Les derniers avis (32258 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Popol le joyeux pompier
Popol le joyeux pompier

Popol ?... C'est le délire total !... Vous connaissez les dessins animés complètement loufoques et hystériques de Tex Avery ?... Ben, Popol, c'est la même chose... mais en BD. La série démarre dans le "Chicago Tribune" du 10 Mars 1935. Elle durera longtemps ; jusqu'au départ à la retraite de son créateur, en 1973. C'est fou, "débile", décapant !... Hollman décrit des péripéties complètement absurdes et parasite ses propres pages en y accumulant des éléments incongrus, telles des réflexions ou sentences affichées sur des murs ou sur des panneaux agités par les "dingues" qu'il a créés (procédé qui sera souvent -par la suite- utilisé dans des dessins animés ou autres séries BD). Popol aura aussi un copain : Spooky -(voir à ce titre)-, un horrible chat noir complètement dingue lui aussi. D'ailleurs, au vu de l'attachement du lectorat pour cet (in)digne représentant de la race féline, Spooky aura même sa propre série. Popol ?... Je l'ai découvert dans mes vieux hebdos "L'Epatant" de la fin des années 30. Le personnage est délirant par lui-même : une sorte de "simplet" aux vêtements trop amples, la dentition un peu chevaline, la tête surmontée d'un casque typique des pompiers américains... mais transformé par Hollman. L'album : Cet anti-héros est pourtant bien oublié. Heureusement, il fera l'objet d'une édition -format à l'italienne- chez Futuropolis en 1987. J'ai noté "non" pour l'achat, l'album étant pour ainsi dire introuvable car "tiré" à 2.500 exemplaires seulement. Popol et Spooky ?... Un duo complètement fou. Une magnifique "connerie" complètement débridée, mais qui n'existe plus que dans la mémoire et les étagères de quelques "anciens" collectionneurs. Un morceau de style d'une époque révolue. Mais quel morceau !...

04/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Buck Danny
Buck Danny

Une très vieille série qui vient de fêter ses 60 années d'existence !... Elle débute en effet dans l'hebdo Spirou n° 455 du 2 Janvier 1947. Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale. En compagnie de Buck et de ses amis -Tumbler et Tuckson- j'ai été amené à suivre de palpitantes aventures au sein de l'US Air Force. Démobilisé, ce trio va alors participer à bon nombre d'opérations aux quatre coins du monde ; tout en restant d'ardents défenseurs de la bannière américaine. C'est au cours d'une de ces missions qu'ils vont rencontrer Lady X, une espionne internationale ; leur ennemie "préférée". J'aime vraiment bien. Au départ scénarisée par Georges Troisfontaines et Charlier, dessinée par Hubinon, je me suis retrouvé embarqué dans cette véritable saga qui est un heureux mélange de références historiques précises et de fiction souvent débridée. L'inspiration de cette série est d'ailleurs fort curieuse : Charlier avait en effet retrouvé de très nombreux rapports et documents dans les poubelles de l'armée américaine alors que casernée à Liège (Belgique) pendant le second conflit mondial. Rapidement, les aventurres de Buck vont captiver le lectorat ; il faut dire que la guerre était encore toute proche dans les mémoires. Les premiers épisodes verront même la collaboration de futures très grosses pointures de la BD francophone : Weinberg, Jijé, Eddy Paape... Ce que j'aime toujours en Buck ?... Les années passent et il vieillit également, un peu comme le très bon vin. Qui plus est, lui et ses compagnons monteront en grade, graviront les marches de la notoriété militaire pour devenir des sortes de "vieux briscards" respectés (plus ou moins) de la jeune génération de pilotes. Buck Danny ?... C'est dans son ensemble une très belle réalisation graphique due, au fil des années, à divers dessinateurs qui ont su conserver l'esprit premier de la série. Ce sont également de très belles illustrations techniques ; lire Buck c'est en effet découvrir l'aviation de ces soixante dernières années. Très bons scénarios aussi, qui font la part belle à l'action, à la mise en scène et découpage parfois explosifs. Une excellente série qui ne me semble pas près de s'arrêter. Et c'est tant mieux !

04/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Abdallahi
Abdallahi

Superbe diptyque sur l'Afrique du 19e siècle, l'Islam, l'esclavage, la légendaire Tombouctou de l'époque, et le temps des explorations dans ce continent dont seules les côtes étaient accessibles aux Européens à l'époque. Véritable voyage dans une époque et des lieux enchanteurs, durs et beaux à la fois. Sur le plan graphique, les planches sont très belles. Les lieux sont pleins de vie, de couleurs et de lumière. Les dessins permettent ainsi de faire revivre une Afrique désormais disparue, donnant une véritable âme aux décors rares et originaux ainsi offerts aux lecteurs. Sur le plan historique, même si le récit se permet des écarts par rapport à la réalité du voyage de René Caillié (alias Abdallahi), c'est vraiment une époque qui revit. Une époque méconnue du public lambda et même de quelqu'un comme moi qui ai longtemps vécu en Afrique et qui m'intéressait à ces choses-là. Je salue l'abondance de ce que m'a appris cette BD et de nouveau la façon dont ce récit fait revivre des lieux et peuples oubliés ou disparus. Quant au scénario, il est très prenant. L'intrigue est bien racontée, on voyage avec le héros, on craint pour sa vie à chaque instant, on s'étonne de la façon dont il a véritablement dédié sa vie et son âme au subterfuge qui lui permettra de réaliser son dangereux périple, au mépris de sa santé, de son corps et de la sanité de son esprit même par moment. Je me suis vraiment senti voyager avec Abdallahi. Je retiens plus particulièrement l'arrivée à Tombouctou, presque onirique, baignée d'irréalisme par la façon dont Abdallahi arrive tout d'abord masqué sous une couverture, dans le noir, avant de voir la lumière et la ville lui éclater au regard. C'est beau, c'est instructif, c'est prenant, c'est dépaysant. C'est une belle BD.

03/01/2007 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Bill Cosmos
Bill Cosmos

Bon sang ce qu'Al Severin dessine bien ! Et dire qu'il y a de cela quelques mois je n'avais pour ainsi dire jamais entendu parler de lui ! Ce "Bill Cosmos" est donc superbe graphiquement, avec une "patte" rétro très personnelle et inimitable. C'est de plus un dessin extrêmement vivant, qu'on dirait jeté sur le papier sans crayonné très avancé, avec beaucoup de spontanéité. Le livre de plus (enfin le tome 1, version 1999, le seul que j'aie eu l'occasion de lire) est très beau, avec une couverture d'un bleu profond (je ne sais pas quelle encre est utilisée mais c'est superbe) et une tranche rouge toilée... un vrai plaisir. L'histoire se lit avec le sourire, même si j'ai trouvé le procédé du "rebondissement à chaque page" assez répétitif et finalement lassant. Mais bon sang, quels dessins !

03/01/2007 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Golden City
Golden City

J’ai vraiment beaucoup aimé Golden City. J’ai dévoré les 6 tomes d’une traite. Je suis très rapidement entré dans l’histoire, tout d’abord parce que l’intrigue est prenante. J’ai bien aimé l’univers de la série, cette ville luxueuse pour milliardaire qui contraste tant avec le monde qui l’entoure. Ensuite parce que j’ai vraiment accroché aux dessins et à la colorisation : Un trait précis, réaliste et des couleurs très adaptées. Certes certains rebondissements sont un peu gros, oui la manière dont le héros se sort de situation catastrophique est parfois invraisemblable. Mais peu importe ça ne nuit pas à la qualité et à l’intérêt constant de la série. Je ne suis pas forcément fan de SF, mais par contre je n’aime pas quand l’histoire fait du sur place. Et la je ne me suis vraiment pas ennuyé. Voilà donc une série qui devrait ravir tous les fans d’action.

03/01/2007 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mobile Suit Gundam - The Origin
Mobile Suit Gundam - The Origin

(Pour le moment : 1er tome 3/5, 2e tome 4/5, 3e tome 3,5/5, 4e tome 4,5/5, 5ème tome 4/5) Gundam, beaucoup de gens en ont entendu parler, même à des milliers de kilomètres du Japon où on voue un culte à cette série depuis près de 30 ans maintenant. Mais finalement, peu de gens connaissent vraiment et savent séparer le bon grain de l'ivraie, entre les dizaines de films, séries, mangas et autres produits dérivés que cette série a généré. Ce manga peut être une bonne occasion de s'initier à l'univers fascinant du Gundam original (pas des succédanés qui ont suivi), puisqu'il reprend la trame générale de la première série, celle qui est à l'origine du culte et qui date de 1978. Et c'est le character designer original de la série qui s'y colle, Yoshikazu Yasuhiko, avec une réelle intelligence. Il a su garder l'esprit de la série tout en réadaptant les situations et les dialogues au format BD. Le tout avec un graphisme de tout premier ordre, très élégant et riche, qui garde l'authenticité désuète de la série tout en le rendant beaucoup plus esthétique (les expressions sont cependant un peu trop caricaturale à mon goût, dommage). Quelques mots sur le scénario : Gundam a été la toute première série de robot réaliste au Japon. Au moment ou en France passait Goldorak, les Japonais avaient droit à une série racontant une guerre de décolonisation entre une dictature à la cause juste et une démocratie corrompue, très inspirée de l'histoire du XXeme siècle (en vrac : 2e guerre mondiale, décolonisation, guerre du Vietnam, pour les allusions les plus évidentes) Ici, point d'envahisseurs extra-terrestres, mais des hommes, tout simplement, qui ont chacun leur propre agenda. Ici, les robots sont de simples armes, comme de nos jours les avions ou des chars d'assaut : d'ailleurs le scénariste aurait préféré utiliser des avions plus traditionnels mais c'était Bandai qui finançait... Certains personnages sont particulièrement charismatiques, comme le très ambigu Char Aznable (nom inspiré de Charles Aznavour hélas) qui a marqué les japonais à jamais, et Amuro, le premier héros immature et dépassé par les évènements des dessins animés de méchas japonais (bien avant Evangelion notamment). Le premier tome est un peu creux (note : 3/5) : les scènes d'action y sont trop présentes et les dialogues s'enchaînent mal. De plus, dans la série télé on ressent vraiment le traumatisme du héros quand il voit la guerre arriver à sa porte. C’est moins bien rendu dans le manga. Le deuxième tome est superbe (note 4/5) : Char Aznable y fait une entrée fracassante. On commence à percevoir le commencement de la complexité du contexte et des relations entre les personnages, c'est du tout bon. Le troisième tome est plus calme que les précédents (3,5/5) : nos héros peuvent enfin souffler, ce qui permet de s'attarder un peu sur le sort des civils et de l'état-major de Zion en temps de paix. Un bon tome, avec quelques scènes kitsch assez drôles Le quatrième marque un tournant de l'histoire (4,5/5) : c'est la fin de la première partie, introductive de l'intrigue, et elle est haletante. Le portrait psychologique d'Amuro s'affine au détour de retrouvailles amères avec sa mère, et on découvre que Char n'est pas forcément dans le camp qu'on croit... Le cinquième tome commence à creuser les personnalités coté Zion (4/5), et le moins qu'on puisse dire est qu'elles sont disparates... Le Hitler en puissance y cotoie le valeureux chef de guerre, l'intrigante le vétéran amer, le tout chapeauté par un despote apathique... autant de figures de l'"ennemi", qui vont du plus sympathique au plus antipathique. A la lecture de ce tome, on ne s'étonne plus que 95% des fans de Gundam se réclame des "méchants" Zion plutot que des "gentils" fédérés... Les tomes 6 à 8 m'ont globalement moins intéressés. Les scènes d'actions sont trop nombreuses à mon gout et brouillonnes, mais le développement des personnages y est intéressant. Les tomes 9 et 10 racontent un pan de l'histoire de gundam complètement inédit : le passé de Char et Saila. Et c'est absolument passionnant. Char est décidément le personnage le plus intéressant de la saga, et Yasuhiko parvient bien à montrer le pourquoi de son caractère et des buts qu'il poursuit. De plus, le contexte géopolitique, qui est il faut bien dire assez complexe, s'éclaire à la lecture de ces deux tomes. Moralité : espérons que la suite sera de la même qualité !

03/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Pyrénée
Pyrénée

Loisel ?... Ce n'est pas qu'un très bon dessinateur, que je reconnais avoir découvert assez tardivement. C'est aussi un excellent scénariste. Et il poursuit dans cette voie avec Sternis, un très bon illustrateur spécialisé -dirait-on- dans l'univers enfantin. De la réunion de ces talentueux créateurs est née une oeuvre qui m'a touché, séduit, toute empreinte de finesse et de sensibilité. Une très bonne histoire, comme on aimerait en lire plus souvent. "Pyrénée" est un irrésistible cocktail de poésie, d'humour et de tendresse. Ca fait du bien, pour un moment, d'oublier les guerriers musculeux, les batailles sanglantes, les règlements de compte explosifs, les intrigues alambiquées... J'ai ouvert un livre "calme", "doux", qui m'a permis de rêver le temps de sa lecture. Moi content. Très...

03/01/2007 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Rahan
Rahan

Voici peut-être l'archétype de la BD pour pré-adolescent. Avec son humour, son action, ces scénarios simples mais efficaces et ces leçons de morale plus ou moins appuyés. Je garde un excellent souvenir de mes lectures de Rahan, même si aujourd'hui c'est une lecture qui me parait un poil ennuyeuse. Pourtant les dessins n'ont pas pris une ride, seules les couleurs manquent un peu de relief par rapport à la production actuelle. Une grande réussite, pas si démodée que cela. Bref Rahan et une lecture saine et bien sympathique que je recommande à tous (peut-être pas en intégralité, afin de ne pas se lasser) et aux plus jeunes en particulier, sans modération.

03/01/2007 (modifier)
Couverture de la série Lucha Libre
Lucha Libre

DE-LI-RANT Quand j'ai vu les tronches masquées des 5 mecs sur la couverture du 1er tome, j'ai tout de suite pensé au vieux jeu PC Grim Fandango; jeu qui était (et est encore à ce jour) l'un de mes préférés. J'ai donc craqué pour ces Luchadores Five sans rien connaître d'eux (mis à part l'avis de Cassidy) et cela malgré un prix assez élevé pour ce type de format et une couverture souple de surcroît (+ de 7 euros). L'humour est présent sur quasiment toutes les planches et les répliques marrantes se succèdent tout au long de la trentaine de pages que composent l'histoire principale qu'est "Luchadores Five". "Lucha Libre" ne se limite pas à cette histoire principale, elle se lit un peu comme un magazine. Il y a plusieurs intervenants et donc plusieurs petites histoires et "reportages" (on se croirait dans Mickey Parade : oui oui on n'en est pas très loin. Il ne manque que les jeux...) ; d'ailleurs l'édito et le sommaire au début du magazine -ou pardon au début de la BD- devraient finir de vous convaincre. Apparemment les auteurs sont partis sur un rythme assez élevé car on devrait retrouver tous nos catcheurs-héros tous les 2 mois. Que ceux qui comme moi ne sont pas fans de bagarres interminables se rassurent, ici l'humour est la priorité et les bagarres sont assez courtes. Si vous cherchez un bon moment de détente, laissez-vous tenter ! Je me suis même surpris à faire plus que sourire en lisant "Lucha Libre". En effet s'il m'arrive de sourire facilement en lisant une BD, il est assez rare que j'émette un bruit que l'on pourrait qualifier de rire d'après un dictionnaire. Sur ce coup-là, les "pas beaux" Humanoïdes Associés ont assuré (pour comprendre, lire l'édito du 1er tome).

02/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série L'Âme du Samouraï
L'Âme du Samouraï

Et me voilà, brave lecteur, transporté en 1704... Asukai Shiro, un guerrier japonais, est l'unique survivant de l'attaque de son clan organisée par un seigneur de la guerre chinois. Seul rescapé ? Non !.. Sa belle maîtresse, Yoshiko, a été enlevée et sera vendue à des esclavagistes arabes. Décidé à la retrouver coûte que coûte, la quête d'Asukai va le conduire de la Chine à l'Europe où Yoshiko a été vendue comme dame de compagnie à la cour de Louis XIV, le Roi-Soleil... Une fresque magnifique ! J'ai littéralement plongé dans cette histoire, amené à suivre le périple de ce guerrier à la trace ; lequel laisse derrière lui une impressionnante carte de visite rouge sang ! Car, des contreforts de l'Asie aux lustres de Versailles, mon gaillard ne va pas ménager sa peine !... Une formidable épopée -traduite de l'américain- qui montre que, de l'autre côté de l'Atlantique, certains auteurs peuvent aussi réaliser des prouesses. Etonnant que cette histoire n'ait pas (encore) fait l'objet d'une adaptation cinématographique ou, tout du moins, télévisée. Etonnant, captivant, prenant... de bout en bout !

02/01/2007 (modifier)