Je répare un oubli injustifiable : recommander cette excellentissime série !
Le trait est simple, dépouillé, mais d'une limpidité rafraîchissante! Il sert à merveille l'histoire qui mélange sans fausse note humour décalé et intrigue sombre dans un univers médiéval-fantastique, avec des idées franchement décalées et drôles.
Le couple de rats-garous, ou Smiley sont excellents, Phoncible et son ambition démesurée également, tout comme les autres personnages qui se dévoilent tous au fur et à mesure des tomes, plus complexes et intéressants que l'on ne pouvait le penser. L'histoire est bien menée, alternant moments calmes nous plongeant dans le pays étrange où ont atterri les Bone, et les moments de tensions ou de mystères.
Je ne vois pas de défaut à cette série. Vraiment pas. Ah si... J'ai la première version. D'abord, cette version en noir et blanc peut s'avérer très fragile. J'ai quelques tomes dont les pages tombent comme de simples feuilles mortes... Ensuite, le tome 10 est introuvable sauf à prix d'or! J'ai du le prendre dans la seconde édition. En couleur donc et en plus suite à un redécoupage de la série (qui renoue en fait avec le découpage original de la série) le tome 10 est devenu le tome 8... Le bonheur !
Surtout que je trouve que la version couleur ôte du charme au trait initial, en diminuant la simplicité et la légèreté de celui-ci. La série US était d'ailleurs bien en noir et blanc initialement. Mais cette version noir et blanc est devenue difficile à trouver sauf en bibliothèque éventuellement... Ou chez les rares particuliers qui voudront revendre leur série complète suite à une faillite personnelle (aucune autre raison ne pourrait justifier de céder cette BD géniale!!!).
A noter également qu'elle peut s'adresser aux enfants sans problèmes (même si l'intrigue est parfois un peu compliquée pour eux), en tout cas, ma fille de 9 ans est fan (surtout des 2 rats-garous) !
Avertissement : Je note cette série non pas de manière indépendante mais comme faisant partie intégrante de 20th century boys. Pourquoi ? Parce que lire ces deux tomes indépendamment n'aurait aucun sens. Parce que l'auteur a complété une fin un peu trop brutale sur le 22ème tome par un rebondissement supplémentaire, que l'on peut juger tiré par les cheveux, mais qui a le mérite de donner une fin plus agréable, plus homogène, moins frustrante. Parce que, à titre personnel, j'ai eu autant de plaisir à lire ces deux tomes que les 22 précédents. Et pour cause, il n'y aurait pas eu le titre qui changeait, je ne me serais pas rendu compte que c'était une fin surajoutée. En tout cas je ne pense pas. Et a contrario, je me serais arrêté au 22ème, j'aurais été frustré et limite déçu à coup sûr !
Alors 21th et 20th même combat : le plaisir d'une histoire exceptionnelle écrite avec virtuosité !
Et tant pis si elle n'est pas parfaite, elle s'en approche quand même drôlement !!!
Merci encore à BDtheque qui m'a permis de découvrir cette série !
ATTENTION ! Ne pas fuir cette série sous prétexte que c'est un manga ! Essayez au moins d'en lire un !
Dessin de qualité, scénario complexe et prenant, personnages attachants, virtuosité de l'auteur pour mélanger les époques et accrocher le lecteur, grande cohérence de l'ensemble (je considère personnellement que la série n'est complète qu'avec 21th century boys), j'ai passé de longues heures à lire cette série sans me lasser ! Eh oui, sans me lasser !
Qu'est ce qu'une œuvre qui s'étire artificiellement ? C'est un récit qui se répète, qui n'ajoute rien et qui sent le maintien en vie forcé (je pense à XIII ou Thorgal sur une certaine période). Ici, l'auteur nous promène dans sa vision passé/présent/futur sans jamais perdre le fil de son intrigue, mais tout en prenant le temps de décrire sa vision des ces trois époques. Le lecteur qui veut juste savoir qui est Ami et pourquoi il est ainsi trouvera cela forcément trop long. Celui qui veut avoir le dénouement de suite également.
Mais à mon sens un récit ne se résume pas à une fin ou une résolution d'énigme, si tant est que l'environnement décrit est un univers dans lequel on se plonge avec plaisir. Et c'est exactement le cas dans cette série. De la nostalgie de l'enfance ou d'une certaine époque, jusqu'à un futur extrême mais pas excessif, j'ai lu les 24 (j'insiste !) tomes sans agacement, sans lassitude, juste parce que j'ai aimé être baladé ainsi d'époque en époque, de personnage en personnage, d'énigme en énigme, de rebondissement en rebondissement. Comme un morceau de musique qui dure longtemps mais sans qu'on voit le temps passer...
Alors oui, j'admets sans problème que quelques ficelles sont un peu grosses, que certaines questions restent sans réponses, qu'un ou deux dispositifs peuvent paraître peu crédibles, mais tout cela n'apparaît que lorsqu'on cherche à analyser le travail de l'auteur...
Oui encore, la série aurait pu faire 4 ou 5 tomes de moins, soit, mais moi, on m'aurait privé de 4 ou 5 tomes à lire avec délice dans la mesure où quand l'auteur vous manipule avec autant de dextérité et de talent, je dis Encore !!! Oui aussi, on aurait pu avoir des réponses plus précises sur certains points, mais un récit qui vous laisse une petite part d'interprétation et d'interrogation après la lecture de la dernière page, est un récit qui continue à vivre en vous et qui vous donnera envie de le relire !!!
Donc, en conclusion : essayez au moins le premier tome de cette série, la qualité d'ensemble vaut largement cette tentative ! Par contre il faut savoir qu'à moins de l'avoir intégralement dans une bibliothèque, si vous accrochez, votre porte-monnaie ne vous dira pas merci, lui !
On n’est pas loin de la perfection avec cette excellente BD. Dès les premières pages j’ai été subjugué par les décors, par l’ambiance et par les dialogues.
Si le récit est principalement axé sur l’histoire d’amour entre Josef et Vespérinne, le monde décrit par Peyraud et Alfred ne peut que capter le lecteur, la partie noire de notre société est mise, très justement, en avant.
Un récit haut de gamme, un magnifique dessin d’Alfred qui intensifie le côté dramatique du récit.
5 étoiles pour cette BD même si le temps d’attente entre le tome 2 et 3 fut bien trop long, me donnant l’impression d’être pour les auteurs une œuvre mineure.
Étant en histoire, je ne pouvais pas passer à côté du chef-d'œuvre du genre (n'ayons pas peur des mots). En effet, cette BD est culte à bien des égards.
Tout d'abord, je pense qu'il est important de souligner son ancienneté, qui permet de bien cerner cette œuvre dans l'histoire des mentalités (elle apparue juste avant les grandes recherches et théories sur les camps et les survivants ... drôle de coïncidence non ?). Et puis surtout, elle fait partie des anciennes BD, celles qui ont ouvert les portes à plein d'autres choses.
En second lieu, ce qui frappe beaucoup de monde dans cette BD, c'est le dessin (bien que je n'ai pas spécialement été choqué par ça). Minimaliste, en noir et blanc, animalier, "simple". Un dessin qui sert son histoire, mais j'y reviens juste après. Ce qui est "amusant", c'est aussi cette distinction entre chaque pays et entre les juifs, avec plusieurs sortes d'animaux. Mais en fait on rentre très vite dedans, le dessin ne gênant plus à partir de deux pages. Et certaines planches sont véritablement belle (si !).
Mais surtout, la grande force de Maus, son excellence, c'est ce scénario à deux facettes, cette histoire double d'un père et de son fils, d'une opposition constante dans le présent ramenée à une relation beaucoup plus calme et simple dans le récit du passé.
Les deux livres sont découpés en plusieurs chapitres, avec un nouveau chapitre de l'histoire du père intercalée entre deux tranches du présent. Du coup, on se sent comme Art Spiegelman, comme si on le suivait dans sa recherche historique du passé. On est avec lui dans la vie, et comme lui on écoute parler ce père marqué à vie par l'épisode de sa vie qu'il conte. Car il ne raconte pas, il conte véritablement. On est entrainé dans une histoire tellement prenante qu'il est quasiment impossible de décrocher dès que l'on rentre dedans.
Analyser Maus est quelque chose d'énorme, dans lequel je n'aurais pas la prétention de me lancer. Mais cette œuvre touche tout public, par son message, par son humanité et sa dés-humanité, par ces deux histoires à la fois triste et pourtant terriblement vraie.
Maus est bien plus qu'un simple témoignage sur les camps. C'est un témoignage sur l'humain, sur son horreur, sur ses faiblesses et ses forces, sur sa partie la plus sombre et parfois aussi la plus belle. Sur nos actes et leurs conséquences funestes, parfois bien plus loin qu'on ne le pense.
Cette BD est à mon avis un indispensable sur n'importe quelle étagère d'un lecteur, même occasionnel. Il est presque impossible de passer outre.
Une histoire de pirate, une série bien noire, dans le ton. Déjà prendre un pirate aussi célèbre que Long John Silver de l’île au trésor est une bonne idée, pour ceux qui l’ont lu étant gamin, tous ce demandent qu’est-il advenu du fameux pirate ? Xavier Dorison nous sort une fois de plus une série très inspiré où l’aventure prend le temps de se mettre en place au fil des albums, les personnages évoluent, certains se révèlent. J’attends avec impatience la sortie de la révélation dans le tome 4. Au dessin, Mathieu Lauffray (qui a déjà bossé avec Dorison sur Prophet) s’est surpassé. Ses dessins sont de grandes qualités et pour ceux qui ne le connaissent pas, il y a un petit temps d’adaptation (rapide). Pour ceux qui aiment les courts récits d’aventures, c’est la série indispensable.
Petite mise à jour maintenant que la série est achevée:
Énorme final à la sauce hollywoodienne, épique et jouissif, visuellement époustouflant malgré certaines erreurs excessivement conspuées par certains. Du lourd !
L’œuvre culte du cyberpunk.
Une superbe série de science-fiction qui, si elle n’est pas déjà culte, est amenée à le devenir d’ici quelques années. Denis Bajram a effectué un gros boulot en amont, en imaginant dès le début le récit et quelle fin il voulait donner à la série ; pour ça chapeau !
Le dessin m’a beaucoup fait penser à celui d’Alex Alice, on sent qu’on lit une bd, c’est dynamique, les couleurs sont diversifiées, les personnages reconnaissables, bref, c’est tout ce que j’aime dans la bande-dessinée. Même si le récit fût un peu long à mettre en place on est quand même pris dans cette histoire où ce mêle voyage temporel, space opera, dérive du capitalisme et référence biblique, entre autres. Mais maintenant que la série est terminée, rien ne vous empêches d’acheter plusieurs livres d’un coup pour vous faire une opinion. L’impression générale que j’ai ressenti c’est de lire une œuvre aboutie tant sur le plan du dessin, du récit, des dialogues, de la mise en scène, le découpage… tout est maitrisé.
Une série indispensable pour tout amateur de SF.
Allez, je mets le coup de coeur pour cette série qui est quand même encore dans mon cœur et pour longtemps.
D'abord, je dois dire que c'est grâce à ce site que je me suis lancé dans cet achat, connaissant Ayrolles par son autre série phare : De capes et de crocs. Je suis donc parti avec un avis positif et j'ai acheté les yeux fermés les 6 tomes.
Un achat que je ne regrette vraiment pas !
Garulfo, c'est un conte moderne qui est à la hauteur de ces prédécesseurs ! Ici, pas de gentillesse tout mignonne tout au long de l'histoire ! On a des gens pas sympa du tout, et parfois c'est cruel (rassurez-vous, c'est vraiment peu souvent). Mais comme la plupart des contes, ça se finit bien, on a une (des) morale(s) bien distillées dans le tout, et une histoire qui tient parfaitement la route !
Ensuite, je viens au gros point fort de l'histoire : l’humour ! Car ici, l'humour est omniprésent, aussi bien dans les mimiques, dans les attitudes, les parodies de contes célèbres, les dialogues... On a vraiment une œuvre parfaite dirais-je. Il ne manque vraiment rien.
Pour le dessin, rien à souligner, il est parfaitement en accord avec l'histoire, sans être extrêmement détaillé mais tout de même très beau. Bref, une parfaite symbiose.
En conclusion, une excellente BD, qui trône parfaitement dans n'importe quelle bibliothèque, et qui mérite parfaitement ses louanges. Et un coup de cœur pour moi même si ça fait un moment maintenant.
Voilà plus de 15 ans que j’ai commencé à lire Sœur Marie-Thérèse, j’étais gamin quand j’ai découvert cette bd et ça m’avait profondément marqué à l’époque. Quand vous êtes habitué à lire des séries drôles mais disons gentilles, inoffensives, et que vous tombez sur Sœur Marie-Thérèse, ça fait forcément un choc.
Je n’ai passé que des bons moments avec les 6 tomes de cette série, des éclats de rire à chaque histoire. Maëster n’est pas le genre d’auteur à faire dans le politiquement correct ou le gag téléphoné. Maëster c’est plutôt le genre d’humour qui frappe fort, il distribue jeux de mots et répliques assassines comme Marie-Thérèse balance des coups de poings (nombreux, bien placés et c'est souvent dans la gueule), tout le monde en prend pour son grade : politiciens, piliers de comptoir, la classe moyenne, les bourges, les péquenots… et surtout l’Église catholique (bah oui c’est quand même l’univers de la bd). Franchement, si vous venez lire les avis sur cette série parce que vous hésitez à vous là procurer, je la conseille à ceux qui recherchent de l’humour bien hard, du genre qu’on peut rire de tout et de tous.
Sinon, le dessin : Maëster est l’un des (trop) rares dessinateurs humoristes à attribuer une vraie importance esthétique à ses bd, l'exigence de la caricature oblige. Le dessin est d’une très grande qualité, très précis, vachement détaillé. D’ailleurs dans presque chaque cases on trouve un gag, ce qui donne d’autant plus envie de s’y attarder pour les chercher parce qu’ils ne sautent pas toujours aux yeux. Par exemple, le chapeau d’un cardinal va progressivement se transformer en un trimaran, un chiotte puis une capote. Bon, il faut le voir encore une fois, mais de part son dessin et ses histoires, Sœur Marie-Thérèse est devenue une bd culte dans son genre.
La série d'héroïc-fantasy culte dans laquelle on ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à des personnages attachants, des aventures rythmées, de l'action, de l'humour, de l'amour, un monde imaginaire plaisant plein de surprises, des jolies filles, des méchants mais alors vraiment méchants, un bestiaire diversifié, mais aussi de très bons dessins en parfaite adéquation avec l'univers abordé et qui en plus s'améliorent à partir du cinquième tome.
Bref, la série d'héroïc-fantasy à posséder absolument qui a l'avantage d'être destinée à un public âgé de 7 à 77 ans.
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Bone
Je répare un oubli injustifiable : recommander cette excellentissime série ! Le trait est simple, dépouillé, mais d'une limpidité rafraîchissante! Il sert à merveille l'histoire qui mélange sans fausse note humour décalé et intrigue sombre dans un univers médiéval-fantastique, avec des idées franchement décalées et drôles. Le couple de rats-garous, ou Smiley sont excellents, Phoncible et son ambition démesurée également, tout comme les autres personnages qui se dévoilent tous au fur et à mesure des tomes, plus complexes et intéressants que l'on ne pouvait le penser. L'histoire est bien menée, alternant moments calmes nous plongeant dans le pays étrange où ont atterri les Bone, et les moments de tensions ou de mystères. Je ne vois pas de défaut à cette série. Vraiment pas. Ah si... J'ai la première version. D'abord, cette version en noir et blanc peut s'avérer très fragile. J'ai quelques tomes dont les pages tombent comme de simples feuilles mortes... Ensuite, le tome 10 est introuvable sauf à prix d'or! J'ai du le prendre dans la seconde édition. En couleur donc et en plus suite à un redécoupage de la série (qui renoue en fait avec le découpage original de la série) le tome 10 est devenu le tome 8... Le bonheur ! Surtout que je trouve que la version couleur ôte du charme au trait initial, en diminuant la simplicité et la légèreté de celui-ci. La série US était d'ailleurs bien en noir et blanc initialement. Mais cette version noir et blanc est devenue difficile à trouver sauf en bibliothèque éventuellement... Ou chez les rares particuliers qui voudront revendre leur série complète suite à une faillite personnelle (aucune autre raison ne pourrait justifier de céder cette BD géniale!!!). A noter également qu'elle peut s'adresser aux enfants sans problèmes (même si l'intrigue est parfois un peu compliquée pour eux), en tout cas, ma fille de 9 ans est fan (surtout des 2 rats-garous) !
21st Century Boys
Avertissement : Je note cette série non pas de manière indépendante mais comme faisant partie intégrante de 20th century boys. Pourquoi ? Parce que lire ces deux tomes indépendamment n'aurait aucun sens. Parce que l'auteur a complété une fin un peu trop brutale sur le 22ème tome par un rebondissement supplémentaire, que l'on peut juger tiré par les cheveux, mais qui a le mérite de donner une fin plus agréable, plus homogène, moins frustrante. Parce que, à titre personnel, j'ai eu autant de plaisir à lire ces deux tomes que les 22 précédents. Et pour cause, il n'y aurait pas eu le titre qui changeait, je ne me serais pas rendu compte que c'était une fin surajoutée. En tout cas je ne pense pas. Et a contrario, je me serais arrêté au 22ème, j'aurais été frustré et limite déçu à coup sûr ! Alors 21th et 20th même combat : le plaisir d'une histoire exceptionnelle écrite avec virtuosité ! Et tant pis si elle n'est pas parfaite, elle s'en approche quand même drôlement !!! Merci encore à BDtheque qui m'a permis de découvrir cette série !
20th Century Boys
ATTENTION ! Ne pas fuir cette série sous prétexte que c'est un manga ! Essayez au moins d'en lire un ! Dessin de qualité, scénario complexe et prenant, personnages attachants, virtuosité de l'auteur pour mélanger les époques et accrocher le lecteur, grande cohérence de l'ensemble (je considère personnellement que la série n'est complète qu'avec 21th century boys), j'ai passé de longues heures à lire cette série sans me lasser ! Eh oui, sans me lasser ! Qu'est ce qu'une œuvre qui s'étire artificiellement ? C'est un récit qui se répète, qui n'ajoute rien et qui sent le maintien en vie forcé (je pense à XIII ou Thorgal sur une certaine période). Ici, l'auteur nous promène dans sa vision passé/présent/futur sans jamais perdre le fil de son intrigue, mais tout en prenant le temps de décrire sa vision des ces trois époques. Le lecteur qui veut juste savoir qui est Ami et pourquoi il est ainsi trouvera cela forcément trop long. Celui qui veut avoir le dénouement de suite également. Mais à mon sens un récit ne se résume pas à une fin ou une résolution d'énigme, si tant est que l'environnement décrit est un univers dans lequel on se plonge avec plaisir. Et c'est exactement le cas dans cette série. De la nostalgie de l'enfance ou d'une certaine époque, jusqu'à un futur extrême mais pas excessif, j'ai lu les 24 (j'insiste !) tomes sans agacement, sans lassitude, juste parce que j'ai aimé être baladé ainsi d'époque en époque, de personnage en personnage, d'énigme en énigme, de rebondissement en rebondissement. Comme un morceau de musique qui dure longtemps mais sans qu'on voit le temps passer... Alors oui, j'admets sans problème que quelques ficelles sont un peu grosses, que certaines questions restent sans réponses, qu'un ou deux dispositifs peuvent paraître peu crédibles, mais tout cela n'apparaît que lorsqu'on cherche à analyser le travail de l'auteur... Oui encore, la série aurait pu faire 4 ou 5 tomes de moins, soit, mais moi, on m'aurait privé de 4 ou 5 tomes à lire avec délice dans la mesure où quand l'auteur vous manipule avec autant de dextérité et de talent, je dis Encore !!! Oui aussi, on aurait pu avoir des réponses plus précises sur certains points, mais un récit qui vous laisse une petite part d'interprétation et d'interrogation après la lecture de la dernière page, est un récit qui continue à vivre en vous et qui vous donnera envie de le relire !!! Donc, en conclusion : essayez au moins le premier tome de cette série, la qualité d'ensemble vaut largement cette tentative ! Par contre il faut savoir qu'à moins de l'avoir intégralement dans une bibliothèque, si vous accrochez, votre porte-monnaie ne vous dira pas merci, lui !
Le Désespoir du Singe
On n’est pas loin de la perfection avec cette excellente BD. Dès les premières pages j’ai été subjugué par les décors, par l’ambiance et par les dialogues. Si le récit est principalement axé sur l’histoire d’amour entre Josef et Vespérinne, le monde décrit par Peyraud et Alfred ne peut que capter le lecteur, la partie noire de notre société est mise, très justement, en avant. Un récit haut de gamme, un magnifique dessin d’Alfred qui intensifie le côté dramatique du récit. 5 étoiles pour cette BD même si le temps d’attente entre le tome 2 et 3 fut bien trop long, me donnant l’impression d’être pour les auteurs une œuvre mineure.
Maus
Étant en histoire, je ne pouvais pas passer à côté du chef-d'œuvre du genre (n'ayons pas peur des mots). En effet, cette BD est culte à bien des égards. Tout d'abord, je pense qu'il est important de souligner son ancienneté, qui permet de bien cerner cette œuvre dans l'histoire des mentalités (elle apparue juste avant les grandes recherches et théories sur les camps et les survivants ... drôle de coïncidence non ?). Et puis surtout, elle fait partie des anciennes BD, celles qui ont ouvert les portes à plein d'autres choses. En second lieu, ce qui frappe beaucoup de monde dans cette BD, c'est le dessin (bien que je n'ai pas spécialement été choqué par ça). Minimaliste, en noir et blanc, animalier, "simple". Un dessin qui sert son histoire, mais j'y reviens juste après. Ce qui est "amusant", c'est aussi cette distinction entre chaque pays et entre les juifs, avec plusieurs sortes d'animaux. Mais en fait on rentre très vite dedans, le dessin ne gênant plus à partir de deux pages. Et certaines planches sont véritablement belle (si !). Mais surtout, la grande force de Maus, son excellence, c'est ce scénario à deux facettes, cette histoire double d'un père et de son fils, d'une opposition constante dans le présent ramenée à une relation beaucoup plus calme et simple dans le récit du passé. Les deux livres sont découpés en plusieurs chapitres, avec un nouveau chapitre de l'histoire du père intercalée entre deux tranches du présent. Du coup, on se sent comme Art Spiegelman, comme si on le suivait dans sa recherche historique du passé. On est avec lui dans la vie, et comme lui on écoute parler ce père marqué à vie par l'épisode de sa vie qu'il conte. Car il ne raconte pas, il conte véritablement. On est entrainé dans une histoire tellement prenante qu'il est quasiment impossible de décrocher dès que l'on rentre dedans. Analyser Maus est quelque chose d'énorme, dans lequel je n'aurais pas la prétention de me lancer. Mais cette œuvre touche tout public, par son message, par son humanité et sa dés-humanité, par ces deux histoires à la fois triste et pourtant terriblement vraie. Maus est bien plus qu'un simple témoignage sur les camps. C'est un témoignage sur l'humain, sur son horreur, sur ses faiblesses et ses forces, sur sa partie la plus sombre et parfois aussi la plus belle. Sur nos actes et leurs conséquences funestes, parfois bien plus loin qu'on ne le pense. Cette BD est à mon avis un indispensable sur n'importe quelle étagère d'un lecteur, même occasionnel. Il est presque impossible de passer outre.
Long John Silver
Une histoire de pirate, une série bien noire, dans le ton. Déjà prendre un pirate aussi célèbre que Long John Silver de l’île au trésor est une bonne idée, pour ceux qui l’ont lu étant gamin, tous ce demandent qu’est-il advenu du fameux pirate ? Xavier Dorison nous sort une fois de plus une série très inspiré où l’aventure prend le temps de se mettre en place au fil des albums, les personnages évoluent, certains se révèlent. J’attends avec impatience la sortie de la révélation dans le tome 4. Au dessin, Mathieu Lauffray (qui a déjà bossé avec Dorison sur Prophet) s’est surpassé. Ses dessins sont de grandes qualités et pour ceux qui ne le connaissent pas, il y a un petit temps d’adaptation (rapide). Pour ceux qui aiment les courts récits d’aventures, c’est la série indispensable. Petite mise à jour maintenant que la série est achevée: Énorme final à la sauce hollywoodienne, épique et jouissif, visuellement époustouflant malgré certaines erreurs excessivement conspuées par certains. Du lourd !
Universal War One
L’œuvre culte du cyberpunk. Une superbe série de science-fiction qui, si elle n’est pas déjà culte, est amenée à le devenir d’ici quelques années. Denis Bajram a effectué un gros boulot en amont, en imaginant dès le début le récit et quelle fin il voulait donner à la série ; pour ça chapeau ! Le dessin m’a beaucoup fait penser à celui d’Alex Alice, on sent qu’on lit une bd, c’est dynamique, les couleurs sont diversifiées, les personnages reconnaissables, bref, c’est tout ce que j’aime dans la bande-dessinée. Même si le récit fût un peu long à mettre en place on est quand même pris dans cette histoire où ce mêle voyage temporel, space opera, dérive du capitalisme et référence biblique, entre autres. Mais maintenant que la série est terminée, rien ne vous empêches d’acheter plusieurs livres d’un coup pour vous faire une opinion. L’impression générale que j’ai ressenti c’est de lire une œuvre aboutie tant sur le plan du dessin, du récit, des dialogues, de la mise en scène, le découpage… tout est maitrisé. Une série indispensable pour tout amateur de SF.
Garulfo
Allez, je mets le coup de coeur pour cette série qui est quand même encore dans mon cœur et pour longtemps. D'abord, je dois dire que c'est grâce à ce site que je me suis lancé dans cet achat, connaissant Ayrolles par son autre série phare : De capes et de crocs. Je suis donc parti avec un avis positif et j'ai acheté les yeux fermés les 6 tomes. Un achat que je ne regrette vraiment pas ! Garulfo, c'est un conte moderne qui est à la hauteur de ces prédécesseurs ! Ici, pas de gentillesse tout mignonne tout au long de l'histoire ! On a des gens pas sympa du tout, et parfois c'est cruel (rassurez-vous, c'est vraiment peu souvent). Mais comme la plupart des contes, ça se finit bien, on a une (des) morale(s) bien distillées dans le tout, et une histoire qui tient parfaitement la route ! Ensuite, je viens au gros point fort de l'histoire : l’humour ! Car ici, l'humour est omniprésent, aussi bien dans les mimiques, dans les attitudes, les parodies de contes célèbres, les dialogues... On a vraiment une œuvre parfaite dirais-je. Il ne manque vraiment rien. Pour le dessin, rien à souligner, il est parfaitement en accord avec l'histoire, sans être extrêmement détaillé mais tout de même très beau. Bref, une parfaite symbiose. En conclusion, une excellente BD, qui trône parfaitement dans n'importe quelle bibliothèque, et qui mérite parfaitement ses louanges. Et un coup de cœur pour moi même si ça fait un moment maintenant.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Voilà plus de 15 ans que j’ai commencé à lire Sœur Marie-Thérèse, j’étais gamin quand j’ai découvert cette bd et ça m’avait profondément marqué à l’époque. Quand vous êtes habitué à lire des séries drôles mais disons gentilles, inoffensives, et que vous tombez sur Sœur Marie-Thérèse, ça fait forcément un choc. Je n’ai passé que des bons moments avec les 6 tomes de cette série, des éclats de rire à chaque histoire. Maëster n’est pas le genre d’auteur à faire dans le politiquement correct ou le gag téléphoné. Maëster c’est plutôt le genre d’humour qui frappe fort, il distribue jeux de mots et répliques assassines comme Marie-Thérèse balance des coups de poings (nombreux, bien placés et c'est souvent dans la gueule), tout le monde en prend pour son grade : politiciens, piliers de comptoir, la classe moyenne, les bourges, les péquenots… et surtout l’Église catholique (bah oui c’est quand même l’univers de la bd). Franchement, si vous venez lire les avis sur cette série parce que vous hésitez à vous là procurer, je la conseille à ceux qui recherchent de l’humour bien hard, du genre qu’on peut rire de tout et de tous. Sinon, le dessin : Maëster est l’un des (trop) rares dessinateurs humoristes à attribuer une vraie importance esthétique à ses bd, l'exigence de la caricature oblige. Le dessin est d’une très grande qualité, très précis, vachement détaillé. D’ailleurs dans presque chaque cases on trouve un gag, ce qui donne d’autant plus envie de s’y attarder pour les chercher parce qu’ils ne sautent pas toujours aux yeux. Par exemple, le chapeau d’un cardinal va progressivement se transformer en un trimaran, un chiotte puis une capote. Bon, il faut le voir encore une fois, mais de part son dessin et ses histoires, Sœur Marie-Thérèse est devenue une bd culte dans son genre.
Lanfeust de Troy
La série d'héroïc-fantasy culte dans laquelle on ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à des personnages attachants, des aventures rythmées, de l'action, de l'humour, de l'amour, un monde imaginaire plaisant plein de surprises, des jolies filles, des méchants mais alors vraiment méchants, un bestiaire diversifié, mais aussi de très bons dessins en parfaite adéquation avec l'univers abordé et qui en plus s'améliorent à partir du cinquième tome. Bref, la série d'héroïc-fantasy à posséder absolument qui a l'avantage d'être destinée à un public âgé de 7 à 77 ans.