Les derniers avis (7597 avis)

Par Tomeke
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ignorants
Les Ignorants

Les Ignorants… Voilà certainement mon gros coup de cœur de cette fin 2011 ! C’est la première fois que je lis un album d’Etienne Davodeau et je suis ressorti de ma lecture avec une satisfaction faite de sérénité et de bonhommie. La démarche, bien que très enrichissante sur le plan informatif, m’a semblé naturellement positive et humble. Très rapidement, je me suis senti proche de nos deux protagonistes, comme faisant partie intégrante de leur initiation respective. Grâce à une narration personnelle, très bien construite et rythmée, je ne pouvais que me sentir impliqué dans le long processus du travail de la vigne. Mis en parallèle avec l’univers de la BD et ses différents intervenants, nos deux amis évoluent au fil des saisons et des rencontres. Si l’idée de départ pouvait sembler simpliste, sa mise en planches n’en demeure pas moins réussie. L’approche graphique est tout aussi réussie, elle contribue à rendre l’ensemble doux et délicat. L’utilisation du noir et blanc est parfaite et chaque paysage est une invitation à communier avec la nature. Enfin, pour terminer mon avis, je reviens à la démarche de l’auteur caractérisée par une belle humilité, ne fût-ce que dans le titre de l’album. Sans aucun doute, il aurait pu l’appeler « Les passionnés » tant il réussit à transmettre habilement l’amour et le respect nécessaire au travail de la vigne et à la création d’une bande dessinée. Vous l’aurez compris, j’ai été largement conquis par cet album, certes épais, mais qui se déguste comme une bonne bouteille. Nous faire partager cette expérience, quelle superbe idée Monsieur Davodeau !

15/11/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 5/5
Couverture de la série Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle

Aaaah, Brüno … J’ai pas tout lu de lui mais c’est un auteur "à part" que j’affectionne beaucoup. Son parcours est intéressant car il a commencé de manière confidentielle par l’autoédition avant de pouvoir imposer son trait épuré auprès du grand public. Le cynisme de cet album m’en rappelle un autre, celui de La Décimation de Brüno, même si le contexte diffère. Son trait use d’un langage pictural unique et complémentaire au récit concocté par Fabien Nury. Ce décalage entre l’âpreté du récit et la bonhomie du trait renforce ce témoignage sur l’esclavagisme colonial. Fabien Nury, je connais peu. Mais je lui reconnais une grande maîtrise de la narration avec un découpage d’une élégance rare. Il a su rendre au récit sa dureté primaire mais davantage en la suggérant qu’en la montrant de facto. De la sorte, cette bd n’est pas uniquement réservée à un public averti. C’est une œuvre intelligente, forte … à mettre dans toutes les mains !

14/11/2011 (modifier)
Par Tiri
Note: 5/5
Couverture de la série Bone
Bone

On retrouve dans Bone, en toile de fond, certains thémes du seigneur des anneaux mais qui met en scéne 3 petits personnages auquel le lecteur s'attachera trés rapidement. L'histoire est épique et ne souffre pas de baisse de régime tout le long des 9 tomes. Les autres personnages sont également trés bien faits et interessants! Au niveau du dessin, j'aime beaucoup car c'est assez léger et clair, pour un comic. Je trouve que la version couleur de la série est plus agréable que celle en n&b par ailleurs. Une superbe série!

11/11/2011 (modifier)
Couverture de la série Maus
Maus

J’ai toujours été fasciné –d’horreur, cela va de soi- par le nazisme et la shoah. L’extrême brutalité des faits qui se sont déroulés il y a à peine 70 ans m’interpelle au plus haut point. C’est en effet tellement aux antipodes de ma nature, que, de temps à autres, j’ai besoin de ce genre de témoignages pour me dire, « si si, ça c’est effectivement produit. L’homme peut être à ce point cruel ». On redécouvre l’horreur de l’Allemagne nazie, mais on fait aussi connaissance avec un mal dont on parle moins : ce que devient la nature humaine en de pareilles circonstances, ou comment l’homme peut redevenir l’animal qu’il prétend ne pas être, illustré par les relations entre certains juifs, parfois de la même famille. Art Spiegelman nous livre un véritable oxymore en bandes dessinées, dans le sens où il arrive à produire une belle histoire à partir des faits les plus abjects. C’est la vie qui triomphe, et ça arrive même à se terminer en happy end. D’abord, il y a cette couverture, magnifique dans l’effroi qu’elle dégage. Cette croix gammée est comme un avertissement, telle une tête de mort sur une bouteille de poison. Attention ! Cet ouvrage peut s’avérer dangereux pour l’âme ! En effet...c’est parfois très dur, et il m’a fallu interrompre ma lecture à plusieurs reprises pour me préserver du spleen. Le premier soir où j’ai lu cette BD, j’en ai rêvé la nuit. Ensuite, il y a le prologue, deux pages, pas plus, qui nous font comprendre comment un petit garçon d’une dizaine d’années peut réaliser que son père a vécu des choses hors normes. Redoutable d’efficacité. La première qualité globale de cette série est l’efficacité avec laquelle l’auteur arrive à transfigurer les sentiments en images. Le fait que les humains soient représentés en animaux rend déjà l’histoire à peine supportable pour l’esprit. Spiegelman a su manipuler cet artifice avec un grand talent: des souris juives, portant un masque de cochon lorsqu’elles se font passer pour des polonais, ou un masque de chat lorsqu’elles se font passer pour des allemands. C’est très bien pensé et réalisé. Cette qualité de mise en image est également illustrée lorsque notre auteur-narrateur se transforme en petit garçon lorsqu’on le voit dépassé par le succès de son livre, ou lorsqu’il mêle des scènes du passé à des scènes du présent (leur voiture qui file sur une route bordée de prisonniers pendus, par exemple). Le moindre outil visuel est utilisé pour nous plonger dans cet univers à la merci des nazis, puisque le « s » en éclair de la Schutzstaffel est employé dans les phylactères, et qu’il se cache ça et là dans les cases, comme dans les plis d’un manteau, par exemple. La chronologie du récit est également excellemment menée, en ce sens, que les faits passés sont entrecoupés de scènes de la vie réelle et contemporaine la vie des Spiegelman, lorsque le fils interroge le père. Ces pauses dans le récit évitent non seulement la monotonie et l’ennui, mais en plus, elles apportent un sentiment d’authenticité supplémentaire : on comprend comment cette BD s’est construite, dans quelle atmosphère, c’est un véritable « making of » intégré. On apprend à faire connaissance avec le personnage du père, qui est antipathique dès le début. Parfois méprisant et toujours d’une extrême radinerie, c’est, comme le fils le dit lui-même dans cet album, « une caricature du vieux juif avare ». Cela semble aller jusqu’à la folie, comme lorsqu’il laisse allumer en continu un brûleur de la gazinière de sa maison de vacances pour économiser des allumettes, le prix du gaz étant compris dans le loyer. Mais, au fur et à mesure du récit, on se prend de compassion pour cette personne qui a du faire preuve de trésors d’ingéniosité pour survivre en enfer. Il a juste été marqué au fer rouge par ce mode de vie. Les sentiments sont livrés de façon brute, et la sotte simplicité du manichéisme n’est pas abordée ici. On découvre aussi le côté sombre mais humain de cet être qui, à la fin de la guerre, se réjouit du malheur d’une famille allemande déchue, ou qui, bien plus tard, peste contre sa belle-fille qui prend un noir en auto-stop. Maus, c’est une bande dessinée, un fragment de l’humanité, une histoire réelle, des leçons à tirer, et, pour moi qui suis de nature optimiste, une preuve que la vie peut triompher, même lorsque tout espoir semble perdu. (82)

11/11/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Collectionneur
Le Collectionneur

Voici un titre prédestiné pour tout amateur de BD un brin… collectionneur. Ce recueil des aventures de ce personnage au combien singulier et haut en couleur (Oui, je sais Toppi c’est une BD en noir et blanc :P) est pour moi l’album que j’ai préféré depuis que j’ai découvert cet auteur : Un graphisme époustouflant, tout en noir et blanc, ajusté de la plus belle des manières. On passe d’un dessin ciselé au réalisme parfait, à des cases où masses sombres, hachures et traits, suggèrent et nous laissent rêver en suivant le fil d’Ariane que laisse trainer Toppi. Attendez-vous à en prendre plein les mirettes, car Toppi s’est construit un vaste terrain de jeu : les coins les plus reculés et exotiques de notre bonne vieille planète ! Et c’est ce qui fait l’intérêt de ce sombre et mordant personnage : une langue aussi acérée que ses intérêts personnels. La chasse au trésor est sa raison de vivre. La quête d’objets mythiques ou perdus le pousse toujours plus loin, quitte à venir frapper chez Hadès pour mieux se faire la malle en courant, tel le sale gosse ricanant caché derrière cette moustache qui définit sa singulière silhouette. De l’Amérique à la Nouvelle Zélande, en passant par le Tibet, de l’Irlande à la Mongolie, chaque quête et étape n’est que prétexte pour s’approprier légendes, faune, flore et paysages des pays qu’il traverse. Mais ne cherchez pas à retrouver l’éthique ou la morale qui peuvent guider un Indiana Jones dans ce personnage. Rien ne l’arrête et tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins… Tous… Vous l’aurez compris, ce Collectionneur est une pièce rare, un bijou dans son écrin, un trésor qu’il vous faudra trouver pour vous délecter du savoir faire de Toppi et faire connaissance avec ce dangereux mais au combien fabuleux personnage au cynisme et à l’humour trempé. A lire et à posséder impérativement !

10/11/2011 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Presque
Presque

Comment parler de Presque ? Et bien ... voila ce que je peux en dire à chaud. Tout d'abord, j'ai été agréablement surpris par le format à l'italienne et la couverture cartonnée de la réédition. Ensuite .... je dirais que ayant déjà lu du Manu Larcenet auparavant, je n'ai pas été dérangé par le dessin, mais je peux reconnaitre que certains pourraient être rebutés. Et puisqu'on en parle, le dessin ! Et bien que dire de plus que ... je l'ai trouvé magnifique. Des planches en noir et blanc sans contour, dans un style très propre à la Larcenet, superbes, alternées avec ces images tenant plus du cartoon. Le mélange donne un curieux sentiment de gravité et de légèreté mélangées assez déroutant. Mais pour autant, ne vous attendez pas à sourire. Ce n'est pas vraiment l'optique de l'ouvrage. Heureusement, comme beaucoup de monde, je suis né (trop) tard pour faire le service militaire. Je ne sais donc pas comment cela se passait, comment les gens le vivaient, personne ne me l'ayant raconté (mon père ayant lui aussi coupé ce service, je n'en ai jamais eu écho), et cette bande dessinée fut mon premier contact avec cet univers. Et bien, ça en met une claque ! C'est brutal au niveau des émotions, on voit un personnage à vif, devenu simple pion dans les rouages de l'armée. Mais en plus, avec l'intervention de départ, ainsi que les angoisses qui le torturent durant les pages, on arrive à comprendre ... qu'on ne peux pas comprendre ! C'est quelque chose d'indescriptible, de personnel mais en même temps d'affreusement contagieux. On se sent torturé avec lui. On se demande aussi qui est coupable finalement : lui, nous, eux, quelqu'un, personne, la société, l'individu ? Il n'y a pas de réponse, seulement ce qu'il à vécu. L'enfer. Clairement, ce récit est immanquable, et mérite le 5/5. Il exprime avec force et violence cette période de sa vie, laquelle fut sombre, comme ses dessins. Mais ses dessins eux, sont beaux. Finalement, on en retire ce qu'on veut, on peut y voir ce qu'on souhaite, une façon d'extirper ça hors de lui, un procès de l'armée, une auto-biographie partielle, un essai graphique, une parodie ... que sais-je encore ? Moi j'en aurai tiré des émotions fortes, des images violentes, et suffisamment de matière à penser pour un moment. Et ca me suffit largement.

10/11/2011 (modifier)
Par Audran
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série One Piece
One Piece

One Piece est le meilleur manga que je connaisse ! On a beau dire "oui, oui mais Dragon Ball ou bien Kenshin c'est encore mieux" eh bien non ! J'ai commencé à lire One Piece vers l'âge de 9 ans et à cet âge là, les dessins "cartoons" et les répliques de certains personnages ou encore leurs grimaces à certains moments me faisaient éclater de rire. Pour moi (très grand amateur de mangas) , One Piece est au même niveau que Kenshin ou Dragon Ball et même encore un cran plus haut (mais ça, cela dépend des personnes). Quand j'ai commencé, il y avait déjà 42 tomes parus et la série était encore loin d'être finie. Pour certaines personnes, ça aurait été un point négatif mais pour moi c'était ce qui rendait ce manga encore plus passionnant car lorsque l'on lit un manga, la fin nous fait toujours un peu peur et de temps en temps elle nous déçoit un peu mais surtout, parfois elle arrive TROP VITE. L'avantage dans One Piece, c'est que Eiichiro Oda nous fait tellement entrer dans son manga que nous voulons que la magie de One Piece dure éternellement. Je trouve aussi que Eiichiro Oda a une imagination débordante, incroyable. Parfois, en lisant One Piece, je m'aperçois de certaines choses, certains détails auxquels je n'aurais jamais pensé en tant qu'auteur. Il m'arrive aussi en relisant mes One Piece de remarquer certaines choses qui ne m'avaient pas frappées au moment même ou, au contraire, qui m'avaient intrigué et que, maintenant que je connaissais la suite de l'histoire, je comprenais ce qu'il avait voulu dire par là. Tout ça pour dire que je trouve qu'Oda reste sensé et se tient à ce qu'il dit tout au long de l'histoire. Ce que j'aime aussi dans One Piece et que j'aime moins dans certains mangas comme Yu-Gi-Oh !, c'est que dans One Piece il est, certes, question de l'amitié mais à une moindre importance que dans Yu-Gi-Oh ! (exemple) où les personnages sont plus forts parce que soi-disant leurs amis sont à coté d'eux. Dans One Piece, les personnages deviennent plus forts pour PROTEGER leurs amis , nuance. Ah, oui ! Une dernière chose... Dans One Piece, les combats sont spectaculaires, comme dans les autres mangas, mais surtout, ils durent longtemps ! Et ça, vous aurez beau chercher, vous ne trouverez que quelques mangas shonen dont les combats durent aussi longtemps. Avec toutes ces paroles, je n'aurais peut-être pas convaincu tout le monde mais j'ai pu au moins vous montrer ce que représente One Piece pour moi. Voilà pourquoi je mets un 5/5 à One Piece et que je conseille son achat.

08/11/2011 (modifier)
Par Al Macino
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Servitude
Servitude

En voilà de la bonne fantasy !! La fantasy est le genre de Bd que j'affectionne le plus, et de loin. C'est Thorgal qui m'a vraiment fait tomber dans la BD. J'ai beaucoup apprécié les Lanfeust De Troy et consort mais là on est vraiment dans un autre monde. Déjà on sait dès le départ qu'il n'y a que 5 tomes et ça évite les surprises, voire les abandons. Le monde et l'histoire sont déjà tracés, maîtrisés. J'ai eu la chance de rencontrer Bourgier, et voir quelques planches originales, quel régal ! Chaque personnage, uniforme, matériel, tout est matière à travail et recherche. Le scénario est ainsi bien calé et cohérent. Le ton sépia m'a séduit de suite pour son originalité qui tranche avec les séries flashy de chez Soleil. Seul petit bémol : Bourgier le concède d'ailleurs lui même au grand dam de son éditeur - il travaille doucement, très doucement ! Il faut donc patienter plus de 2 ans entre chaque album, la qualité est sûrement à ce prix là... NB : sans la rencontre avec Bourgier j'aurai sûrement mis seulement 4/5 en attendant la suite, mais la cohérence et le travail présenté ce jour là m'ont confirmé que l'on se dirige (sauf incident) vers une série culte !

08/11/2011 (modifier)
Couverture de la série Le Chat du Rabbin
Le Chat du Rabbin

Une excellente série à mon sens complètement incontournable... Un plongeon dans une communauté juive du Maghreb, pas si typique que ça : un chat qui parle, amoureux de sa belle maîtresse, et dont le maître - le fameux rabbin Sfar - décide de lui apprendre le Talmud afin d'en faire un bon chat juif. Beaucoup de sensibilité dans la narration, un humour certain. Les deux collent parfaitement avec la beauté du trait et des couleurs... Des dessins très fluides, soignés, qui dynamisent la narration, et qui rendent les personnages particulièrement vivants et attachants. L'adaptation en film est une réussite, mais il vaut mieux avoir lu les livres avant. Seul regret : l'auteur s'est arrêté au 5ème tome, pas de signe d'un 6ème tome pour le moment... snif!

06/11/2011 (modifier)
Par zébu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Après la lecture de 4 tomes. Une série indispensable aux dessins remarquables vraiment superbes, réalistes ; en un mot sublimes. Les histoires sont très bien construites, comprennent une ambiance et un rythme qui tiennent en haleine tout au long des albums le tout agrémenté parfois d'une pointe d'humour ainsi que d'une petite réflexion sur la nature humaine. Voici donc la BD policière à posséder absolument même si vous n'aimez pas spécialement le genre. On peut seulement regretter que la parution des albums soit si longue (4 tomes en 11 ans quelle lenteur).

04/11/2011 (modifier)