Je suis tombé sur cette BD chinoise un peu par hasard et la conseille de tout cœur.
Je dis BD parce que le style n’est pas manga, ni manhwa (manga coréen), mais très différent de ce qui est édité à l’heure actuelle. Par ailleurs la qualité de la couverture et son style se rapprochent plus d’une BD que d’un manga. (Attention contenu en noir et blanc).
L’histoire est très légère et ressemble un peu à un conte de fées délirant pour adultes puisque la violence est explicite. Les personnages sont au cœur de l’histoire et restent pourtant imperméables au lecteur, ce qui donne une impression assez étrange de « planer » au dessus du récit sans pouvoir réellement s’identifier ou comprendre ces héros.
J’ajouterai que les amateurs de FuliCuli (animé japonais) retrouverons un peu l’univers déjanté du scooter orange !
Un vrai régal dont la magie devrait nous faire rêver encore pendant plusieurs tomes !
Je dois vous dire que j'ai été totalement conquis. Tout d'abord le graphisme est vraiment très agréable et contribue fortement à l'atmosphère légère mais oppressante de cette histoire. Le scénario est bourré d'humour. D'abord un sérial killer, puis le meurtre de son amie depuis l'appartement voisin, maquillé en suicide, notre héroïne, témoin du meurtre, puis mise à la porte et finalement décidée à mener son enquête jusque dans les endroits peu recommandables pour une jeune fille vierge : elle atterrit dans un bordel.
Le scénario est complexe à souhait. Pour un tome 1, l'histoire est déjà très dense, avec de très nombreuses intrigues présentes et des amorces d'alliances, de trahisons, d'orientalisme, de mystère et un soupçon d'érotisme, qui annonce déjà le début du déclin. Les personnages sont très bien campés et leur psychologie et caractère déjà bien présents, l'intrigue semble profonde et structurée.
Tout cela servi par un dessin réaliste magnifique réalisé par Eric Bourgier qui nous avait déjà bien impressionné avec l'excellent Live war heroes. Les couleurs en nuance de jaune sépia contribuent à l'ambiance du récit. Le coup de cœur du moment !!
Même si je n'apprécie pas forcément le dessin de Riad Sattouf, les aventures pitoyables de Jérémie me font toujours beaucoup rire.
Je trouve les situations assez crédibles, les personnages tout à fait représentatifs de leur époque.
Les deux premiers albums sont très bons, la description de ce looser pathétique en quête d'une fiancée est par moment hilarante. Le voyage en Bretagne ne manque pas de piments.
Le dernier album le rêve de Jérémie m'a un peu moins convaincu que le reste de la série. La corde commence peut-être à s'user.
Dans un monde rétro-futuriste (qui malgré tout semble être la France), un géant naïf quitte sa campagne pour la ville. Dans son sillage, la police ramasse les cadavres. Il a pourtant l'air gentil ce grand benêt, on voudrait l'aider, mais les citadins n'en sont pas dignes, ce sont eux les démons de cette époque. Le commissaire Mornière en sait quelque chose. Entre un fils et une femme qui le haïssent, et un subordonné qui l'exploite, il est à même de comprendre ce géant capable de violence extrême.
La trame de ce premier tome est juste une mise en bouche, l'univers imaginé par Morvan est exceptionnel, prenant et troublant. Soutenu par le dessin de Nesmo qui le rend d'autant plus grandiose.
J'ai eu l'occasion de rencontrer Nesmo, et j'ai pu apprendre que le tome suivant sortira dans plus d'un an (hé, oui, il dessine bien mais vraiment pas vite).
Bien que prévu en trois tomes, voilà une série qui va nous faire patienter encore un moment avant d'en découvrir le dénouement !
Je n'avais jamais entendu parler de cette BD, sans doute parce qu'elle semble destinée à un public enfantin, mais en réalité, c'est un vrai bonheur de lecture pour un adulte.
Le dessin est excellent. Les planches se présentent sous la forme de strips de 3 cases, 4 strips par page. Et comme dans les strips à l'américaine, les décors sont relativement limités pour s'axer sur les personnages. Et ces personnages sont vraiment bien dessinés, des enfants avec des bouilles excellentes et des expressions qui déclenchent le rire à elles seules. En outre, les décors, un peu pastels comme dans une BD strictement enfantine, sont très belles également. Bref, de très jolis strips.
Mais c'est surtout l'humour qui m'a fait accrocher. L'héroïne, Cédille, est une vraie Calvin (de Calvin et Hobbes) au féminin, sale caractère, débrouillardise et autonomie. Et même si son petit poussin, Georges, n'a rien d'un tigre en peluche, il est lui aussi bien drôle quand le gag tourne autour de lui. Cédille a en outre une bande d'amis, des enfants comme elle, 5 ans de moyenne d'âge je dirais, qui papotent et s'envoient sur les roses à la manière de la bande de Snoopy (Peanuts) ou de Mafalda sans que j'ai pu reconnaitre un gag déjà usité dans ces autres séries d'humour. L'humour est bien sûr un peu inégal, certains gags n'amenant qu'un petit sourire, mais d'autres sont purement hilarants.
C'est beau, mignon, frais, et surtout très drôle.
Ce serait vraiment dommage de se priver d'une lecture aussi légère et agréable.
Eh oui, comme tout le monde l'a dit dans ses avis avant moi, il y a du génie dans ces bds. Même si pour moi cette série est un peu en-dessous de la Rubrique-à-Brac, ça reste du Gotlib, et donc du très bon!
Je veux bien accorder que la série a vieilli, mais elle se lit encore très bien: les gags sont géniaux et les dessins, comme toujours, sublimes. A acheter au même titre que toutes les autres séries de Gotlib, dommage que celle-çi soit moins connue...
IMPRESSION 1: Au magasin, je remarque "lapinot" dans le rayon bande dessinée. Je me suis déjà renseigné sur cette BD, et je n'ai que très rarement vu des avis défavorables lui concernant. J'achète "Blacktown", "Pichenettes" et "Walter".
IMPRESSION 2: A la lecture de Blacktown et Pichenettes, je confirme: Trondheim est fort. Il arrive à faire une bonne histoire de 48 pages à partir d'une idée de base qu'il installe en trois cases. En lisant comme ça, ça a l'air simple. Je me mets moi aussi à créer une bande-dessinée.
IMPRESSION 3: Après avoir fini les trois en quelques minutes, je suis finalement assez déçu: les histoires sont potables (même si Walter part dans tous les sens sans réelle justification), les gags sont marrants et le dessin est original. Pourtant je n'ai pas eu droit au délire que j'attendais.
IMPRESSION 4: Après avoir relu ces BD encore un peu plus attentivement, je remarque enfin à quel point Lapinot est riche. Je deviens vite accro à cette BD très originale et drôle malgré une apparente facilité. Trondheim est fort, moi, j'ai crée 5 bonnes pages puis ma BD traîne en longueur, ce qui n'est pas le cas des "aventures de Lapinot (et surtout de Richard)", riche en rebondissements absurdes.
Pour vous donner l'eau à la bouche, voici les vannes qui m'ont fait le plus marrer dans les trois BD (une de chaque):
Dans Pichenettes; Lapinot: La compassion est ce qui sépare l'homme de l'animal, Richard; Richard: Ah bon? ... je croyais que c'était sa capacité à faire la guerre thermonucléaire...
Dans Blacktown; Martin est très gravement blessé, mais le Marshal ne remarque que Lapinot. Miss Pacard dit au Marshal: Marshal! Quoi qu'ai fait ce lapin, votre devoir est de vous occuper de Martin... peut-être ne sera-t-il qu'estropié à vie.
Dans Walter, les protagonistes viennent de s'enfuir après avoir vu un monstre. L'inspecteur: Vous avez refermé la porte en sortant? ;Richard: Oui... bien sûr... j'ai également coupé l'électricité et le gaz et puis j'ai fermé les volets aussi...
Même si ces petites histoires n'ont pas l'envergure de ses grandes sagas "sérieuses" comme Watchmen, V pour Vendetta ou From Hell, les délirantes aventures de ce savant fou miniature montrent qu'Alan Moore garde sa forme et son mordant malgré (ou grâce à ?) l'amertume et la colère qui le rongent.
Avec un ton faussement léger, le bougon barbu nous invite à suivre un gamin totalement inconséquent et parfois sadique, qui réalise les inventions les plus débiles à partir de théories scientifiques ou pseudo-scientifiques. Jack arrête les tornades avec un filet à papillons, car il est bien connu que c'est le battement d'aile des papillons qui provoque les tornades. Stephen Hawking dit que le temps et l'espace sont liés, Jack remonte le temps chaque fois qu'il se déplace dans l'espace avec ses chrono-chaussures. Les chats retombent toujours sur leurs pattes, les tartines retombent toujours du côté beurré, alors Jack beurre le dos d'un chat et invente la lévitation. Oui, c'est assez crétin, faut admettre, mais le résultat est drôle, à condition d'adhérer à cet humour pince sans-rire.
C'est clairement pas un chef-d'oeuvre, mais c'est franchement drôle et plutôt original, et par les temps qui courent, ce sont des qualités si rares qu'il serait dommage de passer à côté de cet album.
J'ignore si l'album peut encore être trouvé ailleurs qu'auprès d'autres ... collectionneurs !
Le trait est grossi mais nos petits travers de collectionneurs bien atteints arrivent à nous faire rire.
Le but est atteint.
Le petit tirage fait que l'ouvrage devient lui-même cible des collectionneurs. Bien vu.
Une réédition ferait plaisir à bien des lecteurs amateurs de Jannin.
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My street
Je suis tombé sur cette BD chinoise un peu par hasard et la conseille de tout cœur. Je dis BD parce que le style n’est pas manga, ni manhwa (manga coréen), mais très différent de ce qui est édité à l’heure actuelle. Par ailleurs la qualité de la couverture et son style se rapprochent plus d’une BD que d’un manga. (Attention contenu en noir et blanc). L’histoire est très légère et ressemble un peu à un conte de fées délirant pour adultes puisque la violence est explicite. Les personnages sont au cœur de l’histoire et restent pourtant imperméables au lecteur, ce qui donne une impression assez étrange de « planer » au dessus du récit sans pouvoir réellement s’identifier ou comprendre ces héros. J’ajouterai que les amateurs de FuliCuli (animé japonais) retrouverons un peu l’univers déjanté du scooter orange ! Un vrai régal dont la magie devrait nous faire rêver encore pendant plusieurs tomes !
Miss Pas Touche
Je dois vous dire que j'ai été totalement conquis. Tout d'abord le graphisme est vraiment très agréable et contribue fortement à l'atmosphère légère mais oppressante de cette histoire. Le scénario est bourré d'humour. D'abord un sérial killer, puis le meurtre de son amie depuis l'appartement voisin, maquillé en suicide, notre héroïne, témoin du meurtre, puis mise à la porte et finalement décidée à mener son enquête jusque dans les endroits peu recommandables pour une jeune fille vierge : elle atterrit dans un bordel.
Servitude
Le scénario est complexe à souhait. Pour un tome 1, l'histoire est déjà très dense, avec de très nombreuses intrigues présentes et des amorces d'alliances, de trahisons, d'orientalisme, de mystère et un soupçon d'érotisme, qui annonce déjà le début du déclin. Les personnages sont très bien campés et leur psychologie et caractère déjà bien présents, l'intrigue semble profonde et structurée. Tout cela servi par un dessin réaliste magnifique réalisé par Eric Bourgier qui nous avait déjà bien impressionné avec l'excellent Live war heroes. Les couleurs en nuance de jaune sépia contribuent à l'ambiance du récit. Le coup de cœur du moment !!
Les pauvres aventures de Jérémie
Même si je n'apprécie pas forcément le dessin de Riad Sattouf, les aventures pitoyables de Jérémie me font toujours beaucoup rire. Je trouve les situations assez crédibles, les personnages tout à fait représentatifs de leur époque. Les deux premiers albums sont très bons, la description de ce looser pathétique en quête d'une fiancée est par moment hilarante. Le voyage en Bretagne ne manque pas de piments. Le dernier album le rêve de Jérémie m'a un peu moins convaincu que le reste de la série. La corde commence peut-être à s'user.
Ronces
Dans un monde rétro-futuriste (qui malgré tout semble être la France), un géant naïf quitte sa campagne pour la ville. Dans son sillage, la police ramasse les cadavres. Il a pourtant l'air gentil ce grand benêt, on voudrait l'aider, mais les citadins n'en sont pas dignes, ce sont eux les démons de cette époque. Le commissaire Mornière en sait quelque chose. Entre un fils et une femme qui le haïssent, et un subordonné qui l'exploite, il est à même de comprendre ce géant capable de violence extrême. La trame de ce premier tome est juste une mise en bouche, l'univers imaginé par Morvan est exceptionnel, prenant et troublant. Soutenu par le dessin de Nesmo qui le rend d'autant plus grandiose. J'ai eu l'occasion de rencontrer Nesmo, et j'ai pu apprendre que le tome suivant sortira dans plus d'un an (hé, oui, il dessine bien mais vraiment pas vite). Bien que prévu en trois tomes, voilà une série qui va nous faire patienter encore un moment avant d'en découvrir le dénouement !
Cédille
Je n'avais jamais entendu parler de cette BD, sans doute parce qu'elle semble destinée à un public enfantin, mais en réalité, c'est un vrai bonheur de lecture pour un adulte. Le dessin est excellent. Les planches se présentent sous la forme de strips de 3 cases, 4 strips par page. Et comme dans les strips à l'américaine, les décors sont relativement limités pour s'axer sur les personnages. Et ces personnages sont vraiment bien dessinés, des enfants avec des bouilles excellentes et des expressions qui déclenchent le rire à elles seules. En outre, les décors, un peu pastels comme dans une BD strictement enfantine, sont très belles également. Bref, de très jolis strips. Mais c'est surtout l'humour qui m'a fait accrocher. L'héroïne, Cédille, est une vraie Calvin (de Calvin et Hobbes) au féminin, sale caractère, débrouillardise et autonomie. Et même si son petit poussin, Georges, n'a rien d'un tigre en peluche, il est lui aussi bien drôle quand le gag tourne autour de lui. Cédille a en outre une bande d'amis, des enfants comme elle, 5 ans de moyenne d'âge je dirais, qui papotent et s'envoient sur les roses à la manière de la bande de Snoopy (Peanuts) ou de Mafalda sans que j'ai pu reconnaitre un gag déjà usité dans ces autres séries d'humour. L'humour est bien sûr un peu inégal, certains gags n'amenant qu'un petit sourire, mais d'autres sont purement hilarants. C'est beau, mignon, frais, et surtout très drôle. Ce serait vraiment dommage de se priver d'une lecture aussi légère et agréable.
Trucs-en-Vrac
Eh oui, comme tout le monde l'a dit dans ses avis avant moi, il y a du génie dans ces bds. Même si pour moi cette série est un peu en-dessous de la Rubrique-à-Brac, ça reste du Gotlib, et donc du très bon! Je veux bien accorder que la série a vieilli, mais elle se lit encore très bien: les gags sont géniaux et les dessins, comme toujours, sublimes. A acheter au même titre que toutes les autres séries de Gotlib, dommage que celle-çi soit moins connue...
Les Formidables Aventures de Lapinot
IMPRESSION 1: Au magasin, je remarque "lapinot" dans le rayon bande dessinée. Je me suis déjà renseigné sur cette BD, et je n'ai que très rarement vu des avis défavorables lui concernant. J'achète "Blacktown", "Pichenettes" et "Walter". IMPRESSION 2: A la lecture de Blacktown et Pichenettes, je confirme: Trondheim est fort. Il arrive à faire une bonne histoire de 48 pages à partir d'une idée de base qu'il installe en trois cases. En lisant comme ça, ça a l'air simple. Je me mets moi aussi à créer une bande-dessinée. IMPRESSION 3: Après avoir fini les trois en quelques minutes, je suis finalement assez déçu: les histoires sont potables (même si Walter part dans tous les sens sans réelle justification), les gags sont marrants et le dessin est original. Pourtant je n'ai pas eu droit au délire que j'attendais. IMPRESSION 4: Après avoir relu ces BD encore un peu plus attentivement, je remarque enfin à quel point Lapinot est riche. Je deviens vite accro à cette BD très originale et drôle malgré une apparente facilité. Trondheim est fort, moi, j'ai crée 5 bonnes pages puis ma BD traîne en longueur, ce qui n'est pas le cas des "aventures de Lapinot (et surtout de Richard)", riche en rebondissements absurdes. Pour vous donner l'eau à la bouche, voici les vannes qui m'ont fait le plus marrer dans les trois BD (une de chaque): Dans Pichenettes; Lapinot: La compassion est ce qui sépare l'homme de l'animal, Richard; Richard: Ah bon? ... je croyais que c'était sa capacité à faire la guerre thermonucléaire... Dans Blacktown; Martin est très gravement blessé, mais le Marshal ne remarque que Lapinot. Miss Pacard dit au Marshal: Marshal! Quoi qu'ai fait ce lapin, votre devoir est de vous occuper de Martin... peut-être ne sera-t-il qu'estropié à vie. Dans Walter, les protagonistes viennent de s'enfuir après avoir vu un monstre. L'inspecteur: Vous avez refermé la porte en sortant? ;Richard: Oui... bien sûr... j'ai également coupé l'électricité et le gaz et puis j'ai fermé les volets aussi...
Jack B. Quick - Enfant prodige
Même si ces petites histoires n'ont pas l'envergure de ses grandes sagas "sérieuses" comme Watchmen, V pour Vendetta ou From Hell, les délirantes aventures de ce savant fou miniature montrent qu'Alan Moore garde sa forme et son mordant malgré (ou grâce à ?) l'amertume et la colère qui le rongent. Avec un ton faussement léger, le bougon barbu nous invite à suivre un gamin totalement inconséquent et parfois sadique, qui réalise les inventions les plus débiles à partir de théories scientifiques ou pseudo-scientifiques. Jack arrête les tornades avec un filet à papillons, car il est bien connu que c'est le battement d'aile des papillons qui provoque les tornades. Stephen Hawking dit que le temps et l'espace sont liés, Jack remonte le temps chaque fois qu'il se déplace dans l'espace avec ses chrono-chaussures. Les chats retombent toujours sur leurs pattes, les tartines retombent toujours du côté beurré, alors Jack beurre le dos d'un chat et invente la lévitation. Oui, c'est assez crétin, faut admettre, mais le résultat est drôle, à condition d'adhérer à cet humour pince sans-rire. C'est clairement pas un chef-d'oeuvre, mais c'est franchement drôle et plutôt original, et par les temps qui courent, ce sont des qualités si rares qu'il serait dommage de passer à côté de cet album.
Les Collectionneurs
J'ignore si l'album peut encore être trouvé ailleurs qu'auprès d'autres ... collectionneurs ! Le trait est grossi mais nos petits travers de collectionneurs bien atteints arrivent à nous faire rire. Le but est atteint. Le petit tirage fait que l'ouvrage devient lui-même cible des collectionneurs. Bien vu. Une réédition ferait plaisir à bien des lecteurs amateurs de Jannin.