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Madame Livingstone

Note: 4/5
(4/5 pour 4 avis)

Durant la Première Guerre mondiale, dans la région des Grands Lacs en Afrique Centrale, l'aviateur Gaston Mercier, lieutenant de l'armée royale Belge, est chargé de couler un cuirassé allemand sur le lac Tanganyika.


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale Afrique Noire Aviation Congo belge Le Colonialisme Les auteurs africains

Durant la Première Guerre mondiale, dans la région des Grands Lacs en Afrique Centrale, l'aviateur Gaston Mercier, lieutenant de l'armée royale Belge, est chargé de couler un cuirassé allemand sur le lac Tanganyika. Il fait la connaissance d'un métis énigmatique, toujours habillé en kilt, qui prétend être le fils du célèbre explorateur écossais, David Livingstone, et d'une congolaise avec qui il aurait fini sa vie. Mercier va se lier d'amitié avec cet étrange personnage et se demander si l'histoire est vraie. Il se surprend à remettre en cause les raisons de la présence européenne dans la région et les bienfaits de la colonisation.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Juillet 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Madame Livingstone
Les notes (4)
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27/07/2014 | herve
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Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Je commencerai par le visuel qui est un vrai régal pour les yeux, une colorisation excellente qui nous plonge allègrement au cœur de l'Afrique, qui réussit les scènes grandioses comme celles plus intimistes. Sur le fond c'est aussi très bien, entre le discours colonialiste des représentants belges au Congo en contrepoint des propos tenus par les populations africaines et notamment par le personnage de Mme Livingstone, c'est un choc des cultures qui est à l’œuvre, choc qui à mon sens n'a pas finit de résonner. La première guerre mondiale en Afrique à été parfois évoquée mais c'est pour moi la première fois que je lis une histoire où la justesse de ton est à ce point aussi "juste", sans pathos, intelligente et qui nous assène quelques vérités passionnantes. Achat conseillé !

06/12/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai bien aimé cette histoire d'amitié entre ce lieutenant belge et ce métis appelé Madame Livingstone à cause du port du kilt écossais. Le Congo belge n'est pas épargné par la Première Guerre Mondiale où les forces du Kaiser dominent la région des grands lacs grâce à un puissant cuirassé. Il faut dire que les richesses de l'Afrique ont aiguisé bien des appétits. Le scénario est assez original car il nous conte un fait de guerre assez méconnu. Visuellement, c'est magnifique. C'est toute la grâce et la beauté de l'Afrique qui sont là devant nos yeux. La précision du trait est exquise. Les couleurs ajoutent à l'ambiance. Bref, c'est un sans faute sur le plan graphique. Pour le reste, le récit est intelligent avec des dialogues profonds. On se rend compte de la vie dans les colonies africaines. On se rend compte également des méfaits du colonialisme qu'il soit belge, français, anglais ou allemand. Cette belle histoire d'amitié donne la foi à ceux qui croient encore à un monde meilleur.

23/03/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Mon avis rejoindra celui d'herve (sans qui j'aurais sans doute raté ce très bel album, je l'en remercie au passage). Le scénario est intéressant d'un point de vue historique puisqu'il nous permet de découvrir une facette de la première guerre mondiale assez méconnue, à savoir les combats menés par les Belges contre les Allemands aux abords du lac Tanganyika... avec des Africains issus parfois de mêmes familles mais qui se retrouvent dans des camps adverses selon qu'ils habitent sur une rive ou sur l'autre. Une autre manière de montrer l'absurdité de la guerre, donc. Par ailleurs, ce récit nous propose aussi de rencontrer deux personnages improbables (l'un belge et étonnamment progressiste pour l'époque, l'autre mi-congolais mi-écossais à l'ascendance prestigieuse). La gageure était de nous les rendre crédibles, et les auteurs y parviennent parfaitement ! Le mélange de données historiques vérifiables et de romance fonctionne on ne peut mieux et il est parfois difficile de déterminer la frontière entre les deux. Enfin, le dessin est fin, soigné, et surtout très efficace quel que soit le contexte. il est, cerise sur le gâteau, très bien mis en valeur par une colorisation tout en nuances. Un très bel album, donc. Instructif, prenant, amusant par moments, émouvant à d'autres, beau à regarder, agréable à suivre et dans lequel on sent toute l'implication des auteurs. Je recommande vivement.

20/08/2014 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur herve

Vous en avez assez des commémorations de la guerre de 1914 ? Et bien lisez Madame Livingstone de Barly Barruti et de Christophe Cassiau-Haurie, vous découvrirez un aspect méconnu de la grande guerre, celle qui se déroulait au Congo Belge. Certes, ce n’est pas la première fois que la bande dessinée aborde la guerre de 14 sous d’autres cieux que celui de la Somme (on se souvient de Papeete 1914 de Sébastien Morice et de Didier Quella-Guyot, ou encore La Grippe Coloniale d’Appolo et d’Huo Chao Si- sur l’après guerre dans l’Ile de la Réunion) mais là nous sommes plongés dans la région des Grands Lacs où l’unique mission des hommes de l’armée royale belge est de couler un cuirassé allemand (lisez le dossier en fin d’album, et vous découvrirez l’étonnant destin de ce navire de guerre). Sur une idée d'Appolo (tiens, tiens, le revoilà !), ce récit nous retrace l’histoire d’un aviateur, Gaston Mercier, pris entre son engagement militaire et son amitié pour le fameux « Madame Livingstone », son fixeur, comme on dit dans l’armée, métis de surcroit et se disant fils du grand explorateur. Entre absurdité de cette guerre entre troupes coloniales, humanisme, et bravoure militaire se glisse une amitié profonde entre ces deux personnages ; parfaitement mis en image par Barly Baruti ; le tout avec des paysages du Tanganyika. Malgré une édition dans un format plus réduit que les albums Glénat habituels, la force du dessin reste puissante. Même dans les scènes nocturnes, le dessin est précis, parfaitement maitrisé et d’une grande beauté. Quelques pleines pages viennent renforcer, pour ceux qui en doutaient encore, le talent du dessinateur. Cet album mérite donc toute votre attention, tant par le thème retenu, que par le dessin qui, pour ma part, m’a littéralement bluffé. Une véritable bouffée d’air frais dans une période estivale de grand calme éditorial.

27/07/2014 (modifier)