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Couverture de la série Smoke City
Smoke City

Smoke City c'est tout d'abord une belle couverture qui donne envie de regarder à l'intérieur. Ensuite, ce sont des planches ultra design servies avec une histoire de braquage et une pointe de fantastique. Le dessin me plaît. Il est très coloré et agréable à regarder. Cependant tout comme Ro, je préfère les décors (vraiment beaux) aux personnages. Dans certaines cases, on a l'impression que les personnages sont "posés" sur le fond, donnant l'impression qu'ils ne sont pas à leur place. Cet aspect me dérange mais rien de grave dans l'ensemble car pas systématique. Une équipe de braqueurs est engagée pour voler une momie. Il y a la bombe sexuelle, le stratège fou, le génie en système de sécurité, deux ninjas et l'homme à tout faire, sorte de chef de la bande. Alors oui on retrouve des éléments de Ocean's Eleven ou de Braquage à l'italienne, mais bon... quel est le problème quand on aime ? Une équipe avec chaque membre ayant une spécialité et un braquage impossible à faire, on a déjà vu mais là je pense que la touche fantastique qui apparaît va changer la donne. On va, je pense, vers quelque chose de plus original. Je conseille donc l'achat de cette BD mais surtout aux fans de braquages. Ceux qui n'aime pas Ocean's Eleven ne pourront pas apprécier je pense.

04/06/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série Batman - Secrets
Batman - Secrets

Il y a longtemps que je n'avais pas lu un si bon Batman. Sam Keith est un artiste de renom et il ne démérite pas sur cette oeuvre. Graphiquement tout d'abord, c'est très réussi, le style torturé de Keith noircit l'ambiance à souhait, sa représentation des personnages, flirtant avec le grotesque est idéale pour exprimer les sentiments venimeux que tentent de cacher les personnages, que ce soit sous un masque, ou derrière la folie... Visuellement, le contraste entre le Batman et le Joker est saisissant, Batman est une masse de muscles, un être inquiétant et monstrueux. Le Joker n'est pas moins effrayant avec son visage acéré, flanqué d'yeux complètements fous. L'histoire est digne de la confrontation de ces deux personnages, l'intrigue principale est une machination diabolique du Joker pour déstabiliser et discréditer son pire ennemi, c'est conté de façon minutieuse. Une sous intrigue des plus intéressantes enfonce le clou en dévoilant des éléments importants du passé du Dark Knight. Une petite surprise des plus agréables. Les dialogues sont à la hauteur, les joutes verbales entre les deux entités les plus sombres de Gotham sont réjouissantes. Un clin d'oeil appuyé au Batman - Rire et Mourir apparaît fort à propos à un moment clé de l'histoire et ne gâte rien, bien au contraire! Même si j'aime bien voir le Caped Crusader patrouiller dans Gotham, de plus en plus parano au fil de ses aventures, cela faisait un moment que j'attendais de lire une histoire un peu plus intime, voir intimiste, le mettant en scène. C'est aujourd'hui chose faite et c'est tant mieux. Fans de Batman, je ne vous conseille pas de passer à côté de cet album. JJJ

04/06/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gus
Gus

Jusqu'à ce que je découvre Gus, le style de Christophe Blain m'a toujours laissé plutôt froid... Idiot et aveugle que je suis ! Comment ai-je pu passer à côté de cette énergie, ce sens de la mise en scène... Et quelles couleurs ! La luminosité qui se dégage des planches est assez impressionnante. Au niveau de l'histoire, Gus démarre plutôt fort, et, malgré le nombre de pages, on ne s'ennuie pas une seconde en lisant ce premier tome. L'intrigue sait se faire discrète, laissant aux personnages le soin d'exister pleinement, ce qui est bien souvent une très bonne chose. J'ai donc eu une très bonne surprise avec Gus. Pour l'anecdote j'ai acheté cette BD à quelques jours d'intervalle du Big Foot de Nicolas Dumontheuil et contrairement a ce que je pensais, la claque n'est pas venue d'où je l'attendais... Je conseille cette BD sans la moindre ambiguïté, Gus offre un vrai beau moment de lecture. Far West ! JJJ

04/06/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série Al Crane
Al Crane

Récemment j'ai lu Big Foot et Gus (une excellente BD soit dit en passant, que je recommande chaudement.), deux albums atypiques qui ont le courage de présenter de façon nouvelle un genre devenu bien trop codifié. Je suis un fan de western, j'aime quand les conventions sont intelligemment bousculées, j'aime les oeuvres libérées de tout carcan... comme pas mal de lecteurs... j'aime les surprises. Al Crane est à mes yeux le plus spaghetti des westerns dessinés, une série qui marie habilement humour et cruauté et ne ménage pas sa peine pour divertir le lecteur. J'ai pensé aux belles heures du cinéma transalpin en lisant Al Crane, une BD flamboyante et furieuse. Il serait néanmoins réducteur de dire qu'Al Crane se contente de s'inspirer de l'école Italienne pour pasticher le western, au delà de son côté crasseux cette BD nous offre de grands espaces et d'adroites intrigues. Bien que courtes, les histoires sont souvent passionnantes. On est bien loin de se limiter à de la complaisance. Graphiquement c'est classique et bien réalisé, agréable à lire. J'aime cette BD, je la conseille, si vous voulez lire un western, un vrai. JJJ

04/06/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Une histoire tout simplement universelle, de par son thème, l’émigration, phénomène qui touche tellement de gens dans le monde, mais surtout de par sa forme : l’absence de texte fait que ce récit peut être « lu » par tout le monde, et le choix artistique de tout représenter de façon imagée, abstraite et onirique fait que « Là où vont nos pères » ne raconte pas l’histoire d’une personne en particulier, allant d’un certain pays à un autre. Non, elle raconte l’histoire de tout ceux qui ont un jour accompli ce voyage difficile. L’histoire est belle, facile à suivre, et le dessin est tout simplement magnifique. Certaines planches m’ont vraiment émerveillé. Le fait que la BD soit muette est bien entendu à double tranchant : le lecteur se doit de prendre son temps, de donner plus, de participer plus, de compléter l’absence de texte par ses propres émotions, idées et interprétations. Mais le résultat en vaut vraiment la peine… quel beau voyage. Une BD vraiment recommandable.

03/06/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dernier exil
Dernier exil

Ah ça c'est du vrai fantastique ma bonne dame ! Du solide, de l'approfondi, comme on en faisait dans le temps, du fantastique lentement mûri, façonné par des mains d'artisan rougies par le travail, avec des bouts d'angoisse, de mystère et de suspense dedans. Adapté d'un classique oublié de Jacques Spitz, ce diptyque s'annonce comme très intéressant. Jean-Michel Ponzio a récemment été remarqué pour une autre série prometteuse, Le Complexe du chimpanzé, pour une histoire où le temps prend une place prépondérante. C'est le cas également ici, puis que le personnage principal peut, à la suite d'une injection non désirée, voir ce que vont devenir les denrées et les êtres périssables à court terme, puis à terme tout court, c'est à dire à leur disparition. Un sujet fort, très bien traité dans l'ouvrage de Spitz, et bien adapté par Ponzio, dans une version "moderne". Curieusement, j'ai pensé à un manga lorsque j'ai lu cet album ; il s'agit de Homunculus, où un SDF peut, à la suite d'une opération chirurgicale, voir les gens d'une autre façon, plus métaphorique. Au départ je ne suis pas fan du style graphique de Ponzio. Ce réalisme photographique, légèrement retouché, qui s'intègre dans une bande dessinée, me gêne quelque peu. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pu lire Zéro Absolu, Christophe Bec ayant un style assez proche. Mais je dois avouer que pour un récit de ce calibre, et surtout pour servir une histoire parlant de la distorsion de la réalité -et des sensations visuelles en particulier-, ce décalage en devient presque indispensable, et du coup entièrement légitime. On s'embarque très vite sur les pas de ce pauvre Jean Poldensky, qui perd peu à peu pied avec la réalité... Si vous aimez le fantastique, les univers légèrement décalés, je pense que vous ne serez pas déçu(e)(s).

02/06/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Le passage de Vénus
Le passage de Vénus

L'ultime oeuvre de Dethorey, ici associé à Autheman au scénario, pour retracer le parcours de l'expédition scientifique Bougainville. La comparaison aux "passagers du vent" pour ces deux albums est plutôt justifiée, et surtout prouve que ce "passage de Vénus" ne démérite pas. L'histoire se centre sur le biologiste Commerson, accompagné de sa maîtresse, contrainte de s'habiller en homme car sa présence au sein de l'expédition est un crime. Jalousie, rancoeur, mépris... ce voyage ne se fera pas sans tensions, la liaison du biologiste avec la jeune femme ne fait que le fragiliser un peu plus alors que cette expédition mal élaborée s'avère de plus en plus tourner à l'échec. Autheman s'y entend pour décrire les rapports humains lors de cette longue traversée qui multiplie les périls. Les dialogues sont parfaitement construits et assurent la lisibilité de ce récit fort et documenté, doté de beaux personnages variés. Dethorey fait usage de la couleur directe, et son travail brillant sur la lumière et l'espace possède un certain cousinage avec le travail de François Bourgeon. Son style est un peu moins précis, mais il n'en reconstitue pas moins bien l'univers de la marine à voile, ainsi que les décors exotiques. Ironie du sort, le second tome inachevé à la disparition de Dethorey sera mené à terme par Bourgeon, qui pour rendre hommage aux couleurs de son ami disparu, préfère livrer un simple crayonné de la fin de l'album. Cette courte transition est étonnante, mais elle est brillament menée et le style est très proche de celui de Dethorey. La fin de l'histoire est rapidement résumée par Autheman de façon à ce que le lecteur sache ce qu'il est advenu de cette expédition. Si cette oeuvre souffre de son manque de grand épilogue, cela ne s'avère pas trop gênant à sa lecteur car cette chronique d'un voyage est superbement réussie, et même si l'on est déçu de quitter ces personnages sympathiques, la partie illustrée se suffit tout de même en ne plantant pas le lecteur au milieu d'une action. Bref, une très belle réussite, qui prouve encore l'immense talent de Dethorey, disparu beaucoup trop tôt, ainsi que celui de Autheman comme scénariste et dialoguiste, épaulé ici par Bergfelder pour l'intrigue et la documentation. Un diptyque à découvrir sans hésitations.

02/06/2007 (modifier)
Par Tla'Lon
Note: 4/5
Couverture de la série Nahomi
Nahomi

Série héroic-fantastico-nippone bien dessinée. Si l’histoire n’est pas des plus complexe, elle a le mérite de ne pas ennuyer et de tenir la longueur. Malheureusement presque introuvable pour le premier épisode.

02/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Le Club des Quatre
Le Club des Quatre

Vous aimiez lire le "club des cinq" quand vous étiez gaminos ? Vous en avez relu depuis ? C'est à se pisser dessus. Cet album aussi. Mais, là, c'est fait exprès. J'ai même presque réussi à ne pas le lire d'une traite pour en garder "pour plus tard". Et pour le cas où que je serais déprimé rapport à ma dépression. Pour la guérir, quoi. WARNING : suis fan de l'auteur. J'ai du mal à approcher l'objectivité. Je recommande chaudement cette lecture de courtes histoires, vives, drôles en diable, méchantes et auxquelles le dessin si "brouillon" et attachant de Môssieur Bouzard va si bien.

02/06/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ce qu'il en reste
Ce qu'il en reste

Jolie découverte. Loïc Dauvillier va se faire un nom dans le roman graphique... En effet ce nouvel album, sorti en début d'année chez un petit éditeur qui promet, est un petit bijou de sensibilité, tout en évitant les écueils du genre, ce qui est en soi une énorme performance. "Ce qu'il en reste" nous emmène dans les souvenirs d'une jeune fille, et surtout les souvenirs de sa relation avec Théo, un écrivain pantouflard et bordélique. Loin de sublimer les instants magiques, loin d'exagérer les passages romantiques, c'est simplement la vie, et ses petits tracas, ses petits travers, qui nous est présentée à travers cet album. Dauvillier a trouvé en Jérôme d'Aviau (connu comme bloggeur sous le pseudo de poipoipanda) l'illustrateur idéal, car c'est un dessinateur rapide, nerveux, mais qui sait tout de même capter les expressions et les émotions pour les retranscrire de manière juste. A voir comment sera la seconde partie du diptyque, mais ce premier tome est très bon.

02/06/2007 (modifier)