Bizarrement c'est presque par les carnets que j'ai commencé l'oeuvre de Sfar. Je n'avais lu que le tome 1 du "Chat du Rabbin" et peut être 1 ou 2 Pascin.
Et voilà que je tombe sur "Harmonica". Ou comment un auteur de BD raconte sa découverte du plaisir de faire de la musique, ses états d'âme sur le dessins, sa vie, sa famille, ses copaings, le tout joyeusement pas scénarisé et entrecoupé de croquis, de dessins pris sur un coin de table ou sur une plage à Nice.
Tout au long des 5 "Carnets", le plaisir de la lecture est très variable. Parfois je suis juste attendri par les mots d'un père pour sa fille, parfois j'éclate de rire au détour d'une phrase à la con, parfois je m'instruis, parfois je m'ennuie et parfois c'est juste de très jolis dessins, des crayonnés qui dégagent une belle émotion.
C'est à la lecture de ces carnets que j'ai compris pourquoi je ne pouvais pas ne pas aimer Sfar. Il fait référence à tellement de choses que j'ai aimées étant gosse, rien que Roald Dahl et Quentin Blake. Du coup grâce aux carnets j'ai découvert et beaucoup aimé Romain Gary et Albert Cohen, de qui Sfar tire de nombreuses références dans son oeuvre, et la truculence de tout les personnages de ses albums.
C'est à ses carnets que je dois mes plus gros fous rires de lecture. Du rire qui fait du bien, de la bonté sur papier.
En résumé, ce sont des livres au format original, plutôt réservés aux fans tout de même. Un peu chers (135 € les 5 carnets pour un peu plus de 2000 pages au total). Mais bon les fans de BD sont bien prêt à payer des fortunes pour acheter des séries entières !! Un place de choix dans ma bdthèque, relu à chaque fois avec un plaisir renouvelé.
Ils ont "bercé" une partie de mon enfance, puis de ma jeunesse. Idem pour mon fils maintenant âgé de 28 ans. Et mon petit-fils qui -j'espère- suivra...
Les Schtroumpfs ?... Leur ancienneté les fait souvent s'étaler sur 3 générations.
Ils interviennent pour la première fois dans l'hebdo Spirou, n° 1071 du 23 Octobre 1958. C'est dans l'épisode "La flûte à six trous" -de Johan et Pirlouit- que j'ai découvert ce peuple de petits lutins sautillants (car au départ, ils se déplacent par bonds) ; lutins qui -rapidement d'ailleurs- vont avoir un retentissement incroyable.
Au départ ils sont 100, chacun avec ses propres caractéristiques. Et Peyo leur a -de plus- créé un univers cohérent. Autour du Grand Schtroumpf (le seul en rouge, et barbu), chaque personnage va jouer un rôle propre et original ; chacun a un métier, une fonction. Pacifiques ils sont, mais ils doivent très souvent faire face à l'infâme Gargamel et son cruel matou noir Azraël.
J'ai vraiment -après quelques années- apprécié ce véritable microcosme de société quasi idéale créé par Peyo, et emprunté à la mythologie populaire : vivent un souverain (ici le Grand Schtroumpf) qui possède sagesse et pouvoir et ses sujets -identiques par leur style, mais tous différents de par leur caractère.,
Il y a parfois des heurts, des bouleversements, des luttes intestines (aaaaah... "le Schtroumpfissime"...) ; mais est bien qui finira toujours bien.
Les Schtroumpfs ?... une véritable explosion, un véritable plébiscite du lectorat qui va obliger Peyo à créer son propre studio. Au début des années 80, ces personnages vont s'internationaliser ; des millions de produits dérivés, des dessins animés vont véritablement envahir la planète, ce dans quasi toutes les langues.
Et ce qui n'était au départ qu'une petite colonie de lutins bleus va devenir un véritable phénomène de société.
Et là... j'aime moins. Je ne m'en suis d'ailleurs tenu qu'aux albums. Si le dessin de Peyo et de ses collaborateurs restait toujours sans faille, "l'esprit Schtroumpf" était un peu délaissé ; les scénarios souffrant d'un réel manque de profondeur. Productivité semblait être le maître mot de la série.
Que m'en reste-t-il, personnellement ?... Tout comme le "Marsupilami", une fantastique création, originale, innovante, qui a encore de (très) beaux jours devant elle mais qui -pour moi- n'a plus cet esprit BD que j'aimais y retrouver.
J'ai quand même coté "4" -surtout pour le dessin- car, pour ce qui est des albums, c'est quand même fichtrement bien fait.
Ca est un Belge qui met son avis. Et moi je te dis à toi que ça est que tu peux pas apprécier Quick et son "ketje" Flupke si tes pieds tu les a jamais mis dans le "Vieux Bruxelles", une fois !...
Maintenant, ça est que tu dois lire ce que moi je mettre...
Une véritable institution en Belgique !
Ces deux garnements -sympathiques et frondeurs- habitent les "Marolles", un quartier populaire du Vieux Bruxelles. Leur passe-temps favori ?... jouer des tours pendables aux adultes , et aussi déjouer la surveillance de l'Agent 15, un policier plutôt bon enfant.
Cette série débute dans le journal "Le Petit Vingtième" n° 4 du 23 Janvier 1930.
Derrière cette suite de gags -c'est vrai, assez démodés pour le lecteur d'aujourd'hui- se cache une magnifique série originale sur l'enfance, une vision vraiment nostalgique d'un âge que l'on ne reverra plus.
Je préfère nettement cette série à "Tintin". Hergé privilégie ici une réelle efficacité, tant dans le dessin que dans la narration, bouleverse le découpage, se met parfois en scène.
"Quick et Flupke"?... C'est tout simplement la vie de tous les jours de deux copains qui aiment faire des farces. C'est simple, et c'est tout bon. Il règne, tout au long des planches, une sorte d'esprit frondeur qui en fait -avis personnel- une création des plus réussies d'Hergé, même si elle n'aura jamais la notoriété (et le merchandising) de "Tintin".
J'apprécie vraiment cette liberté d'action qu'avait Hergé en cette série, bien plus qu'avec "Tintin" pour lequel il a dû utiliser moult poncifs du genre et se soumettre plus qu'occasionnellement aux desiderata de l'éditeur d'alors.
"Quick et Flupke" ?... C'est pour moi excellent ; surtout que j'ai connu ce quartier dans les années 60, dont une partie fut abattue pour faire place à des buildings. Mais il existe toujours, un peu comme un village gaulois, et le coeur de ce Vieux Bruxelles y bat toujours. Heureusement !...
Merci BDthèque de cette découverte !
Un très beau dessin à mon sens, d'une grande finesse, servi par des couleurs superbes. Ceci fait un ensemble haut en couleurs, permettant de développer des ambiances magnifiques, qui servent de support à un superbe voyage. Autant d'ambiances que de destinations...
Le conte est en lui-même magifique et le fait qu'il soit basé sur des contes lui-même lui donne une impression de "récits dans le récit", que j'apprécie, et qui est maîtrisé, alors que ce genre de procédé narratif est parfois bancal.
L'idée de la prophétie est bien utilisée et nourrit le suspens, qui fait que l'on glisse très bien jusqu'à la fin. Les personnages sont admirablement bien construits, et leurs discussions sur l'art et sur l'apport des contes à la société ont une certaine contemporanéité, qui me touche totalement, puisque ce sont des questions que je me pose très fréquemment : quel est l’apport de l’art à la société ? On est loin cependant du conte philosophique un peu gonflant.
Un très bel ensemble donc qui m’a transporté loin de la grisaille et du froid actuel !!
Une très jolie bd, très touchante, à la fois dans son propos et dans sa forme graphique.
Je suis généralement amateur des dessins simples, celui d’Andi Watson me plaît bien, et je trouve qu’il a une certaine puissance, et qu’il sert admirablement bien le propos.
L’histoire en elle-même peut sembler banale et universelle. En même temps elle m’a apporté beaucoup puisque n’étant pas (encore) père, ceci m’a donné l’exemple d’un père, et d’un couple qui se bat pour vivre correctement : un autre combat ordinaire en quelque sorte. Ceci m’a permis de comprendre à nouveau certaines choses selon un nouvel angle. Ce qui est dit dans cette bd n’est pas une révolution et est connu par la plupart d’entre nous, mais cela a un côté enrichissant de le lire à nouveau, raconté par une autre personne.
De plus, Andi Watson est réellement émouvant dans son combat : combat contre les représentations du père qu’il s’est fait, celles du père qu’il voudrait être, contre les journées trop courtes entre son travail, sa femme, son déménagement, sa fille et ses loisirs… On se pose sûrement tous la question de comment gérer son temps et sa vie, et Andi Watson ne nous apportera pas « la solution miracle » mais partager son expérience est un réel plaisir.
C'est qu'il va bientôt fêter ses soixante années d'existence, "notre" Alix !...
Il débute en effet sa carrière dans l'hebdo Tintin n° 38, 3ème année, du 16 Septembre 1948.
"Alix" ?... Une formidable et longue saga. Un postulat simple au départ : ce jeune esclave gaulois, affranchi, va participer à la grande aventure de l'empire romain. Rapidement il va trouver en Enak son ami le plus fidèle. Et, au fil des récits, tous deux vont découvrir de multiples civilisations et peuples.
Ce que j'aime ?... Féru d'Histoire, c'est surtout la fidélité historique à chaque époque que Jacques Martin met en scène ; possédant une énorme documentation et n'hésitant jamais non plus à solliciter l'avis de spécialistes.
Au fil de ses aventures, Alix va également rencontrer moult personnages historiques, de Jules César à Cléopâtre, en passant par d'autres "gloires" de ces époques anciennes.
Personnellement, chaque album -outre l'histoire y contée- est un véritable documentaire sur les vie et moeurs des peuples d'alors.
Où cela "coince" parfois un peu, c'est au niveau du dessin. Jacques Martin n'a quasi rien changé, depuis toutes ces années, à son style vraiment académique. J'ai parfois l'impression qu'Alix "prend la pose" face au lecteur. Mais c'est aussi ce qui fait sa "marque de fabrique"...
Depuis ses graves problèmes aux yeux, Martin est maintenant entouré d'une excellente équipe de collaborateurs. Parmi ces derniers, j'ai à diverses reprises rencontré Christophe Simon et Olivier Pâques. Bien que ces derniers possèdent un magnifique style graphique, le "maître" est pourtant toujours là, et qui surveille la finalité des planches.
"Alix" ?... On peut lui reprocher la pédagogie de ses histoires, la mise en scène par trop académique du trait ; mais force est de reconnaître qu'il s'agit là d'une sacrée série ; une des rares que je continue d'acheter les yeux fermés (bien que les deux dernier albums me donnent l'idée d'une réalisation "à la va vite").
Je n'aime pas : Enak ! Mais qu'est-ce qu'il peut être neuneu, cet éternel "ado" de plus de trente ans !
A part ça, une excellente série, dont chaque album doit être lu "à son aise" car si vous aimez le textuel, vous allez être gâté(e) !...
Difficile de noter cette bd...
Je vais tout vous raconter de ma relation avec cette bd, c'est (malheureusement pour vous) comme ça que ce sera le plus clair...
Cette bd, on me l'a offerte, et on me l'a vendue comme le concept génial de la bd sans parole avec de la musique chelou... J'ouvre quelques pages, et là je m'imagine d'après les descriptions de la musique et les images que j'ai devant les yeux, en train de visiter le Palais de Tokyo en écoutant John Cage... Sauf que là en plus on a des pages, et des cases… J’avoue avoir eu un moment de panique et avoir craint le concept d’artistes branleurs en mal de reconnaissance… C’est donc avec un peu d’appréhension que j’ai mis mon cd dans mon discman et pris ma bd… Ma grande question était d’ailleurs plus primaire : « t’as un cd qui dure 37 min et 22 pages de bd (sans texte !!!)… »
Sachant que lire une bd classique me prend 15 min en temps normal, je pensais avoir le temps de recommencer cinquante fois la bd avant d’entendre la dernière note…
Bref c’est parti… Et là c’était en fait assez marrant, une espèce de correspondance entre les dessins et la musique te guide : tu n’as pas envie de tourner la page parce que si tu tournes, ça ne va plus correspondre, et puis à partir d’un moment, tu te dis que tourner la page va te permettre de créer une nouvelle harmonie avec cette musique changeante… Bref c’est un peu spécial, mais ça m’a beaucoup plu, beaucoup intrigué et d’ailleurs j’aime bien recommencer.
Je comprends ceci étant qu’on puisse ne pas accrocher avec ce « produit », donc faites le vous prêter avant de l’acheter.
Celui-là, je l'ai a-d-o-r-é.
J'écris bien "je l'ai"...
C'est dans l'hebdo Pilote n° 212 du 14 Novembre 1963 qu'il débute sa très longue carrière. Je l'ai, personnellement, découvert en 1967.
Et j'ai aussitôt apprécié ce personnage au nez volumineux, ce quadragénaire insupportable de suffisance et ses nombreuses entreprises qui -souvent- se révèlent catastrophiques.
Achille ?... C'est une sorte d'archétype du bourgeois moyen. Cet individualiste habite encore chez ses parents, dans une résidence de banlieue.
"Tournent" autour de sa personne un voisin hargneux (mais ayant quelque bon sens) : Lefuneste ; papa Talon -gros amateur de bière-, la mère -véritable maman-gâteau- et une "fiancée" : Virgule de Guillement la bien nommée.
Talon ?... C'est quelqu'un d'incroyablement volubile. Il donne son avis sur tout et ne se gêne nullement pour le faire connaître. Il m'arrive encore de replonger dans d'anciens tomes pour à nouveau -vraiment- me marrer de longues tirades qui sont de véritables morceaux d'anthologie. Et cette verbosité m'a révélé, en Greg, un formidable dialoguiste.
Talon ?... C'est aussi quelqu'un qui travaille au journal "Polite" ; ce dont profite Greg pour faire connaître au lectorat une sorte d'envers du décor de ces maisons d'éditions toujours en pleine effervescence.
Talon ?... C'est une série qui m'a fasciné, que j'ai adoré... jusqu'à ses histoires complètes. Autant les gags en deux planches étaient vraiment percutants de drôlerie, d'humour "hénaurme" ; autant ces histoires en 44 pages me semblaient souvent poussives. Il y en a de bonnes, c'est vrai, mais je ne retrouvais plus ces saillies verbales qui étaient une sorte de "marque de fabrique" de cette série.
Mon opinion ?...
Franchement mitigée ! Un "5" pour les albums 1 à 14. Ensuite, parfois "3" et même "1" pour certains tomes de la fin des années 90 où j'ai l'impression qu'un gamin de 6 ans a décalqué des dessins antérieurs pour en faire de "nouvelles" planches.
J'appose quand même un "4", mais uniquement pour le plaisir de lecture que m'a procuré -jusqu'au début des années 90- cette série.
Beaucoup de choses dans cette bd, qui demandent lectures et relectures…
Le sujet, tout d’abord est fort, et touchant, surtout sur la fin, qui semble être une délivrance. Effectivement, comme le souligne Ro, le sentiment de malaise de Olivier Ka semble aller en augmentant, de plus en plus paralysant… D’ailleurs cette bd m’a donné beaucoup plus de repères dans la relecture du "Philibert de Marilou", puisqu’un parallèle fort peut être fait en la souffrance de Marilou et celle d’Olivier… Deux œuvres qui se répondent largement.
Le traitement graphique est impressionnant, et forme un gros contraste avec le sujet. On a un peu l’impression d’avoir une bd gentillette dans le dessin, alors que le propos est clairement adulte.
Mais, ce qui m’impressionne le plus dans cette bd, et qui m’a d’ailleurs amené à beaucoup réfléchir par la suite au propos de ce cette œuvre, c’est cette « confrontation sociale » entre trois générations : des réponses catholiques toutes faites servies parfois par les grands-parents, au plus grand libertarisme des parents, on sent qu’Olivier a cherché ses repères, au-delà de ce qu’a pu lui faire subir Pierre. Personnellement je trouve que la trahison de Pierre est également très forte, et prend une autre dimension, puisque ce curé semble être le seul point d’accord entre les grands-parents et les parents d’Olivier… Triple trahison ??? En tous cas il est intéressant de voir que les sentiments d’Olivier Ka ont clairement l’air d’évoluer par rapport à ce qu’il a subi et par rapport à ses repères parentaux / « grands-parentaux », ce que peut illustrer la « discussion » qu’il a lors de la question du baptême.
Intéressant aussi à mon sens la réponse de la mère d’Olivier (une question de maturité ?) que je n’ai pas trop comprise… Ceci m’a fait penser aux nombreux débats qu’il y a pu avoir sur les « questions » qui se sont posées sur les « soixante-huitards » et leurs prises de position sur les relations sexuelles avec des mineurs, qui n’étaient pas à l’époque considérées comme de la pédophilie, « pratique » qui, il me semble, a été « critiquée » plus tardivement…
Je n’accuse et ne souhaite critiquer personne (et comme le souligne très justement Ro, nous avons affaire à des personnes réelles), mais ceci me pose beaucoup de questions, sur mes réactions, sur mes prises de position, alors que les rapports au sexe évoluent dans la société comme le montre très justement cette bd. Ceci donne l’impression qu’Olivier Ka a été pris entre le marteau et l’enclume.
Une bd très forte donc et qui personnellement m’a fait beaucoup réfléchir.
Etonnante entame de série, personnellement la couverture ne m'a pas vraiment incité à mettre le nez dans cette BD, mais heureusement que j'ai franchi le cap.
L'histoire est intéressante et les personnages sont suffisamment denses pour que l'on s'y attache. Il ne s'agit bien sûr que d'un premier tome, mais la note de 4 sur 5 est amplement méritée, surtout si l'on se réfère aux autres productions actuelles. Le scénario semble classique et pourtant il est difficile de prédire la suite !!!
Le dessin est lui aussi assez classique, bien que la colorisation soit personnelle mais douce à la lecture.
La mise en place est excellente, j'espère que la suite sera au moins aussi bonne. Je conseille vivement l'achat.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Carnets de Joann Sfar
Bizarrement c'est presque par les carnets que j'ai commencé l'oeuvre de Sfar. Je n'avais lu que le tome 1 du "Chat du Rabbin" et peut être 1 ou 2 Pascin. Et voilà que je tombe sur "Harmonica". Ou comment un auteur de BD raconte sa découverte du plaisir de faire de la musique, ses états d'âme sur le dessins, sa vie, sa famille, ses copaings, le tout joyeusement pas scénarisé et entrecoupé de croquis, de dessins pris sur un coin de table ou sur une plage à Nice. Tout au long des 5 "Carnets", le plaisir de la lecture est très variable. Parfois je suis juste attendri par les mots d'un père pour sa fille, parfois j'éclate de rire au détour d'une phrase à la con, parfois je m'instruis, parfois je m'ennuie et parfois c'est juste de très jolis dessins, des crayonnés qui dégagent une belle émotion. C'est à la lecture de ces carnets que j'ai compris pourquoi je ne pouvais pas ne pas aimer Sfar. Il fait référence à tellement de choses que j'ai aimées étant gosse, rien que Roald Dahl et Quentin Blake. Du coup grâce aux carnets j'ai découvert et beaucoup aimé Romain Gary et Albert Cohen, de qui Sfar tire de nombreuses références dans son oeuvre, et la truculence de tout les personnages de ses albums. C'est à ses carnets que je dois mes plus gros fous rires de lecture. Du rire qui fait du bien, de la bonté sur papier. En résumé, ce sont des livres au format original, plutôt réservés aux fans tout de même. Un peu chers (135 € les 5 carnets pour un peu plus de 2000 pages au total). Mais bon les fans de BD sont bien prêt à payer des fortunes pour acheter des séries entières !! Un place de choix dans ma bdthèque, relu à chaque fois avec un plaisir renouvelé.
Les Schtroumpfs
Ils ont "bercé" une partie de mon enfance, puis de ma jeunesse. Idem pour mon fils maintenant âgé de 28 ans. Et mon petit-fils qui -j'espère- suivra... Les Schtroumpfs ?... Leur ancienneté les fait souvent s'étaler sur 3 générations. Ils interviennent pour la première fois dans l'hebdo Spirou, n° 1071 du 23 Octobre 1958. C'est dans l'épisode "La flûte à six trous" -de Johan et Pirlouit- que j'ai découvert ce peuple de petits lutins sautillants (car au départ, ils se déplacent par bonds) ; lutins qui -rapidement d'ailleurs- vont avoir un retentissement incroyable. Au départ ils sont 100, chacun avec ses propres caractéristiques. Et Peyo leur a -de plus- créé un univers cohérent. Autour du Grand Schtroumpf (le seul en rouge, et barbu), chaque personnage va jouer un rôle propre et original ; chacun a un métier, une fonction. Pacifiques ils sont, mais ils doivent très souvent faire face à l'infâme Gargamel et son cruel matou noir Azraël. J'ai vraiment -après quelques années- apprécié ce véritable microcosme de société quasi idéale créé par Peyo, et emprunté à la mythologie populaire : vivent un souverain (ici le Grand Schtroumpf) qui possède sagesse et pouvoir et ses sujets -identiques par leur style, mais tous différents de par leur caractère., Il y a parfois des heurts, des bouleversements, des luttes intestines (aaaaah... "le Schtroumpfissime"...) ; mais est bien qui finira toujours bien. Les Schtroumpfs ?... une véritable explosion, un véritable plébiscite du lectorat qui va obliger Peyo à créer son propre studio. Au début des années 80, ces personnages vont s'internationaliser ; des millions de produits dérivés, des dessins animés vont véritablement envahir la planète, ce dans quasi toutes les langues. Et ce qui n'était au départ qu'une petite colonie de lutins bleus va devenir un véritable phénomène de société. Et là... j'aime moins. Je ne m'en suis d'ailleurs tenu qu'aux albums. Si le dessin de Peyo et de ses collaborateurs restait toujours sans faille, "l'esprit Schtroumpf" était un peu délaissé ; les scénarios souffrant d'un réel manque de profondeur. Productivité semblait être le maître mot de la série. Que m'en reste-t-il, personnellement ?... Tout comme le "Marsupilami", une fantastique création, originale, innovante, qui a encore de (très) beaux jours devant elle mais qui -pour moi- n'a plus cet esprit BD que j'aimais y retrouver. J'ai quand même coté "4" -surtout pour le dessin- car, pour ce qui est des albums, c'est quand même fichtrement bien fait.
Quick et Flupke
Ca est un Belge qui met son avis. Et moi je te dis à toi que ça est que tu peux pas apprécier Quick et son "ketje" Flupke si tes pieds tu les a jamais mis dans le "Vieux Bruxelles", une fois !... Maintenant, ça est que tu dois lire ce que moi je mettre... Une véritable institution en Belgique ! Ces deux garnements -sympathiques et frondeurs- habitent les "Marolles", un quartier populaire du Vieux Bruxelles. Leur passe-temps favori ?... jouer des tours pendables aux adultes , et aussi déjouer la surveillance de l'Agent 15, un policier plutôt bon enfant. Cette série débute dans le journal "Le Petit Vingtième" n° 4 du 23 Janvier 1930. Derrière cette suite de gags -c'est vrai, assez démodés pour le lecteur d'aujourd'hui- se cache une magnifique série originale sur l'enfance, une vision vraiment nostalgique d'un âge que l'on ne reverra plus. Je préfère nettement cette série à "Tintin". Hergé privilégie ici une réelle efficacité, tant dans le dessin que dans la narration, bouleverse le découpage, se met parfois en scène. "Quick et Flupke"?... C'est tout simplement la vie de tous les jours de deux copains qui aiment faire des farces. C'est simple, et c'est tout bon. Il règne, tout au long des planches, une sorte d'esprit frondeur qui en fait -avis personnel- une création des plus réussies d'Hergé, même si elle n'aura jamais la notoriété (et le merchandising) de "Tintin". J'apprécie vraiment cette liberté d'action qu'avait Hergé en cette série, bien plus qu'avec "Tintin" pour lequel il a dû utiliser moult poncifs du genre et se soumettre plus qu'occasionnellement aux desiderata de l'éditeur d'alors. "Quick et Flupke" ?... C'est pour moi excellent ; surtout que j'ai connu ce quartier dans les années 60, dont une partie fut abattue pour faire place à des buildings. Mais il existe toujours, un peu comme un village gaulois, et le coeur de ce Vieux Bruxelles y bat toujours. Heureusement !...
Les Cinq Conteurs de Bagdad
Merci BDthèque de cette découverte ! Un très beau dessin à mon sens, d'une grande finesse, servi par des couleurs superbes. Ceci fait un ensemble haut en couleurs, permettant de développer des ambiances magnifiques, qui servent de support à un superbe voyage. Autant d'ambiances que de destinations... Le conte est en lui-même magifique et le fait qu'il soit basé sur des contes lui-même lui donne une impression de "récits dans le récit", que j'apprécie, et qui est maîtrisé, alors que ce genre de procédé narratif est parfois bancal. L'idée de la prophétie est bien utilisée et nourrit le suspens, qui fait que l'on glisse très bien jusqu'à la fin. Les personnages sont admirablement bien construits, et leurs discussions sur l'art et sur l'apport des contes à la société ont une certaine contemporanéité, qui me touche totalement, puisque ce sont des questions que je me pose très fréquemment : quel est l’apport de l’art à la société ? On est loin cependant du conte philosophique un peu gonflant. Un très bel ensemble donc qui m’a transporté loin de la grisaille et du froid actuel !!
Little Star
Une très jolie bd, très touchante, à la fois dans son propos et dans sa forme graphique. Je suis généralement amateur des dessins simples, celui d’Andi Watson me plaît bien, et je trouve qu’il a une certaine puissance, et qu’il sert admirablement bien le propos. L’histoire en elle-même peut sembler banale et universelle. En même temps elle m’a apporté beaucoup puisque n’étant pas (encore) père, ceci m’a donné l’exemple d’un père, et d’un couple qui se bat pour vivre correctement : un autre combat ordinaire en quelque sorte. Ceci m’a permis de comprendre à nouveau certaines choses selon un nouvel angle. Ce qui est dit dans cette bd n’est pas une révolution et est connu par la plupart d’entre nous, mais cela a un côté enrichissant de le lire à nouveau, raconté par une autre personne. De plus, Andi Watson est réellement émouvant dans son combat : combat contre les représentations du père qu’il s’est fait, celles du père qu’il voudrait être, contre les journées trop courtes entre son travail, sa femme, son déménagement, sa fille et ses loisirs… On se pose sûrement tous la question de comment gérer son temps et sa vie, et Andi Watson ne nous apportera pas « la solution miracle » mais partager son expérience est un réel plaisir.
Alix
C'est qu'il va bientôt fêter ses soixante années d'existence, "notre" Alix !... Il débute en effet sa carrière dans l'hebdo Tintin n° 38, 3ème année, du 16 Septembre 1948. "Alix" ?... Une formidable et longue saga. Un postulat simple au départ : ce jeune esclave gaulois, affranchi, va participer à la grande aventure de l'empire romain. Rapidement il va trouver en Enak son ami le plus fidèle. Et, au fil des récits, tous deux vont découvrir de multiples civilisations et peuples. Ce que j'aime ?... Féru d'Histoire, c'est surtout la fidélité historique à chaque époque que Jacques Martin met en scène ; possédant une énorme documentation et n'hésitant jamais non plus à solliciter l'avis de spécialistes. Au fil de ses aventures, Alix va également rencontrer moult personnages historiques, de Jules César à Cléopâtre, en passant par d'autres "gloires" de ces époques anciennes. Personnellement, chaque album -outre l'histoire y contée- est un véritable documentaire sur les vie et moeurs des peuples d'alors. Où cela "coince" parfois un peu, c'est au niveau du dessin. Jacques Martin n'a quasi rien changé, depuis toutes ces années, à son style vraiment académique. J'ai parfois l'impression qu'Alix "prend la pose" face au lecteur. Mais c'est aussi ce qui fait sa "marque de fabrique"... Depuis ses graves problèmes aux yeux, Martin est maintenant entouré d'une excellente équipe de collaborateurs. Parmi ces derniers, j'ai à diverses reprises rencontré Christophe Simon et Olivier Pâques. Bien que ces derniers possèdent un magnifique style graphique, le "maître" est pourtant toujours là, et qui surveille la finalité des planches. "Alix" ?... On peut lui reprocher la pédagogie de ses histoires, la mise en scène par trop académique du trait ; mais force est de reconnaître qu'il s'agit là d'une sacrée série ; une des rares que je continue d'acheter les yeux fermés (bien que les deux dernier albums me donnent l'idée d'une réalisation "à la va vite"). Je n'aime pas : Enak ! Mais qu'est-ce qu'il peut être neuneu, cet éternel "ado" de plus de trente ans ! A part ça, une excellente série, dont chaque album doit être lu "à son aise" car si vous aimez le textuel, vous allez être gâté(e) !...
Charge
Difficile de noter cette bd... Je vais tout vous raconter de ma relation avec cette bd, c'est (malheureusement pour vous) comme ça que ce sera le plus clair... Cette bd, on me l'a offerte, et on me l'a vendue comme le concept génial de la bd sans parole avec de la musique chelou... J'ouvre quelques pages, et là je m'imagine d'après les descriptions de la musique et les images que j'ai devant les yeux, en train de visiter le Palais de Tokyo en écoutant John Cage... Sauf que là en plus on a des pages, et des cases… J’avoue avoir eu un moment de panique et avoir craint le concept d’artistes branleurs en mal de reconnaissance… C’est donc avec un peu d’appréhension que j’ai mis mon cd dans mon discman et pris ma bd… Ma grande question était d’ailleurs plus primaire : « t’as un cd qui dure 37 min et 22 pages de bd (sans texte !!!)… » Sachant que lire une bd classique me prend 15 min en temps normal, je pensais avoir le temps de recommencer cinquante fois la bd avant d’entendre la dernière note… Bref c’est parti… Et là c’était en fait assez marrant, une espèce de correspondance entre les dessins et la musique te guide : tu n’as pas envie de tourner la page parce que si tu tournes, ça ne va plus correspondre, et puis à partir d’un moment, tu te dis que tourner la page va te permettre de créer une nouvelle harmonie avec cette musique changeante… Bref c’est un peu spécial, mais ça m’a beaucoup plu, beaucoup intrigué et d’ailleurs j’aime bien recommencer. Je comprends ceci étant qu’on puisse ne pas accrocher avec ce « produit », donc faites le vous prêter avant de l’acheter.
Achille Talon
Celui-là, je l'ai a-d-o-r-é. J'écris bien "je l'ai"... C'est dans l'hebdo Pilote n° 212 du 14 Novembre 1963 qu'il débute sa très longue carrière. Je l'ai, personnellement, découvert en 1967. Et j'ai aussitôt apprécié ce personnage au nez volumineux, ce quadragénaire insupportable de suffisance et ses nombreuses entreprises qui -souvent- se révèlent catastrophiques. Achille ?... C'est une sorte d'archétype du bourgeois moyen. Cet individualiste habite encore chez ses parents, dans une résidence de banlieue. "Tournent" autour de sa personne un voisin hargneux (mais ayant quelque bon sens) : Lefuneste ; papa Talon -gros amateur de bière-, la mère -véritable maman-gâteau- et une "fiancée" : Virgule de Guillement la bien nommée. Talon ?... C'est quelqu'un d'incroyablement volubile. Il donne son avis sur tout et ne se gêne nullement pour le faire connaître. Il m'arrive encore de replonger dans d'anciens tomes pour à nouveau -vraiment- me marrer de longues tirades qui sont de véritables morceaux d'anthologie. Et cette verbosité m'a révélé, en Greg, un formidable dialoguiste. Talon ?... C'est aussi quelqu'un qui travaille au journal "Polite" ; ce dont profite Greg pour faire connaître au lectorat une sorte d'envers du décor de ces maisons d'éditions toujours en pleine effervescence. Talon ?... C'est une série qui m'a fasciné, que j'ai adoré... jusqu'à ses histoires complètes. Autant les gags en deux planches étaient vraiment percutants de drôlerie, d'humour "hénaurme" ; autant ces histoires en 44 pages me semblaient souvent poussives. Il y en a de bonnes, c'est vrai, mais je ne retrouvais plus ces saillies verbales qui étaient une sorte de "marque de fabrique" de cette série. Mon opinion ?... Franchement mitigée ! Un "5" pour les albums 1 à 14. Ensuite, parfois "3" et même "1" pour certains tomes de la fin des années 90 où j'ai l'impression qu'un gamin de 6 ans a décalqué des dessins antérieurs pour en faire de "nouvelles" planches. J'appose quand même un "4", mais uniquement pour le plaisir de lecture que m'a procuré -jusqu'au début des années 90- cette série.
Pourquoi j'ai tué Pierre
Beaucoup de choses dans cette bd, qui demandent lectures et relectures… Le sujet, tout d’abord est fort, et touchant, surtout sur la fin, qui semble être une délivrance. Effectivement, comme le souligne Ro, le sentiment de malaise de Olivier Ka semble aller en augmentant, de plus en plus paralysant… D’ailleurs cette bd m’a donné beaucoup plus de repères dans la relecture du "Philibert de Marilou", puisqu’un parallèle fort peut être fait en la souffrance de Marilou et celle d’Olivier… Deux œuvres qui se répondent largement. Le traitement graphique est impressionnant, et forme un gros contraste avec le sujet. On a un peu l’impression d’avoir une bd gentillette dans le dessin, alors que le propos est clairement adulte. Mais, ce qui m’impressionne le plus dans cette bd, et qui m’a d’ailleurs amené à beaucoup réfléchir par la suite au propos de ce cette œuvre, c’est cette « confrontation sociale » entre trois générations : des réponses catholiques toutes faites servies parfois par les grands-parents, au plus grand libertarisme des parents, on sent qu’Olivier a cherché ses repères, au-delà de ce qu’a pu lui faire subir Pierre. Personnellement je trouve que la trahison de Pierre est également très forte, et prend une autre dimension, puisque ce curé semble être le seul point d’accord entre les grands-parents et les parents d’Olivier… Triple trahison ??? En tous cas il est intéressant de voir que les sentiments d’Olivier Ka ont clairement l’air d’évoluer par rapport à ce qu’il a subi et par rapport à ses repères parentaux / « grands-parentaux », ce que peut illustrer la « discussion » qu’il a lors de la question du baptême. Intéressant aussi à mon sens la réponse de la mère d’Olivier (une question de maturité ?) que je n’ai pas trop comprise… Ceci m’a fait penser aux nombreux débats qu’il y a pu avoir sur les « questions » qui se sont posées sur les « soixante-huitards » et leurs prises de position sur les relations sexuelles avec des mineurs, qui n’étaient pas à l’époque considérées comme de la pédophilie, « pratique » qui, il me semble, a été « critiquée » plus tardivement… Je n’accuse et ne souhaite critiquer personne (et comme le souligne très justement Ro, nous avons affaire à des personnes réelles), mais ceci me pose beaucoup de questions, sur mes réactions, sur mes prises de position, alors que les rapports au sexe évoluent dans la société comme le montre très justement cette bd. Ceci donne l’impression qu’Olivier Ka a été pris entre le marteau et l’enclume. Une bd très forte donc et qui personnellement m’a fait beaucoup réfléchir.
Le Grand Siècle
Etonnante entame de série, personnellement la couverture ne m'a pas vraiment incité à mettre le nez dans cette BD, mais heureusement que j'ai franchi le cap. L'histoire est intéressante et les personnages sont suffisamment denses pour que l'on s'y attache. Il ne s'agit bien sûr que d'un premier tome, mais la note de 4 sur 5 est amplement méritée, surtout si l'on se réfère aux autres productions actuelles. Le scénario semble classique et pourtant il est difficile de prédire la suite !!! Le dessin est lui aussi assez classique, bien que la colorisation soit personnelle mais douce à la lecture. La mise en place est excellente, j'espère que la suite sera au moins aussi bonne. Je conseille vivement l'achat.