Une histoire pleine d'humour avec des personnages très bien faits. Chacun ayant sa personnalité propre, son histoire et ses envies. L'équipage de Zak est complet bien que peu productif. Empli de bonne volonté et de désir il n'arrive pas à faire de bons pirates.
Le dessin est très fin et très agréable. Il ressemble beaucoup à ceux des comics actuels. Il est plein de petits détails et les couleurs sont très belles. La bd est vraiment très agréable à regarder et à lire.
L'histoire est assez simple mais prometteuse, j'attends impatiemment la suite depuis quelques temps mais je n'en démords pas.
Trent, c’est les aventures d’un sergent de la police montée canadienne. Il va traverser le pays en long et en large pour traquer des bandits, transférer des prisonniers, démanteler un réseau de malfrats, élucider des disparitions … La vie personnelle de notre héros apparaît également en trame de fond d’un album à l’autre.
Trent c’est tout simplement une BD d’aventures très agréable. Chaque tome de 46 planches est vite lu. Les intrigues sont claires et plaisantes. J’ai beaucoup apprécié la limpidité de chaque histoire. Jamais trop complexe, jamais besoin de revenir en arrière pour s’assurer d’avoir tout bien compris. De temps en temps quelques rebondissements inattendus viennent pimenter le tout.
J’ai trouvé certains tomes meilleurs que d’autre, mais dans l’ensemble un album de Trent c’est un moment de détente assuré.
Très bon scénario, couplant plusieurs histoires qui cette fois partent ensemble et divergent sur plusieurs niveaux.
J’étais assez sceptique, mais devenu incontournable d'après bdthèque, j'ai apprécié et même suivi cette bd avec attention. Elle le mérite, le travail dans le scénario est important, (pourvu que ça dure).
Les dessins ne sont pas extraordinaires (pas d'effet de style important, ou d'utilisation de logiciel de dessins, ce qui n'est pas un mal en soi), par contre, les textes collent bien aux cases.
Les découpages entre les trois histoires s'avèrent bien choisis et ne gênent pas la lecture (car il faut avouer que ce n'est pas toujours évident). Quelques remarques à faire malgré tout mais bon (c'est facile à dire, je le reconnais).
Ouvert à tout public, il est plutôt destiné aux d'jeunes (à mon avis).
Note approximative : 3.5/5
Je trouve cette BD à la fois drôle et belle.
On reconnaît bien le dessin de Chauzy. Je le trouve cependant un peu plus fluide, plus épuré et du coup plus agréable que dans ses précédentes oeuvres. Comme s'il avait gagné en aisance. En outre, ses couleurs, même si elles paraissent parfois un peu étranges quand on les regarde hors contexte, sont agréables et fonctionnent très bien avec le récit.
Quant au récit, ce sont de vraies tranches de vie dans lesquels Chauzy se met en scène lui-même, représenté comme un dessinateur de BD, la quarantaine un peu looseur, sur qui le sort s'acharne. Entre les dangers des dédicaces foireuses, les déconfitures à la piscine, les soirées loose et les déconvenues sentimentales, le récit aligne quelques moments de purs éclats de rire. Franchise et auto-dérision garantie.
Dommage que tout ne soit pas toujours hilarant, mais en tout cas c'est une BD que j'ai lu avec un grand sourire.
Note approximative 4.5/5, un vrai coup de cœur.
Cette bd raconte l’histoire d’une petite mamie, et c’est excellent. Le dessin tout en rondeur est très beau. Le trait est fin et les couleurs sont très belles (comme la dit Ro, dans une teinte vert marron et gris). Et pour une fois dans, une bd humoristique, l’humour n’est pas trop présente, la tendresse y est importante. Les gags font tout le temps sourire, parfois rire, mais on est plus touché. Les personnages sont très attachants Mamette, Mademoiselle Pinsec, le petit « Maxou », et toute la bande de vie…hum hum personne âgée (j’apprécie particulièrement l’institutrice a la retraite qui est sourde).
L’auteur de Bogzzz (j’ai lu quelques gags, j’apprécie moyennement) Nob, nous offre une perle rare, un petit chef-d’œuvre. J’attends avec impatience le 2ème tome.
Après Quatre et Ce qu'il en reste, « Les Enfants Rouges » nous livre une fois de plus un album très intimiste. La perte d’un être cher est un sujet grave, traité ici de façon remarquable par Michel Alzéal.
L’auteur joue allègrement de l’intensité de son crayonné. Autant l’appartement 23 est d’une noirceur glauque et oppressante, autant le trait plus léger utilisé à l’extérieur évoque une certaine joie de vivre, totalement étrangère à Timothée.
« Tata Suzie » est le lien entre ces deux mondes, une sorte d’ange gardien qui va entraîner bien involontairement dans son giron certains occupants de l’immeuble : Madame Berthman la concierge, Alice la nouvelle voisine, Monsieur Julot… D’une façon ou d’une autre, tous vont aider Timothée à apprivoiser le monde extérieur.
Michel Alzéal dynamise le récit en multipliant les perspectives, en jouant sur les regards, en s’arrêtant sur des détails anodins. Petit bémol : on aurait peut-être souhaité en savoir un peu plus sur Bertrand, l’ami disparu.
Néanmoins, « Appartement 23 » est un très bel album, juste et poignant. A conseiller.
Excellent !
Ce tandem d’auteurs est pour moi une vraie révélation. Un scénario sans temps mort, des dialogues savoureux, pleins d’humour, gorgés d’expressions typiquement couleur locale, qui nous dépaysent instantanément, un dessin fin, original et très expressif, et une mise en couleurs pastel, inspirée, le tout dans une collection d’albums soigneusement reliés et imprimés sur un papier d’une généreuse épaisseur. Que demander de plus ?!
Certes, l’histoire en elle-même est assez basique, du moins pour le moment (soit, les 2 premiers volumes) il s’agit de la vie quotidienne de trois jeunes filles. Les aspirations de Bintou et Adjoua sont essentiellement tournées vers la recherche d’un mari. Aya, elle, a d’autres ambitions que de “finir en séries C” (coiffure, couture, et chasse au mari) ; beaucoup plus sérieuse, elle rêve de devenir médecin.
Surtout c’est une autre vision qui nous est donnée de l’Afrique, pas idyllique certes, mais plus réaliste et complexe que celle que nous propose le JT du 20h. On sent bien que les aspirations de cette jeunesse ivoirienne se heurtent à une réalité économique qui ne leur laisse qu’une faible marge de manœuvre, mais qui n’altère pas leur appétit de vivre.
C’est plein d’humour, on se régale des dialogues, et on arrive vite à la dernière page, sans s’être un seul instant ennuyé.
C’est donc avec ce titre que je découvre la collection Bayou, et j’avoue que c’est avec enthousiasme que je vous recommande l’achat de cette série.
Après lecture des tomes 3 et 4 :
Pas de baisse d'inspiration ou de qualité pour notre duo d'auteurs, c'est toujours un vrai régal que de suivre l'évolution de la vie de nos 4 Ivoiriennes. La série s'apparente de plus en plus, dans sa construction à une série TV style Sex and the city ou Desperate housewives (4 nanas là aussi, tiens tiens ...) mais ceci est un constat, non une critique. Bien au contraire, même car cela lui confère un rythme alerte bien agréable. Le 4ème tome aborde le thème de l'exil et du choc culturel que cela entraîne, et les problèmes de l'expoitation des sans-papiers, du racisme et de l'homophobie. Le récit est donc plus grave, mais le ton reste léger et le savoureux langage ivoirien fait le reste ! :)
Peut-être pas aussi fort que Quartier lointain mais tout de même très émouvant. Une émotion qui va crescendo, au fur et à mesure que l’on prend la ... hum... mesure du fossé qui s’est creusé entre un père et son fils, à cause d’un non-dit et de ce qu’il s’en est suivi -épisode qui nous est relaté à deux reprise, car épisode-clef.
Tout est raconté avec finesse ; un soucis du détail qui se retrouve aussi dans le dessin, celui des paysages du moins, car côté visages, c’est bien du Taniguchi, c’est-à-dire, pas terrible.
Un album d’une grande sensibilité donc, meilleur à mon avis que Un ciel radieux car tout est beaucoup plus profond, plus complexe, abordé avec plus de soin ; rien n’est factice.
Je trouve que c'est une bande dessinée extrêmement bien dessinée. Les histoires sont vraiment bien faites (Notamment "Le signe des démons" et "Artifices"). Les personnages sont bien pensés. C'est vraiment une bande dessinée à avoir dans sa bibliothèque.
Les "extensions" sont en revanche moins bien (de mon point de vue, bien entendu).
En voyant arriver le nouveau Robinson, j'ai d'abord été sceptique. Je me suis dit qu'un auteur ne pouvait pas créer deux oeuvres aussi géniales coup sur coup. En effet l'excellent De mal en pis avait, selon moi, déja révolutionné le monde de la bande dessinée, et encore plus fort, celui plus retreint du roman graphique (appellation, que comme Daniel Clowes, je trouve un peu vulgaire...mais bon passons...).
Et bien pas du tout !!! Faux, archi faux, oublions les préjugés ! Car nous en avons la confirmation, un auteur peut avoir plusieurs chefs-d'oeuvres. Derniers rappels en est la preuve existante.
Construit de la même manière que son dernier album (oublions la suite déplorable, qui ressemblait plus à un coup marketing), Derniers rappels frappe par ses similitudes avec De mal en pis mais aussi par ses différences scénaristiques. Le graphisme est toujours aussi excellent, léché, puissant et fourmillant de petits détails croustillants.
La force principale de Robinson est de nous emmener réellement dans une histoire, de celle qui nous quitte plus, de celle qui va nous manquer lorsque l'on tourne la dernière page. L'aspect "série" de cet album fait que l'on s'attache au moins à un personnage (personnellement moi c'est celui de la rock-star en déclin) et comme pour une série télévisée, on ressent une petite tristesse lorsque celle-ci se termine.
Avec des personnages hauts en couleurs dont on suit l'évolution, de leurs joies aux doutes jusqu'à leurs peurs et angoisses, on se délecte de cet imposant album ou ses mêmes personnages, qui a priori n'ont rien a voir les uns avec les autres, finissent par se retrouver en une seule double page.
Bref, pour conclure, je ne mettrai pas un coup de coeur pour cet album, car l'originalité et l'effet de surprise étaient réservés pour le premier album (critères indéniables pour l'obtention d'un coup de coeur), même si je pense qu'il n'est pas loin d'être aussi bon que De mal en pis, voire meilleur.
J'attends avec impatience le prochain album, comme on attend la prochaine saison d'une série que l'on adore.
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Zak Blackhole
Une histoire pleine d'humour avec des personnages très bien faits. Chacun ayant sa personnalité propre, son histoire et ses envies. L'équipage de Zak est complet bien que peu productif. Empli de bonne volonté et de désir il n'arrive pas à faire de bons pirates. Le dessin est très fin et très agréable. Il ressemble beaucoup à ceux des comics actuels. Il est plein de petits détails et les couleurs sont très belles. La bd est vraiment très agréable à regarder et à lire. L'histoire est assez simple mais prometteuse, j'attends impatiemment la suite depuis quelques temps mais je n'en démords pas.
Trent
Trent, c’est les aventures d’un sergent de la police montée canadienne. Il va traverser le pays en long et en large pour traquer des bandits, transférer des prisonniers, démanteler un réseau de malfrats, élucider des disparitions … La vie personnelle de notre héros apparaît également en trame de fond d’un album à l’autre. Trent c’est tout simplement une BD d’aventures très agréable. Chaque tome de 46 planches est vite lu. Les intrigues sont claires et plaisantes. J’ai beaucoup apprécié la limpidité de chaque histoire. Jamais trop complexe, jamais besoin de revenir en arrière pour s’assurer d’avoir tout bien compris. De temps en temps quelques rebondissements inattendus viennent pimenter le tout. J’ai trouvé certains tomes meilleurs que d’autre, mais dans l’ensemble un album de Trent c’est un moment de détente assuré.
La Nef des fous
Très bon scénario, couplant plusieurs histoires qui cette fois partent ensemble et divergent sur plusieurs niveaux. J’étais assez sceptique, mais devenu incontournable d'après bdthèque, j'ai apprécié et même suivi cette bd avec attention. Elle le mérite, le travail dans le scénario est important, (pourvu que ça dure). Les dessins ne sont pas extraordinaires (pas d'effet de style important, ou d'utilisation de logiciel de dessins, ce qui n'est pas un mal en soi), par contre, les textes collent bien aux cases. Les découpages entre les trois histoires s'avèrent bien choisis et ne gênent pas la lecture (car il faut avouer que ce n'est pas toujours évident). Quelques remarques à faire malgré tout mais bon (c'est facile à dire, je le reconnais). Ouvert à tout public, il est plutôt destiné aux d'jeunes (à mon avis).
Petite nature
Note approximative : 3.5/5 Je trouve cette BD à la fois drôle et belle. On reconnaît bien le dessin de Chauzy. Je le trouve cependant un peu plus fluide, plus épuré et du coup plus agréable que dans ses précédentes oeuvres. Comme s'il avait gagné en aisance. En outre, ses couleurs, même si elles paraissent parfois un peu étranges quand on les regarde hors contexte, sont agréables et fonctionnent très bien avec le récit. Quant au récit, ce sont de vraies tranches de vie dans lesquels Chauzy se met en scène lui-même, représenté comme un dessinateur de BD, la quarantaine un peu looseur, sur qui le sort s'acharne. Entre les dangers des dédicaces foireuses, les déconfitures à la piscine, les soirées loose et les déconvenues sentimentales, le récit aligne quelques moments de purs éclats de rire. Franchise et auto-dérision garantie. Dommage que tout ne soit pas toujours hilarant, mais en tout cas c'est une BD que j'ai lu avec un grand sourire.
Mamette
Note approximative 4.5/5, un vrai coup de cœur. Cette bd raconte l’histoire d’une petite mamie, et c’est excellent. Le dessin tout en rondeur est très beau. Le trait est fin et les couleurs sont très belles (comme la dit Ro, dans une teinte vert marron et gris). Et pour une fois dans, une bd humoristique, l’humour n’est pas trop présente, la tendresse y est importante. Les gags font tout le temps sourire, parfois rire, mais on est plus touché. Les personnages sont très attachants Mamette, Mademoiselle Pinsec, le petit « Maxou », et toute la bande de vie…hum hum personne âgée (j’apprécie particulièrement l’institutrice a la retraite qui est sourde). L’auteur de Bogzzz (j’ai lu quelques gags, j’apprécie moyennement) Nob, nous offre une perle rare, un petit chef-d’œuvre. J’attends avec impatience le 2ème tome.
Appartement 23
Après Quatre et Ce qu'il en reste, « Les Enfants Rouges » nous livre une fois de plus un album très intimiste. La perte d’un être cher est un sujet grave, traité ici de façon remarquable par Michel Alzéal. L’auteur joue allègrement de l’intensité de son crayonné. Autant l’appartement 23 est d’une noirceur glauque et oppressante, autant le trait plus léger utilisé à l’extérieur évoque une certaine joie de vivre, totalement étrangère à Timothée. « Tata Suzie » est le lien entre ces deux mondes, une sorte d’ange gardien qui va entraîner bien involontairement dans son giron certains occupants de l’immeuble : Madame Berthman la concierge, Alice la nouvelle voisine, Monsieur Julot… D’une façon ou d’une autre, tous vont aider Timothée à apprivoiser le monde extérieur. Michel Alzéal dynamise le récit en multipliant les perspectives, en jouant sur les regards, en s’arrêtant sur des détails anodins. Petit bémol : on aurait peut-être souhaité en savoir un peu plus sur Bertrand, l’ami disparu. Néanmoins, « Appartement 23 » est un très bel album, juste et poignant. A conseiller.
Aya de Yopougon
Excellent ! Ce tandem d’auteurs est pour moi une vraie révélation. Un scénario sans temps mort, des dialogues savoureux, pleins d’humour, gorgés d’expressions typiquement couleur locale, qui nous dépaysent instantanément, un dessin fin, original et très expressif, et une mise en couleurs pastel, inspirée, le tout dans une collection d’albums soigneusement reliés et imprimés sur un papier d’une généreuse épaisseur. Que demander de plus ?! Certes, l’histoire en elle-même est assez basique, du moins pour le moment (soit, les 2 premiers volumes) il s’agit de la vie quotidienne de trois jeunes filles. Les aspirations de Bintou et Adjoua sont essentiellement tournées vers la recherche d’un mari. Aya, elle, a d’autres ambitions que de “finir en séries C” (coiffure, couture, et chasse au mari) ; beaucoup plus sérieuse, elle rêve de devenir médecin. Surtout c’est une autre vision qui nous est donnée de l’Afrique, pas idyllique certes, mais plus réaliste et complexe que celle que nous propose le JT du 20h. On sent bien que les aspirations de cette jeunesse ivoirienne se heurtent à une réalité économique qui ne leur laisse qu’une faible marge de manœuvre, mais qui n’altère pas leur appétit de vivre. C’est plein d’humour, on se régale des dialogues, et on arrive vite à la dernière page, sans s’être un seul instant ennuyé. C’est donc avec ce titre que je découvre la collection Bayou, et j’avoue que c’est avec enthousiasme que je vous recommande l’achat de cette série. Après lecture des tomes 3 et 4 : Pas de baisse d'inspiration ou de qualité pour notre duo d'auteurs, c'est toujours un vrai régal que de suivre l'évolution de la vie de nos 4 Ivoiriennes. La série s'apparente de plus en plus, dans sa construction à une série TV style Sex and the city ou Desperate housewives (4 nanas là aussi, tiens tiens ...) mais ceci est un constat, non une critique. Bien au contraire, même car cela lui confère un rythme alerte bien agréable. Le 4ème tome aborde le thème de l'exil et du choc culturel que cela entraîne, et les problèmes de l'expoitation des sans-papiers, du racisme et de l'homophobie. Le récit est donc plus grave, mais le ton reste léger et le savoureux langage ivoirien fait le reste ! :)
Le Journal de mon père
Peut-être pas aussi fort que Quartier lointain mais tout de même très émouvant. Une émotion qui va crescendo, au fur et à mesure que l’on prend la ... hum... mesure du fossé qui s’est creusé entre un père et son fils, à cause d’un non-dit et de ce qu’il s’en est suivi -épisode qui nous est relaté à deux reprise, car épisode-clef. Tout est raconté avec finesse ; un soucis du détail qui se retrouve aussi dans le dessin, celui des paysages du moins, car côté visages, c’est bien du Taniguchi, c’est-à-dire, pas terrible. Un album d’une grande sensibilité donc, meilleur à mon avis que Un ciel radieux car tout est beaucoup plus profond, plus complexe, abordé avec plus de soin ; rien n’est factice.
Sillage
Je trouve que c'est une bande dessinée extrêmement bien dessinée. Les histoires sont vraiment bien faites (Notamment "Le signe des démons" et "Artifices"). Les personnages sont bien pensés. C'est vraiment une bande dessinée à avoir dans sa bibliothèque. Les "extensions" sont en revanche moins bien (de mon point de vue, bien entendu).
Derniers rappels
En voyant arriver le nouveau Robinson, j'ai d'abord été sceptique. Je me suis dit qu'un auteur ne pouvait pas créer deux oeuvres aussi géniales coup sur coup. En effet l'excellent De mal en pis avait, selon moi, déja révolutionné le monde de la bande dessinée, et encore plus fort, celui plus retreint du roman graphique (appellation, que comme Daniel Clowes, je trouve un peu vulgaire...mais bon passons...). Et bien pas du tout !!! Faux, archi faux, oublions les préjugés ! Car nous en avons la confirmation, un auteur peut avoir plusieurs chefs-d'oeuvres. Derniers rappels en est la preuve existante. Construit de la même manière que son dernier album (oublions la suite déplorable, qui ressemblait plus à un coup marketing), Derniers rappels frappe par ses similitudes avec De mal en pis mais aussi par ses différences scénaristiques. Le graphisme est toujours aussi excellent, léché, puissant et fourmillant de petits détails croustillants. La force principale de Robinson est de nous emmener réellement dans une histoire, de celle qui nous quitte plus, de celle qui va nous manquer lorsque l'on tourne la dernière page. L'aspect "série" de cet album fait que l'on s'attache au moins à un personnage (personnellement moi c'est celui de la rock-star en déclin) et comme pour une série télévisée, on ressent une petite tristesse lorsque celle-ci se termine. Avec des personnages hauts en couleurs dont on suit l'évolution, de leurs joies aux doutes jusqu'à leurs peurs et angoisses, on se délecte de cet imposant album ou ses mêmes personnages, qui a priori n'ont rien a voir les uns avec les autres, finissent par se retrouver en une seule double page. Bref, pour conclure, je ne mettrai pas un coup de coeur pour cet album, car l'originalité et l'effet de surprise étaient réservés pour le premier album (critères indéniables pour l'obtention d'un coup de coeur), même si je pense qu'il n'est pas loin d'être aussi bon que De mal en pis, voire meilleur. J'attends avec impatience le prochain album, comme on attend la prochaine saison d'une série que l'on adore.