J'ai découvert l'auteur à l'occasion d'un reportage à la télé chinoise qui lui était consacré. Gros coup de coeur pour le graphisme.
Bonne surprise ces derniers jours, il se fait éditer en France.
L'histoire est déconcertante. Et du moins de mon point de vue secondaire même si elle reste au-dessus ce que l'on peut voir d'habitude dans la BD SF : elle n'est là que pour servir un graphisme qui tranche avec ce que l'on connait. L'auteur a un style bien à lui et se fait plaisir, l'histoire doit se plier à ses envies du moment quitte à se fragmenter. Je ne serais d'ailleurs pas surpris d'apprendre que cette oeuvre a été créée en feuilleton sans que l'auteur ait de but bien défini pour ses personnages.
C'est probablement un poncif de dire qu'il a pris le style manga (sa jeunesse a baigné dedans d'après mes infos), l'a mélangé au style chinois puis a remis le tout à sa sauce mais cela colle assez bien avec le résultat. Les angles de cadrages, la gestuelle, le décors, tout vous semblera neuf... et fort réussi.
Pour ceux qui ont l'impression qu'avec la multiplication des titres de BD on a paradoxalement du mal à trouver du nouveau, cette BD est du pain béni. Mi OVNI, mi bijou.
Je souhaite à l'auteur de percer le marché français et d'acquérir sa considération. Il le mérite.
Message aux éditeurs : Et si l'on pouvait éditer la BD où le même auteur dessine sa jeunesse dans la chine des années 90 ce serait parfait. ^^
Sincèrement, je ne pensais pas autant apprécier cette série. L'ayant feuilleté et au vu des couvertures, j'imaginais une série de space-fantasy sans originalité où seule l'aspect cool des combats et le physique de l'héroïne importait. C'était sans compter sur les nombreuses qualités de cette BD.
Déjà, le dessin est véritablement excellent. Le premier tome surtout est très travaillé, superbement maîtrisé. Le dessinateur n'hésite pas à prendre son temps sur des planches détaillées tout en étant très esthétiques. Même les couleurs, pourtant informatiques, participent à la beauté maîtrisée du tout. Très efficace et beau. Dommage que le dessin devienne un peu moins soigné et travaillé dans les tomes suivants, mais tout en restant très bon quand même.
J'ai eu du mal à accrocher au début du premier tome : je trouvais la narration trop rapide, trop confuse. On plonge dans l'action sans trop comprendre, on confond les deux camps en guerre, on comprend assez peu les dialogues, on imagine une banale histoire action-fantasy dans un monde en guerre. Heureusement, au bout d'un temps, tout s'explique pour prendre une tournure plus profonde et un peu plus originale.
Bon, ce n'est pas un sommet d'originalité non plus. Nous sommes à mi-chemin entre de nombreuses histoires déjà racontées, un contexte proche du Monde du garage hermétique, un couple de combattants ennemis-amants proche du Fléau des Dieux, et bien sûr un monde heroic-fantasy qui en rappellera bien d'autre associé à un univers space-opera qui en rappelera encore d'autres.
Mais passé l'entrée un peu difficile dans le récit, j'avoue avoir été rapidement captivé et n'avoir jamais trouvé l'action trop prévisible ni lassante. C'est bien construit, assez intelligemment mené. A nouveau, je ne crie vraiment pas à l'originalité mais au moins à la très bonne qualité du récit.
A lire pour le plaisir et la beauté des planches.
Note approximative : 3.5/5
Cette série regroupe de nombreuses histoires courtes qui sont en fait des hommages au personnage de Hellboy de Mike Mignola par un grand nombre d'auteurs de comics (dont personnellement je ne connaissais pas le cinquième). Ce sont des histoires courtes prenant pour héros Hellboy, des ennemis d'Hellboy (Raspoutine évidemment) ou encore mettant simplement en scène des membres du B.P.R.D..
Une liberté totale a été laissée aux auteurs, sans que Mignola aie voulu le moins du monde interférer avec leurs créations avant que les histoires n'aient été totalement achevées. Cela donne donc parfois des histoires totalement dans l'esprit de la série de base Hellboy, histoires fantastiques et envoutantes mettant en scène un Hellboy ferme et expéditif comme souvent. Mais cela donne aussi des histoires purement humoristiques se moquant d'Hellboy mais aussi de ses proches.
Les styles de dessins de chaque auteur sont parfois radicalement différents. Globalement, ils sont tous dans la veine comics américains mais certains sont très réalistes quand d'autres sont proches des cartoons, d'autres sont plus undergrounds tandis que d'autres sont très picturaux. Dans l'ensemble, tous les dessins sont au minimum de bonne qualité, mais certains sont particulièrement bons. Bref, ce sont des recueils de très bon niveau graphique.
Les histoires de leur côté sont rarement très marquantes. Il faut dire qu'elles dépassent rarement les 6 pages ce qui empêche de les approfondir vraiment ce qui donne souvent des développements raccourcis et des fins un peu abruptes. De même, les histoires humoristiques font sourire mais ne laisseront jamais vraiment échapper un vrai rire.
Tout se lit bien, à part une ou deux histoires un peu moins bonnes, et c'est un moment plaisant de lecture permettant d'apprécier à la fois l'ambiance particulière de la série Hellboy tout en l'observant avec des yeux neufs et parfois un peu décalés.
Achat non indispensable mais cet album plaira sûrement à tous les amateurs de Hellboy.
Si vous pensez que l'art du XXIeme siècle se résume, en peinture, à l'art abstrait, et bien vous vous trompez.
La relève se trouve dans la Bande dessinée, Skarbek en est la preuve. Les dessins sont véritablement époustouflants.
Quant au scénario, il tient vraiment bien la route. L'intrigue est mise en place lors du premier tome, tandis que le second opus est une succession de rebondissements et révélations étonnantes. C'est peut-être pour ce dernier point d'ailleurs, que je n'attribue pas la note maximale. En effet, même si tout est bien ficelé, les retournements de situation, alambiqués (mais sans être tirés par les cheveux), sont récurrents et perdent un brin d'intensité au fil de la lecture, pour une fin qui n'est pas si surprenante. Mais, je ne vais pas rester sur une impression négative, tellement cette BD recèle de qualités ! A déguster sans modération.
J'adore le dessin de Clarke : les bouilles de ses personnages sont formidables notamment quand il s'agit de gags absurdes. C'est pourquoi j'ai toujours cherché avec envie la véritable BD où cet excellent dessin servirait un vraiment bon humour pour former une BD formidable. Et en fait, cette BD existait (presque) déjà depuis des années : c'est Durant les travaux l'exposition continue dont le premier tome, le meilleur à mes yeux, date de 1998.
Tomes 1 et 2 :
Ces deux tomes fonctionnent plus ou moins par paire car les gags du tome 2 répondent en écho à ceux du tome 1 : chaque page de gag du second tome reprend le même contexte et plus ou moins les mêmes personnages que la même page du premier tome. Ce sont des gags usant pour la plupart de l'humour absurde, parfois un petit peu noir. Et sincèrement, je les trouve excellents dans leur ensemble. Bien sûr, certains sont moins bons que les autres, n'attirant que le sourire pour moi (par exemple ceux assez répétitifs sur le savant Jenkins ou l'amnésique qui se réveille, quoique certains d'entre eux soient hilarants), mais c'est déjà un très bon minimum. Quant aux meilleurs, presque la moitié des gags du premier tome et plus d'un tiers de ceux du second tome, ils m'ont littéralement fait éclater de rire à chaque page. Très bien construits, originaux et percutants : j'adore.
Tome 3 :
Note approximative : 2.5/5
Le troisième tome change de structure, utilisant une thématique unique pour tous les gags : ici, le thème du surnaturel. Les gags sont plus bavards, les chutes nettement plus plates voire un peu lourdingues certaines fois. J'ai quand même bien ri à un certain nombre de gags mais le niveau est nettement un cran en dessous des premiers albums à mes yeux.
Mon conseil, si vous avez aimé les 2 premiers tomes, serait vraiment de ne pas gâcher votre bonne opinion sur la série : vous pouvez vous passer de la lecture de cet album.
Tome 4 :
Note approximative : 2.5/5
Si je suis plus indulgent avec cet album là, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat.
Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke.
Le thème traité de la naissance et de la maternité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD.
Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant.
Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Tome 5 :
Note approximative : 3.5/5
Le cinquième tome reprend la même structure que les 2 premiers de la série. On retrouve le même type de gags avec les personnages récurrents du savant Jenkins, des explorateurs dans la jungle ou de l'amnésique qui se réveille. L'humour de Clarke et sa mise en page est toujours très efficace et le rire vient facilement. Il faut cependant admettre qu'à force de gags sur des sujets similaires depuis le début de la série, l'humour s'essouffle un peu. Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal mais ce sont malgré tous des albums que je lis avec un réel plaisir.
En tant que fan absolu de Monsieur Jean, je me suis procuré ce tome, un peu à part dans la série, sur Bd.net.
On retrouve avec plaisir notre trentenaire écrivain souvent en mal d'inspiration, accompagné de sa croix, son boulet, Félix. Dans ce tome on insiste sur l'aspect le plus antipathique de ce dernier et on nous rappelle plus que jamais son statut de vert solitaire dans l'appartement de Jean. Ce tome est comme vous avez pu le constater, en noir et blanc, simplement broché et avec un format réduit. On retrouve le trait simple et agréable (je suis fan) de la paire Dupuy-Berberian, même si il supporte moyennement la monochromie. En effet, c'est tout de même plus agréable à lire en couleur, surtout pour apprécier les décors parisiens. L'humour reste inchangé par rapport au reste de la série. Comme dans chaque tome de la série on retrouve des personnages en fil rouge qui apparaissent uniquement dans les rêves de Jean.
Cet album est immanquable pour tous les fans de la série puisqu'il est tout aussi bon que les autres. Néanmoins je ne mets pas 5/5 en raison d'un prix un peu élevé pour un petit format noir et blanc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Jean, je conseille de plutôt commencer par les 3 premiers tome de la série originale, pour la mise en couleur qui met en valeur le dessin.
Qu'est-ce qu'un tueur? Un homme sans sentiment, de sang froid sans morale? Voici l'histoire d'un tueur pas comme les autres... on entre dans le milieu très fermé des hauts fonctionnaires se liquidant entre eux et c'est passionnant de voir cet homme, froid, essayer de se sortir d'un mauvais pas. Du grand polar noir avec toutefois un petit bémol au niveau dessin qui n'est pas toujours à la hauteur du scénario.
La BD qui a fait connaitre 2 génies : Van Hamme et Rosinski, au grand public. C'est déjà un petit avant goût de Thorgal. C'est beau, c'est bien fait et ça montre déjà la cruauté de l'homme. Bref un chef d'oeuvre.
Cette bande dessinée est mignonne et drôle. Ses couleurs toutes roses et chaudes et son héroïne fleur-bleue me font un tout petit peu honte quand des amis et amies se rendent compte que je lis ce genre de bande dessinée théoriquement destinée à un public de jeune adolescente, mais je craque pour cette petite Lou et son petit matou. C’est frais, amusant, mignon tout plein et souvent vraiment très drôle. Et puis le dessin est très joli également ce qui fait plaisir quand on lit ce genre d’histoire.
"Vo’Hounâ" , la Femme-ours…
Roudier est le scénariste, le dessinateur et le coloriste de cette série. Et il porte très bien ces trois casquettes.
Le scénario allie préhistoire et fantastique. L’histoire se déroule à l’époque où les Hommes-ours (Neandertal) et les Hommes-longs (Cro-Magnon) cohabitaient. Cheval-Cabré, un Homme-long, multiplie les périples et les initiations pour sauver Vo’Hounâ sa dulcinée, une Femme-ours qui a été enlevée par Thuriaq, un chaman immortel très puissant. Dans sa quête, notre héros est accompagné par le robuste Faudraug, le frère de la captive. La première partie du premier tome est peut être un peu longue à se mettre en place et un peu trop bavarde, mais après c’est un vrai régal.
Les dessins et les couleurs sont parfaits. Les illustrations, nous plongent directement dans l’ambiance primitive et sauvage de l’ère des nos premiers ancêtres. La finition et les détails sont aux petits oignons, du travail d’orfèvre.
Maintenant, les choses qui fâchent. Je dis NON à l’achat tant que le tome 4 n’est pas sorti car il est fort possible qu’il ne voit jamais le jour. :!
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My street
J'ai découvert l'auteur à l'occasion d'un reportage à la télé chinoise qui lui était consacré. Gros coup de coeur pour le graphisme. Bonne surprise ces derniers jours, il se fait éditer en France. L'histoire est déconcertante. Et du moins de mon point de vue secondaire même si elle reste au-dessus ce que l'on peut voir d'habitude dans la BD SF : elle n'est là que pour servir un graphisme qui tranche avec ce que l'on connait. L'auteur a un style bien à lui et se fait plaisir, l'histoire doit se plier à ses envies du moment quitte à se fragmenter. Je ne serais d'ailleurs pas surpris d'apprendre que cette oeuvre a été créée en feuilleton sans que l'auteur ait de but bien défini pour ses personnages. C'est probablement un poncif de dire qu'il a pris le style manga (sa jeunesse a baigné dedans d'après mes infos), l'a mélangé au style chinois puis a remis le tout à sa sauce mais cela colle assez bien avec le résultat. Les angles de cadrages, la gestuelle, le décors, tout vous semblera neuf... et fort réussi. Pour ceux qui ont l'impression qu'avec la multiplication des titres de BD on a paradoxalement du mal à trouver du nouveau, cette BD est du pain béni. Mi OVNI, mi bijou. Je souhaite à l'auteur de percer le marché français et d'acquérir sa considération. Il le mérite. Message aux éditeurs : Et si l'on pouvait éditer la BD où le même auteur dessine sa jeunesse dans la chine des années 90 ce serait parfait. ^^
Morgana
Sincèrement, je ne pensais pas autant apprécier cette série. L'ayant feuilleté et au vu des couvertures, j'imaginais une série de space-fantasy sans originalité où seule l'aspect cool des combats et le physique de l'héroïne importait. C'était sans compter sur les nombreuses qualités de cette BD. Déjà, le dessin est véritablement excellent. Le premier tome surtout est très travaillé, superbement maîtrisé. Le dessinateur n'hésite pas à prendre son temps sur des planches détaillées tout en étant très esthétiques. Même les couleurs, pourtant informatiques, participent à la beauté maîtrisée du tout. Très efficace et beau. Dommage que le dessin devienne un peu moins soigné et travaillé dans les tomes suivants, mais tout en restant très bon quand même. J'ai eu du mal à accrocher au début du premier tome : je trouvais la narration trop rapide, trop confuse. On plonge dans l'action sans trop comprendre, on confond les deux camps en guerre, on comprend assez peu les dialogues, on imagine une banale histoire action-fantasy dans un monde en guerre. Heureusement, au bout d'un temps, tout s'explique pour prendre une tournure plus profonde et un peu plus originale. Bon, ce n'est pas un sommet d'originalité non plus. Nous sommes à mi-chemin entre de nombreuses histoires déjà racontées, un contexte proche du Monde du garage hermétique, un couple de combattants ennemis-amants proche du Fléau des Dieux, et bien sûr un monde heroic-fantasy qui en rappellera bien d'autre associé à un univers space-opera qui en rappelera encore d'autres. Mais passé l'entrée un peu difficile dans le récit, j'avoue avoir été rapidement captivé et n'avoir jamais trouvé l'action trop prévisible ni lassante. C'est bien construit, assez intelligemment mené. A nouveau, je ne crie vraiment pas à l'originalité mais au moins à la très bonne qualité du récit. A lire pour le plaisir et la beauté des planches.
Hellboy - Histoires bizarres
Note approximative : 3.5/5 Cette série regroupe de nombreuses histoires courtes qui sont en fait des hommages au personnage de Hellboy de Mike Mignola par un grand nombre d'auteurs de comics (dont personnellement je ne connaissais pas le cinquième). Ce sont des histoires courtes prenant pour héros Hellboy, des ennemis d'Hellboy (Raspoutine évidemment) ou encore mettant simplement en scène des membres du B.P.R.D.. Une liberté totale a été laissée aux auteurs, sans que Mignola aie voulu le moins du monde interférer avec leurs créations avant que les histoires n'aient été totalement achevées. Cela donne donc parfois des histoires totalement dans l'esprit de la série de base Hellboy, histoires fantastiques et envoutantes mettant en scène un Hellboy ferme et expéditif comme souvent. Mais cela donne aussi des histoires purement humoristiques se moquant d'Hellboy mais aussi de ses proches. Les styles de dessins de chaque auteur sont parfois radicalement différents. Globalement, ils sont tous dans la veine comics américains mais certains sont très réalistes quand d'autres sont proches des cartoons, d'autres sont plus undergrounds tandis que d'autres sont très picturaux. Dans l'ensemble, tous les dessins sont au minimum de bonne qualité, mais certains sont particulièrement bons. Bref, ce sont des recueils de très bon niveau graphique. Les histoires de leur côté sont rarement très marquantes. Il faut dire qu'elles dépassent rarement les 6 pages ce qui empêche de les approfondir vraiment ce qui donne souvent des développements raccourcis et des fins un peu abruptes. De même, les histoires humoristiques font sourire mais ne laisseront jamais vraiment échapper un vrai rire. Tout se lit bien, à part une ou deux histoires un peu moins bonnes, et c'est un moment plaisant de lecture permettant d'apprécier à la fois l'ambiance particulière de la série Hellboy tout en l'observant avec des yeux neufs et parfois un peu décalés. Achat non indispensable mais cet album plaira sûrement à tous les amateurs de Hellboy.
La Vengeance du Comte Skarbek
Si vous pensez que l'art du XXIeme siècle se résume, en peinture, à l'art abstrait, et bien vous vous trompez. La relève se trouve dans la Bande dessinée, Skarbek en est la preuve. Les dessins sont véritablement époustouflants. Quant au scénario, il tient vraiment bien la route. L'intrigue est mise en place lors du premier tome, tandis que le second opus est une succession de rebondissements et révélations étonnantes. C'est peut-être pour ce dernier point d'ailleurs, que je n'attribue pas la note maximale. En effet, même si tout est bien ficelé, les retournements de situation, alambiqués (mais sans être tirés par les cheveux), sont récurrents et perdent un brin d'intensité au fil de la lecture, pour une fin qui n'est pas si surprenante. Mais, je ne vais pas rester sur une impression négative, tellement cette BD recèle de qualités ! A déguster sans modération.
Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)
J'adore le dessin de Clarke : les bouilles de ses personnages sont formidables notamment quand il s'agit de gags absurdes. C'est pourquoi j'ai toujours cherché avec envie la véritable BD où cet excellent dessin servirait un vraiment bon humour pour former une BD formidable. Et en fait, cette BD existait (presque) déjà depuis des années : c'est Durant les travaux l'exposition continue dont le premier tome, le meilleur à mes yeux, date de 1998. Tomes 1 et 2 :
Ces deux tomes fonctionnent plus ou moins par paire car les gags du tome 2 répondent en écho à ceux du tome 1 : chaque page de gag du second tome reprend le même contexte et plus ou moins les mêmes personnages que la même page du premier tome. Ce sont des gags usant pour la plupart de l'humour absurde, parfois un petit peu noir. Et sincèrement, je les trouve excellents dans leur ensemble. Bien sûr, certains sont moins bons que les autres, n'attirant que le sourire pour moi (par exemple ceux assez répétitifs sur le savant Jenkins ou l'amnésique qui se réveille, quoique certains d'entre eux soient hilarants), mais c'est déjà un très bon minimum. Quant aux meilleurs, presque la moitié des gags du premier tome et plus d'un tiers de ceux du second tome, ils m'ont littéralement fait éclater de rire à chaque page. Très bien construits, originaux et percutants : j'adore.
Tome 3 :
Note approximative : 2.5/5
Le troisième tome change de structure, utilisant une thématique unique pour tous les gags : ici, le thème du surnaturel. Les gags sont plus bavards, les chutes nettement plus plates voire un peu lourdingues certaines fois. J'ai quand même bien ri à un certain nombre de gags mais le niveau est nettement un cran en dessous des premiers albums à mes yeux.
Mon conseil, si vous avez aimé les 2 premiers tomes, serait vraiment de ne pas gâcher votre bonne opinion sur la série : vous pouvez vous passer de la lecture de cet album.
Tome 4 :
Note approximative : 2.5/5
Si je suis plus indulgent avec cet album là, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat.
Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke.
Le thème traité de la naissance et de la maternité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD.
Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant.
Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Tome 5 :
Note approximative : 3.5/5
Le cinquième tome reprend la même structure que les 2 premiers de la série. On retrouve le même type de gags avec les personnages récurrents du savant Jenkins, des explorateurs dans la jungle ou de l'amnésique qui se réveille. L'humour de Clarke et sa mise en page est toujours très efficace et le rire vient facilement. Il faut cependant admettre qu'à force de gags sur des sujets similaires depuis le début de la série, l'humour s'essouffle un peu. Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal mais ce sont malgré tous des albums que je lis avec un réel plaisir.
La Théorie des gens seuls
En tant que fan absolu de Monsieur Jean, je me suis procuré ce tome, un peu à part dans la série, sur Bd.net. On retrouve avec plaisir notre trentenaire écrivain souvent en mal d'inspiration, accompagné de sa croix, son boulet, Félix. Dans ce tome on insiste sur l'aspect le plus antipathique de ce dernier et on nous rappelle plus que jamais son statut de vert solitaire dans l'appartement de Jean. Ce tome est comme vous avez pu le constater, en noir et blanc, simplement broché et avec un format réduit. On retrouve le trait simple et agréable (je suis fan) de la paire Dupuy-Berberian, même si il supporte moyennement la monochromie. En effet, c'est tout de même plus agréable à lire en couleur, surtout pour apprécier les décors parisiens. L'humour reste inchangé par rapport au reste de la série. Comme dans chaque tome de la série on retrouve des personnages en fil rouge qui apparaissent uniquement dans les rêves de Jean. Cet album est immanquable pour tous les fans de la série puisqu'il est tout aussi bon que les autres. Néanmoins je ne mets pas 5/5 en raison d'un prix un peu élevé pour un petit format noir et blanc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Jean, je conseille de plutôt commencer par les 3 premiers tome de la série originale, pour la mise en couleur qui met en valeur le dessin.
Le Tueur
Qu'est-ce qu'un tueur? Un homme sans sentiment, de sang froid sans morale? Voici l'histoire d'un tueur pas comme les autres... on entre dans le milieu très fermé des hauts fonctionnaires se liquidant entre eux et c'est passionnant de voir cet homme, froid, essayer de se sortir d'un mauvais pas. Du grand polar noir avec toutefois un petit bémol au niveau dessin qui n'est pas toujours à la hauteur du scénario.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
La BD qui a fait connaitre 2 génies : Van Hamme et Rosinski, au grand public. C'est déjà un petit avant goût de Thorgal. C'est beau, c'est bien fait et ça montre déjà la cruauté de l'homme. Bref un chef d'oeuvre.
Lou !
Cette bande dessinée est mignonne et drôle. Ses couleurs toutes roses et chaudes et son héroïne fleur-bleue me font un tout petit peu honte quand des amis et amies se rendent compte que je lis ce genre de bande dessinée théoriquement destinée à un public de jeune adolescente, mais je craque pour cette petite Lou et son petit matou. C’est frais, amusant, mignon tout plein et souvent vraiment très drôle. Et puis le dessin est très joli également ce qui fait plaisir quand on lit ce genre d’histoire.
Vo'Hounâ
"Vo’Hounâ" , la Femme-ours… Roudier est le scénariste, le dessinateur et le coloriste de cette série. Et il porte très bien ces trois casquettes. Le scénario allie préhistoire et fantastique. L’histoire se déroule à l’époque où les Hommes-ours (Neandertal) et les Hommes-longs (Cro-Magnon) cohabitaient. Cheval-Cabré, un Homme-long, multiplie les périples et les initiations pour sauver Vo’Hounâ sa dulcinée, une Femme-ours qui a été enlevée par Thuriaq, un chaman immortel très puissant. Dans sa quête, notre héros est accompagné par le robuste Faudraug, le frère de la captive. La première partie du premier tome est peut être un peu longue à se mettre en place et un peu trop bavarde, mais après c’est un vrai régal. Les dessins et les couleurs sont parfaits. Les illustrations, nous plongent directement dans l’ambiance primitive et sauvage de l’ère des nos premiers ancêtres. La finition et les détails sont aux petits oignons, du travail d’orfèvre. Maintenant, les choses qui fâchent. Je dis NON à l’achat tant que le tome 4 n’est pas sorti car il est fort possible qu’il ne voit jamais le jour. :!