Les derniers avis (32291 avis)

Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série C'est décidé, je pars en Inde !
C'est décidé, je pars en Inde !

Un carnet de voyage en Inde, qui plus est par une dessinatrice que j’aime bien, je ne pouvais pas rater ça. Clara est addict aux films et à la musique Bollywood. C’est impératif, il faut qu’elle voie le pays qui crée cet univers fascinant. Elle s’organise donc un voyage de 6 mois en solo dans le nord de l’Inde, en commençant par une mission humanitaire dans un établissement scolaire pour enfants défavorisés. Et sans oublier d’emporter sa boite d’aquarelles pour croquer au maximum les impressions à ressentir. L’exercice du carnet de voyage peut être casse-gueule (comme les séances interminables de diapos de vacances imposées à l’entourage…), c’est tellement personnel, il faut embarquer son public. Eh bien je trouve que Clara y réussit à merveille. Le ton est enlevé, on sent la passion qu’elle éprouve pour ce pays. Son regard est ouvert, sans apriori, émerveillé souvent. Les singularités locales, les remarques, les anecdotes sont toutes bien senties, instructives et amusantes. Pas de temps mort. L’ouvrage est à la fois une bd et un livre illustré imbriqués subtilement. Et justement, parlons des illustrations, riches, colorées, foisonnantes, elles mettent dans l’ambiance sans conteste, le parfum des épices s’en dégage ! Suis-je aussi enthousiaste parce que j’ai vécu là-bas quelques années, et que je connais en partie les lieux ? Sans doute mais pas que. La preuve, l’ouvrage a reçu le coup de coeur du jury au Rendez-vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand en 2019. Coup de coeur pour moi, aussi parce que c’est l’Inde bien entendu.

29/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Amabilia
Amabilia

Oh oui, alors là je dis oui ! Une BD érotique de cette qualité, j'en redemande encore et encore ! C'est assez rare que je sois à ce point enthousiaste sur une BD érotique, mais je sais reconnaitre de la qualité quand j'en vois. Et celle-ci, c'est une superbe qualité, indéniablement. Là où je dis que c'est une réussite, c'est que cette BD érotique allie un dessin qui a de l'âme, de l'érotisme et de la sensualité avec un scénario qui permet de pleinement justifier les scènes de sexe, mais aussi de les rendre réellement excitantes et marquantes. L'alliance des deux est un plaisir, un véritable régal. Et je dois bien dire que dans le paysage de la BD porno que j'ai découvert, celle-ci se démarque particulièrement du lot ! Niveau scénario, j'ai trouvé que c'était parfait : ce qu'il faut d'érotisme, de pornographie (et donc de scènes de sexe), mais aussi d'attachements au personnage, de fantasme et de désir ... C'est bien simple, on est plongé dans l'histoire dès le premier volume et je me suis beaucoup attaché à ces deux êtres qui se trouvent et se retrouvent. Le suggestif est présent entre les scènes pour faire monter le plaisir, et ça fait du bien. Sans parler des scènes de sexe, très bien croquées et qui permettent de réellement sentir la sensualité de ces passages. Bien loin d'un porno crade qui tache les doigts, on est sur du chic et du classieux, mais avec une bonne dose de salace tout de même. Et l'histoire justifie ces passages tout en rendant les scènes réalistes et très humaines. Le dessin est vraiment un gros point fort du récit, si ce n'est quelques détails secondaires (oui, tous les personnages sont bien foutus, certes ... Mais c'est le genre qui veut ça, enfin quoi !) mais allie les couleurs avec ce noir et blanc très marqué. Je suis réellement sous le charme des représentations, aussi bien des scènes de cul à proprement parler que des scènes autour, qui transpirent les émotions des personnages et permettent de nous ancrer pleinement dans le récit. C'est fluide, dynamique, prenant, et je ne parle pas du rendu des couleurs et des phylactères (chaque personnage ayant sa couleur) qui sont organisés de manière ingénieuse pour ne jamais se perdre même lorsque la pagination est plus désordonnée. Bref, je suis conquis : ces deux premiers tomes permettent de développer l'histoire, de nous attacher aux personnages, de vivre les scènes de sexe, et bon dieu ça fait du bien de lire enfin une BD cul de cette qualité ! Je le range immédiatement dans mes favoris du genre, et j'en suis très content. A recommander à tous les coquins, les fripons, les salaces, les polissons, les canailles et les vicieux. Parce qu'on l'est tous au fond de nous, et que lorsqu'une BD se permet de nous faire plaisir sur ce point, il ne faut pas hésiter ! (et vivement le tome 3 !) Mise à jour après lecture du tome 3 : Décidément, les auteurs n'en sont pas la moitié d'un ! Ce troisième tome poursuit les (mé)aventures de nos trois protagonistes, et après le temps de la douleur vient le temps de se reconstruire. Une série de tableaux vont nous emmener de l'un à l'autre, le tout dans un érotisme torride et des scènes de sexe toujours aussi chic. Le dessin n'est pas en reste, même si j'ai été confus pour retrouver les différents personnages, mais au final j'ai relu les deux premiers tomes et tout passe à nouveau nickel. Ce troisième tome amorce la fin, et je dois dire que je suis déjà sous le charme ! J'ai hâte de voir ce qu'il en ressortira au final, mais je ne peux que vous conseiller cette série qui allie le délicieusement sulfureux avec une grâce élégante. Tome 4 : La conclusion s'est faite attendre un long moment, mais lorsqu'elle arrive elle est toujours aussi juste que le reste. Ayant suivi la série sur les 7 années de publication, je dois bien dire que j'ai senti l'évolution des auteurs dans la question du scénario, écrivant progressivement des sujets plus graves et plus sombres, mais toujours portés par l'intérêt qu'ils ont aux personnages. C'est un véritable amour des auteurs pour Simon, Iris et Charlotte que l'on sent passer entre les pages. Ils évoluent, grandissent, murissent, souffrent, tombent et se relèvent. Ce dernier tome fait la part belle à l'âge, qui avance, au temps qui a changé les choses, à l'impact que cela à eut sur chacun. Les métaphores sont belles, Iris se trouve enfin et s'aime, Simon accepte ce qui le tourmente et Charlotte surmonte ce qui la ronge. Il y a une vraie sensibilité dans leurs histoires respectives, mâtinées d'érotisme et de sexualité qui n'est jamais présenté autrement que comme un besoin naturel, assouvi et assumé. J'aime le fait que l'histoire se détache progressivement d'une nécessité érotique pour assumer pleinement ce qu'elle est, une histoire de vie, de relation et de couple. Le sexe n'est qu'une partie, qu'un aspect, et la dernière page nous mets face à un avenir qui semble désormais prometteur. La série ne démérite pas, elle est parfaitement bien menée de bout en bout. Lecture recommandée, la série à de très très beaux atouts !

28/03/2020 (MAJ le 29/09/2023) (modifier)
Couverture de la série Le Grizzli
Le Grizzli

On retrouve dans cet album ce qui fait le sel des films du duo Lautner/Audiard, et les amateurs de ce type de vieux polar à trognes et à langage fleuri y trouveront sans aucun doute leur compte, tant les ingrédients sont identiques. En effet, comme bon nombre de films de ces deux auteurs, on retrouve ici une intrigue à la base pas des plus originales et fouillées (l’histoire en elle-même ne casse pas des briques), qui se déroule sur un rythme presque linéaire et planplan. Mais la gouaille des personnages, leur langage argotique (les dialogues sont vraiment réussis, le point fort de cet album !), leurs tronches impavides, leur faculté à aller à l’essentiel (pas d’analyses ni de circonvolutions verbales, on cogne, on mitraille, on assomme, y compris à coup de mots, tout est bon), on se croirait revenu au temps des Ventura et Blier. Matz a pondu un scénario simple (assez différent de ce qu’il fait d’habitude), prétexte à une sorte d’hommage à un « style », que le temps a bonifié. Et Simon a eu la bonne idée de ne pas donner à ses personnages les têtes des acteurs susnommés (ou d’autres). Si la colorisation est un peu trop lumineuse à mon goût, le côté graphique est réussi, et très lisible. La lecture est très plaisante. Note réelle 3,5/5.

29/09/2023 (modifier)
Couverture de la série La Couleur tombée du ciel
La Couleur tombée du ciel

J’ai lu il y a peu une adaptation de « La guerre des mondes » de Wells, et le point de départ est ici quasi identique. Sauf que là où Wells part sur de la SF, et ménage une fin « rassurante », Lovecraft part lui à fond sur du fantastique angoissant, ne nous donne pas d’explication, et laisse l’imagination des lecteurs poursuivre l’œuvre : il n’y a pas de réel happy-end. Comme pour toutes les adaptations de Lovecraft réalisées par Tanabe que j’ai lues, c’est une réussite. Au niveau du dessin d’abord, avec un trait réaliste, très fin, qui joue très bien du Noir et Blanc. Comme Lovecraft dans ses nouvelles, c’est par petites touches que l’angoisse s’instille, et Tanabe ne joue pas plus sur l’esbroufe. Mais ça n’en est pas moins efficace. La narration joue sur un rythme lent mais inexorable, pour décrire les changements consécutifs à l’arrivée de cette météorite (d’ailleurs, c’est étonnant, mais dans tout l’album le mot est considéré comme masculin, une coquille récurrente ?), et de la lumière qui en est la manifestation la plus forte. Malgré le Noir et Blanc, il arrive à nous faire percevoir cette lumière et les effets produits sur les témoins. Une belle adaptation en tout cas, simple mais efficace. La lecture est rapide, mais agréable.

29/09/2023 (modifier)
Par Cosme
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une nuit avec toi
Une nuit avec toi

J’ai été complètement séduit par cet album. Le postulat de départ m’a beaucoup intrigué et m’a donné envie de me plonger dans cette bande dessinée, bien m’en a pris. Je ne connaissais pas cette autrice, ce fut donc une très belle découverte. L’histoire est simple de prime abord, une femme, subissant des avances lourdes d’un homme, et cela vire au drame. L’album est très vite lu malgré ses plus de 150 planches. Et c’est là où se trouve tout le talent de Maran Hrachyan, car finalement en une histoire simple, sous forme de polar, et sans trop de mots, elle réussit à nous offrir un magnifique album, qui est un énorme résumé de ce que peuvent subir les femmes au quotidien, du comportement des hommes à leur égard, jusqu’au comportement et au jugement de la société. C’est simple, bref, concis, précis, incisif, percutant. Pas besoin de fioritures, pas besoin d’explications, tout se comprend et se ressent, à travers les mots, à travers les dessins. Il est merveilleusement bien écrit, bien dessiné. Les dessins accompagnent idéalement le scénario, et sont à son image. Fait au crayon à papier, et colorisés numériquement, il ce dégage une véritable ambiance oppressante. Un vrai plaidoyer pour le droit des femmes, et de la plus belle manière qu’il puisse être fait. Du féminisme comme j’aime, du vrai féminisme, comme il se fait trop rare aujourd’hui, sur de vrais problèmes de société, sur notre fonctionnement et nos violences phallocrates insinueuses et permanentes, quotidiennes, nuisant à des millions, des milliards de femmes à travers le monde. C’est un réel coup de cœur pour moi, je vais m’intéresser rapidement à ce que hrachyan a pu faire d’autre, et à ce qu’elle fera à l’avenir. A lire, à offrir, à prêter, à partager, à découvrir et à faire découvrir.

29/09/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Sleeper
Sleeper

3.5 La première œuvre du duo Brubaker-Phillips. C'est du thriller, mais l'originalité est qu'ici cela se passe dans un univers de super-héros et pas dans un monde réaliste comme le reste de leur production. J'avoue que j'ai hésité avec ma note parce que je trouve qu'il y a quelques défauts. La série est beaucoup trop longue selon moi. Il y a deux saisons de 12 chapitres chacune et si ce grand nombre permet de bien approfondir le récit et les personnages, il y a tout de même des moments où j'avais envie que cela se termine (cela m'a tout de même pris deux jours pour lire les deux tomes !) parce que bon à force de voir des scènes où les personnages butent d'autres personnages durant une mission, cela devient un peu lassant. De plus, si certain personnages sont attachants, le personnage principal me laissait un peu indifférent même si j'avais envie de savoir comment tout cela allait se terminer pour lui. Le dessin n’est pas mauvais, mais les couleurs sont trop sombres. Par moment, j'avais de la difficulté à bien identifier certains personnages. Malgré tout, je mets 4 étoiles parce qu'au final le scénario est très prenant et intelligent. Du début jusqu'à la fin, je voulais savoir comment cela allait se terminer, surtout que la situation des personnages change souvent et je ne savais jamais ce qu'il allait leur arriver dans le chapitre suivant. Brubaker applique les codes du polar dans une histoire de super-héros et cela marche mieux qu'avec 'Sleeper-Point Blank'. Il y a quelques références à l'univers Wildstorm, mais c'est bien maitrisé et j'ai pas passé mon temps à me demander c'était qui se super-héros qui fait un caméo comme ça avait été le cas avec Point Blank. Pour aimer, il faut quand même aimer un peu les super-héros. Si vous cherchez du polar avec des humains comme vous et moi comme dans Criminal, vous allez être déçus.

28/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Très chers élus - 40 ans de financement politique
Très chers élus - 40 ans de financement politique

Cette collection publiée en coédition par Delcourt et La Revue dessinée confirme, album après album, sa grande qualité et son intérêt. Car encore une fois, les auteurs réussissent parfaitement leur pari d’intéresser, de captiver, d’informer, sans être jamais lourd, ou trop indigeste. La narration est en effet très fluide, jamais lassante. Les personnages de la BD rendent vivante cette enquête, et les dialogues et certaines situations jouent même sur l’humour, pour aérer le « récit ». Et ça n’est pas inutile ! Car on a là une longue suite de foutage de gueule, d’hypocrisies, de la part de Tartuffe qui sont ceux qui ont dirigé le pays depuis quelques décennies. Quelques scandales plus médiatisés (mais des lois récemment tentent de juguler le pouvoir d’investigation des journalistes) ont certes permis quelques avancées dans le contrôle de l’utilisation de l’argent public par les élus, mais « à contre-cœur », avec des limites, et quasiment aucun élu n’est condamné (lorsqu’il est poursuivi) et c’est alors du sursis. L’accumulation des faits dans cet album est déprimante – mais la lecture régulière du Canard enchaîné m’a hélas habitué à ce genre d’étalage – et au fait que nos « décideurs », nos « représentants » continuent à ressentir l’impunité qui les protège. Balkany, Sarkozy, Chirac et consorts, Tartuffe se présentant comme d’inflexibles défenseurs de la loi, pérorant contre les incivilités des pauvres des quartiers populaires, sont réellement les principaux fossoyeurs d’une démocratie dont ils bafouent les valeurs à longueur de journée. La lecture est plaisante, mais induit le malaise, faut-il rire ou pleurer ? Je ne sais pas. Mais ce genre d’enquête est salubre. A ma connaissance aucun élu n’a porté plainte pour diffamation, les accusations sont donc recevables. Mais resteront sans conséquence : la prison c’est pour les autres. Et Macron, qui a – comme beaucoup de choses, en bon avocat d’affaire (comme Sarkozy) – optimisé le système, profite à plein du système, qu’aucun parti ne dénonce et ne combat réellement, chacun trempant dans la mouise. Quant aux institutions censées contrôler les comptes des élus, les exemples cités ici démontrent leur inefficacité – voulue, car bridée. Instructif, énervant, mais à lire. Après, que faire ?

28/09/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Super Pixel Boy
Super Pixel Boy

Chouette... encore une BD qui surfe sur la nostalige 80s... Oui mais là c'est vraiment chouette, un savant mélange d'autobiographie de l'enfance et d'études des jeux vidéo. On trouve l'ambiance insouciante de l'enfance où les moments de récré et de jeux prévalent. Où l'on choisit ses copains en fonction de, les goûters aux noms disparus, les fêtes de Noël qui dérapent, du vécu quoi. Et chaque chapitre nous fait (re)découvrir un jeu marquant en détaillant ce pourquoi il était marquant: une nouvelle technique, un imaginaire, une bnde-son, des bugs techniques... Cela donne envie d'y (re)jouer en prenant le risque de la déception (bon aucun problème avec certains comme Tetris): la préface l'annonce d'entrée, les jeux de cette époque étaient pour la plupart pourris, les pages qui suivent sont un agglomérat de souvenirs. Cela marchera sans doute à tous ceux de époque. Pour les autres, pas sûr: les plus jeunes ne comprendront pas les références et ont d'autres jeux-référence cultes et certains plus anciens s'en foutent sans doute, à la manière de Kid Paddle. Super beaulot graphique entre le côté Spirou mag et le côté pixellisé pour bien faire la bascule entre les petites scénettes et les séquences d'immersion dans les jeux. La colorisation est parfaite, les personnages bien identifiables et l'idée de localiser les lieux façons rpg excellente. Mais les histoires sont quand même hyper légères. Peut-être que la série est schyzophrène: classée jeunesse, elle s'adresse pourtant aux adultes. D'où par exemple un vocabulaire qui voudrait être parfois un peu plus vulgaire mais qui doit tenir le frein.

28/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Mauvaise réputation - Plaidoyer pour les animaux mal aimés
Mauvaise réputation - Plaidoyer pour les animaux mal aimés

Je ne suis pas un écologiste pur et dur mais je suis sensible au mal et à la destruction que les hommes ont pu perpétuer par peur, bêtise, vanité ou vénalité (liste non exhaustive). L'ouvrage de Gilles Macagno s'inscrit dans une tendance (bonne à mes yeux) de réhabilitation d'un monde animal injustement mal considéré et souvent exterminé. Je retrouve un peu l'esprit qu'a introduit Simon Hureau dans ses explorations du monde des insectes des jardins ou exotiques. J'ai d'ailleurs souvent fustigé dans certaines BD jeunesse ces aventurier(e)s de pacotille qui ne s'embarrassent pas d'états d'âme pour dézinguer serpents, crocos ou fauves à tour de bras. L'ouvrage de Gilles Macagno se propose comme porte-parole de ces sans-voix sans cacher leurs possibilités de nuisances. Par exemple 100000 morts/an par morsures de serpents dans le monde ce n'est pas rien. Le scénario de l'auteur se veut assez encyclopédique avec un chapitre par espèce concernée : les loups, les renards, les insectes, les araignées... Le sujet m'intéresse donc je connaissais déjà beaucoup des situations évoquées et des chiffres cités. Il n'empêche que la lecture peut être très profitable pour un public qui découvre la nature. Cela permettra peut-être de protéger certaines espèces qui sont inoffensives (comme les araignées) ou de faire du discernement sur d'autres (une guêpe n'est pas un frelon asiatique) ou le risque d'être mordu(e) par une vipère est infinitésimal. La lecture peut être assez exigeante et il vaut mieux le lire en choisissant son espèce que de vouloir tout lire à la suite. C'est d'autant plus vrai que le texte est accompagné de nombreuses statistiques intéressantes mais qui alourdissent la lecture. Le graphisme qui vise l'humour convient pour un public assez jeune ce qui met l'ouvrage à la portée d'un très large public. Un ouvrage dans l'esprit du temps pour réfléchir à notre biodiversité. Une très bonne initiative. Je suis généreux mais la thématique est importante. 3.5

28/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Mort aux Vaches
Mort aux Vaches

Alors là, j'ai pris un pied incroyable à lire cette BD. Entre les gueules, le scénario qui fait polar noir immanquable, le déroulé qui oscille entre l'humour et le polar, les pirouettes surtout final, les personnages, c'est du tout bon d'un bout à l'autre ! Je pensais pas m'amuser autant, mais ce casse suivi d'une retraite rurale dans la propriété où tout semble s'enchainer de façon incontrôlable est parfaitement menée. Il y a un air de vieux film français, entre les dialogues à la Audiart, les gueules reprenant celles d'un cinéma français des années 60/70 (on reconnait sans peine Lino Ventura) mais aussi un ancrage dans la ruralité et une certaine façon de représenter la société qui m'a fait penser à plusieurs vieux films (genre Les démons de Jésus). J'ai senti que le découpage, les cadrages et même l'histoire sont construits cinématographiquement, avec un cadrage qui fait justement très cadrage de cinéma notamment dans les plans, quasiment tous de la même taille. Peu de pleines pages, quelques cases légèrement plus allongées, on sent le travail effectué sur le dessin et ça fait plaisir. Entre l'hommage et la reprise bien faite, je trouve que la BD navigue sur le fil et s'en sort parfaitement bien. C'est plaisant à lire de bout en bout, et je pense que je me la relirais de temps en temps avec plaisir, ne serait-ce que pour l'ambiance qui s'en dégage !

28/09/2023 (modifier)