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Calvin et Hobbes (Calvin and Hobbes)

Note: 4.33/5
(4.33/5 pour 76 avis)

Angoulême 1992 : Alph-Art du meilleur album étranger pour le tome 2 Vous prenez Boule et Bill... Vous remplacez Boule par un gamin de 5 ans Calvin, haut comme trois pommes... et Bill par Hobbes un tigre en peluche mais bien réel pour le petit Calvin.


Angoulême : récapitulatif des séries primées Auteurs complets Best of 1980-1989 Les Fauves Les meilleurs comics Strips Universal Press Syndicate

Calvin, il croit au père Noël (mais vieil Elfe ou espion de la CIA...), il est en réalité "Hyperman", il hait sa babysitter et Susie, sa voisine de classe et de paté de maison. L'Ecole il voudrait la détruire par tous les moyens, il a une passion pour les dinosaures, la télévision, et les comics de superhéros que Hobbes lit toujours avant lui. Ses repas : des limaces, vomi de la veille, concoction de purée de fourmis et de larves d'insecte puant...des pattes d'araignée... Sa mission découvrir d'autres planètes : oui je ne vous ai pas dit Calvin c'est aussi Spiff le Spationaute... Ses désirs et envies : voir son argent de poche augmenter, recevoir les 80 000 cadeaux de sa liste de Noël dont un lance flamme, un lance roquettes, une bombe nucléaire...des cadeaux utiles :). Il veut changer ses parents, manger des pizzas et des hamburgers, veut devenir un mutant...déteste quand son tigre lui saute dessus à peine rentré de l'école. Et par dessus tout ça il aime son tigre Hobbes et il partage tout avec lui comme par exemple le célèbre club DEFI : Dehors Enormes Filles Informes...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1988
Statut histoire Strips - gags 24 tomes parus
Couverture de la série Calvin et Hobbes

14/08/2001 | ju-pascdm
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Par Seube
Note: 4/5
L'avatar du posteur Seube

En résumé : 4,5/5 version US / anglophone. Cette BD est pour moi le meilleur remède pour remonter le moral. On sourit, on rigole, on s'attendrit et j'aime la position de l'auteur, assez anticonformiste tout en réussissant à diffuser un discours universel et bienveillant. Ça ne peut pas faire de mal, ça ne peut faire que du bien. Les petites histoires sont toutes dirigées par une ligne de conduite claire, qui n'est autre que le point de vue de Bill Watterson sur l'homme moderne, l'évolution de la société et l'importance du temps libre et de la liberté d'expression qu'il faut offrir à un enfant. Je le considère culte, oui, mais je ne mettrai pas 5/5 un petit peu principe : je n'ai pas envie de posséder l'ensemble. J'ai 2 tomes et ça me convient parfaitement, sauf que ça casse un peu mon approche relative à la collection et je considère ces petites histoires comme un appoint. Mais un appoint que je veux toujours posséder ! Si vous en avez la possibilité, évitez la version française pour garder la formule originale et apprendre/entretenir votre anglais avec le smile ! Un dernier commentaire qui sort du cadre : j'aime bien les auteurs droits dans leurs bottes, et il semblerait que celui-ci n'a jamais cédé aux pressions reçues pour créer des produits dérivés, et toutes les royalties qui vont avec. Il aurait même fait en sorte de bloquer toute initiative qui irait dans ce sens après sa mort. Pourtant, on serait bien tenté d'acheter peluches, figurines, lithographies et affiches en tout genre... Et en plus, le gars se trouvait dans un environnement où gagner de l'argent et consommer étaient LE leitmotiv écrasant des Etats-Unis ! Une position à contre-courant qui reflète donc une belle humilité et qui force le respect.

19/03/2021 (modifier)
Par Lamat
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Vous n'aimez pas la BD américaine remplie de poncifs et de gags réutilisés jusqu'à essorage ? Vous haïssez les strips de 3 cases au format trop réducteur ? Vous détestez les dessins en noir et blanc alors que depuis 1960 le monde est en couleur ? Moi c'est pareil... Mais je me suis soigné en lisant Calvin et Hobbes ! Tout a déjà été dit dans les commentaires précédents donc je ne vais pas en rajouter. Cet horrible gamin (même lui dit qu'il n'aimerait pas être le père d'un gosse tel que lui) et son doudou sont indispensables. Carrément ! Naviguant entre aventures réelles épiques et voyages fantasmés avec son tigre (en peluche... ou pas) Calvin vous emmènera en voyage parfois très loin de la Terre. Une BD que l'on peut la lire de 6 à 106 ans (et à 2 c'est encore mieux). Idéal également pour apprendre l'américain "tel qu'on le cause" en achetant les versions américaines qui présentent une mise en page différente des versions françaises. J'adore !

08/12/2020 (modifier)
Par klechko
Note: 5/5

C’est en lisant l’autre soir et pour la première fois avec mon fils de 7 ans un volume de Calvin et Hobbes (le numéro 17 parce qu’il y a un peu de couleur) que je me suis demandé si je n’avais pas omis d’écrire quelques mots sur ce que je considère comme étant une immense série dont nombres de volumes m’accompagnent depuis au moins une vingtaine d’années. Après vérification c’est avec un peu de honte que je me suis rendu compte que oui ! Quel oubli ! Ce qui est merveilleux avec Calvin et Hobbes et je m’en suis aperçu à côté de mon fils, c’est que c’est vraiment une BD intergénérationnelle et intemporelle (enfin c’est mon avis) qui s’apprécie toutefois de manière différente en fonction de l’âge du lecteur. Cela je ne l’avais pas vraiment perçu moi-même car j’ai découvert Calvin et Hobbes alors que j’étais déjà presque adulte. Un soir donc, alors que je cherchais une petite histoire sympa à lire avec mon petit garçon, je suis tombé sur un exemplaire de Calvin et Hobbes et je me suis tout de suite dit que c’était encore trop tôt pour lui car il n’allait pas en comprendre les subtilités et puis finalement je me suis dit essayons ! Et là, surprise ! La lecture était ponctuée des nombreux éclats de rire de mon fils qui vivait les situations à sa manière avec son regard d’enfant et bien sûr sans la compréhension des réflexions proposées par l’auteur mais juste avec le plaisir de lire un BD humoristique dans laquelle un petit garçon et son doudou, qu’il imagine vivant à ses côtés, vivent des aventures extraordinaires que ce soit au milieu des dangereux dinosaures, aux commandes d’engins spatiaux (Ah ! Spiff le spationaute !) ou tout simplement dans le jardin enneigé de ses parents. Et s’il ne rêve pas, que dire sur les situations que Calvin vit à l’école, avec la baby-sitter Rosalyne, sa voisine et camarade de classe Susie, sa maitresse Madame Wormwood, lorsqu’il doit faire ses devoirs ou lorsqu’il rend chèvre ses parent ! Il faut dire que Calvin n’a pas son pareil pour générer des catastrophes mais c’est aussi cela qui le rend attachant. Je dois dire que je ne m’attendais pas à une telle effusion car je ne me souviens pas, à son âge, avoir autant ri aux éclats en lisant un Boule et Bill, un Snoopy, un Léonard, un Robin Dubois ou d’autres BD comiques que j’affectionnais alors. C’est dans ces moments que l’on mesure vraiment la créativité et finalement le génie de certains auteurs. Avec un regard d’adulte, si l’on s’amuse toujours, on réfléchit aussi et l’on ne peut que saluer la manière avec laquelle Bill Watterson décrit cette douce période qu’est l’enfance avec son imaginaire, ses petites manies, ses « petits tracas ». Le contenu est très riche, l’auteur aborde de nombreux thèmes et utilise ses personnages pour faire de l’esprit par des réflexions que je trouve souvent savoureuses mais surtout, il porte une « critique » sur les adultes que nous sommes tous devenus et qui avons délaissé voire oublié le petit garçon ou la petite fille que nous étions jadis et le « Hobbes » qui nous accompagnait et à qui nous avions donné vie et avec qui, sans nul doute, nous vivions aussi des aventures extraordinaires. Pour ma part, je ne vais jamais d’une traite au bout d’un ouvrage, j’aime bien lire quelques strips gags par-ci par-là, à l’image d’un recueil de poèmes, je l’ouvre, j’en lis deux ou trois, je le referme et j’y revient dès que l’envie survient avec la certitude de découvrir à chaque passage quelque chose de nouveau qui m’avais échappé. C’est de toute manière toujours l’occasion de se nourrir de quelques bons-mots, de se rappeler qu’un jour nous aussi avons été des enfants et ainsi garder un pied dans l’imaginaire et parfois de se remémorer avec une certaine nostalgie quelques situations que nous avons vécu (ou que nous avons rêvé) jadis. Il y a plein de chose dans la vie dont on pourrait aisément se passer, toutefois on gagne vraiment à en connaitre certaines et pour moi « Calvin et Hobbes » fait partie de celles-ci. En ce qui concerne les dessins, je les trouve particulièrement adaptés à l’exercice, le trait est simple et sans surcharges, l’expression des personnages est suffisamment adaptée aux situations et c’est efficace comme cela. Si le noir et blanc ne me dérange pas, je conseille de se procurer les strips en couleur si vous souhaitez faire découvrir la BD à de jeunes enfants, c’est je pense pour eux visuellement plus accessible. Alors évidemment, en ce qui concerne la série complète avec ses 24 volumes, il faut bien avouer que la production est assez inégale mais quoi de plus normal finalement au vu de la difficulté de l’exercice il y a forcément des répétitions ou des situations qui prêtent moins à rire. Malgré une certaine irrégularité je place cette série dans mes immanquables car d’une part, il est rare et difficile d’arriver à réunir l’intérêt de plusieurs générations et d’autre part parce que la qualité et la finesse de certaines réflexions le méritent amplement. En bref, dans le genre, il n’y a pour moi et à ma connaissance rien de comparable. Une série à mettre dans toutes les mains donc et si l’achat de la série complète n’est pas indispensable, il faut au moins avoir lu quelques gags et alors peut-être que ceux-ci inciteront à en découvrir d’autres ! Tiens, c’est bientôt les fêtes de noël, un cadeau tout trouvé ? Allez, pour finir, une petite pensée bien d’actualité pour la période : « Je me demande s'il est sage de bien se conduire avant Noel juste pour avoir plus de cadeaux ? En réalité, ça prouve juste qu'on peut m'acheter »

12/12/2016 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
L'avatar du posteur JAMES RED

Une très belle série, moins enfantine qu'il n'y paraît et qui traite habilement de la solitude d'un enfant s'inventant un animal en peluche parlant du nom de Hobbes comme le philosophe anglais. Peut-être Watterson décrit-il son enfance ? Il n'est pas nécessaire d'obtenir tous les albums, mais quelques uns tiendront une belle place dans une bibliothèque. Hormis Hobbes, son tigre en peluche, le monde de Calvin est assez restreint, ses parents américains de la middle class un peu désabusés, surtout son père. On trouve aussi quelques rares camarades de classe comme Susie Derkins, à la fois seule amie réelle de Calvin mais aussi détestée car étant une fille, Moe qui n'arrête pas de s'en prendre à lui ou encore l'institutrice qui s'agace de la flemmardise de Calvin. Une très belle série qui a connu un grand succès pendant 10 ans et s'est arrêtée en 1995.

11/08/2016 (modifier)

Calvin et Hobbes est pour moi une des plus belles choses que j'ai pu lire. Les personnages sont à la fois touchants et drôles, chaque chose est à sa place et ça fonctionne très bien, c'est un univers à part entière. Les réflexions sont souvent profondes mais conservent toujours une part de légèreté. J'ai commencé à lire la série à 7 ans et je pense pouvoir la relire à 77 ans avec la même satisfaction.

17/01/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

A force d'entendre parler de ce strip américain par plein de gens, je me suis décidé il y a 3 ou 4 ans à en lire en bibliothèque; le résultat fut positif, mais quand j'ai su qu'il y avait une torchée d'albums, je me suis méfié, et ce que je soupçonnais était bien réel : une sorte de répétition s'installe à la longue dans les gags, et lire 1 album ou 2 en entier, fait qu' on est vite saturé, d'où ma préférence à faible dose, ça passe mieux. Son succès fut si rapide qu'il a séduit plusieurs générations, aussi, les gens n'ont pas compris pourquoi Bill Watterson avait décidé d'arrêter son strip en 1995, après seulement 10 ans de succès, mais je comprends mieux pourquoi maintenant, il n'avait pas envie de lasser le public et pour éviter la redite, préféra arrêter en pleine gloire (et pourtant, au début, en 1985, personne n'en voulait) ; l'entreprise Garfield devrait s'en inspirer. Ce strip est un peu l'héritier des bandes intellectuelles apparues au début des années 50 aux Etats-Unis, comme Peanuts ou "Wizard of Id" (Le Magicien), il jongle entre réalité et imaginaire avec différentes sortes d'humour, tour à tour inventif, poétique, tendre, satirique, mais aussi parfois peu réfléchi, car tout n'est pas 100% bon. De plus, au contraire de tous les strips anciens où les décors étaient réduits à l'essentiel, et où le dessin était quelconque, dans "Calvin et Hobbes", le tout est très souvent soigné, le trait est plaisant ; moi ça m'aide en tout cas, car je ne suis pas très client des strips U.S. en général. Bref, voila un strip frais, imaginatif et intéressant, auquel je n'attribue qu'un bon 3/5, car je ne le trouve cependant pas assez exceptionnel pour mériter plus.

24/12/2013 (modifier)

Un jour, je suis tombé par hasard sur les histoires du galopin Calvin, vivant moult aventures avec son tigre en peluche Hobbes. J'ai immédiatement craqué. Je n'apprécie d'habitude pas ces bandes dessinées avec un gag par page, voire pire, un gag par ligne. Calvin & Hobbes est clairement l'exception qui confirme la règle. De mauvaises idées en têtes ? Hop, une petite page de Calvin & Hobbes pour se requinquer. Une journée pluvieuse ? Hop, une petite page de Calvin & Hobbes pour voir le soleil. Une humeur maussade ? Hop, une petite page de Calvin & Hobbes pour avoir le sourire. Calvin & Hobbes, le remède à de nombreux maux !

11/06/2007 (MAJ le 27/08/2013) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai avisé il n’y a pas très longtemps la série de comics, Une vie de chien, en lui attribuant 3 étoiles, et en lui reconnaissant quelques similitudes avec Calvin et Hobbes. Mais force est de reconnaître que Calvin et Hobbes est une série vraiment meilleure. C’est même la meilleure série de strips du genre que j’ai pu lire, et je ne peux pas lui attribuer moins de quatre étoiles ! En effet, même si je suis adepte de l’humour con, je n’ai rien contre l’humour intelligent. Et ici c’est de l’humour intelligent. Et c’est drôle ! Bien sûr, sur la très longue durée de cette série, tous les strips ne se valent pas, mais l’ensemble est quand même presque toujours d’un très bon niveau. Calvin, avec son énergie, sa mauvaise foi récurrente, est très bien accompagné par Hobbes, son public, mais aussi son miroir, sa bonne – et parfois sa mauvaise – conscience. Ce sont souvent les commentaires de Hobbes qui donnent toute leur saveur aux dires et agissements du gamin plein de vie. Une série tous publics, qui passe allègrement la barrière culturelle, mais aussi celle de l’âge. A lire vraiment !

09/04/2013 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue boy

Je ne connaissais pas du tout Calvin & Hobbes, deux personnages de bédé US nés dans les années 80. Circonspect au début, j’ai fini par succomber à leur espièglerie… Les six premières pages m’ont laissé de glace. Puis j’ai commencé à sourire les six suivantes pour terminer par des fou-rires récurrents jusqu’à la fin… Pour moi, c’est vraiment le comic strip comme je l’aime, un croisement entre Charlie Brown le gamin philosophe et Garfield le chat le plus odieux de la Terre. Les gags reposent sur deux ressorts principaux : le fait que Calvin soit le seul à voir sa peluche comme un vrai tigre (ah ! le monde de l’enfance !), lequel redevient peluche au regard impassible en présence d’autres protagonistes. Et ça, c’est vraiment très bien trouvé et hilarant au possible ! Le deuxième ressort, c’est la capacité de Calvin de déployer une énergie considérable pour générer des catastrophes tout en les justifiant avec talent, recourant à une logique imparable qui finit par faire douter ses parents et à les ridiculiser. Ça cadre bien avec notre époque où l’enfant est devenu le centre de toutes les attentions et de toutes les inquiétudes de parents largués souvent jusqu’au ridicule. Calvin, lui, en profite et se moque allègrement de ses géniteurs jusqu’à les rendre chèvres. L’auteur nous tend ici un miroir extrêmement drôle de nos sociétés en quête de (re-)pères…

21/12/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai souvent du mal avec ce genre de série humoristique anglo-saxonne, et pour plusieurs raisons. Mais rien de tout cela ici. J’ai adopté Calvin et Hobbes en un temps record même si je trouve que la série ne dévoile tout son potentiel qu’après 5 ou 6 tomes. Premier écueil évité : la traduction. Rares sont les gags qui tombent à plat ou deviennent incompréhensibles du fait d’une traduction mal appropriée. Je tiens à souligner la performance car je pense que l’art de la traduction devient d’autant plus délicat lorsque le texte est bref et humoristique. Chaque mot revêt une importance accrue et toute erreur se paie cash. Deuxième écueil évité : la répétition. Pourtant, bien des gags fonctionnent sur la même idée et/ou sur la même structure. Mais Bill Watterson parvient constamment à se renouveler et je ne citerais, pour exemple, que ces multiples concepts de bonhommes de neige imaginés par Calvin, au grand désespoir de son père… et pour le plus grand plaisir de mes zygomatiques. Après la lecture d’une vingtaine de tomes, et même si l’univers de cette série est maintenant bien balisé, je n’ai pas encore l’impression que celle-ci tourne en rond. C’est là une grande performance ! Troisième et dernier écueil évité : un humour facile dû à l’étroitesse du format. Bien souvent, ce genre de strip tombe dans la facilité et le gag déjà mille fois lu. Ici, l’univers de Calvin et Hobbes, même s’il est bien balisé, permet une grande variation tant sur le fond que dans la forme. Certains « gags » sont simplement tendres tandis que d’autres sont clairement acides. La poésie est régulièrement présente… les phrases cultes les plus absurdes aussi (« les filles, c’est comme les limaces : ça doit bien servir à quelque chose, mais à quoi ? ») Cette alternance dans le genre d’humour pratiqué, couplée à l’inventivité de son auteur, garantit un plaisir sans cesse renouvelé. De plus, lorsque le visuel est basique, le texte apporte une autre dimension au gag. Après, on peut ergoter. Oui, Calvin sert souvent de prête voix à son auteur et ses propos sont fréquemment trop adultes pour un enfant de 6 ans. Mais qu’importe tant que ce personnage reste cohérent. Le décalage entre les actes du calamiteux bambin et ses propos contribue justement à faire de la série une œuvre originale. Cet épuiseur de parents est hyperactif, dispose d’une imagination débordante, s’exprime à l’occasion comme un vieux sage, s’ingénie à faire tourner les personnes qui l’entourent en bourrique et demeure attachant. Par conséquent, et forcément, comment voulez-vous qu’il soit réaliste ? Enfin, Calvin et Hobbes ne serait rien sans Hobbes, et l’idée d’avoir donné vie dans l’imaginaire de l’enfant à son tigre en peluche est aussi belle que judicieuse. Par ce biais, Calvin et Hobbes me reconnectent avec la magie de l’enfance. Une lecture amusante pour des personnages attachants.

05/09/2011 (modifier)