Gunnm est vraiment un manga fabuleux... la grande classe !
Yukito Kishiro démontre par le biais de ce bijou qu'il possède une palette de scénarios, d'idées et de répliques ultra-variés. Il ne nous laisse nullement indifférent au monde qu'il a créé.
Un univers noir où la seul façon de survivre et d'être le plus dangereux, où la corruption et la souffrance sont les pièces maîtresses et où un brin de bonheur nous illumine.
Dès les premières planches j'ai été carrément fasciné, Gally est le type de personnage que l'on adopte directement: resplendissante, inédite et unique !
On la suit du début à la fin dans ses joies, ses peines, ses combats et j'en passe...
Mais il n'y a pas que Gally qui nous pousse à "lire" et à "relire" ce manga je ne sais combien de fois. L'auteur à donné vie à des personnages qu'il a prit soin de perfectionner dans les détails, à l'image de Makaku , un exemple parmi tant d'autres.
Et là et le charme, c'est qu'il permet à ses persos d'étre "intelligent" si l'ont peut dire, il leurs permet de dire des répliques simples et très constructive qui ne peuvent que nous inspiré.
"J'ai vécu dans la terreur et la souffrance mais la terreur et la souffrance peuvent être surmonter si tu en connais les principes".
Nous n'avons pas ici à faire à des scénarios bidons.
Je ne saurais exprimé que partiellement dans ce commentaire, le bonheur que me procure ce manga, je vous le conseille vivement.
PS: pour moi, le Tome 2 de Gunnm mérite le "Mangas d'or".
Il y eut avant "La quête de l'oiseau du temps" et après.
Avant : l'heroic fantasy française n'existait pas ou n'était qu'une pâle copie américaine.
Après : elle existe et a acquis directement ses lettres de noblesse.
Depuis il existe de bonnes séries mais elles sont et seront toujours comparées à "La quête de l'oiseau du temps".
Le graphisme somptueux n'a pas pris une ride en pratiquement 30 ans.
L'histoire est tout simplement parfaite.
Cette série est absolument indispensable dans toute bibliothèque de BD digne de ce nom.
Vous ne me verrez pas souvent noter une BD car je trouve cela trop suggestif.
Mais celle ci est tout simplement hors norme.
Enfin une BD sur le front russe mettant en scène les combats aériens. Scénario qui tient la route, dessins magnifiques et parfaitement colorisés. Une BD sympa pour ajouter dans la hotte du père Noel
Les 3 tomes sont tous plus beaux les uns que les autres
La meilleure bande dessinée que j'ai lue jusqu'aujourd'hui, avec un dessin très précis, très réussi, parce que ça doit vraiment être dur d'illustrer les idées les plus dingues d'Allan Moore.
Et pour le scenario, il est très bon, c'est le genre de BD que j'ai lu 5 fois au moins, et dont je découvre de nouveaux détails à chaque lecture.
Le seul défaut que je puisse lui trouver, et il n'est pas difficile à remarquer : les couleurs, même si on s'y habitue au cours de la lecture.
En bref c'est vraiment étrange qu'une BD aussi réussie et aussi longue ne coûte que 15 €.
Voila la bande dessinée qui avec Astérix m'a fait aimer la bd ! J’ai fait un peu de chemin depuis, mes goûts se sont affinés ; je préfère désormais l'heroïc fantasy et le travail d'Olivier Ledroit aux lignes claires... Quoi qu'il en soit, je viens de me rendre compte que je n'avais pas encore avisé.
La période Jacobs :
1) L'avant Marque jaune :
Le secret de l'espadon est ma bd préférée de toutes (oui, je sais, je choque quelque idées reçues). On y trouve un maximum d'aventure, un souffle épique parcourant les 3 tomes... Même s'il souffre de quelques défauts comme l'inégalité criante des dessins, il n'en reste pas moins inégalé sur le plan de la narration.
Note 4,5/5
Le secret de la grande pyramide est, à mon avis et, là aussi, je sais que je vais choquer, le plus mauvais de la période Jacobs ! Le graphisme est vraiment décevant comparé au précédent. On voit clairement l'influence de Hergé et de Tintin tant sur le scénar qui est convenu et consensuel au possible que sur le graphisme fade et sans aspérité.
Note 2/5
2) L'après Marque jaune :
Quoi qu'on pense de cet album c'est LE changement dans le monde de la BD, LE schisme. La marque jaune brille d'abord par son scénario. Une ambiance de polar noire et adulte matinée de science fiction. Ensuite les dessins réussissant à parfaire l'ambiance glauque.... bref un album qui a marqué l'histoire de la BD.
Note 4/5
La suite des aventures dessinées et scénarisées par Jacobs reste d'excellente facture et vaut bien un 4/5 dans son ensemble jusqu'au tome 1 des Trois formules du professeur Sato où graphiquement Jacobs explose.
L'après Jacobs :
C’est très inégal ! Si les premiers tomes tiennent la route, c'est à dire jusqu'à l'étrange rendez-vous (un bon 3.5/5).
Les 5 derniers tomes sont vraiment pitoyables ! On ne retrouve rien de l'esprit de Jacobs, les dessins sont inégaux et manquent de profondeur, on retrouve une simple ligne claire et des décors vides ! Alors que Jacobs faisait très attentions aux décors (cf. le piège diabolique) !! Quant aux scénarios, ils sont pour la plupart dénués d'intérêt, mention spéciale au sanctuaire du Gondwana qui n'est en fait que le troisième tome des sarcophages du 6e continent (un petit 1/5).
Je pense que depuis quelques années aucun effort n'est fait pour relancer la série, les éditeurs se contentent de ramasser leur argent, ils savent que ça se vendra bien quoiqu'il arrive...
Je relis cette petite série, et je retrouve les plaisirs de lire un chef d'œuvre du neuvième art ! UW1 .... Une Merveille !
Un scénario FABULEUX ! On va de surprise en surprise, on ne s'ennuie pas, on est tout de suite captivé par l'histoire. En effet, on commence en plein milieu de l'action, on découvre les personnages sur le tas. Le résultat donne une entrée en matière vraiment prenante ! Un scénario merveilleux, on voyage, entre les étoiles, avec les personnages. Les scènes sont parfaitement tournées : crédible, instructif bref efficace !
De plus l'histoire me semble plutôt réaliste, merveilleuse mais tellement terrifiante... Une merveille !
Les dessins sont travaillés, les expressions du visage sont (presque) toujours bien faites. Cette bd nous livre des planches époustouflantes. Un travail irréprochable. Vraiment rien a dire.
Une bd délicieuse à consommer sans modération. Une des merveilles qu'il faut posséder absolument.
Magnifique ! Tout simplement magnifique ! Une bd qui mérite largement sa réputation !
Des graphismes merveilleux ! Des couleurs qui collent parfaitement et qui aident à plonger encore plus profondément dans cette épopée.
Les dialogues sont superbement biens tournés, dans une langue qui est soutenue tout en étant très aisément compréhensible. Des alexandrins sublimes et, pour certaines tirades, drôles !
Pour le scénario, il nous capte dès les premiers instants et ne nous lâche plus. Un rythme soutenu dans les tribulations permet de ne pas s'ennuyer à la lecture.
Bref une histoire avec de l'amour, de la poésie, de l'humour, des épées, des capes et des crocs !
Ça faisait un bon moment que je tournais autour de "Journal d’un fantôme" non pas parce que je me méfiais de cet album (Nicolas De Crécy est un auteur que j’apprécie) mais, parce cette bd est trop chère pour que je l’achète sur un simple coup de tête sans l’avoir feuilletée et parce que c’est un gros pavé qui nécessite beaucoup de temps devant soi pour le lire.
Et puis, vint ce fameux jour de congé et ma présence dans ce fameux magasin où j’aperçus de nouveau cette bd de Nicolas De Crécy, et là, pas de retenue de ma part : direction la salle de lecture de la boutique pour lire la bd, bien installé tranquillement dans un bon fauteuil !
Je n’avais aucune idée du genre de livre que j’allais feuilleter, tout juste avais-je aperçu une espèce d’animal dessiné sur plusieurs pages où je me disais que ce bouquin allait me paraître complètement décalé…
La vérité est que cette histoire n’est pas si loufoque que ça ! En effet, "Journal d’un fantôme" est une autobiographie où le lecteur est invité à suivre les péripéties de Nicolas De Crécy au Japon et dans un autre pays que je vous laisse découvrir.
De la même manière que Joann Sfar dans ses carnets (et notamment dans « Missionnaire ») où celui-ci se symbolise par un ours ou un koala, De Crécy se représente sous les traits d’une espèce de… fantôme.
Ainsi, au début du livre, le lecteur y découvre un De Crécy assez timide mais très « les pieds sur terre » qui nous fait partager la découverte du Japon avec son manager.
Au-delà de ses phobies, de ses rencontres et des paradoxes sur la société nippone, le bédéphile est surtout invité à suivre les interrogations, les doutes et les rêveries de Nicolas De Crécy qui traitent de l’art.
Dès lors, celui-ci m’est apparu très ouvert, ses points de vue, sa difficulté de se lancer dans une création, ses états d’âme sur le dessin et sa façon de travailler m’ont semblé très intéressants.
D’ailleurs, le regard de De Crécy sur son travail (et parfois sur ses « employeurs » dont il doute du bienfait des motivations) m’est apparu tellement captivant que j’ai été littéralement capté par son récit !
Parallèlement à ses doutes, à ses interrogations sur la façon de dessiner, De crécy a réalisé cet album, à mon avis, au gré de ses inspirations… tantôt son coup de « stylo » y apparaît relâché, tantôt il emploie du pastel, tantôt on découvre des planches en lavis de couleur ocre (superbes pages en tout cas !)… Le résultat pourrait paraître, sur le coup, brouillon mais dans l’ensemble et une fois la lecture terminée, je me suis aperçu qu’en réalité, il y a un gros travail graphique derrière tout ça ! Je rectifie : il y a du génie derrière tout ça car l’auteur m’a littéralement emmené dans son voyage et dans ses délires créatifs !
A mon avis, en lisant cette bd, le bédéphile ne pourra qu’être capté par la grande richesse graphique et du propos de l’auteur. De Crécy m’est apparu comme un artiste (oui, vous avez bien lu, pour moi, De Crécy est un artiste !) en proie au doute sur sa façon de dessiner.
Ses réflexions et ses états d’âme me sont parus très intéressants. En tout cas, je suis ressorti de cette lecture avec un regard différent sur le dessin et notamment sur l’auteur dont j’apprécie maintenant la capacité à se remettre en question.
Tiens, au fait, il faudra que je pense à forcer mon banquier ou ma tendre et chère à me payer ce super album : il me le faut absolument !
PS : Finalement, merci bdthèque pour le "cadeau" !
Pourtant, j’avais franchement aimé Le Troisième Testament. Mais après avoir lu ça… Les dessins sont ici bien plus beaux, les couleurs sont magnifiques, la narration est fluide et agréable, et l’histoire est captivante. Il n’y a rien à dire. Le conflit est assez simple à comprendre pour qu’on ne décroche pas sans être trop élémentaire et est assez original par ses origines nordiques pour m’avoir permis de plonger dans ce récit avec plaisir et aisance. N’ayant que lu le premier tome, je me garde de mettre 5/5 mais si le second est aussi réussi, je ne me gênerai pas.
Apres lecture du second tome: Toujours aussi bien, avec un peu plus d'humour, ce qui est bienvenu. Rien a dire.
Le chef d'œuvre de Christian Godard ! Il fait preuve de beaucoup d'imagination dans cette série et c'est cela qui me plait. Il est impossible de savoir ce qui va se passer tant les albums sont riches de rebondissements et d'idées.
Le dessin de Ribera est absolument magnifique, j'aime ce genre de trait réaliste un peu vieillot, et j'adore Axel et Musky (Muskie peut crever) et je trouve leur relation touchante quoique j'ai un peu de difficulté avec le fait qu'ils aient déjà des relations sexuelles. Et puis je trouve que lorsque Musky est nue, elle a l'air plus vieille qu'une fille de 13 ans. C'est vrai que je n'ai jamais vu de fille de 13 ans à poil, mais elle me semble tout de même un peu trop développée.
Évidemment, avec autant de tomes, il y a des inégalités dans les histoires et si plusieurs albums valent à mes yeux 4 et 5 étoiles (particulièrement dans les 10 premiers tomes), d'autres ne valent que 3 et (plus rarement) 2 étoiles. Je vais tout de même donner la note maximum parce que cela fait longtemps qu'une série ne m'a pas autant passionné et tant pis si les derniers tomes sont moins bons ou que la série ne sera jamais vraiment terminée tant que l'éditeur refusera pour une raison quelconque de sortir le tome 32 censé conclure la série.
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Gunnm
Gunnm est vraiment un manga fabuleux... la grande classe ! Yukito Kishiro démontre par le biais de ce bijou qu'il possède une palette de scénarios, d'idées et de répliques ultra-variés. Il ne nous laisse nullement indifférent au monde qu'il a créé. Un univers noir où la seul façon de survivre et d'être le plus dangereux, où la corruption et la souffrance sont les pièces maîtresses et où un brin de bonheur nous illumine. Dès les premières planches j'ai été carrément fasciné, Gally est le type de personnage que l'on adopte directement: resplendissante, inédite et unique ! On la suit du début à la fin dans ses joies, ses peines, ses combats et j'en passe... Mais il n'y a pas que Gally qui nous pousse à "lire" et à "relire" ce manga je ne sais combien de fois. L'auteur à donné vie à des personnages qu'il a prit soin de perfectionner dans les détails, à l'image de Makaku , un exemple parmi tant d'autres. Et là et le charme, c'est qu'il permet à ses persos d'étre "intelligent" si l'ont peut dire, il leurs permet de dire des répliques simples et très constructive qui ne peuvent que nous inspiré. "J'ai vécu dans la terreur et la souffrance mais la terreur et la souffrance peuvent être surmonter si tu en connais les principes". Nous n'avons pas ici à faire à des scénarios bidons. Je ne saurais exprimé que partiellement dans ce commentaire, le bonheur que me procure ce manga, je vous le conseille vivement. PS: pour moi, le Tome 2 de Gunnm mérite le "Mangas d'or".
La Quête de l'Oiseau du Temps
Il y eut avant "La quête de l'oiseau du temps" et après. Avant : l'heroic fantasy française n'existait pas ou n'était qu'une pâle copie américaine. Après : elle existe et a acquis directement ses lettres de noblesse. Depuis il existe de bonnes séries mais elles sont et seront toujours comparées à "La quête de l'oiseau du temps". Le graphisme somptueux n'a pas pris une ride en pratiquement 30 ans. L'histoire est tout simplement parfaite. Cette série est absolument indispensable dans toute bibliothèque de BD digne de ce nom. Vous ne me verrez pas souvent noter une BD car je trouve cela trop suggestif. Mais celle ci est tout simplement hors norme.
Le Grand Duc
Enfin une BD sur le front russe mettant en scène les combats aériens. Scénario qui tient la route, dessins magnifiques et parfaitement colorisés. Une BD sympa pour ajouter dans la hotte du père Noel Les 3 tomes sont tous plus beaux les uns que les autres
Watchmen
La meilleure bande dessinée que j'ai lue jusqu'aujourd'hui, avec un dessin très précis, très réussi, parce que ça doit vraiment être dur d'illustrer les idées les plus dingues d'Allan Moore. Et pour le scenario, il est très bon, c'est le genre de BD que j'ai lu 5 fois au moins, et dont je découvre de nouveaux détails à chaque lecture. Le seul défaut que je puisse lui trouver, et il n'est pas difficile à remarquer : les couleurs, même si on s'y habitue au cours de la lecture. En bref c'est vraiment étrange qu'une BD aussi réussie et aussi longue ne coûte que 15 €.
Blake et Mortimer
Voila la bande dessinée qui avec Astérix m'a fait aimer la bd ! J’ai fait un peu de chemin depuis, mes goûts se sont affinés ; je préfère désormais l'heroïc fantasy et le travail d'Olivier Ledroit aux lignes claires... Quoi qu'il en soit, je viens de me rendre compte que je n'avais pas encore avisé. La période Jacobs : 1) L'avant Marque jaune : Le secret de l'espadon est ma bd préférée de toutes (oui, je sais, je choque quelque idées reçues). On y trouve un maximum d'aventure, un souffle épique parcourant les 3 tomes... Même s'il souffre de quelques défauts comme l'inégalité criante des dessins, il n'en reste pas moins inégalé sur le plan de la narration. Note 4,5/5 Le secret de la grande pyramide est, à mon avis et, là aussi, je sais que je vais choquer, le plus mauvais de la période Jacobs ! Le graphisme est vraiment décevant comparé au précédent. On voit clairement l'influence de Hergé et de Tintin tant sur le scénar qui est convenu et consensuel au possible que sur le graphisme fade et sans aspérité. Note 2/5 2) L'après Marque jaune : Quoi qu'on pense de cet album c'est LE changement dans le monde de la BD, LE schisme. La marque jaune brille d'abord par son scénario. Une ambiance de polar noire et adulte matinée de science fiction. Ensuite les dessins réussissant à parfaire l'ambiance glauque.... bref un album qui a marqué l'histoire de la BD. Note 4/5 La suite des aventures dessinées et scénarisées par Jacobs reste d'excellente facture et vaut bien un 4/5 dans son ensemble jusqu'au tome 1 des Trois formules du professeur Sato où graphiquement Jacobs explose. L'après Jacobs : C’est très inégal ! Si les premiers tomes tiennent la route, c'est à dire jusqu'à l'étrange rendez-vous (un bon 3.5/5). Les 5 derniers tomes sont vraiment pitoyables ! On ne retrouve rien de l'esprit de Jacobs, les dessins sont inégaux et manquent de profondeur, on retrouve une simple ligne claire et des décors vides ! Alors que Jacobs faisait très attentions aux décors (cf. le piège diabolique) !! Quant aux scénarios, ils sont pour la plupart dénués d'intérêt, mention spéciale au sanctuaire du Gondwana qui n'est en fait que le troisième tome des sarcophages du 6e continent (un petit 1/5). Je pense que depuis quelques années aucun effort n'est fait pour relancer la série, les éditeurs se contentent de ramasser leur argent, ils savent que ça se vendra bien quoiqu'il arrive...
Universal War One
Je relis cette petite série, et je retrouve les plaisirs de lire un chef d'œuvre du neuvième art ! UW1 .... Une Merveille ! Un scénario FABULEUX ! On va de surprise en surprise, on ne s'ennuie pas, on est tout de suite captivé par l'histoire. En effet, on commence en plein milieu de l'action, on découvre les personnages sur le tas. Le résultat donne une entrée en matière vraiment prenante ! Un scénario merveilleux, on voyage, entre les étoiles, avec les personnages. Les scènes sont parfaitement tournées : crédible, instructif bref efficace ! De plus l'histoire me semble plutôt réaliste, merveilleuse mais tellement terrifiante... Une merveille ! Les dessins sont travaillés, les expressions du visage sont (presque) toujours bien faites. Cette bd nous livre des planches époustouflantes. Un travail irréprochable. Vraiment rien a dire. Une bd délicieuse à consommer sans modération. Une des merveilles qu'il faut posséder absolument.
De Cape et de Crocs
Magnifique ! Tout simplement magnifique ! Une bd qui mérite largement sa réputation ! Des graphismes merveilleux ! Des couleurs qui collent parfaitement et qui aident à plonger encore plus profondément dans cette épopée. Les dialogues sont superbement biens tournés, dans une langue qui est soutenue tout en étant très aisément compréhensible. Des alexandrins sublimes et, pour certaines tirades, drôles ! Pour le scénario, il nous capte dès les premiers instants et ne nous lâche plus. Un rythme soutenu dans les tribulations permet de ne pas s'ennuyer à la lecture. Bref une histoire avec de l'amour, de la poésie, de l'humour, des épées, des capes et des crocs !
Journal d'un fantôme
Ça faisait un bon moment que je tournais autour de "Journal d’un fantôme" non pas parce que je me méfiais de cet album (Nicolas De Crécy est un auteur que j’apprécie) mais, parce cette bd est trop chère pour que je l’achète sur un simple coup de tête sans l’avoir feuilletée et parce que c’est un gros pavé qui nécessite beaucoup de temps devant soi pour le lire. Et puis, vint ce fameux jour de congé et ma présence dans ce fameux magasin où j’aperçus de nouveau cette bd de Nicolas De Crécy, et là, pas de retenue de ma part : direction la salle de lecture de la boutique pour lire la bd, bien installé tranquillement dans un bon fauteuil ! Je n’avais aucune idée du genre de livre que j’allais feuilleter, tout juste avais-je aperçu une espèce d’animal dessiné sur plusieurs pages où je me disais que ce bouquin allait me paraître complètement décalé… La vérité est que cette histoire n’est pas si loufoque que ça ! En effet, "Journal d’un fantôme" est une autobiographie où le lecteur est invité à suivre les péripéties de Nicolas De Crécy au Japon et dans un autre pays que je vous laisse découvrir. De la même manière que Joann Sfar dans ses carnets (et notamment dans « Missionnaire ») où celui-ci se symbolise par un ours ou un koala, De Crécy se représente sous les traits d’une espèce de… fantôme. Ainsi, au début du livre, le lecteur y découvre un De Crécy assez timide mais très « les pieds sur terre » qui nous fait partager la découverte du Japon avec son manager. Au-delà de ses phobies, de ses rencontres et des paradoxes sur la société nippone, le bédéphile est surtout invité à suivre les interrogations, les doutes et les rêveries de Nicolas De Crécy qui traitent de l’art. Dès lors, celui-ci m’est apparu très ouvert, ses points de vue, sa difficulté de se lancer dans une création, ses états d’âme sur le dessin et sa façon de travailler m’ont semblé très intéressants. D’ailleurs, le regard de De Crécy sur son travail (et parfois sur ses « employeurs » dont il doute du bienfait des motivations) m’est apparu tellement captivant que j’ai été littéralement capté par son récit ! Parallèlement à ses doutes, à ses interrogations sur la façon de dessiner, De crécy a réalisé cet album, à mon avis, au gré de ses inspirations… tantôt son coup de « stylo » y apparaît relâché, tantôt il emploie du pastel, tantôt on découvre des planches en lavis de couleur ocre (superbes pages en tout cas !)… Le résultat pourrait paraître, sur le coup, brouillon mais dans l’ensemble et une fois la lecture terminée, je me suis aperçu qu’en réalité, il y a un gros travail graphique derrière tout ça ! Je rectifie : il y a du génie derrière tout ça car l’auteur m’a littéralement emmené dans son voyage et dans ses délires créatifs ! A mon avis, en lisant cette bd, le bédéphile ne pourra qu’être capté par la grande richesse graphique et du propos de l’auteur. De Crécy m’est apparu comme un artiste (oui, vous avez bien lu, pour moi, De Crécy est un artiste !) en proie au doute sur sa façon de dessiner. Ses réflexions et ses états d’âme me sont parus très intéressants. En tout cas, je suis ressorti de cette lecture avec un regard différent sur le dessin et notamment sur l’auteur dont j’apprécie maintenant la capacité à se remettre en question. Tiens, au fait, il faudra que je pense à forcer mon banquier ou ma tendre et chère à me payer ce super album : il me le faut absolument ! PS : Finalement, merci bdthèque pour le "cadeau" !
Siegfried
Pourtant, j’avais franchement aimé Le Troisième Testament. Mais après avoir lu ça… Les dessins sont ici bien plus beaux, les couleurs sont magnifiques, la narration est fluide et agréable, et l’histoire est captivante. Il n’y a rien à dire. Le conflit est assez simple à comprendre pour qu’on ne décroche pas sans être trop élémentaire et est assez original par ses origines nordiques pour m’avoir permis de plonger dans ce récit avec plaisir et aisance. N’ayant que lu le premier tome, je me garde de mettre 5/5 mais si le second est aussi réussi, je ne me gênerai pas. Apres lecture du second tome: Toujours aussi bien, avec un peu plus d'humour, ce qui est bienvenu. Rien a dire.
Le Vagabond des Limbes
Le chef d'œuvre de Christian Godard ! Il fait preuve de beaucoup d'imagination dans cette série et c'est cela qui me plait. Il est impossible de savoir ce qui va se passer tant les albums sont riches de rebondissements et d'idées. Le dessin de Ribera est absolument magnifique, j'aime ce genre de trait réaliste un peu vieillot, et j'adore Axel et Musky (Muskie peut crever) et je trouve leur relation touchante quoique j'ai un peu de difficulté avec le fait qu'ils aient déjà des relations sexuelles. Et puis je trouve que lorsque Musky est nue, elle a l'air plus vieille qu'une fille de 13 ans. C'est vrai que je n'ai jamais vu de fille de 13 ans à poil, mais elle me semble tout de même un peu trop développée. Évidemment, avec autant de tomes, il y a des inégalités dans les histoires et si plusieurs albums valent à mes yeux 4 et 5 étoiles (particulièrement dans les 10 premiers tomes), d'autres ne valent que 3 et (plus rarement) 2 étoiles. Je vais tout de même donner la note maximum parce que cela fait longtemps qu'une série ne m'a pas autant passionné et tant pis si les derniers tomes sont moins bons ou que la série ne sera jamais vraiment terminée tant que l'éditeur refusera pour une raison quelconque de sortir le tome 32 censé conclure la série.