Cette histoire ne fait pas partie d'un délire elle retrace une réalité vécu il y a plus de 50 ans. Retranscrite de cette façon elle peut paraître incroyable voir impossible. J'en suis témoin, j'étais la dans ces moments difficiles. Si le graphisme n'est pas parfait le texte fait toujours partie d'une histoire vécu a une autre époque, l'histoire qui est raconté, les attaques occultes relatées sont toujours d'actualité car ce qui était du domaine invisible a cette époque apparaît aujourd'hui dans le visible par tout ce que traverse l'humanité dans ces heures difficiles. Ne prenait pas cette BD comme une histoire sans grand intérêt prenait la comme un enseignement. Ce n'est pas parce qu’une grande partie de l'humanité a perdu la faculté de voir l'invisible que celui ci n'existe pas.
Longtemps les forces satanique ont opérés dans l'ombre mais comme ont peu le voir aujourd'hui leur marionnettes sont présente. Elles jouent leur jeu motivé par le pouvoir et l'appât du gain. Je vous invite à réfléchir et a ne pas tirer des conclusions hâtives sur ce que vous ne connaissez pas. Pour bien comprendre il faut développer sa sensibilité celle de son âme, c'est elle qui détient la connaissance de l'invisible et qui peut vous éviter de tomber dans les pièges de ceux qui profite de votre ignorance pour vous faire tomber (énergétiquement de niveau). Ce voyage on peut le faire en dormant ou éveillé soi on apprend par soi même en se posant des questions soi on laisse couler et la ce n’est pas pareil car la vie va participer a votre réveil et ça peu faire mal. Toi qui lie ces lignes je te souhaite de faire partie de ceux qui se pose des questions et qui cherche sincèrement les réponses.
Oneira a été un coup de cœur dès sa prise en main. Si on se penche sur la forme, la couverture est magnifique et les dessins de Federica di Meo sont époustouflants. Son coup de crayon est maitrisé, beau et soigné. Les dessins sont tantôt dark tantôt soft. À chaque fois, ils sont à l’image de l’histoire qu’ils racontent. Les scènes de combats sont très dynamiques et les décors sont d’une immense qualité. On sent le perfectionnisme derrière chaque case.
Si on se penche sur le fond, c’est un régal niveau scénario. CAB que l’on connaissait surtout sur du shonen change de registre pour nous proposer une histoire plus mature (pour rappel Oneira est un seinen). Son héroïne, Arane Heos fait penser aux claymores sans en être une pâle copie. Impitoyable face à l’ennemi, tendre et amicale envers ses proches, la suivre dans ses aventures contre les cauchemars (mais pas que) est palpitant et il me tarde de connaître la suite !!
Autre gros point fort de ce premier tome : la playlist proposée pour accompagner la lecture. Les auteurs ont pensé à tout et n’ont rien laissé au hasard. On sent leur investissement dans ce projet. C’est en tout cas réussi car TOUT plaît dans ce manga. S’il continue sur cette lancée, il sera digne des plus grands titres de Dark Fantasy et c’est tout ce qu’on lui souhaite. Enfin, je ne peux que le recommander.
J'ai commandé à mon libraire les 2 prochains, ils me tardent d'être à jour avant la sortie du 4e sensé clôturer ce premier arc !
Pas lu le roman, je reçois donc cette histoire sans crainte et sans appréhension.
Ce qui me dérange un peu encore dans ce type de narration, c'est que ça fonctionne par flashbacks et que ça commence par la fin, je n'aime pas trop ce procédé qui hélas est la tendance dans certaines Bd d'atmosphère ; et au cinéma c'est parfois pareil. Heureusement, le sujet est suffisamment fort, et l'ossature du scénario est suffisamment costaud pour m'avoir permis de surmonter ce désagrément.
Cette première partie du récit prévu en 3 albums, pose bien ses jalons qui sont bien dosés et bien pesés pour donner envie au lecteur de connaitre la suite ; il va falloir attendre pour savoir le fin mot de cette histoire et savoir comment Alain Delambre va se sortir de l'engrenage inextricable dans lequel il s'est fourré. Le récit est complexe et n'hésite pas à multiplier les pistes, il y a des éléments crédibles et d'autres dont je doute ; en effet, cette histoire de fausse prise d'otages pour une phase de recrutement, j'ai un peu de mal à y croire. Je connais un peu le monde de l'entreprise à mon petit niveau, j'ai assez navigué là-dedans pour savoir que c'est un panier de crabes, une foire d'empoigne, mais là même si on tape dans les très hautes sphères de multinationales, je doute qu'elles se rabaissent à ce genre d'artifices aléatoires qui peuvent amener vers des dérives dangereuses. Je sais qu'elles sont capables de méthodes odieuses dans le recrutement et le management, qu'elles ne font pas toujours cas de l'humain dans les affaires, mais est-ce qu'elles seraient capables d'aller aussi loin ? J'ai l'impression que le trait est grossi à l'excès pour donner une dramatisation et donner au lecteur un aperçu délétère des entreprises.
Ceci dit, la progression est bonne, on se laisse facilement prendre par la galère vécue par Delambre, c'est un excellent thriller financier et social qui est soutenu par un superbe dessin. J'avais découvert Liotti sur Narcos où son dessin se cherchait et se fondait dans un style lisse proche de Philippe Aymond ; ici, il a grandement amélioré son trait qui semble beaucoup plus soigné et travaillé, j'aime beaucoup ce dessin, comme quoi pour moi, je considère qu'un beau dessin contribue énormément à me faire aimer une Bd.
Reste à espérer que la suite de ce récit soit à la hauteur, et ne sera pas décevante.
C'est le type de série que j'apprécie même si les quatre albums de Stanislas et Rullier ne révolutionnent pas le genre. Comme cela est dit précédemment, Victor avec sa tête ronde, sa ligne claire et son Dufflecoat a un petit air de Tintin.
Sauf que le petit comptable binoclard a plus l'air d'un cave perdu dans le Mitan avec ses apaches, ses gagneuses et ses trafics en tous genres. Corses, Viets, Constantinois ou Parigots, Victor sait s'adapter à tous les milieux de la jungle indochinoise au port de St Nazaire.
Car le cave se rebiffe ici aussi ! Les auteurs s'amusent à détourner les codes boyscouts de ce type de graphisme pour se glisser dans une ambiance France trouble d'après-guerre où les "Hommes" avaient leur langage d'initiés et l'or des nazis n'avait pas une si mauvaise odeur que ça.
J'ai beaucoup aimé le scénario indochinois qui mêle grand banditisme et combats de jungle perdus d'avance. L'image du héros chevalier blanc y prend un sacré coup tellement Victor trempe dans toutes les magouilles possibles jusqu'à se bruler au contact du soleil corse.
Le retour en France est plus classique avec des bandits sortis tout droit d'un film de Gabin.
Le graphisme se plie à l'ambiance du moment et me rappelle par moment les premiers albums de Tintin (Amérique, Lotus ou le Crabe). Une bonne partie des récits se passent en extérieurs, ce qui permet à Stanislas de soigner ses décors qui participent beaucoup aux rendus des ambiances.
La mise en couleur reste très classique pour un rendu très Tintin en Amérique.
J'ai bien apprécié la lecture de cette petite série qui est pour moi une quasi parodie du célèbre reporter.
J’avais déjà lu et apprécié plusieurs séries de Pothier. Je trouve que celle-ci est une belle réussite, dans la lignée de Ratafia au niveau du ton et de l’humour employés.
Pothier martyrise pas mal l’Histoire pour nous faire rire dans des mésaventures moyenâgeuses. En effet, les trois albums (chacun contenant une histoire indépendante, les trois formant un tout avec une conclusion) sont sensés se passer en 1011-1012, mais le tome 2 nous envoie en Angleterre avec Richard cœur de Lion, Robin des bois, etc ! deux siècles plus tôt que la réalité (mais on s’en fiche, hein !?).
Pothier s’est clairement inspiré d’Astérix. Le village gaulois menacé par les camps romains est ici remplacé par un village viking menacé par un volcan : un petit groupe est envoyé chercher une « terre d’accueil », groupe dans lequel un gros type pas très fin et usant volontiers de baffes est le pendant d’Obélix (Arleston avait déjà repris l’idée avec son Hébus dans Lanfeust). L’humour très présent, à base d’une foultitude de jeux de mots, rapproche aussi les deux séries.
C’est inégal, mais globalement ça se laisse lire très agréablement. Le dernier album – qui se passe en Irlande – est un chouia moins bon (même si la chute finale est très bonne), les deux premiers (en Écosse, puis en Angleterre) sont les meilleurs. On a là en tout cas une série tout public plutôt réussie. Je pense que les adultes comprendront davantage tous les jeux de mots, mais c’est une série qui plaira à un public assez large, pour peu que l’on ne soit pas réfractaires à des jeux de mots à deux balles.
Note réelle 3,5/5.
La corneille, un sujet fascinant.
Une fois n'est pas coutume, c'est le pitch de départ qui m'a agrippé, bien aidé par une émission radiophonique, sur ces volatiles au plumage noir, écoutée lors d'un de mes déplacements professionnels, il y a à peine quelques semaines.
Tout commence par la rencontre des auteurs et de Marie-Lan le 6 janvier 2020 et de là, il est venu l'idée de cette bd. Raconter l'histoire de cette jeune femme et de sa passion pour cet oiseau aux incroyables pouvoirs. Pour théâtre, le jardin des plantes à Paris.
Évidemment, on va tout savoir sur les formidables capacités de cet oiseau, sur les nombreuses études qui le concernent et surtout sur son intelligence hors du commun, mais ça je vous laisse le découvrir. Stupéfiant !
J'y ai aussi appris qu'en France, on tue un million de corvidés par an, ils sont considérés comme nuisibles, ils mangent les graines fraîchement semées. Et tout ça pour rien.
Un récit qui remonte le temps aussi, puisqu'il met en lumière notre relation avec ce dinosaure (et oui, les oiseaux sont des dinosaures) au fil des siècles, tantôt vénéré, tantôt honni. C'est beaucoup plus qu'un simple documentaire, les auteurs se servent de la fable d'Esope, la corneille et la cruche, pour construire ce récit et c'est ce qui en fait sa force. On y retrouve aussi le racisme et le harcèlement scolaire avec la jeunesse de Marie-Lan.
Une narration équilibrée, parfois drôle, intelligente, accessible et d'une grande sincérité.
Un dessin aux lignes simples, douces et efficaces accompagné de superbes couleurs et d'une belle mise en page.
Magnifique.
Un album pour la réhabilitation de la corneille et des corvidés en général que je ne peux que recommander.
Très beau conte. Qui transpire de poésie, ce qui peut le rendre agréable à lire aussi pour les adultes, même si ce sont évidemment les lecteurs les plus jeunes qui seront sensibles à cette histoire et à ce dessin.
Dessin vraiment chouette – comme la colorisation, lumineuse.
Quant à l’histoire, au travers d’un univers onirique, nous suivons le voyage initiatique d’un gamin, alors que son grand-père adoré est à bout de souffle.
C’est un récit sur la mort, mais aussi et surtout sur la vie, l’entrée dans l’âge adulte, l’acceptation de la disparition de ceux qu’on aime, mais que l’on n’oubliera pas.
La narration de Séverine Gauthier est douce, y compris pour des sujets douloureux. J’avais déjà trouvé très beaux Aristide broie du noir et Coeur de pierre, et cet album confirme tout le talent de l’autrice pour conter des histoires émouvantes mais pas niaises. C’est une nouvelle réussite en tout cas.
Quel plaisir de lecture.
Il y a un cocktail assez rare dans ce carnet de voyage :
le format pour ce type de récit
l'humour
les dessins
et bien sur l'exotisme dans le quotidien...
Ce que j'ai le plus apprécié je pense c'est de sentir le Voyage sans bouger de chez moi. On se sent avec lui, à découvrir Tokyo, les différences, les rues, certains détails du quotidien, avec un humour ça et là qui rend l'ensemble assez tendre.
Ca m'a fait un bien fou.
Il y a vraiment quelque chose qui transparait dans ce carnet de voyage, qui dégage une très grande fraicheur.
Fraichement conseillé donc !
Howard Phillips Lovecraft fait partie de ces auteurs qui ont largement imprégné la pop-culture. Ces œuvres sont toutes traversées par cette même mythologie évoquant un univers parallèle où des monstres géants, les Grands Anciens, s’apprêteraient à quitter les entrailles de la Terre pour submerger notre monde familier, à la faveur d’un livre maudit, le « Nécronomicon ». Des créatures effrayantes dont les émissaires viennent de temps à autres hanter les souterrains obscurs de nos cités.
Né à la fin du XIXe siècle, le romancier américain n’avait rien d’un joyeux drille, étant même sujet à des terreurs nocturnes et à la dépression nerveuse, tout comme ses parents avant lui. Doté d’un don de double vision, son père lui-même fut interné pour démence alors que H.P. (ça ne s’invente pas) n’avait que trois ans. Ce contexte familial l’a sans nul doute beaucoup influencé dans ses écrits, où les protagonistes sont régulièrement terrifiés en découvrant l’envers cauchemardesque de notre réalité rassurante. D’autant que le jeune Howard paraît avoir hérité lui aussi du don maudit du paternel…
Cette biographie romancée parvient à faire le lien entre la trajectoire « officielle » de Lovecraft et son imagination débordante, obsessionnelle jusqu’aux frontières de la folie. L’écrivain devient ici l’un des héros de ses romans. Dans une sarabande inquiétante, les séquences oniriques viennent assaillir les passages plus réalistes, prétexte à deux styles graphiques différenciés. Plus précis et plus expressif dans le second cas, Enrique Breccia privilégie dans son trait les contours de forme avec une patine croisillonnée, mais dans le premier, se débride dans une approche plus intuitive, très picturale, avec des tonalités étonnamment chatoyantes pour dépeindre un univers sombre, presque un peu trop criardes par moments, irions-nous jusqu’à dire « datées » ? Pourtant, il faut bien l’avouer, certaines planches, avec leurs décors dantesques qui nous laissent dans un état d’extase, pourraient aisément figurer dans une expo surréaliste mêlant « dark fantasy » à des peintres comme James Ensor, Francis Bacon, Goya ou encore Füssli (certaines images décrivant les fameuses terreurs nocturnes de Lovecraft semblent être inspirées du célèbre tableau « Le Cauchemar »). C’est du grand art, tout simplement, tout au plus pourra-t-on regretter une couverture ne reflétant pas vraiment son contenu.
La narration de Keith Giffen, assisté de Hans Rodionoff (bouleversé dans son enfance par un exemplaire du « Nécronomicon », peut-on lire en fin d’ouvrage), respecte la biographie officielle de l’écrivain, jusqu’à son retour à Providence où il vécut jusqu’à sa mort, cette ville où il s’identifiait totalement. On ne peut pas dire qu’on est saisi par l’effroi avec cette lecture mais globalement, le récit reste d’une bonne fluidité malgré ses digressions récurrentes dans le fantastique, et le lecteur devra peut-être posséder une certaine connaissance de Lovecraft pour faire la part des choses.
L’ouvrage d’origine étant devenu très difficile (ou assez cher) à trouver, on salue l’initiative d’iLatina d’avoir remis en lumière cette œuvre-hommage, laquelle satisfera autant les fans du maître que les lecteurs désireux de se familiariser avec son univers et en savoir un peu plus sur sa vie.
Je lis cet album une vingtaine d’années après sa sortie. Au vu du sujet, on aurait pu espérer qu’il soit dépassé, que l’horreur décrite par Squarzoni ait fait place à une amélioration. C’est hélas tout le contraire qui s’est produit. A l’heure où j’écris ces lignes, Israël est dirigé par un gouvernement de fascistes ultra racistes, la colonisation a été exacerbée depuis une dizaine d’années par Netanyahu (qui semble même remettre en cause pour les Israéliens la notion même de démocratie). Et l’ONU est muette, et l’Union européenne l’est tout autant, acceptant de voir colons et armée israélienne détruire les rares investissements européens en territoires occupés. Les seules fois où j’entends la « communauté internationale » réagir, c’est lorsque les Palestiniens tentent de se révolter (ils subissent alors une répression terrible) et ce n’est que pour « appeler toutes les parties à la mesure » (mettant ainsi colons et colonisés sur le même plan), bref, que les Palestiniens souffrent ou meurent en silence semble convenir à beaucoup. C’est ainsi que Macron a récemment reçu Netanyahu (qu’aurait-on dit s’il avait fait la même chose avec Poutine ?).
Pour revenir sur l’album, Squarzoni nous présente son expérience, lorsqu’il a été membre d’une mission d’observateurs internationaux censés protéger les Palestiniens. Ce que montre l’auteur est terrible (ce sont des crimes de guerre), et il en est revenu désillusionné, très pessimiste (mon introduction lui donne hélas raison).
Comme Delisle ou Sacco sur le même sujet (mais en fait n’importe quel observateur ne peut faire que les mêmes constatations !), Squarzoni nous montre à l’œuvre une entreprise coloniale d’un autre temps, qui ne peut que nourrir la haine, et ce que certains vont ensuite appeler terrorisme. Ne pas le voir, ne pas traiter les causes est aussi criminel.
La particularité de Squarzoni (il est membre d’ATTAC, et beaucoup de ses œuvres éclairent les questions économiques des problèmes sociétaux), c’est de lier la politique israélienne dans les colonies à l’ultra libéralisme en œuvre dans le pays, qui accentue les tensions, mais aussi les inégalités (à l’intérieur même de la société israélienne).
Un album que j’aurais aimé voir dépassé, inactuel, mais qui hélas se révèle en dessous de la réalité actuelle. A chaque fois que je réfléchis à ce sujet, je ne peux m’empêcher de songer à l’horreur subie par les Juifs durant la seconde guerre mondiale (mais aussi aux pogroms et autres massacres précédents), et de me dire que ce sont leurs descendants qui commettent ces crimes et martyrisent une population, au nom d’un racisme et d’un intégrisme de bon aloi, en pratiquant une purification ethnique qui, en d’autres temps et ailleurs, a entrainé des réactions plus rapides et efficaces de la communauté internationale.
Un album à lire, hélas.
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Voyage Intemporel
Cette histoire ne fait pas partie d'un délire elle retrace une réalité vécu il y a plus de 50 ans. Retranscrite de cette façon elle peut paraître incroyable voir impossible. J'en suis témoin, j'étais la dans ces moments difficiles. Si le graphisme n'est pas parfait le texte fait toujours partie d'une histoire vécu a une autre époque, l'histoire qui est raconté, les attaques occultes relatées sont toujours d'actualité car ce qui était du domaine invisible a cette époque apparaît aujourd'hui dans le visible par tout ce que traverse l'humanité dans ces heures difficiles. Ne prenait pas cette BD comme une histoire sans grand intérêt prenait la comme un enseignement. Ce n'est pas parce qu’une grande partie de l'humanité a perdu la faculté de voir l'invisible que celui ci n'existe pas. Longtemps les forces satanique ont opérés dans l'ombre mais comme ont peu le voir aujourd'hui leur marionnettes sont présente. Elles jouent leur jeu motivé par le pouvoir et l'appât du gain. Je vous invite à réfléchir et a ne pas tirer des conclusions hâtives sur ce que vous ne connaissez pas. Pour bien comprendre il faut développer sa sensibilité celle de son âme, c'est elle qui détient la connaissance de l'invisible et qui peut vous éviter de tomber dans les pièges de ceux qui profite de votre ignorance pour vous faire tomber (énergétiquement de niveau). Ce voyage on peut le faire en dormant ou éveillé soi on apprend par soi même en se posant des questions soi on laisse couler et la ce n’est pas pareil car la vie va participer a votre réveil et ça peu faire mal. Toi qui lie ces lignes je te souhaite de faire partie de ceux qui se pose des questions et qui cherche sincèrement les réponses.
Oneira
Oneira a été un coup de cœur dès sa prise en main. Si on se penche sur la forme, la couverture est magnifique et les dessins de Federica di Meo sont époustouflants. Son coup de crayon est maitrisé, beau et soigné. Les dessins sont tantôt dark tantôt soft. À chaque fois, ils sont à l’image de l’histoire qu’ils racontent. Les scènes de combats sont très dynamiques et les décors sont d’une immense qualité. On sent le perfectionnisme derrière chaque case. Si on se penche sur le fond, c’est un régal niveau scénario. CAB que l’on connaissait surtout sur du shonen change de registre pour nous proposer une histoire plus mature (pour rappel Oneira est un seinen). Son héroïne, Arane Heos fait penser aux claymores sans en être une pâle copie. Impitoyable face à l’ennemi, tendre et amicale envers ses proches, la suivre dans ses aventures contre les cauchemars (mais pas que) est palpitant et il me tarde de connaître la suite !! Autre gros point fort de ce premier tome : la playlist proposée pour accompagner la lecture. Les auteurs ont pensé à tout et n’ont rien laissé au hasard. On sent leur investissement dans ce projet. C’est en tout cas réussi car TOUT plaît dans ce manga. S’il continue sur cette lancée, il sera digne des plus grands titres de Dark Fantasy et c’est tout ce qu’on lui souhaite. Enfin, je ne peux que le recommander. J'ai commandé à mon libraire les 2 prochains, ils me tardent d'être à jour avant la sortie du 4e sensé clôturer ce premier arc !
Cadres noirs
Pas lu le roman, je reçois donc cette histoire sans crainte et sans appréhension. Ce qui me dérange un peu encore dans ce type de narration, c'est que ça fonctionne par flashbacks et que ça commence par la fin, je n'aime pas trop ce procédé qui hélas est la tendance dans certaines Bd d'atmosphère ; et au cinéma c'est parfois pareil. Heureusement, le sujet est suffisamment fort, et l'ossature du scénario est suffisamment costaud pour m'avoir permis de surmonter ce désagrément. Cette première partie du récit prévu en 3 albums, pose bien ses jalons qui sont bien dosés et bien pesés pour donner envie au lecteur de connaitre la suite ; il va falloir attendre pour savoir le fin mot de cette histoire et savoir comment Alain Delambre va se sortir de l'engrenage inextricable dans lequel il s'est fourré. Le récit est complexe et n'hésite pas à multiplier les pistes, il y a des éléments crédibles et d'autres dont je doute ; en effet, cette histoire de fausse prise d'otages pour une phase de recrutement, j'ai un peu de mal à y croire. Je connais un peu le monde de l'entreprise à mon petit niveau, j'ai assez navigué là-dedans pour savoir que c'est un panier de crabes, une foire d'empoigne, mais là même si on tape dans les très hautes sphères de multinationales, je doute qu'elles se rabaissent à ce genre d'artifices aléatoires qui peuvent amener vers des dérives dangereuses. Je sais qu'elles sont capables de méthodes odieuses dans le recrutement et le management, qu'elles ne font pas toujours cas de l'humain dans les affaires, mais est-ce qu'elles seraient capables d'aller aussi loin ? J'ai l'impression que le trait est grossi à l'excès pour donner une dramatisation et donner au lecteur un aperçu délétère des entreprises. Ceci dit, la progression est bonne, on se laisse facilement prendre par la galère vécue par Delambre, c'est un excellent thriller financier et social qui est soutenu par un superbe dessin. J'avais découvert Liotti sur Narcos où son dessin se cherchait et se fondait dans un style lisse proche de Philippe Aymond ; ici, il a grandement amélioré son trait qui semble beaucoup plus soigné et travaillé, j'aime beaucoup ce dessin, comme quoi pour moi, je considère qu'un beau dessin contribue énormément à me faire aimer une Bd. Reste à espérer que la suite de ce récit soit à la hauteur, et ne sera pas décevante.
La Vie de Victor Levallois
C'est le type de série que j'apprécie même si les quatre albums de Stanislas et Rullier ne révolutionnent pas le genre. Comme cela est dit précédemment, Victor avec sa tête ronde, sa ligne claire et son Dufflecoat a un petit air de Tintin. Sauf que le petit comptable binoclard a plus l'air d'un cave perdu dans le Mitan avec ses apaches, ses gagneuses et ses trafics en tous genres. Corses, Viets, Constantinois ou Parigots, Victor sait s'adapter à tous les milieux de la jungle indochinoise au port de St Nazaire. Car le cave se rebiffe ici aussi ! Les auteurs s'amusent à détourner les codes boyscouts de ce type de graphisme pour se glisser dans une ambiance France trouble d'après-guerre où les "Hommes" avaient leur langage d'initiés et l'or des nazis n'avait pas une si mauvaise odeur que ça. J'ai beaucoup aimé le scénario indochinois qui mêle grand banditisme et combats de jungle perdus d'avance. L'image du héros chevalier blanc y prend un sacré coup tellement Victor trempe dans toutes les magouilles possibles jusqu'à se bruler au contact du soleil corse. Le retour en France est plus classique avec des bandits sortis tout droit d'un film de Gabin. Le graphisme se plie à l'ambiance du moment et me rappelle par moment les premiers albums de Tintin (Amérique, Lotus ou le Crabe). Une bonne partie des récits se passent en extérieurs, ce qui permet à Stanislas de soigner ses décors qui participent beaucoup aux rendus des ambiances. La mise en couleur reste très classique pour un rendu très Tintin en Amérique. J'ai bien apprécié la lecture de cette petite série qui est pour moi une quasi parodie du célèbre reporter.
Walhalla
J’avais déjà lu et apprécié plusieurs séries de Pothier. Je trouve que celle-ci est une belle réussite, dans la lignée de Ratafia au niveau du ton et de l’humour employés. Pothier martyrise pas mal l’Histoire pour nous faire rire dans des mésaventures moyenâgeuses. En effet, les trois albums (chacun contenant une histoire indépendante, les trois formant un tout avec une conclusion) sont sensés se passer en 1011-1012, mais le tome 2 nous envoie en Angleterre avec Richard cœur de Lion, Robin des bois, etc ! deux siècles plus tôt que la réalité (mais on s’en fiche, hein !?). Pothier s’est clairement inspiré d’Astérix. Le village gaulois menacé par les camps romains est ici remplacé par un village viking menacé par un volcan : un petit groupe est envoyé chercher une « terre d’accueil », groupe dans lequel un gros type pas très fin et usant volontiers de baffes est le pendant d’Obélix (Arleston avait déjà repris l’idée avec son Hébus dans Lanfeust). L’humour très présent, à base d’une foultitude de jeux de mots, rapproche aussi les deux séries. C’est inégal, mais globalement ça se laisse lire très agréablement. Le dernier album – qui se passe en Irlande – est un chouia moins bon (même si la chute finale est très bonne), les deux premiers (en Écosse, puis en Angleterre) sont les meilleurs. On a là en tout cas une série tout public plutôt réussie. Je pense que les adultes comprendront davantage tous les jeux de mots, mais c’est une série qui plaira à un public assez large, pour peu que l’on ne soit pas réfractaires à des jeux de mots à deux balles. Note réelle 3,5/5.
La Femme Corneille - Enquête sur le monde caché des oiseaux noirs
La corneille, un sujet fascinant. Une fois n'est pas coutume, c'est le pitch de départ qui m'a agrippé, bien aidé par une émission radiophonique, sur ces volatiles au plumage noir, écoutée lors d'un de mes déplacements professionnels, il y a à peine quelques semaines. Tout commence par la rencontre des auteurs et de Marie-Lan le 6 janvier 2020 et de là, il est venu l'idée de cette bd. Raconter l'histoire de cette jeune femme et de sa passion pour cet oiseau aux incroyables pouvoirs. Pour théâtre, le jardin des plantes à Paris. Évidemment, on va tout savoir sur les formidables capacités de cet oiseau, sur les nombreuses études qui le concernent et surtout sur son intelligence hors du commun, mais ça je vous laisse le découvrir. Stupéfiant ! J'y ai aussi appris qu'en France, on tue un million de corvidés par an, ils sont considérés comme nuisibles, ils mangent les graines fraîchement semées. Et tout ça pour rien. Un récit qui remonte le temps aussi, puisqu'il met en lumière notre relation avec ce dinosaure (et oui, les oiseaux sont des dinosaures) au fil des siècles, tantôt vénéré, tantôt honni. C'est beaucoup plus qu'un simple documentaire, les auteurs se servent de la fable d'Esope, la corneille et la cruche, pour construire ce récit et c'est ce qui en fait sa force. On y retrouve aussi le racisme et le harcèlement scolaire avec la jeunesse de Marie-Lan. Une narration équilibrée, parfois drôle, intelligente, accessible et d'une grande sincérité. Un dessin aux lignes simples, douces et efficaces accompagné de superbes couleurs et d'une belle mise en page. Magnifique. Un album pour la réhabilitation de la corneille et des corvidés en général que je ne peux que recommander.
L'Homme Montagne
Très beau conte. Qui transpire de poésie, ce qui peut le rendre agréable à lire aussi pour les adultes, même si ce sont évidemment les lecteurs les plus jeunes qui seront sensibles à cette histoire et à ce dessin. Dessin vraiment chouette – comme la colorisation, lumineuse. Quant à l’histoire, au travers d’un univers onirique, nous suivons le voyage initiatique d’un gamin, alors que son grand-père adoré est à bout de souffle. C’est un récit sur la mort, mais aussi et surtout sur la vie, l’entrée dans l’âge adulte, l’acceptation de la disparition de ceux qu’on aime, mais que l’on n’oubliera pas. La narration de Séverine Gauthier est douce, y compris pour des sujets douloureux. J’avais déjà trouvé très beaux Aristide broie du noir et Coeur de pierre, et cet album confirme tout le talent de l’autrice pour conter des histoires émouvantes mais pas niaises. C’est une nouvelle réussite en tout cas.
Tokyo Sanpo
Quel plaisir de lecture. Il y a un cocktail assez rare dans ce carnet de voyage : le format pour ce type de récit l'humour les dessins et bien sur l'exotisme dans le quotidien... Ce que j'ai le plus apprécié je pense c'est de sentir le Voyage sans bouger de chez moi. On se sent avec lui, à découvrir Tokyo, les différences, les rues, certains détails du quotidien, avec un humour ça et là qui rend l'ensemble assez tendre. Ca m'a fait un bien fou. Il y a vraiment quelque chose qui transparait dans ce carnet de voyage, qui dégage une très grande fraicheur. Fraichement conseillé donc !
Lovecraft (Breccia)
Howard Phillips Lovecraft fait partie de ces auteurs qui ont largement imprégné la pop-culture. Ces œuvres sont toutes traversées par cette même mythologie évoquant un univers parallèle où des monstres géants, les Grands Anciens, s’apprêteraient à quitter les entrailles de la Terre pour submerger notre monde familier, à la faveur d’un livre maudit, le « Nécronomicon ». Des créatures effrayantes dont les émissaires viennent de temps à autres hanter les souterrains obscurs de nos cités. Né à la fin du XIXe siècle, le romancier américain n’avait rien d’un joyeux drille, étant même sujet à des terreurs nocturnes et à la dépression nerveuse, tout comme ses parents avant lui. Doté d’un don de double vision, son père lui-même fut interné pour démence alors que H.P. (ça ne s’invente pas) n’avait que trois ans. Ce contexte familial l’a sans nul doute beaucoup influencé dans ses écrits, où les protagonistes sont régulièrement terrifiés en découvrant l’envers cauchemardesque de notre réalité rassurante. D’autant que le jeune Howard paraît avoir hérité lui aussi du don maudit du paternel… Cette biographie romancée parvient à faire le lien entre la trajectoire « officielle » de Lovecraft et son imagination débordante, obsessionnelle jusqu’aux frontières de la folie. L’écrivain devient ici l’un des héros de ses romans. Dans une sarabande inquiétante, les séquences oniriques viennent assaillir les passages plus réalistes, prétexte à deux styles graphiques différenciés. Plus précis et plus expressif dans le second cas, Enrique Breccia privilégie dans son trait les contours de forme avec une patine croisillonnée, mais dans le premier, se débride dans une approche plus intuitive, très picturale, avec des tonalités étonnamment chatoyantes pour dépeindre un univers sombre, presque un peu trop criardes par moments, irions-nous jusqu’à dire « datées » ? Pourtant, il faut bien l’avouer, certaines planches, avec leurs décors dantesques qui nous laissent dans un état d’extase, pourraient aisément figurer dans une expo surréaliste mêlant « dark fantasy » à des peintres comme James Ensor, Francis Bacon, Goya ou encore Füssli (certaines images décrivant les fameuses terreurs nocturnes de Lovecraft semblent être inspirées du célèbre tableau « Le Cauchemar »). C’est du grand art, tout simplement, tout au plus pourra-t-on regretter une couverture ne reflétant pas vraiment son contenu. La narration de Keith Giffen, assisté de Hans Rodionoff (bouleversé dans son enfance par un exemplaire du « Nécronomicon », peut-on lire en fin d’ouvrage), respecte la biographie officielle de l’écrivain, jusqu’à son retour à Providence où il vécut jusqu’à sa mort, cette ville où il s’identifiait totalement. On ne peut pas dire qu’on est saisi par l’effroi avec cette lecture mais globalement, le récit reste d’une bonne fluidité malgré ses digressions récurrentes dans le fantastique, et le lecteur devra peut-être posséder une certaine connaissance de Lovecraft pour faire la part des choses. L’ouvrage d’origine étant devenu très difficile (ou assez cher) à trouver, on salue l’initiative d’iLatina d’avoir remis en lumière cette œuvre-hommage, laquelle satisfera autant les fans du maître que les lecteurs désireux de se familiariser avec son univers et en savoir un peu plus sur sa vie.
Torture blanche
Je lis cet album une vingtaine d’années après sa sortie. Au vu du sujet, on aurait pu espérer qu’il soit dépassé, que l’horreur décrite par Squarzoni ait fait place à une amélioration. C’est hélas tout le contraire qui s’est produit. A l’heure où j’écris ces lignes, Israël est dirigé par un gouvernement de fascistes ultra racistes, la colonisation a été exacerbée depuis une dizaine d’années par Netanyahu (qui semble même remettre en cause pour les Israéliens la notion même de démocratie). Et l’ONU est muette, et l’Union européenne l’est tout autant, acceptant de voir colons et armée israélienne détruire les rares investissements européens en territoires occupés. Les seules fois où j’entends la « communauté internationale » réagir, c’est lorsque les Palestiniens tentent de se révolter (ils subissent alors une répression terrible) et ce n’est que pour « appeler toutes les parties à la mesure » (mettant ainsi colons et colonisés sur le même plan), bref, que les Palestiniens souffrent ou meurent en silence semble convenir à beaucoup. C’est ainsi que Macron a récemment reçu Netanyahu (qu’aurait-on dit s’il avait fait la même chose avec Poutine ?). Pour revenir sur l’album, Squarzoni nous présente son expérience, lorsqu’il a été membre d’une mission d’observateurs internationaux censés protéger les Palestiniens. Ce que montre l’auteur est terrible (ce sont des crimes de guerre), et il en est revenu désillusionné, très pessimiste (mon introduction lui donne hélas raison). Comme Delisle ou Sacco sur le même sujet (mais en fait n’importe quel observateur ne peut faire que les mêmes constatations !), Squarzoni nous montre à l’œuvre une entreprise coloniale d’un autre temps, qui ne peut que nourrir la haine, et ce que certains vont ensuite appeler terrorisme. Ne pas le voir, ne pas traiter les causes est aussi criminel. La particularité de Squarzoni (il est membre d’ATTAC, et beaucoup de ses œuvres éclairent les questions économiques des problèmes sociétaux), c’est de lier la politique israélienne dans les colonies à l’ultra libéralisme en œuvre dans le pays, qui accentue les tensions, mais aussi les inégalités (à l’intérieur même de la société israélienne). Un album que j’aurais aimé voir dépassé, inactuel, mais qui hélas se révèle en dessous de la réalité actuelle. A chaque fois que je réfléchis à ce sujet, je ne peux m’empêcher de songer à l’horreur subie par les Juifs durant la seconde guerre mondiale (mais aussi aux pogroms et autres massacres précédents), et de me dire que ce sont leurs descendants qui commettent ces crimes et martyrisent une population, au nom d’un racisme et d’un intégrisme de bon aloi, en pratiquant une purification ethnique qui, en d’autres temps et ailleurs, a entrainé des réactions plus rapides et efficaces de la communauté internationale. Un album à lire, hélas.