Les derniers avis (32252 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Emerging
Emerging

Me voyant dépité par la rupture de stock du tome 1 de Manhole, le libraire m’a conseillé Emerging, une série du même genre, sur le même sujet, et terminée en 2 tomes… merci à lui ! Tous les ingrédients du genre sont présents, la découverte du virus, l’incrédulité de la communauté scientifique, les pressions politiques, … L’intrigue se déroule sans accroc, et les deux tomes se lisent d’une traite. On suit l’action du point de vue de deux docteurs… le coté humain, la peur d’échouer et l’excitation/panique sont bien rendus… Alors attention, l’histoire manque un peu d’originalité… tous les poncifs du genre sont appliqués à la lettre, et ce manga n’apporte pas grand chose à la flopée de films et bouquins existant déjà sur le sujet. De même, c’est très typé manga (normal me direz vous), et les têtes déformées et autres bulles de sueur sur le front m’ont paru un peu déplacées dans une histoire aussi sombre et sérieuse… mais je me doute bien que ce petit détail ne dérangera pas les lecteurs habitués aux mangas. En conclusion, Emerging est un bon manga thriller/catastrophe, prenant, et fini en 2 tomes. A lire !

01/01/2007 (modifier)
Couverture de la série Lily Love Peacock
Lily Love Peacock

C’est avec Une Aventure de Jeanne Picquigny que j’ai découvert le coup de crayon de Fred Bernard, ainsi que ses talents de scénariste. Je ne peux pas dire que je raffole de son style graphique, assez brouillon en effet, au premier abord. Cependant, malgré cette première impression, malgré, aussi, le fait que les personnages ne se ressemblent pas toujours, loin s’en faut, d’une case à l’autre, je ne peux pas dire que je n’aime pas le dessin. Peut-être tout simplement parce que la vraie richesse de ce one-shot est ailleurs. Je n’ai lu que "La Tendresse des crocodiles", mais c’est suffisant j’imagine, pour se faire une idée du caractère bien trempé et de l’indépendance d’esprit de l’aïeule de Lily, et de l’attirance d’une partie de la famille pour l’Afrique. Lily est donc une jeune femme à la forte personnalité, mais un peu paumée, qui vit sa vie à 100 à l’heure tout en sentant confusément qu’elle passe à côté d’elle-même. C’est son histoire, ses tâtonnements sentimentaux, ses tribulations de mannequin à travers le monde, la quête de son identité, ses écrits –poèmes et textes de chansons diffusés ça et là dans l’album- qui nous sont contés par Fred Bernard, avec un rare sens du rythme. Mais plus que cela, c’est une merveilleuse rencontre amicale entre deux jeunes femmes dont la liberté à l’égard des conventions n’a d’égale que le féroce appétit de vivre. En ce sens, c’est vraiment un hymne à l’amitié et à la vie. On est transporté dans un tourbillon sauvage et sensuel, exubérant et frivole, poétique et teinté d’érotisme, dans lequel la musique tient une place qui va crescendo au fil des pages. C’est un album singulier, qui ne peut laisser indifférent, mais qui ne plaira pas à tout le monde. C’est mon coup de cœur de cette fin d’année :)

31/12/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Nick Fury, agent du S.H.I.E.L.D.- L'intégrale
Nick Fury, agent du S.H.I.E.L.D.- L'intégrale

Ca, c'est du costaud ! Du vrai !... Une vision véritablement âpre -et souvent vraiment dure- de la guerre ; ici décrite comme une sorte d'orgie de sang mêlée de sadisme, et où l'être l'humain n'est qu'une marionnette. Fury débute sa carrière aux USA dans son propre comic book, n° 1, de Mai 1963. Les histoires serrent de près la réalité d'engagements lors de la seconde guerre mondiale. Kirby -le dessinateur- y "injecte" des événements réels qui lui sont arrivés pendant son temps à l'armée. Du vécu de chez vécu !...Un excellent travail graphique, au trait réaliste, m'a permis d'apprécier son sens de la dynamique, de dialogues percutants et -surtout- de mises en pages parfois spectaculaires. Fury aura -pour ainsi dire- deux vies ; la première, en tant que soldat-combattant, jusqu'au début des années 70. Mais déjà, en 1965, ses auteurs d'alors le "dédoublent" dans une autre série. Fury y apparaît, légèrement vieilli, en tant que responsable du S.H.I.E.L.D. (le "bouclier") ; une organisation para militaire. Et c'est tout aussi costaud : lui et son équipe vont mener des missions plus que compliquées, être confrontés aux criminels les plus endurcis. Au gré des épisodes, cet espèce de pirate moderne (Nick porte un bandeau noir sur l'oeil gauche) va essayer de déjouer d'incroyables complots organisés par les ennemis de l'Amérique, "SON" Amérique. Et ça déménage tout autant !... Créée par Stan Lee et dessinée par Jack Kirby, cette série passera -dès 1967- aux mains de Jim Steranko qui en poursuivra sa destinée graphique et textuelle. Nick Fury ?... Une très belle série peu connue, si pas oubliée d'une grande partie du lectorat actuel ; une saga vraiment jouissive, pleine de démesure, qui fait la part belle à de la formidable action soutenue par des scénarios "en béton". Trop "dure", trop sanglante, serrant de trop près la réalité d'époque ?... Je ne l'ai jamais vue en France ni Belgique, sous forme d'épisodes à suivre dans un quelconque périodique. Les albums : Heureusement, il en existe ! Aux Humanoïdes Associés : 1 cartonné en 1979 (par Steranko) Chez Semic : 9 brochés, dessinés par un collectif, de 1990 à 1991. J'attends une éventuelle intégrale avec Stan Lee et Jack Kirby aux commandes. Je ne désespère pas !...

31/12/2006 (modifier)
Par picado
Note: 4/5
Couverture de la série Le pays des trois sourires
Le pays des trois sourires

Une énorme crise de rire tout seul dans un bus cette bd. Il faut dire qu'il y a un certain culot dans cette bd, qui a un certain côté décapant et surréaliste. Une bd en strips peut avoir une efficacité complètement atteinte dans cette bd. C'est très décalé et j'ai beaucoup apprécié cet humour. Après il faut le lire pour voir si on aime... C'est comme les blagues.

31/12/2006 (modifier)
Par Polette
Note: 4/5
Couverture de la série Le Journal de mon père
Le Journal de mon père

J'ai beaucoup aimé "Le journal de mon père", certes pas autant que Quartier lointain, mais assez pour en conseiller la lecture à tous. Jirô Taniguchi est l'un des rares auteurs à parler de sentiments que tout-un-chacun peut un jour ressentir avec une justesse déconcertante. Le ressenti d'un enfant qui voit un jour sa mère partir, un homme qui perd son père qu'il n'avait pas vu depuis 15 ans, une femme qui se remarie et aimerait se faire accepter par les enfants de son nouvel époux... Tous ces sujets sont plus que jamais d'actualité et souvent peu traités dans les bandes dessinées : le divorce, la perte d'un membre de sa famille, le travail... Contrairement à d'autres lecteurs, je n'ai pas trouvé que l'histoire traînait en longueur, j'ai dévoré les 3 tomes d'une traite. Par contre j'ai quelquefois eu des problèmes de lecture à cause de l'inversion des bulles. Bref, un 4/5 pour cet auteur universel et simple. Si vous avez déjà lu Quartier lointain, attendez tout de même quelques mois avant de vous plonger dans "Le journal de mon père", pour ne pas avoir cette impression de déjà-vu...

31/12/2006 (modifier)
Par picado
Note: 4/5
Couverture de la série L'Espignole
L'Espignole

J'ai été très surpris par la force du dessin de Baudoin, auteur dont j'apprécie généralement le traitement graphique, mais diversement les histoires, sur des pages d'une taille aussi réduite. J'ai vraiment été scotché par les dessins et c'est ce qui m'a fait acheter cet album au lieu d'un autre dans la collection Pattes de Mouche (la collection qui vous sauve quand vous avez des cadeaux de Noël à trois euros à faire, lors des dîners de Noël entre potes...). L'histoire est d'une douce nostalgie et m’a personnellement touché pour avoir retrouvé certaines sensations quant à d’autres rivières dans lesquelles j’ai pu barboter et dans lesquelles je ne barbote plus… Moi aussi je suis passé à la case salle de bain. Après je comprends largement qu’on ne puisse pas apprécier cette évocation, si elle ne nous évoque rien. Mais j’ai tout de même l’impression qu’on a un peu tous notre paradis perdu, et Baudoin nous évoque encore une fois le sien, comme il peut le faire dans Piero par exemple.

31/12/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui s'évada
L'Homme qui s'évada

Encore un très beau livre de la collection Actes Sud Bd qui est une adaptation du livre-reportage d’Albert Londres, paru en 1928 sur la vie dans le bagne de Guyane. Albert Londres prend fait et cause pour la réhabilitation de l’accusé Dieudonné. Un livre qui se lit très bien et où on ne décroche à aucun moment. La narration est plutôt dense. Cependant, Laurent Maffre n’utilise pas de gaufrier pour certaines pages, donc cela peut poser quelques problèmes de lisibilité. Ses personnages ont des gueules magnifiques. Par moment, j’ai retrouvé chez lui un peu le style d’Hugo Pratt. La première partie est intéressante car elle montre toute l’atrocité du bagne, mais elle a un côté un peu trop didactique. J’ai préféré la deuxième partie du roman graphique qui évoque l’évasion de Dieudonné et de quelques-uns de ses camarades. L’histoire devient intense, les multiples péripéties qui attendent les évadés sont passionnantes. Un autre thème important du roman est le parallèle qui est fait entre les deux pays la France et le Brésil où s’est réfugié Dieudonné. Le premier pays, berceau des droits de l’homme réclame l’extradition de Dieudonné, alors que le second choisit de ne pas le livrer. Les officiels de la région de Pernambouc (où vivait l’évadé) doutant fortement de sa culpabilité. Un livre qui, pour un premier essai graphique se transforme en coup de maître.

31/12/2006 (modifier)
Par picado
Note: 4/5
Couverture de la série (A)mère
(A)mère

Sur cette bd, j’ai pris une claque graphique : le traitement du dessin, qui relève du croquis à la Pictionary, donne une très grande force aux propos de Raphaël Terrier ; il illustre beaucoup les situations géographiques et physiques, tout en permettant de visualiser la complexité des sentiments des différents personnages. Sur la question du lien entre dessins et textes, j’ai retrouvé dans ces ellipses une façon que peut avoir l’auteur pour faire figurer les images qui restent des scènes fortes que l’on a pu vivre. Rarement, lors d’un traumatisme, nous gardons une vue totale de la scène, plus souvent de sont des détails parfois forts et parfois anodins qui nous hantent. J’ai trouvé cela très réussi et très fort. C’est une très « belle » retranscription du regard de l’enfant, de l’incompréhension face à la dépression et à la dépendance de la mère, à l’éloignement et à la cassure qui en découlent. C’est très poignant, très fort, et cela forme un bel ensemble. Après, reste que dans ces récits post-traumatiques, qui peuvent avoir une certaine vertu thérapeutique, je m’interroge toujours sur la capacité de l’auteur à confirmer dans un autre genre. Auteur à guetter ; et bd à lire.

31/12/2006 (modifier)
Par fabrice
Note: 4/5
Couverture de la série Les Forêts d'Opale
Les Forêts d'Opale

On reproche à cette série sa ressemblance avec la série Lanfeust De Troy. En ce qui me concerne j'apprécie beaucoup Lanfeust et donc j'aime retrouver un peu de cet univers dans cette autre BD. Quant à l'histoire, prenez un peu n'importe quel livre ou film du genre et comparez ! Elles se ressemblent toutes : du Seigneur des Anneaux à La Quête de l'Oiseau du Temps en passant par Eragon la trame est identique : un individu quelconque, éventuellement ignorant de ses origines ou de ses pouvoirs, se retrouve en première position pour sauver la situation ou le monde. Et alors c'est bien ce qu'on aime retrouver en achetant ces BD ou en regardant ces films, non ?

31/12/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Hulk - L'intégrale
Hulk - L'intégrale

L'intégrale (années 1962 et 1963) ici avisée reprend les débuts de l'histoire de Hulk, telle qu'imaginée et mise en scène par ses auteurs originaux : Stan Lee et Jack Kirby. Une belle pièce de 150 pages d'une excellente série démarrée dans son propre comic book n° 1 de Mai 1962. Curieusement, ce fascicule "The Incredible Hulk" s'arrêtera après 6 numéros, pour cause de mévente. Hulk vivra quelques autres histoires dans les comic books de "The Thing", "Thor". Mais Stan Lee y croit et continue de scénariser son personnage jusqu'en 1969. Il cèdera ensuite le relais à Roy Thomas, Archie Goodwin, Harlan Ellison et autres très bonnes "pointures" du scénario. Kirby lui, cèdera également le graphisme à Steve Ditko, John Buscema, Gil Kane, etc... du très beau monde également. Sous ces différents auteurs, Hulk vivra moult aventures dans une dizaine d'autres parutions en comic books. 1978. C'est l'explosion aux Etats-Unis, suivie en France dès 1980 sur TF1. Une série télévisée de 82 épisodes a été tournée et passionne les téléspectateurs -jeunes et moins jeunes-. Bill Bixby (Banner) et -surtout- Lou Ferrigno (Hulk) deviennent des stars. L'attrait pour ce monstre ne s'arrêtera plus. Je l'aime bien, ce bon vieux Hulk. Problème : il est paru dans tellement de séries, s'est acoquiné avec bien d'autres "super héros", est paru dans de nombreuses éditions qu'il est très difficile de le suivre à la trace. J'ai quand même une préférence pour ces vieux "Etranges Aventures" des années 60 chez Arédit. "On" aura tout fait avec lui : comic books, périodiques, séries télévisées, dessins animés, cinéma... mais rien ne vaut -avis personnel- ces bons vieux Aredit et Marvel qui laissent encore place à limagination du lecteur. L'intégrale : Un très bon album de 150 pages qui reprend la genèse, les scénarios et dessins originaux (en de très bonnes histoires) de deux très grands créateurs : Lee et Kirby.

31/12/2006 (modifier)