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Couverture de la série Ken Parker
Ken Parker

"Ken Parker" est probablement une des meilleures et des plus estimées séries de western publiées dans les petits formats d'origine italienne, avec "Tex Willer" ou encore "La Route de L'Ouest"... Elle fut publiée en France par les éditions Mon Journal dans "Long Rifle" (du nom de son fameux fusil) dans les années 80 en noir et blanc, sur près de 100 numéros et avec plusieurs équipes d'auteurs. Si Giancarlo Berardi et Ivo Milazzo en sont les auteurs d'origine et les plus réputés, les autres épisodes (par d'autres qu'eux) n'en sont pas moins captivants ; il est dommage par conséquent de ne voir repris en format album cartonné (d'abord chez Soleil il y a quelques années avec 2 albums puis maintenant chez Ligne D'Ombre avec 2 autres albums à ce jour) uniquement les épisodes dessinés par Milazzo sans se soucier de la chronologie des épisodes - il s'agit pourtant d'une série à suivre et non de simples One shot. Le premier épisode même, fondateur, dans lequel on voit le frère de Ken se faire tuer, et Ken s'engager comme scout dans l'armée US pour retrouver les assassins, pourtant dessiné par Milazzo, n'a pas encore été repris en album... Ainsi, les lecteurs nouveaux qui découvriraient la série avec cette réédition, à mon avis, ne peuvent apprécier réellement le "ressenti" de ce retour à la maison familiale ("Home sweet home") sans avoir "vécu" avec le héros les 8 années qui le séparent du premier épisode... Je suis alors inquiet, et j'espère que l'avenir me donnera tort, sur le succès de cette nouvelle tentative de réédition. Qui plus est, ces épisodes en albums sont colorisés pour la circonstance ; ce qui pourrait être un avantage commercial, certes, mais esthétiquement le résultat est loin d'être probant hélas. A redécouvrir.

31/05/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Jacques Le Gall
Jacques Le Gall

Du pur Charlier que cette série mettant en scène un randonneur qui réussit toujours à se trouver impliqué dans les situations les plus rocambolesques. Soyons honnêtes, les trois premières grandes histoires de Jacques LeGall se démarquent uniquement de la production classique de séries destinées à la jeunesse par le savoir-faire de son scénariste et de son dessinateur, Mitacq, qui font un travail de grande qualité. Cependant, difficile de marcher à fond dans ces intrigues avec cet adolescent qui se trouve emporter vers de lointains horizons (comme les Indes) pour vivre d'extraordinaires aventures. Jean-Michel Charlier se plaignait que La Patrouille des Castors mettait en scène des héros trop jeunes pour ce qu'il souhaitait écrire, il se heurte au même problème avec ce héros. Mitacq illustre ces récits classiques et bien sages d'un trait lui-même élaboré, mais manquant d'élan. Vraiment, tout cela semble gentil voire un peu facile pour des auteurs de cette trempe. Viennent trois autres récits, réalisés ceux-là au lavis, ce qui donne un trait original de la part de Mitacq, ainsi que de belles recherches plastiques, le lavis permettant de suggérer les volumes avec des dégradés de gris. Le nombre de pages explose : 65, 68 planches ! Charlier se lâche, il se libère du format pour un album classique et ajoute de la complexité à ses intrigues. Fini les voyages exotiques ! Jacques LeGall se voit confronter à des trafiquants, d'anciens SS, des survivants des Templiers... Ces histoires, tout en étant un concentré d'action et de rebondissements, trouvent leur style, plus réaliste, les intrigues paraissent plus crédibles. Le scénariste mêle des faits-divers ou de véritables morceaux d'Histoire pour emporter son lecteur dans ces aventures. Il livre un travail passionnant, la touche Charlier est là, le rythme est infernal, fondé sur l'intelligence de la construction et des dialogues, la lecture est constamment instructive. Mitacq n'est pas en reste, et il maîtrise parfaitement son nouveau matériau pour compléter le mystère des intrigues. Il faut avoir vu ses ambiances de nuit, ses reconstitutions de ruines menaçantes, ses paysages parfaitement mis en relief ... Le dessinateur ne se laisse pas aller à la facilité, ne néglige aucun détail et réussit parfaitement son style réaliste. Bref, une série divisé en deux périodes : celle des albums couleurs, de bonne tenue mais un peu trop sage, et celle des histoires réalisées au lavis, de vraies réussites par deux auteurs au mieux de leur forme. Le temps n'a pas trop marqué ces récits qui plairont à bien plus de lecteurs que les simples nostalgiques. Les aventures de Jacques LeGall ont été rééditées dans deux superbes intégrales, complétées par des textes remettant ces oeuvres dans leur contexte et dans la carrière de ses auteurs. C'est une belle réussite éditoriale qui permet de découvrir ce travail méconnu de Mitacq et Charlier qui mérite largement le détour.

31/05/2007 (modifier)
Par Sagera
Note: 4/5
Couverture de la série Sur les Terres d'Horus
Sur les Terres d'Horus

Incroyable. Je me rends compte que je n'avais jamais donné mon avis sur cette série que je suis dès ses débuts et que j'adore. Que dire ? A propos du graphisme d'abord. Il est fin, il est doux, il est riche en détails rigoureusement exacts sur le plan historique, il est précis et bénéficient d'un découpage remarquable, niveau narratif. La mise en couleur est à l'avenant. Elle souligne le graphisme, le fait briller. Tant est si bien, qu'on ressent véritablement la présence de "Râ" sur chacun des décors et personnages. Côté scénar, c'est tout aussi intéressant. Isabelle Dethan allie à merveille, vérité historique et intrigue. Pour qui aime l'aventure, le mystère et surtout l'Egypte ancienne, c'est le pied. Depuis la sortie du tome 1, j’attends le suivant avec impatience.

31/05/2007 (modifier)
Couverture de la série Corduroy
Corduroy

Après A l'ouest de Tokyo et Beautiful World parus en 2004 chez Carabas, "Corduroy" est le troisième titre de Yamada Naito publié en français ; cette fois ci chez Kana. Le format est plus grand que les 2 précédents ; ce qui nous donne un beau livre (bien que les scans soient moins réussis par contre). Née en 1965, Yamada Naito débute sa carrière en 1987 alors qu'elle est encore étudiante. Pendant une dizaine d'années, elle publie des mangas classiques, tout public, puis à partir de 1996 son oeuvre évolue vers une manga plus alternative, utilisant l'outil informatique (intégration de photos, flous artistiques, etc.) et s'adressant à un public plus adulte. Un an plus tard, elle part avec son chat s'installer à Paris en continuant de publier ses histoires au Japon... L'influence parisienne ne se fait pas ressentir uniquement au travers des décors et de son sens de l'observation des personnes autour d'elle, mais également au travers du cinéma français (Leos Carax, Bertrand Blier) et de la Bande Dessinée ; "J'ai toujours pensé que raconter une histoire en manga était comme réaliser un film et qu'on devait se calquer sur le même rythme. De fait, cette manière de créer un album (de bande dessinée) m'a beaucoup séduite et j'ai pensé que c'était exactement ce que je voulais faire depuis longtemps"... S'il y a une influence française, il ne faut pas oublier qu'il s'agit bien d'une manga japonaise, et comme dans beaucoup de bandes dessinées du Pays du soleil levant, l'accent est mis sur l'histoire. Ainsi, le dessin, même s'il a son importance évidente et sa beauté propre, n'est pas autant sacralisé et poussé que chez nous généralement et sert essentiellement à la narration de l'histoire. Le style de Yamada Naito n'est ni très esthétique, ni très simple, ni très grand public. Pourtant, il reste très lisible et efficace. Le dessin est sobre mais l'on sent les personnages bien posés (ceux-ci d'ailleurs, de façon réaliste, se changent, prennent des bains, etc...). L'histoire de ce garçon un peu perdu, épris de liberté mais à la limite de la prostitution pour survivre, amoureux et "sans coeur" à la fois, est assez touchante à mon sens, mine de rien. Son identité, son caractère, son parcours, tout comme ceux des personnages secondaires qu'il croise, sont assez creusés et intéressants... Les cadres noirs dessinés autour des cases (ne laissant plus l'espace blanc traditionnel entre les cases) renforcent l'idée de Cinéma, aidée en ce sens par la mise en scène. La première fois que j'ai entendu parler de Yamada Naito, c'était par l'intermédiaire de Frédéric Boilet en 1998 qui, installé au Japon, admirait l'oeuvre de cette auteure. J'ai eu ensuite l'occasion de "lire" plusieurs de ses ouvrages en japonais. Je me réjouis donc de la voir enfin traduite en français ! "Corduroy" a une trame plus simple, plus accessible, que ses deux mangas précédemment publiées en français. Une bonne occasion peut-être d'essayer de découvrir cette mangaka si vous ne l'avez pas encore fait...

31/05/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Trio Grande - Adios Palomita
Trio Grande - Adios Palomita

Ce one shot est tout simplement la meilleure BD de western que j'ai lue à ce jour. L'histoire est originale sur la forme mais pas forcément sur le fond. J'aime le fait que les personnages aient des comportements "actuels" et décalés même si l'on frôle parfois la caricature. Le vice prend le dessus sur le physique. La lecture se révèle être savoureuse, l'on ne s'ennuie à aucun moment, la densité de l'ensemble reste pourtant légère et on ne peut plus digeste. En prenant un peu de recul, je trouve un côté Tarantino dans ce scénario. Le dessin semble être relativement classique mais fait admirablement bien son travail. Un vrai coup de coeur.

31/05/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Les Sous-sols du Révolu
Les Sous-sols du Révolu

Ca alors, les avis sont partagés. Moi, ça m’a beaucoup plu. On est certes loin des prouesses techniques de la série Julius Corentin Acquefacques, et l’absence presque totale d’humour risque de décevoir les fans de cette dernière, mais il reste que le récit est d’une intelligence hors norme, sans pour autant être soporifique. Musé du Louvre oblige, les thèmes abordés tournent tous autour de l’art, de sa conservation, de sa nature… mais le tout est présenté avec beaucoup d’originalité, avec un coté loufoque pince-sans-rire que j’ai trouvé énorme. Ah il faut le voir, le responsable du service restauration, expliquer super sérieusement qu’ils reconstruisent les nez des statues super gros et mal fait, pour que si une génération future décide que toute partie restaurée devrait être supprimée pour ne garder que l’œuvre originale, il sera plus facile de voir ce qui a été ajouté. En plus voyez-vous, ça aidera les passionnés d’art à fait la part des choses et réaliser que le nez ne fait pas partie de la création originale. Le passage sur le portrait de Mona Lisa est aussi très ingénieux. Le coté exploration des sous-sol a un coté fascinant, et m’a un peu rappelé l’ascension de la tour des Cités obscures (sauf qu’ici, l’exploration se fait vers le bas). Bref, arrêtons de comparez tout ce que fait M.A.M au bijou qu’est Julius Corentin Acquefacques, et apprécions les œuvres originales de cet auteur décidément talentueux à leur juste valeur.

31/05/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Trio Grande - Adios Palomita
Trio Grande - Adios Palomita

Une histoire violente, ironique et amorale digne des meilleurs westerns spaghettis ! Point de départ, le Mexique. Le récit commence sur les chapeaux de roues avec "l'enlèvement" d'un homme par une aventurière, qui se retrouve poursuivit par la farouche compagne de l'homme et ses frères peu fréquentables. Les motivations de la belle aventurière viendront peu à peu lors d'un long retour vers les Etats-Unis où un solide comité d'accueil les attend, ce qui permettra au tandem de se souvenir de ce qu'ils ont vécu ensemble. Axé avant tout sur l'action, le scénario n'oublie pas de soigner ses personnages. La construction avec plusieurs flash-backs et de judicieux retournements de situations est une jolie réussite. L'ensemble ne se prend pas au sérieux, possède un humour particulièrement réjouissant et des dialogues brefs et malicieux. Le dessin de Lamy est plein de vivacité, il multiplie les angles exagérés et enchaîne avec aisance les scènes d'actions. Son trait sent la poussière et la sueur, il s'approprie l'univers du western avec un plaisir évident. Osons dire que son travail est supérieur à celui de Vatine sur Angela car ses décors sont plus travaillés, ils donnent plus de profondeur à l'image et participent au charme de cet album, valorisés par les couleurs d'Isabelle Rabarot. Un excellent album, parfaitement conduit par des auteurs qui rendent un hommage évident au western spaghetti.

30/05/2007 (modifier)
Par JB
Note: 4/5
Couverture de la série Le Feul
Le Feul

Vraiment, je ne suis pas très fantastique. Mais les dessins donnent aux héros de si jolis contours. Amateur de Blacksad et autres Le Tueur, je me suis viscéralement attaché à cette aventure. Je bois les images, les observe pendant de longues minutes. Un vrai régal qui ne semble pas très apprécié. A lire, si ce n'est à acheter.

30/05/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Algernon Woodcock
Algernon Woodcock

Après lecture des 4 premiers tomes : J'ai vraiment apprécié ces 2 diptyques, le dessin est original et superbe. L'intrigue globale avance lentement en effet, l'intérêt étant le personnage principal qui se découvre également. Il est prévu 9 tomes pour cette série, le suspense est bien géré, l'univers de l'histoire est consistant. Les bases sont bien en place au bout des 4 premiers tomes, et l'on a envie de connaître plus de ce personnage atypique qu'est Algernon Woodcock. La lecture de cette série demande de l'attention mais reste plaisante. Une très bonne série sortant des sentiers battus. Je viens d'investir sur le tome 5, vivement sa lecture.

30/05/2007 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Antarès
Antarès

Après un premier cycle captivant et un second montrant des signes de faiblesse, je craignais que cette série s’épuise. C’est donc avec appréhension et scepticisme que j’ai entamé la lecture de ce nouveau cycle. Je dois dire que les très bonnes critiques des posteurs précédents sont justifiées. Ce troisième cycle démarre mieux que le second. Le récit part sur une base nouvelle avec des événements inédits qui viennent bousculer les aspirations de Kim à goûter aux joies d’une vie paisible. Nous voici repartis pour une nouvelle planète à coloniser avec son lot d’animaux fabuleux. Côté dessin, pas d’évolution notable, c’est du Léo. C’est pas spécialement esthétique mais on s’y fait. Voici un bon premier tome qui me réconcilie avec la série. A suivre de près !

30/05/2007 (modifier)