Les derniers avis (7534 avis)

Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Wow ! L'imagination dont a fait preuve Bilal est plutôt incroyable ! La lecture se fait doucement au début car j'ai eu un petit temps d'adaptation pour le dessin et le scénario très déroutants. Mais après, c'est réellement prenant ! L'histoire est originale sur énormément d'aspects, tant au niveau du scénario que du dessin. C'est bien là la force de ce triptyque : surprendre ! Tout au long de la lecture, l'auteur ne cesse d'innover ; un coup sur un aspect futuriste bien vu, ou sur des bulles originales, ou sur un dessin, ou sur l'allure d'un personnage, ou sur l'organisation de l'histoire.... Bref, on se laisse aller dans ce monde futuriste pas très glorieux et même si parfois le scénario a l'air de perdre le fil conducteur, la lecture n'en souffre nullement et tout le récit est un vrai régal. Pour l'histoire plus politique, chacun y verra ce qu'il veut car je pense que cette BD fait également réfléchir sur pleins d'aspects et qu'une seule lecture ne suffit pas à saisir toutes les subtilités de cette trilogie magnifique. Le dessin de Bilal est reconnaissable de loin. Un dessin plutôt figé mais très précis, très innovant, très coloré. De plus, ici, Bilal se fait vraiment plaisir et organise ses planches de façon intelligente et surprenante. Graphiquement, c'est excellent ! Une trilogie à découvrir et à posséder car elle regorge de tout ce qu'il faut pour être vraiment culte. En finissant la lecture, une envie : relire le tout tant la lecture est riche !

20/08/2011 (modifier)
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Eeeeeeeeet un 5/5 de plus, bien sûr ! Gaston Lagaffe, c'est un des nombreux témoignages du génie de Franquin. Et oui, car pour réussir à sortir autant d'albums tout en maintenant une qualité indéniable : respect ! Quand on pense à toutes ces séries qui tirent un peu trop sur la ficelle commerciale jusqu'au point de faire de la BD pas drôle... Dans chaque album, il y a forcément un gag qui provoque le rire (et d'innombrables autres qui amènent le sourire). Franquin a su habilement faire évoluer son Gaston et son univers, notamment en rajoutant petit à petit des personnages qui apportent beaucoup au caractère drôle de la série : Mademoiselle Jeanne, Prunelle, De Maesmeker, mais aussi des animaux, tous plus farfelus les uns que les autres : le chat, la mouette, le poisson, le dindon... ! Chaque gag sur la non-signature des contrats me fait m'esclaffer ! Quant au petit chat, Franquin a dû étudier et cotoyer ces félins de près, car son comportement "fou-fou" est très réaliste. Personnellement je suis un grand fan de cette petite bête ! Une autre qualité de Franquin dans cette série est son imagination plus que prolifique. Combien de drôles de machines, plus ou moins utiles, à électricité, à rouages, au charbon, à courroies, a-t-il fait faire à notre célèbre gaffeur ? Chacune est un chef d'oeuvre ! Rajoutez à cela un dessin dynamique, des dialogues bourrés de jeux de mots, et vous obtenez une BD culte. Chapeau Franquin, et merci, où que tu sois ! ( 48 )

19/08/2011 (modifier)
Par Tomeke
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Alors que le film s'apprête à sortir, je me rends compte que je n'ai toujours pas avisé ce monument de la BD. Je ne me vois pas lui attribuer une autre note ; cette série a fait - et fait encore - évoluer le 9ème Art. Me concernant, avec Astérix, Tintin est le commencement d'une passion qui dure maintenant depuis près de 25 ans. Pourrais-je préciser le nombre de fois que j'ai lu, re-lu et re-re-lu ses aventures ? Impossible, tout simplement... Chaque histoire était prétexte d'évasion, d'aventure, de rêves et de dépaysement. Je reste épaté par l'engouement que suscite encore aujourd'hui cette série ; c'est phénoménal ! Le graphisme d'Hergé est lui aussi extraordinaire : des personnages simples mais expressifs et singuliers, des décors très fouillés, des couleurs vives mais sobres, tout contribue à rendre ces albums intemporels. Dès lors, peu importe pour moi les débats qui s'articulent autour de l'auteur et de son oeuvre. Je crie haut et fort que cette série fait incontestablement partie de mon enfance et de ma culture ! Merci Hergé...

19/08/2011 (modifier)
Par descombes
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Crochet à Nuages
Le Crochet à Nuages

L'histoire de deux enfants au pays dogon. Voulant bien faire, ils font une bêtise qui met en émoi le village. Tout y est, leur culture, leurs croyances, le bonheur de vivre dans un village "pauvre" d'apparence. Il faut lire sans a priori, ce n'est pas l'Afrique misérable qu'on nous présente trop souvent, mais celle qui a gardé ses traditions et où on vit heureux malgré un environnement si rude, où les enfants connaissent l'amitié indéfectible, celle choisie et qui durera toute la vie. C'est l'Afrique de la solidarité villageoise. J'ai découvert cette BD parce que j'ai voyagé en Afrique, aimé les peuples qui ont gardé leur culture et que je trouve essentiel de faire partager ces découvertes afin de changer le regard de l'occidental trop enclin à ne juger qu'en référence à sa propre culture. Il y a plein d'occasions de faire réfléchir un enfant sur ce qu'il voit ou se passe dans cette BD. Elle est très riche, ne serait ce que de comparer mine de rien l'image des ruelles du village au pied des falaises et celle pleine de vie et joyeuse du marché de la plaine. Sans parler des caricatures dans le comportement des personnages. Tout est bien vu et les dessins sont parfaits. Pour avoir beaucoup lu et vu sur la culture Dogon, je peux dire qu'ethnologiquement parlant, c'est une belle réussite.

17/08/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Vieilles Canailles
Vieilles Canailles

Qu’est ce qui pourrait être encore plus enthousiasmant et agréable à lire que Spaghetti Brothers dans le domaine de la comédie féroce et corrosive et ne s’octroyant aucun tabou dans la peinture de cette famille déjantée de déracinés italiens ? Et bien ni plus ni moins que sa conclusion parue en deux tomes et qui se révèle aussi indispensable que réussie. Tout comme 20th Century Boys et son épilogue 21st Century Boys paru en deux tomes, ce dytique nécessite la lecture de la série fleuve d’origine pour bien en comprendre toutes les subtilités et toutes les péripéties de cette famille que j’espère pas comme les autres. Trillo a eu l’idée de génie de se plonger une bonne vingtaine d’années plus tard en mettant à l’honneur un Amerigo vieillissant qui n’a rien perdu de sa « superbe » si je peux m’exprimer en ces termes, car il mérite bien le superlatif employé par Miranda dans son avis précédent pour ses faits d’armes aussi peu glorieux que répugnants. La bonne idée ne se limite pas à cette ellipse temporelle mais également au fait que les histoires nous sont contées sous forme d’anecdotes et de tranches de vie visant à illustrer un livre de mémoires rédigé par le fils ainé de Carmela. On passe donc d’une époque à une autre avec une maîtrise narrative tout à fait exemplaire. La « famille » n’a rien perdu de sa superbe et c’est un régal sans égal que de les redécouvrir sous un nouveau jour ainsi que de découvrir l’évolution des différents protagonistes. Ce serait presque avec regret qu’on arrive à la dernière page malgré le sordide des situations évoquées mais il y a un plaisir coupable de rire et sourire à tous ces excès. En outre, l’auteur a eu le bon goût de trouver une conclusion culottée et satisfaisante en point d’orgue d’une série décidément pas comme les autres. Rien à redire sur le dessin noir et blanc de Mandrafina qui est toujours aussi bon et inspiré… Je suis vraiment sous le charme de ces dessinateurs sud-américains avec Risso et Bernet qui ont également travaillé avec Trillo, la boucle est bouclée ! Un must absolu d’humour noir et grinçant, à lire absolument dans sa totalité peut-être même encore meilleur que Spaghetti Brothers dont les quelques défauts sont gommés ici !

16/08/2011 (modifier)
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Attention série culte ou en devenir ! J’ai apprécié le travail d’Alice sur Le Troisième Testament et je voulais voir ce que ça donnait comme dessinateur et scénariste. Le résultat surpasse mes attentes, pour moi, aujourd’hui, Alex Alice est tout simplement le meilleur. L’histoire d’abord s’inspire à la fois de la légende originaire de Siegfried, de l’anneau des Nibelung, et de l’opéra de Wagner, lui-même inspiré de cette légende. D’ailleurs, Alice s’est essentiellement inspiré de Wagner, ne serait-ce que pour le découpage de l’histoire en trois actes : Siegfried, La Walkyrie et Le crépuscule des dieux. N’en déplaise aux fans il n’y aura que 3 tomes. Je ne vais pas résumer le récit, d’autres l’ont fait avant moi. Si le ton de la série est assez dur (c’est vrai qu’on ne rigole pas beaucoup) c’est parce qu’on est dans une grande fresque où le destin du monde est en jeu. Heureusement qu’il y a Mime, personnage cynique, manipulateur, mais aussi pathétique et lâche, ce qui le rend attachant. Il faut acheter les versions de luxe (seulement si comme moi vous êtes dingue de cette série), pour voir les croquis et les explications d’Alice dans sa recherche des faciès des personnages et des décors. C’est vraiment très intéressant. D’ailleurs le dessin parlons-en. C’est magnifique ! Alice a tout compris de la bande dessinée, le découpage est dynamique et les héros sont animés, on sent qu’on lit une bd quoi ! Pas comme dans d’autres où certes c’est beau mais figé. Au niveau dessin, rien à redire. La couleur, pareil, on passe de l’hiver donc de couleurs froides, au printemps avec mille verts différents. SU-PERBES je vous dis !

11/08/2011 (modifier)
Par Looping
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série W.E.S.T
W.E.S.T

Du Western, de l'occulte, j'aime ce genre de combos improbables qui donne un petit plus à un récit (du genre Comboys et Envahiseurs ou Red Dead Redemption : Undead Rising). Le Pitch est simple: une équipe, une mission et carte blanche pour résoudre l'affaire. Un scénario sommes toutes classique, mais ça fonctionne et moi j'en demande pas beaucoup plus. Rajoutez à ça un chef d'équipe charismatique, une belle docteur, un tueur sanguinaire romantique et un gros bras au grand coeur et l'histoire roule toute seule. L'histoire rebondit toujours au bon moment. La mise en scène est rhytmée, presque filmique. Les mystères sont vraiment mystiques et pas expliqués de façon logique ou scientifique comme dans beaucoup de récits du genre. Ce qui nous permet de mieux nous immerger dans le histoire et d'ajouter de la tension. Le dessin de Rossi est génial et sans conscession, toujours juste et savamment mis en couleurs (il aime le orange). Ceci dit de temps en temps les cases peuvent être un peu surchargées et géner la lecture et la prise d'information. Une deuxième lecture n'est pas nécessaire pour saisir l'intrigue mais elle est intéressante pour resaisir des détails qu'on avaient laissés passer. J'ai acheté la série complète en moins de deux semaines, je n'ai pas pu m'arrêter de lire, et croyez moi je n'éxagère pas. A mettre entre toutes les mains.

10/08/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Spaghetti Brothers
Spaghetti Brothers

Une page en six cases, une histoire en huit pages et il n’en faut pas plus afin de créer l’une des séries mafieuses les plus cruelles, drôles et surtout attractives en bandes dessinées. Car pour peu que vous jubiliez devant l’humour noir et graveleux de ces drames familiaux italiens sur fond de prohibition il y a de quoi se régaler avec l’immense pavé de près de 800 pages réunies dans une intégrale imposante mais luxueusement. En effet rien n’est classique ou vertueux dans les mœurs de la famille Centobucchi et de ses cinq frères et sœurs. Caterina est une actrice de cinéma muet de seconde zone au talent aussi démesuré que les moyens qu’elle met en œuvre pour devenir une starlette, Carméla trompe l’ennui de sa vie de femme au foyer en jouant des pistoles et de ses charmes pour des contrats à gage et son jumeau Francesco (le plus sympathique et poilant personnage de cette fratrie) n’a rien à envier de Don Camillo dont il s’inspire par la parole et les poings pour gérer sa paroisse. N’oublions pas Antonio, le petit cadet en policier raté qui voue une haine sans nom à Amerigo l’ainé et mafioso de métier et dont ils se partagent la même femme !!! Si on secoue ce cocktail explosif de prohibition, de pas mal de violence et également de sexe, il reste suffisamment de place pour y laisser l’élément le plus important de ces récits qui s’enchainent sans temps mort : l’humour ! Car les histoires ont beau être inégales, la fin devenant même carrément sérieuse et ennuyeuse avec ces leçons de morale sans morale assénées par l’ecclésiastique de la famille, l’ensemble se dévore avec une frugalité effrayante car on n’a de cesse de lire les démêlés et déboires de toute cette famille heureusement atypique. Trillo maitrise complètement son sujet, dépassant de même en intérêt le pourtant excellentissime cousin Torpedo de Bernet dont il emprunte les mêmes ficelles pour le politiquement incorrect tout en y injectant une certaine continuité narrative. Ce ne serait surement pas aussi réussi sans le trait inspiré de Mandrafina qui croque les deux têtes brulés de la famille Amerigo et Francesco sans nul égal. Il suffit juste d’observer les expressions muettes de ses protagonistes pour déclencher un fou rire mérité. Le trait noir est inspiré et réaliste. Les décors sont un peu plus effacés même s’ils ne sont pas négligés. J’ai juste eu parfois un peu de mal à différencier les deux sœurs. Pour le reste, et bien il est impossible d’en ressortir déçu si ce n’est qu’il y manque cruellement une conclusion que l’on s’empressera de lire dans l’épilogue de cette série désormais culte à mes yeux : Vieilles Canailles où nos zéros ont pris un peu d’âge et de bouteille mais toujours la même santé pour les embrouilles. Complètement inutiles et futiles donc carrément indispensables, ces spaghettis là risquent de vous procurer une indigestion de fous rires !

10/08/2011 (modifier)
Par jld80
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Voyage aux îles de la Désolation
Voyage aux îles de la Désolation

Un peu perplexe à sa sortie en librairie, je n'avais pas craqué sur l'achat de cette BD (peut-être le prix). Je l'ai trouvée hier à la bibliothèque et je me suis plongé dedans d'une traite. Véritable plongée dans le monde des TAAF avec ses décors et ses "gueules", ce carnet de voyage est absolument grandiose. Il redonne par une narration sans trop de fioritures et bien évidemment par des dessins majestueux l'ambiance de ce que vivent les hivernants de ces territoires lointains. Une mention particulière pour le rendu des environnements croisés et pour les doubles pages très fortes.

06/08/2011 (modifier)
Couverture de la série Ultimates
Ultimates

J'achète un peu les comics n'importe comment, j'achète aussi bien DC que marvel, image que Wildstorm... Du coup, je n'ai aucune série complète, seulement des morceaux, les histoires globales je les ai sur internet et je parcours mes comics sans forcément tous tous comprendre, même si globalement ça va. Bref, j'ai eu l'occasion, d'avoir une grosse partie d'Ultimates d'occaz, dont les 4 premiers numéros qui sont super dur a trouver en dehors du recueil. J'avais lu quelques volume de Ultimate spiderman, dont j'ai adoré les idées et le côté moderne avec Ultimates c'est la claque. Comme dirait certains, le scénario n'est pas franchement complexe... mais moi je m'en moque totalement, ici c'est fun et défoulant et j'adore ça. Captain America est un gros bourrin avec des valeurs propres à l’Amérique des années 30 mais c'est quand même un gros bourrin. Iron Man est pas franchement recommandable, il n'a aucun respect pour les femmes et passes ses journées à moitié bourré, Bruce Banner est obsédé par la réussite et ne supporte pas que d'autres soient meilleur que lui et en Hulk il est très jaloux... mais très très jaloux, Nick Fury est ... Bah en fait on sait pas si c'est un gentil ou un méchant, au final. Bref, rien n'est tous blanc ou tous noir et moi j'aime, ça castagne sec et j'aime et en plus les dessins sont correct parfois sublimes : L'image du captain America qui montre le A sur son front est mythique. Ultimates est un comics culte pour ceux qui aime quand ça pète.

05/08/2011 (modifier)