La force de ce récit est selon moi son universalité. Non, il ne s’agit pas d’une « histoire pour mamans », mais d’une histoire pour tout le monde, puisque nous avons tous une maman (présente ou absente), mais aussi des proches pères et mères. Les évènements sont racontés avec une justesse incroyable, et m’ont beaucoup touché et fait réfléchir à ma propre existence, à mes parents, à ce qu’ils ont traversé quand je suis né, mais aussi quand je suis parti faire me vie. Impossible aussi de ne pas ressentir une forte admiration pour le personnel médical qui s’occupe des bébés en difficulté avec une passion qui fait chaud au cœur. Les 2 histoires finissent par se recouper de manière ingénieuse, et la fin m’a beaucoup touché par son humanisme et son optimisme.
La mise en image au trait arrondi et aux couleurs pastelles n’est pas forcément ma tasse de thé, mais je dois avouer que je m’y suis fait. La narration est limpide et le dessin sert parfaitement l’histoire. Dire que la couverture rosâtre et mes préjugés idiots ont failli me faire rater cette pépite, découverte grâce à l’avis de Mac Arthur.
J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Elise et Lili, et je recommande chaudement cet album.
J'ai beaucoup aimé la lecture de ce thriller. Je n'ai pas lu le roman de Kennedy mais De Metter fait une proposition alléchante de cette ambiance infernale du fin fond de l'Australie.
Le scénario est très vif et rythmé surtout au début. Nous sommes comme Nick entrainés par cette aventure providentielle où la libido tient lieu de bonus touristique.
Le lecteur se réveille un peu grogy au milieu de nulle part où il faut bien accepter les conséquences imprévues de son aventure. De Metter prend le temps de peindre en détail ce petit village abruti de chaleur et de bière, où les 'rous et les moteurs sont les seuls horizons professionnels.
La soumission de Nick à Dad lui donnera le temps de trouver une alliée qui le conduira dans un final chaud chaud chaud.
De Metter maintient jusqu'au bout l'intensité dramatique du thriller grâce à une excellente mise en scène et de très bons caractères.
Le graphisme accompagne parfaitement le récit. Un trait qui rend les personnages un peu troubles sans qu'on sache si c'est l'effet de l'alcool, des médocs ou du soleil.
De même les trognes des personnages nous plongent directement dans cette ambiance de dégénérés.
Une belle réussite pour qui aime ce genre. Excellente lecture.
Le Blues est une thématique qui passe bien en BD malgré le manque de son. Elle porte en elle un parfum de vie aventureuse, de souffrance et d'histoires qui touchent l'âme.
Le scénario de Frantz Duchazeau reprend les codes de ces musiciens de la route qui avaient pour toute fortune leur voix, leur guitare et leur vécu.
Un vécu partagé par une partie importante de la communauté Afro-Américaine. Une musique vivante pas standardisée où une chanson pouvait varier d'une interprétation à la suivante en fonction du chanteur ou de son auditoire.
À travers l'ouvrage on comprend l'importance de la musique dans l'histoire de la communauté qui reste soudée et solidaire autour de ces airs venus des tripes. Cela explique aussi l'importance et les succès populaires (et féminins) de ces vagabonds porteurs d'un espoir et d'une illusion.
Comme souvent avec ces ouvrages avec le Blues le graphisme est original et intéressant. Bien sûr le N&B est presque un must pour le sujet. Ici Duchazeau y ajoute un trait gras et épais qui reste fluide et très expressif.
La mise en scène est tonique donnant au récit un très bon rythme avec une belle cohérence.
Un beau récit dans un bel écrin proposé par Sarbacane (comme souvent). Une belle lecture même si elle garde un schéma classique pour ce thème. 3.5
3.5
Contrairement à ce que pourrait faire penser le titre et la couverture, ce n'est pas un bouquin de cul.
Lorsqu'il était jeune, Takao Saito a travaillé dans le salon de coiffure de son père qui se situait en face d'un des quartiers chauds de la ville. Il a donc eu des prostituées comme clientes et cet album est pour lui un moyen de rendre hommage à ces femmes. Les histoires mettent en vedette une vieille prostituée qui raconte ses souvenirs de jeunesse.
Ce sont des vrais drames humains que raconte Saito et il le fait avec brio. Les histoires sont vraiment prenantes. Je ne sais pas si ses clientes lui ont raconté des souvenirs, mais en tout cas la plupart des histoires me semblent plausibles. On sent le respect de l'auteur pour les prostituées, il montre le côté tragique de leur vie. Les histoires de la vieille dame se passant surtout dans les années 30, le lecteur occidental découvre la vie quotidienne dans l'empire japonais de l'époque et la misère qui a poussé des centaines de familles pauvres de milieux ruraux à vendre leurs filles pour un peu d'argent. L'auteur ne se gène pour montrer le côté glauque de la prostitution et c'est beaucoup moins excitant et glorieux qu'on peut le voir dans d'autres œuvres de fictions.
Il propose des portraits de femmes émouvants et aussi variés. Les histoires sont captivantes et le drame ne tombe jamais dans le mélodramatique facile. Cet album montre aussi une autre facette de l'auteur et on peut voir qu'il est capable de faire autre chose que du Golgo 13 (un personnage d'une histoire ressemble d'ailleurs à son héros fétiche).
À lire si on aime les drames japonais un peu glauques par moment.
Assez d'accord avec les avis qui précèdent : C'EST une aventure des Outsiders ; complètement inconnus de moi et, j'imagine, de la plupart des lecteurs occasionnels du détective à grandes oreilles (?!). Et, s'il est vrai que la manière dont est mise en scène le début de l'intrigue est assez réussie, hé ben ça ne débouche sur pas grand chose, à la fin. Les dialogues, en effets, sont assez plats et n'aident pas à dynamiser le récit. Dommage : j'aurais bien aimé en apprendre plus sur cette équipe, assez originale dans son hétérodoxie constitutive (et surtout particulièrement mal fagotée/stylisée -très DC, quoi !- sinon en ce qui concerne Halo ; assez inexplicablement d'ailleurs tant le patronyme, les pouvoirs et le look sont cohérents en comparaison des ratages affligeant ses coéquipiers !).
Mais il y a le dessin pour compenser. Kevin Nowlan arrive à transcender la fadeur de l'ensemble grâce à l'élégance de sa stylisation -très poussée- qui apporte une dimension très esthétique aux "aventures" du petit groupe de Super-Héros. Il faut apprécier son rendu, bien sûr ; mais la valeur graphique du Comic-Book justifie presque automatiquement son existence. Après tout, nous avons tous déjà lu nombre d'historiettes dessinées bien moins originales dans le genre et qui n'ont pas bénéficié, elles, d'une aussi jolie mise en image.
Une super note, quasi rien que pour lui !
Le premier volet de cette épopée romanesque, qui raconte avec fantaisie la naissance des superhéros, constitue une excellente surprise. « L’Illusion magnifique » nous immerge avec bonheur dans ce New York des années 30 par l’entremise de cette jeune femme venue de sa campagne du Kansas. Celle-ci est bien décidée à réaliser ses rêves d’écrivaines inspirés par les « pulps » de son père qu’elle lisait en cachette. Diana Morgan, qui choisit de se faire appeler Roberta Miller, en référence à l’un de ses écrivains fétiches, va ainsi tenter de faire son trou dans un monde qui lui est totalement étranger et qu’elle avait par trop idéalisé. Quand on n’est rien dans Big Apple, Il faut être prêt à tous les sacrifices pour gagner sa pitance, y compris devenir danseuse dans un cabaret mal famé ! Mais fort heureusement, le hasard des rencontres l’amènera à devenir scénariste de comics, après avoir été bénévole dans une feuille de chou communiste, ce qui lui permettra par ailleurs de s’initier à la politique.
Alessandro Tota, auteur italien déjà remarqué avec sa première bande dessinée, « Terre d'accueil », nous livre ici un scénario très vivant, en entremêlant de façon équilibrée romanesque et contexte politique (celui de la lutte des classes dans les USA des années 30). Dans une mise en abyme réjouissante, cette BD nous met dans la peau d’auteurs en train d’expérimenter la naissance des comics et des superhéros visant à séduire le public ado, tandis que les récits illustrés de détective sont en perte de vitesse. Les personnages sont très bien campés, avec leurs paradoxes et leurs fêlures, et ça, c’est aussi la marque d’une bonne histoire. On apprécie la façon dont évolue Diane Morgan, en pleine construction de son identité. Apparaissant quelque peu nunuche lors de son arrivée à New York, les galères et sa « rencontre » avec le communisme vont la transformer. Devenue plus combative pour réaliser ce qu’elle croit être son destin d’écrivaine et scénariste, elle choisit d’assumer, dans les limites de ce que permettait la société américaine de l’époque, son attirance pour la gent féminine.
Quant au graphisme, il est à l’image du scénario : virevoltant. Avec son côté « artisanal », la ligne claire d’Alessandro Tota vibre d’une fantaisie rafraîchissante, en jouant à plein sur cette extravagance et ce sens du spectacle typiquement américain, avec cette candeur propre aux super héros redresseurs de torts. Grâce à ces demi-dieux d’un nouveau genre, le Nouveau monde s’inventait une moderne mythologie tandis que l’Europe s’apprêtait à sombrer de nouveau dans le chaos et les ténèbres de la guerre. Tout en mixant éléments fictionnels et historiques, l’auteur s’en donne à cœur joie en exposant en pleine page la frénésie new-yorkaise, symbolisée entre autres par les néons tapageurs de Broadway qui tentaient de faire oublier la Grande dépression au rythme du Charleston. Le tout apparaît comme une sorte de collage onirique mêlant glamour, cabaret, violences policières, crimes, bondage et science-fiction, etc. Ça explose dans tous les sens, c’est foisonnant d’imagination, et on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Bref, le lecteur est plongé avec délice dans l’effervescence créative de Big Apple, une ambiance joyeuse certes mais lourde de menaces en cette fin des années 30.
Ainsi, le titre de l’ouvrage en résume assez bien la teneur. « L’Illusion magnifique » raconte comment les rêves d’artistes prennent corps et peuvent parfois modeler la réalité, ici en l’occurrence comment les créatures surhumaines sorties de l’imagination de Diana Morgan alias Roberta Miller (Dogman, Infarcta et Ghost Writer) jouent le rôle de moteurs dans l’accomplissement de ses désirs. Cette œuvre personnelle, pas vraiment calibrée comme « tête de gondole », n’est pourtant en rien élitiste et reste fluide et passionnante dans sa narration. Tels ces bonbons qui piquent la langue et explosent en bouche, l’objet plaira à tous les publics, jeunes et moins jeunes, en recherche d’originalité.
Percevant de manière empathique -et involontairement- les ressentis d'un groupe de créatures sanguinaires chaque fois qu'elles perpètrent un massacre gratuit, Wolverine, en pèlerinage dans le Grand Nord, se retrouve à douter de sa raison mentale tout en menant une enquête qui lui fera croiser la route d'une mystérieuse colonie d'humanoïdes pacifistes, antiques cousins ayant évolués en parallèle du reste de l'Humanité et en quête d'un refuge au delà du monde moderne.
L'intrigue tient plus de l'anecdote que d'un réel scénario, pour une mini-série se voulant un peu indépendante de la continuité des publications régulières. C'est très bien orchestré et on suit avec facilité les (grosses !) empreintes du héros dans toute cette neige si joliment dessinée... Ça manque néanmoins d'un peu de nerf, malgré la violence des scènes de meurtres -un poil trop complaisantes, étant donné le rendu graphique limite "onctueux" du dessin- : le côté spirituel de l'autre face de l'histoire profite nettement mieux -même si c'est un peu mièvre !- du trait tout en élégance de cet artiste du pinceau. Sous sa caresse, ce Logan-là arbore décidément le look le plus doux dont on a jamais affublé ses traits.
Magnifique travail de Alan Davis, encore une fois.
Oui, oui : c'est léger, ça aussi, bien sûr ; et incomplet, avec ça mais... Wohlàlààà...! Travis Sharest...?!
Je sais, ça ne suffit pas à faire une bonne BD ; même une illustrant les sempiternelles cabrioles de ces clowns costumés, qui s'échinent à défendre la veuve et l'orphelin contre tout un tas de menaces à peine imaginables tant elles semblent inévitables -comme les prochains jeux Olympiques (avec Patrick B. en ouverture !) ou même l'impôt sur le revenu !
Mais les (moitiés !) d'épisodes qu'il illustre... Je n'ai acheté que pour ça ! Travis, je veux bien me couper le bras gauche et te l'offrir en sacrifice -avec mes deux jambes aussi, tiens !- si seulement tu me laisses te regarder travailler jusqu'à ce que je comprenne comment c'est possible d'avoir autant de talent ! Je veux dire : c'est carrément pas juste !! Il me donne l'impression d'avoir des mains parfaitement inutiles ! Bon, je l'ai bien observé sur le Tube et alors, voilà : il ne me reste plus qu'à aller me défenestrer.
Il y a des millions de grands dessinateurs de Comics mais, outre sa maitrise manifeste, son style est PAR-FAIT pour le médium ! Il a beau fourrer ses planches d'une myriade de détails, ça reste incroyablement lisible. et c'est beau, mais alors... BEAU ! N'hésitez pas à aller zieuter tout ce qui traine sur la toile au sujet de ses petits scritchs-scritchs : ça vaut le détour si on est fan.
À ceux qui liront ces quelques lignes, et qui voudront tester ce Comic-ci, dites-vous surtout que vous avez déjà lu franchement moins réussi comme BD de Super-Héros et, qu'en plus, c'était certainement moins bien dessiné. Pour classiques qu'elles soient, les historiettes des aventures des WildCats post-dissolution restent bien rythmées et les dialogues, très écrits, ajoutent encore à la dynamique des cases.
... Mais, bon : juste pour le dessin...
Je me suis contenté de la première mouture, faisant directement suite au démantèlement de l'organisation Stormwatch.
En effet, les auteurs n'y vont pas à la petite cuillère ! Mais on comprend assez vite que c'est fait exprès : The Authority, comme son nom l'indique très clairement, est l'illustration assez honnête de ce que donnerait l'irruption d'un groupe de surhommes au sein de notre réalité...
Animés des meilleures intentions du monde, ils n'hésitent pas à balayer de la surface du globe (littéralement !) les innocents citoyens de nations belliqueuses dirigées par des fous furieux, pour mettre hors d'état de nuire ces derniers ! Ils valident ainsi, et de manière très expéditive, la théorie qui veut que les peuples sont de facto complices des exactions commises par leurs dirigeants -élus ou pas !- et méritent donc de subir le même sort. Nantis d'un "carrier", sorte d'éNOOORRRme (sérieux : vraiment très gros !) vaisseau capable de les trimballer d'une dimension à une autre, ils sèment leur "destruction pacifiste" partout dans l'univers, auto-satisfaits des résultats forcément positifs de leur croisade, pourtant pour le moins radicale.
Comme dénonciation de la menace militaire des super-puissances industrialisées qui orchestrent les conflits sur notre bonne vieille planète, on a déjà fait plus subtil (!) ; mais force est de constater la clarté de la démonstration, tant elle est simple et -surtout !- très efficacement illustrée par Bryan Hitch.
On a droit néanmoins à quelques débuts d'intrigues plus classiques qui concernent directement les membres de cette équipe, composée presque essentiellement de redites de Super-Héros emblématiques : Apollo/Superman, Midnighter/Batman -et, bien sûr, ils forment un couple tout ce qu'il y a de plus consensuel BEURK !- , The Doctor/Dr Strange ou même The Engineer, sorte de mix entre l'intellect de Reed Richard et les bidouillages technologiques de Tony Stark... Jack Hawksmoor constituant à lui tout seul et à contrario un condensé très énigmatique de ce qu'on peut trouver de plus fou -et donc intéressant !- en la matière...
J'ai ma foi pris du plaisir à cette relecture assez pêchue et extrême du genre, même si le côté étalage de la barbarie des envahisseurs, ou même des destructions -très plans fixes à la Goldorak !- m'a fait décrocher après les deux premiers arcs : beaucoup trop de résonances avec l'actualité, pour moi.
... Contrat rempli par les auteurs, donc ?!
Ayant lu en premier les aventures de Billy comme détective, je n'ai pas été surpris par la construction et l'univers que propose Guillaume Bianco.
Contrairement à la plupart des aviseurs j'ai préféré le petit détective même si je reconnais les immenses qualités de la série de Bianco.
En effet la construction est très originale mêlant poèmes (souvent excellents); épisodes de BD, de contes ou de pages encyclopédiques loufoques.
Le dessin accompagne très bien avec un bestiaire formidablement détaillé, créatif et drôle. Le N&B hachuré fournit une ambiance fantastique digne des meilleures créations angoissantes.
Pourtant j'ai longtemps hésité dans ma notation entre 4 et 3. Le fait est que j'ai eu du mal avec la narration parfois assez lourde à mon goût. Dans les tomes 1 et 3 j'ai trouvé plusieurs passages assez longs ou j'ai perdu mon intérêt pour le récit.
De plus j'ai trouvé que la multiplication des styles pouvait nuire à la fluidité du récit. Enfin Billy finit un peu par se répéter au fil des pages.
De même si le graphique du bestiaire et des chimères est très inventif et se renouvelle, les épisodes de Billy avec les différentes filles donnent une trop grande impression de répétition à mon goût.
Par contre j'ai beaucoup aimé le tome 2 qui se dégage un peu de Billy pour s'orienter vers une vision décalée et amusante des mythes traditionnels de Noël.
Un jugement purement rationnel me dirait 4 mais mon ma perception sensible penche plus vers le 3 car j'ai été un peu lassé aux tomes 1 et 3 . Donc 3.5
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Les Moments doux
La force de ce récit est selon moi son universalité. Non, il ne s’agit pas d’une « histoire pour mamans », mais d’une histoire pour tout le monde, puisque nous avons tous une maman (présente ou absente), mais aussi des proches pères et mères. Les évènements sont racontés avec une justesse incroyable, et m’ont beaucoup touché et fait réfléchir à ma propre existence, à mes parents, à ce qu’ils ont traversé quand je suis né, mais aussi quand je suis parti faire me vie. Impossible aussi de ne pas ressentir une forte admiration pour le personnel médical qui s’occupe des bébés en difficulté avec une passion qui fait chaud au cœur. Les 2 histoires finissent par se recouper de manière ingénieuse, et la fin m’a beaucoup touché par son humanisme et son optimisme. La mise en image au trait arrondi et aux couleurs pastelles n’est pas forcément ma tasse de thé, mais je dois avouer que je m’y suis fait. La narration est limpide et le dessin sert parfaitement l’histoire. Dire que la couverture rosâtre et mes préjugés idiots ont failli me faire rater cette pépite, découverte grâce à l’avis de Mac Arthur. J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Elise et Lili, et je recommande chaudement cet album.
Piège nuptial
J'ai beaucoup aimé la lecture de ce thriller. Je n'ai pas lu le roman de Kennedy mais De Metter fait une proposition alléchante de cette ambiance infernale du fin fond de l'Australie. Le scénario est très vif et rythmé surtout au début. Nous sommes comme Nick entrainés par cette aventure providentielle où la libido tient lieu de bonus touristique. Le lecteur se réveille un peu grogy au milieu de nulle part où il faut bien accepter les conséquences imprévues de son aventure. De Metter prend le temps de peindre en détail ce petit village abruti de chaleur et de bière, où les 'rous et les moteurs sont les seuls horizons professionnels. La soumission de Nick à Dad lui donnera le temps de trouver une alliée qui le conduira dans un final chaud chaud chaud. De Metter maintient jusqu'au bout l'intensité dramatique du thriller grâce à une excellente mise en scène et de très bons caractères. Le graphisme accompagne parfaitement le récit. Un trait qui rend les personnages un peu troubles sans qu'on sache si c'est l'effet de l'alcool, des médocs ou du soleil. De même les trognes des personnages nous plongent directement dans cette ambiance de dégénérés. Une belle réussite pour qui aime ce genre. Excellente lecture.
Le Rêve de Meteor Slim
Le Blues est une thématique qui passe bien en BD malgré le manque de son. Elle porte en elle un parfum de vie aventureuse, de souffrance et d'histoires qui touchent l'âme. Le scénario de Frantz Duchazeau reprend les codes de ces musiciens de la route qui avaient pour toute fortune leur voix, leur guitare et leur vécu. Un vécu partagé par une partie importante de la communauté Afro-Américaine. Une musique vivante pas standardisée où une chanson pouvait varier d'une interprétation à la suivante en fonction du chanteur ou de son auditoire. À travers l'ouvrage on comprend l'importance de la musique dans l'histoire de la communauté qui reste soudée et solidaire autour de ces airs venus des tripes. Cela explique aussi l'importance et les succès populaires (et féminins) de ces vagabonds porteurs d'un espoir et d'une illusion. Comme souvent avec ces ouvrages avec le Blues le graphisme est original et intéressant. Bien sûr le N&B est presque un must pour le sujet. Ici Duchazeau y ajoute un trait gras et épais qui reste fluide et très expressif. La mise en scène est tonique donnant au récit un très bon rythme avec une belle cohérence. Un beau récit dans un bel écrin proposé par Sarbacane (comme souvent). Une belle lecture même si elle garde un schéma classique pour ce thème. 3.5
Confidences d'une prostituée
3.5 Contrairement à ce que pourrait faire penser le titre et la couverture, ce n'est pas un bouquin de cul. Lorsqu'il était jeune, Takao Saito a travaillé dans le salon de coiffure de son père qui se situait en face d'un des quartiers chauds de la ville. Il a donc eu des prostituées comme clientes et cet album est pour lui un moyen de rendre hommage à ces femmes. Les histoires mettent en vedette une vieille prostituée qui raconte ses souvenirs de jeunesse. Ce sont des vrais drames humains que raconte Saito et il le fait avec brio. Les histoires sont vraiment prenantes. Je ne sais pas si ses clientes lui ont raconté des souvenirs, mais en tout cas la plupart des histoires me semblent plausibles. On sent le respect de l'auteur pour les prostituées, il montre le côté tragique de leur vie. Les histoires de la vieille dame se passant surtout dans les années 30, le lecteur occidental découvre la vie quotidienne dans l'empire japonais de l'époque et la misère qui a poussé des centaines de familles pauvres de milieux ruraux à vendre leurs filles pour un peu d'argent. L'auteur ne se gène pour montrer le côté glauque de la prostitution et c'est beaucoup moins excitant et glorieux qu'on peut le voir dans d'autres œuvres de fictions. Il propose des portraits de femmes émouvants et aussi variés. Les histoires sont captivantes et le drame ne tombe jamais dans le mélodramatique facile. Cet album montre aussi une autre facette de l'auteur et on peut voir qu'il est capable de faire autre chose que du Golgo 13 (un personnage d'une histoire ressemble d'ailleurs à son héros fétiche). À lire si on aime les drames japonais un peu glauques par moment.
Batman - L'Oeil du Serpent
Assez d'accord avec les avis qui précèdent : C'EST une aventure des Outsiders ; complètement inconnus de moi et, j'imagine, de la plupart des lecteurs occasionnels du détective à grandes oreilles (?!). Et, s'il est vrai que la manière dont est mise en scène le début de l'intrigue est assez réussie, hé ben ça ne débouche sur pas grand chose, à la fin. Les dialogues, en effets, sont assez plats et n'aident pas à dynamiser le récit. Dommage : j'aurais bien aimé en apprendre plus sur cette équipe, assez originale dans son hétérodoxie constitutive (et surtout particulièrement mal fagotée/stylisée -très DC, quoi !- sinon en ce qui concerne Halo ; assez inexplicablement d'ailleurs tant le patronyme, les pouvoirs et le look sont cohérents en comparaison des ratages affligeant ses coéquipiers !). Mais il y a le dessin pour compenser. Kevin Nowlan arrive à transcender la fadeur de l'ensemble grâce à l'élégance de sa stylisation -très poussée- qui apporte une dimension très esthétique aux "aventures" du petit groupe de Super-Héros. Il faut apprécier son rendu, bien sûr ; mais la valeur graphique du Comic-Book justifie presque automatiquement son existence. Après tout, nous avons tous déjà lu nombre d'historiettes dessinées bien moins originales dans le genre et qui n'ont pas bénéficié, elles, d'une aussi jolie mise en image. Une super note, quasi rien que pour lui !
L’Illusion magnifique
Le premier volet de cette épopée romanesque, qui raconte avec fantaisie la naissance des superhéros, constitue une excellente surprise. « L’Illusion magnifique » nous immerge avec bonheur dans ce New York des années 30 par l’entremise de cette jeune femme venue de sa campagne du Kansas. Celle-ci est bien décidée à réaliser ses rêves d’écrivaines inspirés par les « pulps » de son père qu’elle lisait en cachette. Diana Morgan, qui choisit de se faire appeler Roberta Miller, en référence à l’un de ses écrivains fétiches, va ainsi tenter de faire son trou dans un monde qui lui est totalement étranger et qu’elle avait par trop idéalisé. Quand on n’est rien dans Big Apple, Il faut être prêt à tous les sacrifices pour gagner sa pitance, y compris devenir danseuse dans un cabaret mal famé ! Mais fort heureusement, le hasard des rencontres l’amènera à devenir scénariste de comics, après avoir été bénévole dans une feuille de chou communiste, ce qui lui permettra par ailleurs de s’initier à la politique. Alessandro Tota, auteur italien déjà remarqué avec sa première bande dessinée, « Terre d'accueil », nous livre ici un scénario très vivant, en entremêlant de façon équilibrée romanesque et contexte politique (celui de la lutte des classes dans les USA des années 30). Dans une mise en abyme réjouissante, cette BD nous met dans la peau d’auteurs en train d’expérimenter la naissance des comics et des superhéros visant à séduire le public ado, tandis que les récits illustrés de détective sont en perte de vitesse. Les personnages sont très bien campés, avec leurs paradoxes et leurs fêlures, et ça, c’est aussi la marque d’une bonne histoire. On apprécie la façon dont évolue Diane Morgan, en pleine construction de son identité. Apparaissant quelque peu nunuche lors de son arrivée à New York, les galères et sa « rencontre » avec le communisme vont la transformer. Devenue plus combative pour réaliser ce qu’elle croit être son destin d’écrivaine et scénariste, elle choisit d’assumer, dans les limites de ce que permettait la société américaine de l’époque, son attirance pour la gent féminine. Quant au graphisme, il est à l’image du scénario : virevoltant. Avec son côté « artisanal », la ligne claire d’Alessandro Tota vibre d’une fantaisie rafraîchissante, en jouant à plein sur cette extravagance et ce sens du spectacle typiquement américain, avec cette candeur propre aux super héros redresseurs de torts. Grâce à ces demi-dieux d’un nouveau genre, le Nouveau monde s’inventait une moderne mythologie tandis que l’Europe s’apprêtait à sombrer de nouveau dans le chaos et les ténèbres de la guerre. Tout en mixant éléments fictionnels et historiques, l’auteur s’en donne à cœur joie en exposant en pleine page la frénésie new-yorkaise, symbolisée entre autres par les néons tapageurs de Broadway qui tentaient de faire oublier la Grande dépression au rythme du Charleston. Le tout apparaît comme une sorte de collage onirique mêlant glamour, cabaret, violences policières, crimes, bondage et science-fiction, etc. Ça explose dans tous les sens, c’est foisonnant d’imagination, et on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Bref, le lecteur est plongé avec délice dans l’effervescence créative de Big Apple, une ambiance joyeuse certes mais lourde de menaces en cette fin des années 30. Ainsi, le titre de l’ouvrage en résume assez bien la teneur. « L’Illusion magnifique » raconte comment les rêves d’artistes prennent corps et peuvent parfois modeler la réalité, ici en l’occurrence comment les créatures surhumaines sorties de l’imagination de Diana Morgan alias Roberta Miller (Dogman, Infarcta et Ghost Writer) jouent le rôle de moteurs dans l’accomplissement de ses désirs. Cette œuvre personnelle, pas vraiment calibrée comme « tête de gondole », n’est pourtant en rien élitiste et reste fluide et passionnante dans sa narration. Tels ces bonbons qui piquent la langue et explosent en bouche, l’objet plaira à tous les publics, jeunes et moins jeunes, en recherche d’originalité.
Wolverine - Possession
Percevant de manière empathique -et involontairement- les ressentis d'un groupe de créatures sanguinaires chaque fois qu'elles perpètrent un massacre gratuit, Wolverine, en pèlerinage dans le Grand Nord, se retrouve à douter de sa raison mentale tout en menant une enquête qui lui fera croiser la route d'une mystérieuse colonie d'humanoïdes pacifistes, antiques cousins ayant évolués en parallèle du reste de l'Humanité et en quête d'un refuge au delà du monde moderne. L'intrigue tient plus de l'anecdote que d'un réel scénario, pour une mini-série se voulant un peu indépendante de la continuité des publications régulières. C'est très bien orchestré et on suit avec facilité les (grosses !) empreintes du héros dans toute cette neige si joliment dessinée... Ça manque néanmoins d'un peu de nerf, malgré la violence des scènes de meurtres -un poil trop complaisantes, étant donné le rendu graphique limite "onctueux" du dessin- : le côté spirituel de l'autre face de l'histoire profite nettement mieux -même si c'est un peu mièvre !- du trait tout en élégance de cet artiste du pinceau. Sous sa caresse, ce Logan-là arbore décidément le look le plus doux dont on a jamais affublé ses traits. Magnifique travail de Alan Davis, encore une fois.
Wildcats
Oui, oui : c'est léger, ça aussi, bien sûr ; et incomplet, avec ça mais... Wohlàlààà...! Travis Sharest...?! Je sais, ça ne suffit pas à faire une bonne BD ; même une illustrant les sempiternelles cabrioles de ces clowns costumés, qui s'échinent à défendre la veuve et l'orphelin contre tout un tas de menaces à peine imaginables tant elles semblent inévitables -comme les prochains jeux Olympiques (avec Patrick B. en ouverture !) ou même l'impôt sur le revenu ! Mais les (moitiés !) d'épisodes qu'il illustre... Je n'ai acheté que pour ça ! Travis, je veux bien me couper le bras gauche et te l'offrir en sacrifice -avec mes deux jambes aussi, tiens !- si seulement tu me laisses te regarder travailler jusqu'à ce que je comprenne comment c'est possible d'avoir autant de talent ! Je veux dire : c'est carrément pas juste !! Il me donne l'impression d'avoir des mains parfaitement inutiles ! Bon, je l'ai bien observé sur le Tube et alors, voilà : il ne me reste plus qu'à aller me défenestrer. Il y a des millions de grands dessinateurs de Comics mais, outre sa maitrise manifeste, son style est PAR-FAIT pour le médium ! Il a beau fourrer ses planches d'une myriade de détails, ça reste incroyablement lisible. et c'est beau, mais alors... BEAU ! N'hésitez pas à aller zieuter tout ce qui traine sur la toile au sujet de ses petits scritchs-scritchs : ça vaut le détour si on est fan. À ceux qui liront ces quelques lignes, et qui voudront tester ce Comic-ci, dites-vous surtout que vous avez déjà lu franchement moins réussi comme BD de Super-Héros et, qu'en plus, c'était certainement moins bien dessiné. Pour classiques qu'elles soient, les historiettes des aventures des WildCats post-dissolution restent bien rythmées et les dialogues, très écrits, ajoutent encore à la dynamique des cases. ... Mais, bon : juste pour le dessin...
The Authority (Warren Ellis)
Je me suis contenté de la première mouture, faisant directement suite au démantèlement de l'organisation Stormwatch. En effet, les auteurs n'y vont pas à la petite cuillère ! Mais on comprend assez vite que c'est fait exprès : The Authority, comme son nom l'indique très clairement, est l'illustration assez honnête de ce que donnerait l'irruption d'un groupe de surhommes au sein de notre réalité... Animés des meilleures intentions du monde, ils n'hésitent pas à balayer de la surface du globe (littéralement !) les innocents citoyens de nations belliqueuses dirigées par des fous furieux, pour mettre hors d'état de nuire ces derniers ! Ils valident ainsi, et de manière très expéditive, la théorie qui veut que les peuples sont de facto complices des exactions commises par leurs dirigeants -élus ou pas !- et méritent donc de subir le même sort. Nantis d'un "carrier", sorte d'éNOOORRRme (sérieux : vraiment très gros !) vaisseau capable de les trimballer d'une dimension à une autre, ils sèment leur "destruction pacifiste" partout dans l'univers, auto-satisfaits des résultats forcément positifs de leur croisade, pourtant pour le moins radicale. Comme dénonciation de la menace militaire des super-puissances industrialisées qui orchestrent les conflits sur notre bonne vieille planète, on a déjà fait plus subtil (!) ; mais force est de constater la clarté de la démonstration, tant elle est simple et -surtout !- très efficacement illustrée par Bryan Hitch. On a droit néanmoins à quelques débuts d'intrigues plus classiques qui concernent directement les membres de cette équipe, composée presque essentiellement de redites de Super-Héros emblématiques : Apollo/Superman, Midnighter/Batman -et, bien sûr, ils forment un couple tout ce qu'il y a de plus consensuel BEURK !- , The Doctor/Dr Strange ou même The Engineer, sorte de mix entre l'intellect de Reed Richard et les bidouillages technologiques de Tony Stark... Jack Hawksmoor constituant à lui tout seul et à contrario un condensé très énigmatique de ce qu'on peut trouver de plus fou -et donc intéressant !- en la matière... J'ai ma foi pris du plaisir à cette relecture assez pêchue et extrême du genre, même si le côté étalage de la barbarie des envahisseurs, ou même des destructions -très plans fixes à la Goldorak !- m'a fait décrocher après les deux premiers arcs : beaucoup trop de résonances avec l'actualité, pour moi. ... Contrat rempli par les auteurs, donc ?!
Billy Brouillard
Ayant lu en premier les aventures de Billy comme détective, je n'ai pas été surpris par la construction et l'univers que propose Guillaume Bianco. Contrairement à la plupart des aviseurs j'ai préféré le petit détective même si je reconnais les immenses qualités de la série de Bianco. En effet la construction est très originale mêlant poèmes (souvent excellents); épisodes de BD, de contes ou de pages encyclopédiques loufoques. Le dessin accompagne très bien avec un bestiaire formidablement détaillé, créatif et drôle. Le N&B hachuré fournit une ambiance fantastique digne des meilleures créations angoissantes. Pourtant j'ai longtemps hésité dans ma notation entre 4 et 3. Le fait est que j'ai eu du mal avec la narration parfois assez lourde à mon goût. Dans les tomes 1 et 3 j'ai trouvé plusieurs passages assez longs ou j'ai perdu mon intérêt pour le récit. De plus j'ai trouvé que la multiplication des styles pouvait nuire à la fluidité du récit. Enfin Billy finit un peu par se répéter au fil des pages. De même si le graphique du bestiaire et des chimères est très inventif et se renouvelle, les épisodes de Billy avec les différentes filles donnent une trop grande impression de répétition à mon goût. Par contre j'ai beaucoup aimé le tome 2 qui se dégage un peu de Billy pour s'orienter vers une vision décalée et amusante des mythes traditionnels de Noël. Un jugement purement rationnel me dirait 4 mais mon ma perception sensible penche plus vers le 3 car j'ai été un peu lassé aux tomes 1 et 3 . Donc 3.5