable. En ce qui me concerne, elle devient la nouvelle référence, un vrai plaisir à lire tant visuel qu'intellectuel.

18/05/2007 (modifier)
Par André
Note: 5/5
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

J'ai du mal à croire que l'on puisse ne pas aimer du tout cette bande dessinée!!! Parce que là tout y est: de l'humour ,de la réflexion (gauchisante certes, mais enfin on connait Larcenet) et de l'émotion surtout. Manu Larcenet réussit parfaitement l'alchimie entre rires et larmes et que l'on soit de gauche, de droite (ou même du centre...), cette série touche à peu près tout le monde dans la mesure ou des changements radicaux dans sa vie on en a tous, des replis sur soi également, des interrogations sur le passé, le présent et l'avenir aussi. Sous une autobiographie déguisée, Larcenet nous invite, non pas à découvrir sa vie à proprement parler, mais à réfléchir à la notre. Je pense que le but de cette bande dessinée est double. Premièrement, elle est le résultat d'une auto analyse de l'auteur, désirant rejeter ses démons, ses angoisses tout en y ajoutant une bonne dose d'humour. Ensuite, le lecteur doit refermer le livre avec ces mêmes sentiments: un sourire au coin des lèvres, mais la tête remplie de question plus ou moins existentielles. Pour terminer, je dirai que qualifier cette bande dessinée pour ‘Bobo’ est aussi ridicule que ce qu'une partie des détracteurs du neuvième art peut dire à propos de celui-ci, à savoir: "la bd c'est pour les bobos"... (entendu plusieurs fois)

17/05/2007 (modifier)