Après lecture du premier tome j'avoue avoir été déçu par cette BD. Je trouvais alors le dessin joli mais les couleurs ternes et désuètes, plus proches de Dracurella que de Universal War One. Mais surtout le rythme de cet interminable tome 1 (116 pages) est lent, il ne se passe rien, on s'ennuie ferme ! Heureusement le tome 2 puis le tome 3 m'ont prouvé que j'ai bien fait d'insister. Et même le tome 4, un brin moins bon (moins rythmé et original) fut une lecture agréable.
Le charme de cette oeuvre réside selon moi dans son principe d'exploration des planètes qui diffèrent et nous transportent totalement d'un tome à l'autre (schématique proche de Sillage). Le graphisme est impeccable du début à la fin et la colorisation ne m'a vraiment parue vieillotte que dans le tome 1, sans m'emballer outre mesure non plus dans les suivants (trop terne).
Au final, après un début laborieux, ma lecture est devenue rapidement un plaisir et l'épaisseur des volumes ne m'a pas empêché de lire les autres tomes d'une traite, en apnée, tant le rythme est bon et les aventures de Cyann originales et bien construites.
Dommage qu'il faille attendre si longtemps entre 2 tomes... J'espère suivre bientôt la suite des aventures de cette héroïne un peu "tête à claque" quand même.
Encore et toujours du très grand MAM.
Je ne dois pas forcément être objectif, mais que dire si ce n'est que je reste admiratif devant de telles BD. C'est structuré, inventif, original, etc....
Un vrai régal pour les yeux et quelques neurones qui chauffent.
C'est vraiment inclassable, à la limite du casse-tête même.
Non, vraiment j'adore et j'en redemande.
Lecture très sympa et enrichissante. L'auteur nous a déterré une histoire incroyable et son travail de documentation semble conséquent.
Au-delà, j'ai trouvé le dessin assez moyen et même brouillon, mais l'intérêt de cette BD étant avant tout l'histoire qu'elle relate et la façon dont elle est romancée.
Une belle découverte que je dois à BDT :-)
Eh bien suite à mes recherches de One Shot et de Mangas, je suis tombé sur les avis précédents qui m'ont donné assez rapidement l'envie de me procurer ce petit bouquin ! Eh bien, ce fut une excellente initiative puisque toutes les qualités décrites sont effectivement présentes.
Pour un novice comme moi en termes de manga (à l'exception de l'oeuvre somme Akira), voici un petit bouquin à l'aspect granuleux très agréable au toucher et à la lecture...
De surcroît, même si les thèmes abordés rappellent Battle Royale et l'esprit enragé typiquement nippon, elle reste très accessible et se révèle assez vite prenante.
Les personnages sont caricaturaux et vite esquissés mais le tout sert plus l'histoire et le pitch qui en découlent. Néanmoins, cette course poursuite renvoyant au "Prix du Danger" de Boisset et ses enjeux financiers sont une parfaite critique de la société actuelle et ce, de façon universelle.
Le héros évolue en émotions et toute en apparence au cours des nombreuses scènes d'action assez bien découpées pendant qu'une seconde histoire se dessine en parallèle...
Si l'on devine assez facilement les enjeux et la "révélation finale", on n'en est pas moins sous le charme, les dessins étant suffisamment clairs et la narration éclatée pour nous tenir en haleine...
La seule étoile absente, c'est justement le fait que le temps passe vite, très vite et que le manga est lu d'une seule traite assez rapidement, dommage ! Mais ça a au moins l'avantage d'avoir un début et une fin qui se tiennent... La fin est ouverte comme tout bon épisode de série B pour préparer une suite, suite qui je l'espère ne sera pas au programme tant tous les enjeux avancés sont suffisamment développés...
Et d'autant plus que l'éditeur nous gratifie d'une histoire courte et en couleurs, qui, par une lecture désordonnée et des styles radicalement différents et travaillés (c'est même très beau !), nous assène une fin digne d'un film dont on parle plus bas et que je ne vais pas réciter (si vous voulez vous spoiler, cherchez dans les commentaires plus bas héhé) sur un thème assez dur (je suis papa et c'est le genre d'histoires qui me fait peur) mais bon sang que c'est génial et complètement dans la continuité de "Duds Hunt" !!!
Du coup, j'ai bien envie de me faire Manhole du même auteur, en espérant un intérêt similaire !
Idéal en attendant les suites de Death Note !
Note approximative : 3.5/5
J’adore le dessin de Larcenet, et j’apprécie vraiment Trondheim en général, donc je n’ai pas hésité pour lire cette bd… et je n’ai pas vraiment été déçu.
Le dessin c’est du Larcenet, clair, simple, drôle, et il reste très bon (malgré quelques défauts, comme dans le tome 3, les bouts de vers sont mal faits) donc je n’ai pas été surpris à la lecture des albums.
Les scénarios sont très bons, l’idée de base est bonne, mais si la série continue, il ne faut pas faire beaucoup d’albums en plus, car cela risque de s’épuiser.
Le tome 1 : génial : 4.25/5
Le tome 2 : très bon, mais une légère baisse au niveau du scénario : 3.5/5
Le tome 3 : dans la lignée des 2 autres : 4/5
Alors une bonne série, avec de l’émotion (j’adore la relation entre Gildas et sa sœur), mais ce n’est pas mon Trondheim préféré.
J’aimais déjà bien les albums de Baru comme Quéquette blues où il mettait en scène son adolescence ou une fiction proche de celle-ci dans le nord-est de la France, dans une ambiance de cité minière et de hauts-fourneaux, de cités emplies d’ouvriers de toutes nationalités, où les jeunes vivent malgré tout leurs vies débridées de jeunes. Avec Les Années Spoutnik, nous retrouvons le même décor mais quelques années plus tôt, avec cette fois des écoliers pour héros au lieu de grands ados. Ambiance fin des années 50, Spoutnik, football, parti communiste contre curé de paroisse et batailles rangées entre bandes de gamins.
J’ai tout de suite accroché grâce à la très bonne narration de Baru et à son dessin fluide. Qui plus est, les couleurs sont ici excellentes.
Après un premier tome un peu trop vite lu, les albums se font plus denses. Chaque tome forme plus ou moins une histoire complète et j’ai une préférence pour les 3e et 4e.
Les histoires sont simples mais prenantes, l’ambiance est réussie, les jeunes héros sont attachants. Et la représentation de ce décor ouvrier de l’époque est vraiment bonne, intéressante tout en étant touchante et captivante à la fois.
Lecture très agréable que je vous conseille.
Note approximative : 3.5/5
Voilà une BD qui ne payait pas de mine : couverture façon vieille BD historico-éducative, éditeur RTL inconnu à mon bataillon et crainte de ma part de lire une adaptation médiocre d’un opéra/livre célèbre. Mais sans que cette BD soit un chef-d’œuvre, sa lecture fut finalement une belle et une bonne surprise.
Ce fut d’abord et surtout grâce au dessin qui est superbe. Dans un style proche des gravures anciennes, il offre des planches impressionnantes. Certaines cases offrent des perspectives qui rappellent à la fois des gravures de Veronese et certaines planches de Schuiten. Seul défaut, mais il s’estompe au fil des pages, les personnages ont des poses un peu trop théâtrales, pas crédibles, ça manque de vie et de dynamisme. Mais comme c’est visiblement voulu pour rappeler l’opéra correspondant, ce n’est pas un vrai reproche.
Bref, c’est beau à regarder. Il est juste dommage que les couleurs ne soient pas vraiment au niveau du graphisme.
Quant au récit, il n’est pas mauvais. Je ne connaissais ni la pièce de Shakespeare ni l’opéra de Verdi qui est adapté ici mais j’ai l’impression que l’adaptation est bonne et le passage à la BD fluide et réussi. Il manque juste à mon sens la profondeur de la tragédie, la mise en ambiance, la force des sentiments. La réaction tragique d’Otello en fin de récit paraît notamment un peu démesurée et c’est bien dommage puisque c’est justement tout l’objectif du récit d’amener à ce final là.
Je suis cependant heureux d’avoir pu découvrir ce récit par le biais de cette BD au graphisme de très grande qualité et à l’adaptation réussie. Je sais maintenant enfin qui sont Otello, Iago, Desdémone et Cassio. Et je serais heureux de pouvoir la relire en écoutant simultanément l’opéra de Verdi.
Note approximative : 3.5/5
B.P.R.D est une série dans la lignée directe de Hellboy. La seule différence majeure est l’absence de Hellboy lui-même, permettant du coup de raconter des histoires un peu différentes, libérées de la pesante prophétie et de tout ce qui tourne autour du gros démon rouge. L’esprit reste cependant le même, avec un mélange d’histoires courtes et de longs récits fantastiques, dans une ambiance ésotérique à la Lovecraft mâtinée de récits de pulps fantastiques à l’ancienne avec savants nazis et démons infernaux à combattre.
Autre différence, Mignola en profite pour laisser la main au niveau du dessin même s’il a dessiné tout de même quelques épisodes et les designs importants. Mais je dois dire que je préférais nettement son style à celui des nouvelles planches qui restent correctes mais ne sont franchement pas terribles ni aussi personnalisées.
Les récits sont sympathiques, assez prenants et divertissants. Elles manquent un peu d’envergure mais j’ai passé un très bon moment à les lire.
J'ai énormément aimé ce manga. A travers ces livres, on peut voir à quel point l'amour est importante et à quel point ça peut "sauver" une personne. En lisant ce livre, j'ai ressenti de la haine envers la mère d'Arima. Je conseille ce livre à tous !
Pas mal du tout !...
Cette série a débuté dans le magasine "Vécu" en 1990 ; année qui voit déjà la publication de son premier album.
"Le postillon" ?... Un postulat attachant : l'auteur fait revivre l'époque de la Révolution Française, ainsi que celle de l'Empire ; et ce au travers du regard de Jasmin Bourache, postillon de métier.
De relais de poste en relais de poste, j'ai voyagé avec lui, découvrant la France profonde et les "petites gens" de cette époque.
De biens belles chroniques servies par un graphisme précis, où le souci du détail -tant des costumes, des us et coutumes ou des décors- est bien présent ; ce de la part d'un auteur que j'ai découvert.
Bon mélange de genres aussi dans cette série vraiment attachante par son contenu qui mêle action, violence et romantisme. Un bien bon cocktail : précis et savoureux.
A noter : une belle palette graphique qui complémentarise le vrai don de cette "auteuse" que, j'avoue, je ne connaissais vraiment pas.
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Le Cycle de Cyann
Après lecture du premier tome j'avoue avoir été déçu par cette BD. Je trouvais alors le dessin joli mais les couleurs ternes et désuètes, plus proches de Dracurella que de Universal War One. Mais surtout le rythme de cet interminable tome 1 (116 pages) est lent, il ne se passe rien, on s'ennuie ferme ! Heureusement le tome 2 puis le tome 3 m'ont prouvé que j'ai bien fait d'insister. Et même le tome 4, un brin moins bon (moins rythmé et original) fut une lecture agréable. Le charme de cette oeuvre réside selon moi dans son principe d'exploration des planètes qui diffèrent et nous transportent totalement d'un tome à l'autre (schématique proche de Sillage). Le graphisme est impeccable du début à la fin et la colorisation ne m'a vraiment parue vieillotte que dans le tome 1, sans m'emballer outre mesure non plus dans les suivants (trop terne). Au final, après un début laborieux, ma lecture est devenue rapidement un plaisir et l'épaisseur des volumes ne m'a pas empêché de lire les autres tomes d'une traite, en apnée, tant le rythme est bon et les aventures de Cyann originales et bien construites. Dommage qu'il faille attendre si longtemps entre 2 tomes... J'espère suivre bientôt la suite des aventures de cette héroïne un peu "tête à claque" quand même.
Mémoire morte
Encore et toujours du très grand MAM. Je ne dois pas forcément être objectif, mais que dire si ce n'est que je reste admiratif devant de telles BD. C'est structuré, inventif, original, etc.... Un vrai régal pour les yeux et quelques neurones qui chauffent. C'est vraiment inclassable, à la limite du casse-tête même. Non, vraiment j'adore et j'en redemande.
Malet
Lecture très sympa et enrichissante. L'auteur nous a déterré une histoire incroyable et son travail de documentation semble conséquent. Au-delà, j'ai trouvé le dessin assez moyen et même brouillon, mais l'intérêt de cette BD étant avant tout l'histoire qu'elle relate et la façon dont elle est romancée. Une belle découverte que je dois à BDT :-)
Duds Hunt
Eh bien suite à mes recherches de One Shot et de Mangas, je suis tombé sur les avis précédents qui m'ont donné assez rapidement l'envie de me procurer ce petit bouquin ! Eh bien, ce fut une excellente initiative puisque toutes les qualités décrites sont effectivement présentes. Pour un novice comme moi en termes de manga (à l'exception de l'oeuvre somme Akira), voici un petit bouquin à l'aspect granuleux très agréable au toucher et à la lecture... De surcroît, même si les thèmes abordés rappellent Battle Royale et l'esprit enragé typiquement nippon, elle reste très accessible et se révèle assez vite prenante. Les personnages sont caricaturaux et vite esquissés mais le tout sert plus l'histoire et le pitch qui en découlent. Néanmoins, cette course poursuite renvoyant au "Prix du Danger" de Boisset et ses enjeux financiers sont une parfaite critique de la société actuelle et ce, de façon universelle. Le héros évolue en émotions et toute en apparence au cours des nombreuses scènes d'action assez bien découpées pendant qu'une seconde histoire se dessine en parallèle... Si l'on devine assez facilement les enjeux et la "révélation finale", on n'en est pas moins sous le charme, les dessins étant suffisamment clairs et la narration éclatée pour nous tenir en haleine... La seule étoile absente, c'est justement le fait que le temps passe vite, très vite et que le manga est lu d'une seule traite assez rapidement, dommage ! Mais ça a au moins l'avantage d'avoir un début et une fin qui se tiennent... La fin est ouverte comme tout bon épisode de série B pour préparer une suite, suite qui je l'espère ne sera pas au programme tant tous les enjeux avancés sont suffisamment développés... Et d'autant plus que l'éditeur nous gratifie d'une histoire courte et en couleurs, qui, par une lecture désordonnée et des styles radicalement différents et travaillés (c'est même très beau !), nous assène une fin digne d'un film dont on parle plus bas et que je ne vais pas réciter (si vous voulez vous spoiler, cherchez dans les commentaires plus bas héhé) sur un thème assez dur (je suis papa et c'est le genre d'histoires qui me fait peur) mais bon sang que c'est génial et complètement dans la continuité de "Duds Hunt" !!! Du coup, j'ai bien envie de me faire Manhole du même auteur, en espérant un intérêt similaire ! Idéal en attendant les suites de Death Note !
Les cosmonautes du futur
Note approximative : 3.5/5 J’adore le dessin de Larcenet, et j’apprécie vraiment Trondheim en général, donc je n’ai pas hésité pour lire cette bd… et je n’ai pas vraiment été déçu. Le dessin c’est du Larcenet, clair, simple, drôle, et il reste très bon (malgré quelques défauts, comme dans le tome 3, les bouts de vers sont mal faits) donc je n’ai pas été surpris à la lecture des albums. Les scénarios sont très bons, l’idée de base est bonne, mais si la série continue, il ne faut pas faire beaucoup d’albums en plus, car cela risque de s’épuiser. Le tome 1 : génial : 4.25/5 Le tome 2 : très bon, mais une légère baisse au niveau du scénario : 3.5/5 Le tome 3 : dans la lignée des 2 autres : 4/5 Alors une bonne série, avec de l’émotion (j’adore la relation entre Gildas et sa sœur), mais ce n’est pas mon Trondheim préféré.
Les Années Spoutnik
J’aimais déjà bien les albums de Baru comme Quéquette blues où il mettait en scène son adolescence ou une fiction proche de celle-ci dans le nord-est de la France, dans une ambiance de cité minière et de hauts-fourneaux, de cités emplies d’ouvriers de toutes nationalités, où les jeunes vivent malgré tout leurs vies débridées de jeunes. Avec Les Années Spoutnik, nous retrouvons le même décor mais quelques années plus tôt, avec cette fois des écoliers pour héros au lieu de grands ados. Ambiance fin des années 50, Spoutnik, football, parti communiste contre curé de paroisse et batailles rangées entre bandes de gamins. J’ai tout de suite accroché grâce à la très bonne narration de Baru et à son dessin fluide. Qui plus est, les couleurs sont ici excellentes. Après un premier tome un peu trop vite lu, les albums se font plus denses. Chaque tome forme plus ou moins une histoire complète et j’ai une préférence pour les 3e et 4e. Les histoires sont simples mais prenantes, l’ambiance est réussie, les jeunes héros sont attachants. Et la représentation de ce décor ouvrier de l’époque est vraiment bonne, intéressante tout en étant touchante et captivante à la fois. Lecture très agréable que je vous conseille.
Otello de Giuseppe Verdi
Note approximative : 3.5/5 Voilà une BD qui ne payait pas de mine : couverture façon vieille BD historico-éducative, éditeur RTL inconnu à mon bataillon et crainte de ma part de lire une adaptation médiocre d’un opéra/livre célèbre. Mais sans que cette BD soit un chef-d’œuvre, sa lecture fut finalement une belle et une bonne surprise. Ce fut d’abord et surtout grâce au dessin qui est superbe. Dans un style proche des gravures anciennes, il offre des planches impressionnantes. Certaines cases offrent des perspectives qui rappellent à la fois des gravures de Veronese et certaines planches de Schuiten. Seul défaut, mais il s’estompe au fil des pages, les personnages ont des poses un peu trop théâtrales, pas crédibles, ça manque de vie et de dynamisme. Mais comme c’est visiblement voulu pour rappeler l’opéra correspondant, ce n’est pas un vrai reproche. Bref, c’est beau à regarder. Il est juste dommage que les couleurs ne soient pas vraiment au niveau du graphisme. Quant au récit, il n’est pas mauvais. Je ne connaissais ni la pièce de Shakespeare ni l’opéra de Verdi qui est adapté ici mais j’ai l’impression que l’adaptation est bonne et le passage à la BD fluide et réussi. Il manque juste à mon sens la profondeur de la tragédie, la mise en ambiance, la force des sentiments. La réaction tragique d’Otello en fin de récit paraît notamment un peu démesurée et c’est bien dommage puisque c’est justement tout l’objectif du récit d’amener à ce final là. Je suis cependant heureux d’avoir pu découvrir ce récit par le biais de cette BD au graphisme de très grande qualité et à l’adaptation réussie. Je sais maintenant enfin qui sont Otello, Iago, Desdémone et Cassio. Et je serais heureux de pouvoir la relire en écoutant simultanément l’opéra de Verdi.
B.P.R.D.
Note approximative : 3.5/5 B.P.R.D est une série dans la lignée directe de Hellboy. La seule différence majeure est l’absence de Hellboy lui-même, permettant du coup de raconter des histoires un peu différentes, libérées de la pesante prophétie et de tout ce qui tourne autour du gros démon rouge. L’esprit reste cependant le même, avec un mélange d’histoires courtes et de longs récits fantastiques, dans une ambiance ésotérique à la Lovecraft mâtinée de récits de pulps fantastiques à l’ancienne avec savants nazis et démons infernaux à combattre. Autre différence, Mignola en profite pour laisser la main au niveau du dessin même s’il a dessiné tout de même quelques épisodes et les designs importants. Mais je dois dire que je préférais nettement son style à celui des nouvelles planches qui restent correctes mais ne sont franchement pas terribles ni aussi personnalisées. Les récits sont sympathiques, assez prenants et divertissants. Elles manquent un peu d’envergure mais j’ai passé un très bon moment à les lire.
Elle et Lui - Kare Kano
J'ai énormément aimé ce manga. A travers ces livres, on peut voir à quel point l'amour est importante et à quel point ça peut "sauver" une personne. En lisant ce livre, j'ai ressenti de la haine envers la mère d'Arima. Je conseille ce livre à tous !
Le Postillon
Pas mal du tout !... Cette série a débuté dans le magasine "Vécu" en 1990 ; année qui voit déjà la publication de son premier album. "Le postillon" ?... Un postulat attachant : l'auteur fait revivre l'époque de la Révolution Française, ainsi que celle de l'Empire ; et ce au travers du regard de Jasmin Bourache, postillon de métier. De relais de poste en relais de poste, j'ai voyagé avec lui, découvrant la France profonde et les "petites gens" de cette époque. De biens belles chroniques servies par un graphisme précis, où le souci du détail -tant des costumes, des us et coutumes ou des décors- est bien présent ; ce de la part d'un auteur que j'ai découvert. Bon mélange de genres aussi dans cette série vraiment attachante par son contenu qui mêle action, violence et romantisme. Un bien bon cocktail : précis et savoureux. A noter : une belle palette graphique qui complémentarise le vrai don de cette "auteuse" que, j'avoue, je ne connaissais vraiment pas.