C’est la quatrième des « chroniques « de Delisle que je lis, et, une nouvelle fois, c’est avec un très grand plaisir. Ce « Jérusalem » est même un très bon cru, ma préférée avec le Pyongyang.
On y retrouve ce qui fait la patte de Delisle, à savoir un don d’observation, de mise en avant de petits faits du quotidien, qui finissent par faire sens par leur accumulation, par ce qui finit par les lier.
C’est donc par petites touches que nous approchons de cette réalité des territoires occupés – même si c’est centré sur Jérusalem. Avec l’air de ne pas y toucher, Delisle démontre l’absurdité des situations, mais aussi l’enfer quotidien vécu par les Palestiniens, dépossédés de leurs terres et de leurs droits.
Comme pour ses Chroniques Birmanes, Delisle accompagne sa femme qui travaille pour MSF, et passe une longue période sur place, ce qui lui permet d’approfondir sa découverte du pays, et de développer certains running gags – même si l’humour est à la fois très présent et aussi en sourdine.
Delisle produit là quelque chose de complémentaire des albums de Joe Sacco, mais, s’il est peut-être moins « militant », il n’en est pas moins efficace dans sa dénonciation d’un état de fait à la fois dénoncé par la « communauté internationale » (les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU restant hélas sans effet), mais aussi toléré par passivité ou lâcheté.
C’est en tout cas un album hautement recommandable !
J’ai été touché par le témoignage de cet ex-otage. Je ne savais pas que les conditions de détention pouvaient être extrêmement difficiles quand on est seul et enfermé dans une pièce attaché à un chauffage par le poignet de manière quasi-continuelle. Là, il n’a pas le droit de voir le soleil, de se balader dehors ou même de discuter, de faire sa toilette quand il le souhaite. D’autres otages ont eu des conditions un peu moins difficiles même si c’est une situation globalement désagréable. Etre privé de liberté est sans doute la pire des choses pour un être humain. Cela dépend également de quelle liberté il s’agit. On ne parle même pas de la liberté de voter pour le candidat que l’on souhaite durant des élections. On parle de la liberté de déplacement.
On entre totalement dans la peau de cet otage ce qui était le but de cette œuvre. Les scènes seront malheureusement trop répétitives comme pour insister qu’il ne se passe rien pendant des mois. Etait-ce alors la peine de nous pondre un gros pavé comme pour accentuer cette idée ? C’est certainement le gros défaut de cette bd longue et angoissante. Cependant, celle-ci a le mérite d’exister et de nous confier une expérience peu commune. Et puis, c’est cette insistance qui nous fait comprendre bien des choses sur les conditions d’être un otage. C’est vrai qu’il est dit que dans une prison classique, on peut comprendre. Là, c’est pire comme épreuve et je veux bien le croire.
Toutes les questions pertinentes seront posées. Ce qui est réellement injuste, c’est que des hommes comme Christophe André s’engage dans une ONG médicale c’est à dire humanitaire et se font enlever de par leur « condition » occidentale pour de l’argent. On se demande si cela vaut la peine de les aider pour mériter au final un tel sort. Oui, on se doit de poser ce genre de question sans se mettre des oeillères. Cet ex-otage a décidé de poursuivre dans l’humanitaire après son enlèvement comme une chose faisant partie des risques du métier. Il a été très courageux. Je n’aurais sans doute pas fais la même chose. Je n’ai plus très envie en ce moment d’aider des peuples qui nous font du mal car ils ne nous aiment pas. C’est ainsi car je n’ai plus envie de tendre la joue gauche. Mais bon, je respecte les décisions de chacun. La démocratie, c’est également respecter un avis contraire au sien.
Il faut comprendre et voir ce qu’a vécu cet otage pour se rendre compte de l’horreur d’une telle situation même si cela pouvait être pire. Les racailles n’ont sans doute aucunes limites. Cette bd m’a touchée car elle est juste. J’aime de toute façon le style de Guy Delisle qui s’essaye pour une fois à quelque chose de différent c’est-à-dire non centré sur sa personne et son environnement exotique. La narration ainsi que le découpage sont vraiment parfaitement réussi pour nous procurer une aisance dans la lecture. C’est tout simplement juste et impeccable.
Une fois n’est pas coutume, je dédicace cet avis à Lionel, un passionné de bd, qui a eu la gentillesse de me prêter cette bd pour me la faire découvrir. On se rend compte que pour la liberté, il faut se battre.
Cette biographie retrace les grandes étapes de la vie de l’homme qui révolutionna la peinture au XIXe siècle. On y assiste à sa rencontre avec Eugène Boudin, qui lui transmit sa passion pour cet art, puis avec ses frères d’armes, Renoir, Bazille, Sisley, Cézanne et Pissaro, avec qui il fonda le groupe des Impressionnistes. Pour Monet, il fallait se rebeller contre la dictature de l’Académie, qui voulait maintenir la peinture cloitrée dans les ateliers. Lui, il estimait nécessaire de l’amener au grand air et à la lumière naturelle, d’y faire jaillir les couleurs, mais aussi de privilégier la sensation visuelle au détriment du détail. Malheureusement, ces « révolutionnaires » se heurtaient à la morgue des Académiciens qui les laissaient à la porte du salon des Arts officiel, les empêchant ainsi d’accéder à la notoriété. Mais Monet ne renia jamais son style, convaincu d’être dans le sens de l’Histoire, qui lui donna raison par la suite. Pourtant, sur le moment, il dût faire face à la précarité tout en s’endettant pour subvenir à ses besoins. Il connut des périodes difficiles, notamment avec la perte de son épouse Camille, emportée par la maladie.
Plutôt bien construit, le récit, dominé par la voix off du peintre, s’ouvre sur les derniers moments de sa vie avant d’enchaîner sur un long flashback depuis l’enfance. Salva Rubio s’attache à l’homme en tentant de cerner la passion qui l’animait, car il l’a bien compris : Monet était voué corps et âme à son art. Cette biographie, fidèle à la vérité historique, est davantage une réussite sur la forme. Le traitement graphique est magnifiquement réalisé, s’imposant comme un hommage brillant au peintre impressionniste, dont le style et les toiles sont souvent évoqués avec brio, sans que soit négligé pour autant un certain réalisme. On a parfois l’impression d’être immergé dans les œuvres du peintre, mais Efa, qui visiblement sait rester modeste, évite de singer bêtement la patte de l’auteur des Nymphéas, ce qui d’ailleurs aurait pu se révéler épineux dans le cadre d’une bande dessinée biographique.
Avec « Monet, nomade de la lumière », c’est la lune de miel entre la peinture et le neuvième art qui perdure, et de fort belle manière. Si l’on en croit la préface, l’ouvrage est en outre validé par Hugues Gall, directeur de la Fondation Claude Monet et du musée de Giverny. Des auteurs à découvrir pour (re)découvrir un des plus grands peintres du XIXe siècle dont les œuvres ont conservé toute leur modernité et sont désormais admirées dans le monde entier.
Tome 1 : l'aviateur
Je ne suis pourtant guère un lecteur très assidu de la série maritime Tramp (je n'ai lu que le premier cycle sans grande conviction) mais là , avec ce spin off consacré à Josef l'aviateur, alias Tanguy-la-vie-dure, Jean-Charles Kraehn m'a bluffé.
Il faut souligner qu'il est inutile d'avoir lu la série mère, pour suivre ces nouvelles aventures.
Kraehn nous offre une histoire certes classique , avec pas mal de rebondissements, mais qui se lit d'une traite tant on est pris dans l'histoire, le tout dans des superbes décors signés Arnoux et Millien (sans oublier les couleurs signées Patricia Jambers).
On nage dans l'ambiance de "out of africa" ou encore de la très belle bande dessinée Madame Livingstone de Cassiau-Haurie et Baruti, qui se déroule également à la même époque, dans la même contrée.
Car le récit repose aussi sur un épisode méconnu de la première guerre mondiale, celui du conflit en Afrique noire.
Cette histoire sous forme d'un récit complet, est fort réussie et me réconcilie avec Kraenh (je vais sans nul doute me replonger dans l'intégrale de Tramp)
Vivement la lecture du tome 2 pour voir si l'essai est transformé.
tome 2: l'apprentissage
Avec ce second volume, Kraehn confirme tout le bien que je pensais du premier opus.
Changement de décors avec cette nouvelle aventure de Josef l'aviateur. Aux plaines du Tanganyiaka succède la jungle de Paris, avec ses marloux et ses apaches de l'immédiate Grande Guerre.
Mais le Paris des années 20 est aussi bien mis en valeur par Millien que l'était l'Afrique Noire d'Arnoux et Millien.
Le récit est plus dense que dans le volume précédent, en raison sans doute des multiples notes historiques et techniques qui ralentissent parfois la lecture.
Fort bien documenté, ce récit fait la part belle à la banlieue parisienne avec ses bas fond, ses guinguettes, ses bars, ses usines et sa pègre. On se croirait presque dans un film de Gabin des années 30.
Le dessin est soigné, et la lecture agréable.
A conseiller.
J’avais découvert – et déjà beaucoup aimé ! – le dessin de Benjamin Flao sur La Ligne de fuite. C’est ici aussi superbe, avec un joli travail à l’aquarelle, sur des tons jaunes, rouille, et un trait plus ou moins détaillé, précis (on touche parfois à l’épure). Certaines planches muettes sont d’une rare intensité.
Les deux albums se laissent lire agréablement et relativement rapidement, malgré leur ample pagination (plus de 130 pages chacun !).
L’intrigue brasse pas mal de thèmes (néocolonialisme ; animisme ; mondialisation ; djihadisme, etc.), sans que ce soit au détriment de l’histoire ni que ce soit artificiel. Mais surtout, ce qui est le mieux réussi je trouve, c’est le formidable portrait d’un gamin plein de vie, d’un gosse des rues débrouillard, ambitieux et débordant d’énergie, Naïm, qui possède une belle faculté d’adaptation aux événements.
Voilà un diptyque dépaysant, rondement mené, superbement mis en images : c’est une série dont je vous recommande chaudement la lecture !
Dans un préambule, les auteurs évoquent le travail de Bourgeon sur Les Passagers du vent, et la difficulté qu’il y aurait à souffrir la comparaison avec cette série – absolument superbe il est vrai.
Mais finalement la crainte d’Autheman et de Dethorey n’est pas forcément justifiée. D’abord parce que les auteurs se sont placés sur un autre plan : le scénario tend plus vers le huis-clos (et suit une trame plus « historique » puisque tracée par une expédition réelle), et le dessin de Dethorey est très différent de celui de Bourgeon, moins réaliste, plus « artistique » ?
Par contre, à l’instar de Bourgeon, les auteurs ont usé d’une documentation précise.
Le dessin de Dethorey donc, qui est beau, globalement bon, même si le trait est parfois trop gras à mon goût. Reste que sa mort clôt de manière abrupte cette série, amputée du troisième album prévu. Bourgeon a permis au deuxième – inachevé à la mort de Dethorey – de poursuivre quelque peu l’aventure : son dessin, crayonné, est vraiment superbe !
Une belle série, malheureusement inachevée. Je lui aurais probablement attribué une meilleure « note » (en tout cas j'en aurais vivement conseillé l'achat) sans ce coup d’arrêt brutal. Autheman traite en un résumé d’une page les aventures qui auraient dû être développées dans ce dernier tome, mais cela ne remplace évidemment pas un album, et ne fait que raviver mes regrets : il y avait clairement matière à dynamiser cette belle aventure – ce dernier tome s’annonçant comme le plus dense.
Note réelle 3,5/5.
J’ai eu l’occasion de lire « dindon », « bazar » et « dinosaure », qui sont tous les trois du même niveau et clairement recommandables pour vos chers bambins.
Narrées généralement au style indirect, ces aventures sont plutôt bien fichues – et totalement adaptées à un jeune lectorat. On y retrouve le trait de Trondheim, simple et efficace, et des scénarios malins, qui font la part belle à l’imaginaire et aux réflexions enfantins.
Une famille « classique » à laquelle Trondheim a adjoint un « monstre » sympathique à la place de l’habituel animal de compagnie, voilà bien une petite lecture familiale parfait pour entrer dans le monde de Trondheim, décidément auteur protéiforme et talentueux.
Note réelle 3,5/5
J'ai beaucoup aimé cette aventure qui nous mène en Chine durant la guerre de l'opium. Il faut dire que l'un de mes scénaristes préférés est aux commandes du scénario. Alcante, digne successeur de Van Hamme, a encore fait des progrès depuis sa première série qui m'avait tant séduit à savoir Pandora. Il a tout compris pour la réalisation d'une bd sur un fond historique. Il arrive à nous captiver par le biais de son soldat français François Montagne qui sera plongé en pleine guerre de l'opium. Il ne nous noie pas de détails superflu pour aller directement à l'essentiel. Bref, il a tout compris.
Le dessin est réellement magnifique avec une bonne maîtrise des couleurs. Que dire de ces beaux costumes magnifiquement retranscrit. Graphiquement, je n'ai rien à redire ce qui est plutôt rare. Oui, je l'avoue car c'est tout à fait mon style de bd. J'attends des albums de cette trempe mais il ne faut pas trop en demander tant la production actuelle est médiocre même si on essaie un peu de le cacher avec une complicité malveillante à l'égard des lecteurs. C'est clair que la symbiose entre dessinateur et scénariste est parfaitement réussi en l'occurrence.
Voilà une série qui se positionne comme l’un des musts du genre, sans pour autant user d’artifices improbables.
En effet, l’histoire en elle-même n’est pas basée sur quelque chose d’incroyable, et ne s’appuie pas non plus sur des rebondissements successifs. Il n’y a pas non plus recours à un fantastique qui bien souvent vient pallier le manque d’imagination des scénaristes pour tenter de dynamiser une intrigue poussive. En tout cas, le fantastique utilisé l'est plutôt à dose homéopathique.
Alors, quelles sont les raisons du succès de cette série ?
Ils sont multiples, à commencer par le dessin d’Hub, à la fois simple et efficace, qui rend très fluide la lecture. Avec une colorisation très tranchée, vive, elle aussi réussie.
L’histoire en elle-même est plutôt bien bâtie et bien menée. La série est construite sur une succession de cinq diptyques, chacun tournant autour d’un des quatre éléments (eau, terre, feu, vent), le dernier concluant autour du « vide ». Chaque diptyque présente une aventure complète, et peut presque se lire indépendamment des autres. Même si, en fait, chacune de ces histoires nous fait avancer dans une intrigue globale, mais surtout dans la connaissance des personnages principaux.
D’Okko et de ses compagnons, nous ne connaissons presque rien au début, et ce n’est qu’au fur et à mesure que l’intrigue se développe qu’Hub nous glisse quelques informations, sur leur passé, leur personnalité. Et chacun de ces personnages possède à la fois des traits particuliers (physiques et psychologiques), mais aussi sa part de mystère, qui n’est qu’en partie révélée (aucun d’entre eux n’est en tout cas monolithique).
Ca castagne, ça massacre et conspire, les héros sortant victorieux de complots divers, dans un Japon médiéval à la fois imaginaire et magnifié par le dessin d’Hub, mais aussi par les innombrables formules – parfois répétitives et propres à certains personnages – qui rendent plus « authentiques » et ludiques ces aventures asiatiques. A cela s’ajoutent quelques petites touches de fantastique (les prières adressées aux forces de la nature par le moine Noshin, les « extensions » mécaniques des armures de certains guerriers, les « esprits » et autres créatures plus ou moins inspirées de l’imaginaire populaire japonais), et d’humour (Noshin et Tikku jouant là à plein le rôle d’agitateurs).
C’est le dernier cycle de deux albums qui m’a un peu déçu. Il est à la fois important – puisqu’il clôt la série et livre les clés de l’histoire d’Okko et de certains de ses compagnons (ce sont essentiellement des flash-backs), mais il ne se passe pas grand-chose, c’est plus lent, et, si j’étais méchant, c’est proche du titre du cycle, consacré au vide.
Mais ne boudons pas notre plaisir, cette série mérite vraiment le détour, car elle procure une lecture agréable, même si sans esbroufe.
Cette série est formidable.
Bien sûr, ce n'est pas la première à parler du handicap, il vous suffit d'aller voir le thème consacré au sujet sur bdtheque pour vous en convaincre, ni même la première à l'aborder sous l'angle de l'humour. Mais c'est dans la manière de tourner cet humour qu'elle sort du lot.
D'abord dans la forme, puisque le premier tome, peut-être voué au départ à être unique, se présente comme une suite de gags où les bons mots et les situations typiques sont légion. Beaucoup d'aspects liés au handicap sont abordés : accessibilité des lieux, incommunicabilité, invisibilité médiatique, préjugés, moqueries (pour ne pas dire méchanceté pure et simple). Georges Grard, alias Geg, se joue des clichés avec une langue savoureuse, de nombreux jeux de mots et une connaissance énorme du secteur du handicap.
Probablement galvanisé par le succès de ce premier tome, il en enquille plusieurs autres, qui se présentent plutôt comme des histoires complètes à chaque fois, avec des situations gaguesques en fin de page (mais pas à tous les coups). Le tome 2 est ainsi l'occasion à la Bande à Ed de partir en vacances, tous frais payés par la mairie, et d'inaugurer un centre destiné aux personnes handicapées à la mer. Là encore, de nombreuses situations où nos amis handicapés rencontrent des obstacles, mais où leur bonne humeur, leur volontarisme et leur inventivité leur permet de s'en sortir haut la main. Au tome 3 notre groupe d'exclus décide de faire bouger sa cité, et d'organiser un évènement culturel.
Et le tome 4 est l'occasion pour notre petit groupe de chercher des stages en entreprise. Là encore les différents obstacles sont bien décrits, et comme dans les tomes précédents, la bienveillance des voisins et des soutiens inattendus vont leur permettre de réaliser leurs projets.
Le dessin de Jak est typique du "gros nez" franco-belge, mais il y a du boulot sur les décors, et l'ensemble est ma foi très agréable à l'oeil.
Positive attitude.
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Chroniques de Jérusalem
C’est la quatrième des « chroniques « de Delisle que je lis, et, une nouvelle fois, c’est avec un très grand plaisir. Ce « Jérusalem » est même un très bon cru, ma préférée avec le Pyongyang. On y retrouve ce qui fait la patte de Delisle, à savoir un don d’observation, de mise en avant de petits faits du quotidien, qui finissent par faire sens par leur accumulation, par ce qui finit par les lier. C’est donc par petites touches que nous approchons de cette réalité des territoires occupés – même si c’est centré sur Jérusalem. Avec l’air de ne pas y toucher, Delisle démontre l’absurdité des situations, mais aussi l’enfer quotidien vécu par les Palestiniens, dépossédés de leurs terres et de leurs droits. Comme pour ses Chroniques Birmanes, Delisle accompagne sa femme qui travaille pour MSF, et passe une longue période sur place, ce qui lui permet d’approfondir sa découverte du pays, et de développer certains running gags – même si l’humour est à la fois très présent et aussi en sourdine. Delisle produit là quelque chose de complémentaire des albums de Joe Sacco, mais, s’il est peut-être moins « militant », il n’en est pas moins efficace dans sa dénonciation d’un état de fait à la fois dénoncé par la « communauté internationale » (les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU restant hélas sans effet), mais aussi toléré par passivité ou lâcheté. C’est en tout cas un album hautement recommandable !
S'enfuir
J’ai été touché par le témoignage de cet ex-otage. Je ne savais pas que les conditions de détention pouvaient être extrêmement difficiles quand on est seul et enfermé dans une pièce attaché à un chauffage par le poignet de manière quasi-continuelle. Là, il n’a pas le droit de voir le soleil, de se balader dehors ou même de discuter, de faire sa toilette quand il le souhaite. D’autres otages ont eu des conditions un peu moins difficiles même si c’est une situation globalement désagréable. Etre privé de liberté est sans doute la pire des choses pour un être humain. Cela dépend également de quelle liberté il s’agit. On ne parle même pas de la liberté de voter pour le candidat que l’on souhaite durant des élections. On parle de la liberté de déplacement. On entre totalement dans la peau de cet otage ce qui était le but de cette œuvre. Les scènes seront malheureusement trop répétitives comme pour insister qu’il ne se passe rien pendant des mois. Etait-ce alors la peine de nous pondre un gros pavé comme pour accentuer cette idée ? C’est certainement le gros défaut de cette bd longue et angoissante. Cependant, celle-ci a le mérite d’exister et de nous confier une expérience peu commune. Et puis, c’est cette insistance qui nous fait comprendre bien des choses sur les conditions d’être un otage. C’est vrai qu’il est dit que dans une prison classique, on peut comprendre. Là, c’est pire comme épreuve et je veux bien le croire. Toutes les questions pertinentes seront posées. Ce qui est réellement injuste, c’est que des hommes comme Christophe André s’engage dans une ONG médicale c’est à dire humanitaire et se font enlever de par leur « condition » occidentale pour de l’argent. On se demande si cela vaut la peine de les aider pour mériter au final un tel sort. Oui, on se doit de poser ce genre de question sans se mettre des oeillères. Cet ex-otage a décidé de poursuivre dans l’humanitaire après son enlèvement comme une chose faisant partie des risques du métier. Il a été très courageux. Je n’aurais sans doute pas fais la même chose. Je n’ai plus très envie en ce moment d’aider des peuples qui nous font du mal car ils ne nous aiment pas. C’est ainsi car je n’ai plus envie de tendre la joue gauche. Mais bon, je respecte les décisions de chacun. La démocratie, c’est également respecter un avis contraire au sien. Il faut comprendre et voir ce qu’a vécu cet otage pour se rendre compte de l’horreur d’une telle situation même si cela pouvait être pire. Les racailles n’ont sans doute aucunes limites. Cette bd m’a touchée car elle est juste. J’aime de toute façon le style de Guy Delisle qui s’essaye pour une fois à quelque chose de différent c’est-à-dire non centré sur sa personne et son environnement exotique. La narration ainsi que le découpage sont vraiment parfaitement réussi pour nous procurer une aisance dans la lecture. C’est tout simplement juste et impeccable. Une fois n’est pas coutume, je dédicace cet avis à Lionel, un passionné de bd, qui a eu la gentillesse de me prêter cette bd pour me la faire découvrir. On se rend compte que pour la liberté, il faut se battre.
Monet - Nomade de la lumière
Cette biographie retrace les grandes étapes de la vie de l’homme qui révolutionna la peinture au XIXe siècle. On y assiste à sa rencontre avec Eugène Boudin, qui lui transmit sa passion pour cet art, puis avec ses frères d’armes, Renoir, Bazille, Sisley, Cézanne et Pissaro, avec qui il fonda le groupe des Impressionnistes. Pour Monet, il fallait se rebeller contre la dictature de l’Académie, qui voulait maintenir la peinture cloitrée dans les ateliers. Lui, il estimait nécessaire de l’amener au grand air et à la lumière naturelle, d’y faire jaillir les couleurs, mais aussi de privilégier la sensation visuelle au détriment du détail. Malheureusement, ces « révolutionnaires » se heurtaient à la morgue des Académiciens qui les laissaient à la porte du salon des Arts officiel, les empêchant ainsi d’accéder à la notoriété. Mais Monet ne renia jamais son style, convaincu d’être dans le sens de l’Histoire, qui lui donna raison par la suite. Pourtant, sur le moment, il dût faire face à la précarité tout en s’endettant pour subvenir à ses besoins. Il connut des périodes difficiles, notamment avec la perte de son épouse Camille, emportée par la maladie. Plutôt bien construit, le récit, dominé par la voix off du peintre, s’ouvre sur les derniers moments de sa vie avant d’enchaîner sur un long flashback depuis l’enfance. Salva Rubio s’attache à l’homme en tentant de cerner la passion qui l’animait, car il l’a bien compris : Monet était voué corps et âme à son art. Cette biographie, fidèle à la vérité historique, est davantage une réussite sur la forme. Le traitement graphique est magnifiquement réalisé, s’imposant comme un hommage brillant au peintre impressionniste, dont le style et les toiles sont souvent évoqués avec brio, sans que soit négligé pour autant un certain réalisme. On a parfois l’impression d’être immergé dans les œuvres du peintre, mais Efa, qui visiblement sait rester modeste, évite de singer bêtement la patte de l’auteur des Nymphéas, ce qui d’ailleurs aurait pu se révéler épineux dans le cadre d’une bande dessinée biographique. Avec « Monet, nomade de la lumière », c’est la lune de miel entre la peinture et le neuvième art qui perdure, et de fort belle manière. Si l’on en croit la préface, l’ouvrage est en outre validé par Hugues Gall, directeur de la Fondation Claude Monet et du musée de Giverny. Des auteurs à découvrir pour (re)découvrir un des plus grands peintres du XIXe siècle dont les œuvres ont conservé toute leur modernité et sont désormais admirées dans le monde entier.
L'Aviateur
Tome 1 : l'aviateur Je ne suis pourtant guère un lecteur très assidu de la série maritime Tramp (je n'ai lu que le premier cycle sans grande conviction) mais là , avec ce spin off consacré à Josef l'aviateur, alias Tanguy-la-vie-dure, Jean-Charles Kraehn m'a bluffé. Il faut souligner qu'il est inutile d'avoir lu la série mère, pour suivre ces nouvelles aventures. Kraehn nous offre une histoire certes classique , avec pas mal de rebondissements, mais qui se lit d'une traite tant on est pris dans l'histoire, le tout dans des superbes décors signés Arnoux et Millien (sans oublier les couleurs signées Patricia Jambers). On nage dans l'ambiance de "out of africa" ou encore de la très belle bande dessinée Madame Livingstone de Cassiau-Haurie et Baruti, qui se déroule également à la même époque, dans la même contrée. Car le récit repose aussi sur un épisode méconnu de la première guerre mondiale, celui du conflit en Afrique noire. Cette histoire sous forme d'un récit complet, est fort réussie et me réconcilie avec Kraenh (je vais sans nul doute me replonger dans l'intégrale de Tramp) Vivement la lecture du tome 2 pour voir si l'essai est transformé. tome 2: l'apprentissage Avec ce second volume, Kraehn confirme tout le bien que je pensais du premier opus. Changement de décors avec cette nouvelle aventure de Josef l'aviateur. Aux plaines du Tanganyiaka succède la jungle de Paris, avec ses marloux et ses apaches de l'immédiate Grande Guerre. Mais le Paris des années 20 est aussi bien mis en valeur par Millien que l'était l'Afrique Noire d'Arnoux et Millien. Le récit est plus dense que dans le volume précédent, en raison sans doute des multiples notes historiques et techniques qui ralentissent parfois la lecture. Fort bien documenté, ce récit fait la part belle à la banlieue parisienne avec ses bas fond, ses guinguettes, ses bars, ses usines et sa pègre. On se croirait presque dans un film de Gabin des années 30. Le dessin est soigné, et la lecture agréable. A conseiller.
Kililana Song
J’avais découvert – et déjà beaucoup aimé ! – le dessin de Benjamin Flao sur La Ligne de fuite. C’est ici aussi superbe, avec un joli travail à l’aquarelle, sur des tons jaunes, rouille, et un trait plus ou moins détaillé, précis (on touche parfois à l’épure). Certaines planches muettes sont d’une rare intensité. Les deux albums se laissent lire agréablement et relativement rapidement, malgré leur ample pagination (plus de 130 pages chacun !). L’intrigue brasse pas mal de thèmes (néocolonialisme ; animisme ; mondialisation ; djihadisme, etc.), sans que ce soit au détriment de l’histoire ni que ce soit artificiel. Mais surtout, ce qui est le mieux réussi je trouve, c’est le formidable portrait d’un gamin plein de vie, d’un gosse des rues débrouillard, ambitieux et débordant d’énergie, Naïm, qui possède une belle faculté d’adaptation aux événements. Voilà un diptyque dépaysant, rondement mené, superbement mis en images : c’est une série dont je vous recommande chaudement la lecture !
Le Passage de Vénus
Dans un préambule, les auteurs évoquent le travail de Bourgeon sur Les Passagers du vent, et la difficulté qu’il y aurait à souffrir la comparaison avec cette série – absolument superbe il est vrai. Mais finalement la crainte d’Autheman et de Dethorey n’est pas forcément justifiée. D’abord parce que les auteurs se sont placés sur un autre plan : le scénario tend plus vers le huis-clos (et suit une trame plus « historique » puisque tracée par une expédition réelle), et le dessin de Dethorey est très différent de celui de Bourgeon, moins réaliste, plus « artistique » ? Par contre, à l’instar de Bourgeon, les auteurs ont usé d’une documentation précise. Le dessin de Dethorey donc, qui est beau, globalement bon, même si le trait est parfois trop gras à mon goût. Reste que sa mort clôt de manière abrupte cette série, amputée du troisième album prévu. Bourgeon a permis au deuxième – inachevé à la mort de Dethorey – de poursuivre quelque peu l’aventure : son dessin, crayonné, est vraiment superbe ! Une belle série, malheureusement inachevée. Je lui aurais probablement attribué une meilleure « note » (en tout cas j'en aurais vivement conseillé l'achat) sans ce coup d’arrêt brutal. Autheman traite en un résumé d’une page les aventures qui auraient dû être développées dans ce dernier tome, mais cela ne remplace évidemment pas un album, et ne fait que raviver mes regrets : il y avait clairement matière à dynamiser cette belle aventure – ce dernier tome s’annonçant comme le plus dense. Note réelle 3,5/5.
Monstrueux...
J’ai eu l’occasion de lire « dindon », « bazar » et « dinosaure », qui sont tous les trois du même niveau et clairement recommandables pour vos chers bambins. Narrées généralement au style indirect, ces aventures sont plutôt bien fichues – et totalement adaptées à un jeune lectorat. On y retrouve le trait de Trondheim, simple et efficace, et des scénarios malins, qui font la part belle à l’imaginaire et aux réflexions enfantins. Une famille « classique » à laquelle Trondheim a adjoint un « monstre » sympathique à la place de l’habituel animal de compagnie, voilà bien une petite lecture familiale parfait pour entrer dans le monde de Trondheim, décidément auteur protéiforme et talentueux. Note réelle 3,5/5
LaoWai
J'ai beaucoup aimé cette aventure qui nous mène en Chine durant la guerre de l'opium. Il faut dire que l'un de mes scénaristes préférés est aux commandes du scénario. Alcante, digne successeur de Van Hamme, a encore fait des progrès depuis sa première série qui m'avait tant séduit à savoir Pandora. Il a tout compris pour la réalisation d'une bd sur un fond historique. Il arrive à nous captiver par le biais de son soldat français François Montagne qui sera plongé en pleine guerre de l'opium. Il ne nous noie pas de détails superflu pour aller directement à l'essentiel. Bref, il a tout compris. Le dessin est réellement magnifique avec une bonne maîtrise des couleurs. Que dire de ces beaux costumes magnifiquement retranscrit. Graphiquement, je n'ai rien à redire ce qui est plutôt rare. Oui, je l'avoue car c'est tout à fait mon style de bd. J'attends des albums de cette trempe mais il ne faut pas trop en demander tant la production actuelle est médiocre même si on essaie un peu de le cacher avec une complicité malveillante à l'égard des lecteurs. C'est clair que la symbiose entre dessinateur et scénariste est parfaitement réussi en l'occurrence.
Okko
Voilà une série qui se positionne comme l’un des musts du genre, sans pour autant user d’artifices improbables. En effet, l’histoire en elle-même n’est pas basée sur quelque chose d’incroyable, et ne s’appuie pas non plus sur des rebondissements successifs. Il n’y a pas non plus recours à un fantastique qui bien souvent vient pallier le manque d’imagination des scénaristes pour tenter de dynamiser une intrigue poussive. En tout cas, le fantastique utilisé l'est plutôt à dose homéopathique. Alors, quelles sont les raisons du succès de cette série ? Ils sont multiples, à commencer par le dessin d’Hub, à la fois simple et efficace, qui rend très fluide la lecture. Avec une colorisation très tranchée, vive, elle aussi réussie. L’histoire en elle-même est plutôt bien bâtie et bien menée. La série est construite sur une succession de cinq diptyques, chacun tournant autour d’un des quatre éléments (eau, terre, feu, vent), le dernier concluant autour du « vide ». Chaque diptyque présente une aventure complète, et peut presque se lire indépendamment des autres. Même si, en fait, chacune de ces histoires nous fait avancer dans une intrigue globale, mais surtout dans la connaissance des personnages principaux. D’Okko et de ses compagnons, nous ne connaissons presque rien au début, et ce n’est qu’au fur et à mesure que l’intrigue se développe qu’Hub nous glisse quelques informations, sur leur passé, leur personnalité. Et chacun de ces personnages possède à la fois des traits particuliers (physiques et psychologiques), mais aussi sa part de mystère, qui n’est qu’en partie révélée (aucun d’entre eux n’est en tout cas monolithique). Ca castagne, ça massacre et conspire, les héros sortant victorieux de complots divers, dans un Japon médiéval à la fois imaginaire et magnifié par le dessin d’Hub, mais aussi par les innombrables formules – parfois répétitives et propres à certains personnages – qui rendent plus « authentiques » et ludiques ces aventures asiatiques. A cela s’ajoutent quelques petites touches de fantastique (les prières adressées aux forces de la nature par le moine Noshin, les « extensions » mécaniques des armures de certains guerriers, les « esprits » et autres créatures plus ou moins inspirées de l’imaginaire populaire japonais), et d’humour (Noshin et Tikku jouant là à plein le rôle d’agitateurs). C’est le dernier cycle de deux albums qui m’a un peu déçu. Il est à la fois important – puisqu’il clôt la série et livre les clés de l’histoire d’Okko et de certains de ses compagnons (ce sont essentiellement des flash-backs), mais il ne se passe pas grand-chose, c’est plus lent, et, si j’étais méchant, c’est proche du titre du cycle, consacré au vide. Mais ne boudons pas notre plaisir, cette série mérite vraiment le détour, car elle procure une lecture agréable, même si sans esbroufe.
La Bande à Ed
Cette série est formidable. Bien sûr, ce n'est pas la première à parler du handicap, il vous suffit d'aller voir le thème consacré au sujet sur bdtheque pour vous en convaincre, ni même la première à l'aborder sous l'angle de l'humour. Mais c'est dans la manière de tourner cet humour qu'elle sort du lot. D'abord dans la forme, puisque le premier tome, peut-être voué au départ à être unique, se présente comme une suite de gags où les bons mots et les situations typiques sont légion. Beaucoup d'aspects liés au handicap sont abordés : accessibilité des lieux, incommunicabilité, invisibilité médiatique, préjugés, moqueries (pour ne pas dire méchanceté pure et simple). Georges Grard, alias Geg, se joue des clichés avec une langue savoureuse, de nombreux jeux de mots et une connaissance énorme du secteur du handicap. Probablement galvanisé par le succès de ce premier tome, il en enquille plusieurs autres, qui se présentent plutôt comme des histoires complètes à chaque fois, avec des situations gaguesques en fin de page (mais pas à tous les coups). Le tome 2 est ainsi l'occasion à la Bande à Ed de partir en vacances, tous frais payés par la mairie, et d'inaugurer un centre destiné aux personnes handicapées à la mer. Là encore, de nombreuses situations où nos amis handicapés rencontrent des obstacles, mais où leur bonne humeur, leur volontarisme et leur inventivité leur permet de s'en sortir haut la main. Au tome 3 notre groupe d'exclus décide de faire bouger sa cité, et d'organiser un évènement culturel. Et le tome 4 est l'occasion pour notre petit groupe de chercher des stages en entreprise. Là encore les différents obstacles sont bien décrits, et comme dans les tomes précédents, la bienveillance des voisins et des soutiens inattendus vont leur permettre de réaliser leurs projets. Le dessin de Jak est typique du "gros nez" franco-belge, mais il y a du boulot sur les décors, et l'ensemble est ma foi très agréable à l'oeil. Positive attitude.