Les derniers avis (32285 avis)

Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Poupon la peste
Poupon la peste

"Poupon la Peste", toute ma jeunesse !!!! Je piquais la revue pour "jeunes filles" de ma frangine éditée par Fleurus (me souviens plus du nom, on remonte dans les années 70 là...) juste pour lire la page de Poupon la Peste, je ne connaissais rien des Bidochon ni de son auteur à l'époque.... Et les dessins de Binet si appréciés pour son autre "grosse" oeuvre et peu ici à priori me faisaient sourire... Alors ok c'est enfantin mais on reconnaît bien le personnage râleur de Raymond (est-ce lui petit ?), Poupon est une peste, une teigne et si tout ne prête pas à rire, on lit les pages sans déplaisir, le côté minimaliste ne retirant rien à l'intérêt de la lecture, l'absence de décors se prêtant plutôt bien à l'essentiel : le strip !!! Un ma foi pas si vilain péché de jeunesse !

31/08/2007 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Sacré Jésus !
Sacré Jésus !

Peut-on rire de tout ? Finalement avec Tronchet, je ne peux répondre que oui ! Dans un style minimaliste assez dépouillé par rapport aux Jean-Claude Tergal et dans un format plus petit, les aventures de Jésus forcent la curiosité puis l'adhésion ! C'est drôle, blasphématoire, et on en redemande !!! Forcément ce n'est pas le genre de bouquin à mettre dans les mains de votre grand-mère ou de votre fille pour son catéchisme et parfois les gags sentent un peu trop la vanne facile à faire mais la tentation est trop importante pour que l'on puisse le refermer sans l'avoir lu dans sa totalité... ...et avoir passé un bon moment finalement ! Le second tome est plus dispensable puisque Tronchet a posé les bases dans le premier et se permet de le faire évoluer dans un scénario plus complet (l'histoire passe de strips d'une page à une "aventure" pas inintéressante mais plus cynique et finalement moins drôle), je salue quand même la volonté de l'auteur à avoir tenté de renouveler sa petite série par la différence de style entre les deux livres qu'il a créé, St Benoît, canonisez le !

30/08/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Paracuellos
Paracuellos

"Paracuellos" ?.... c'est le récit de la vie de l'auteur -Carlos Gimenez- recueilli par l'Assistance Publique pendant le temps ou l'Espagne vivait sous le totalitarisme du général Franco. Et il en a bavé, Carlos. On le sent au travers de ces récits. Brimades et désespoir étaient quasi son lot quotidien. Mais, heureusement, il nous restitue cela avec un humour franc, attachant... mais tellement sombre. On a envie de rire mais le désespoir de l'enfance est visible quasi à chaque page, chaque case. On en arrive à se dire "Merde, c'est pas possible". Mais si, c'était possible. Mais Carlos a survécu ; dans son corps et -surtout- dans son esprit. Il a ainsi pu raconter son adolescence, ses frustrations, ses premiers émois, ses débuts de dessinateurs... Vraiment une "drôle" de vie vécue là... Une vie à rire... et à pleurer. Mais peut-être ne faut-il retenir que le bon côté des choses ; même si ces dernières ont été bâties sur une enfance plus que malheureuse. Un témoignage vrai ; un coup de poing textuel et graphique à montrer à ceux à qui "tout réussit".

30/08/2007 (modifier)
Par Krystaufe
Note: 4/5
Couverture de la série Le n°1
Le n°1

Une BD bourrée de références télévisuelles et cinématographiques (mais pas que...) qui laisse tout de même la place à l'originalité, et ça, c'est important. On ressent le goût de l'auteur pour la culture "Pop" et "underground", ce qui transparaît dans le graphisme. Le scénario, sans rien dévoiler de l'intrigue, est quant à lui farfelu mais cohérent et touche de près à l'actualité. A recommander vivement car pour quelques euros vous avez une histoire originale, une BD dont certaines pages sont de véritables petits tableaux et qui, contrairement à beaucoup d'autres, ne prend pas de place dans une bibliothèque ! Vivement "Le N°1 2" ou "Le N° 2" à moins que ce ne soit tout autre chose.

30/08/2007 (modifier)
Par Kalish
Note: 4/5
Couverture de la série Soda
Soda

La voilà, la seule série du magazine Spirou qui vaut vraiment le coup avec Spirou et Fantasio. Pas étonnant, elles ont eu, pendant un temps, le même scénariste. L’idée de base bien sûr fait tout le charme de cette bd ; un flic-pasteur qui truffe de plomb les bad-guys à la manière d’un Dirty Harry. Les scénarios sont vraiment très bon pour la plupart avec une sacré dose d’action et de suspense sans être redondants. C’est très noir aussi par moment comme l’âme du lieutenant Soda, qui au fil des albums ne décoche pratiquement jamais de sourire. Heureusement, la situation avec sa mère permet des situations cocasses amenant un peu d’humour dans les enquêtes du lieutenant Soda. Les quelques autres personnages secondaires comme Linda, Bab’s ou le capitaine sont aussi les bienvenus pour nous laisser souffler un peu. Pour ce qui est du dessin, rien à redire, Gazzotti est un maître. Des proportions nickel, une notion du mouvement parfaite et un souci du détail vraiment époustouflant. A-t-on jamais vu des flingues aussi détaillés en bd ? Par contre j’ai toujours trouvé bizarre, même si ça n’a jamais dérangé ma lecture, que presque tous les personnages aient des têtes normales, bien proportionnées, sauf le héros avec ses joues au niveau des yeux et sa tronche en forme de 9 dès qu’il est de trois quarts. Enfin, sans l’originalité de son faciès, ce ne serait plus Soda.

30/08/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Adam au Chromaland
Adam au Chromaland

Un jeune garçon qui se retrouve projeté dans un monde imaginaire pour le sauver d'un grand danger, voilà une intrigue qui n'a rien de bien novateur à première vue. Mais quand ce monde est d'une véritable originalité, quand le récit est raconté avec brio et humour et quand le dessin est largement à la hauteur de ses ambitions, cela donne le début d'une excellente BD. Un véritable coup de coeur en ce qui me concerne ! Imaginez un univers qui soit celui de l'imagination. Y vivent toutes les chimères imaginées un jour par les hommes vivants ou l'imaginaire des grands artistes qui perdurent dans l'esprit des vivants. Divisées en royaumes de l'imaginaire de chacun, elles se côtoient, se croisent, s'influencent. L'imaginaire de Magritte relié à ceux de Monet, de Van Gogh et d'innombrables artistes, peintres, écrivains, cinéastes, etc... Dans chacun de ces imaginaires, les décors et les êtres vivants sont à l'image des créations de leurs auteurs mais aussi de tous ceux qui les ont influencés. Transposé en images dans Adam au Chromaland, cela donne un patchwork coloré, beau et fouillis à la fois, ensemble d'innombrables références visuelles et artistiques. Le dessin de Di Giammarino est tout à fait à la hauteur de la tâche. Son trait fait légèrement penser à celui d'Eduardo Risso ou d'Horacio Domingues, une touche d'ambiance latine associée à une maîtrise et un trait lisse proche du comics. La colorisation, informatique et légèrement froide à la manière d'un Beltran, offre des tons pastels très variés pour une ambiance colorée, comme le veut le nom du royaume : Chromaland. Et au fil des pages, on s'amuse à repérer dans chaque planche toutes les clins d'oeil aux oeuvres de peintres, de sculpteurs, de cinéastes et autres écrivains. C'est d'ailleurs avec bonheur que l'on découvre en fin d'album la liste des titres et auteurs de chacune de ces références artistiques. Quant au récit, il est à double niveau. L'intrigue de base semble destinée à un lectorat assez jeune. Un petit garçon débrouillard et imaginatif qui va sauver le Royaume Imaginaire, rien de bien nouveau. Mais cette simple intrigue est très bien racontée permettant à un adulte de la lire sans jamais s'ennuyer. Et le même lecteur adulte pourra ensuite profiter du second niveau de lecture, de ces très nombreuses références artistiques bien sûr mais aussi d'un véritable humour qui se dégage des planches. L'histoire ne se prend pas totalement au sérieux et les gags sont nombreux quoique discrets. J'ai notamment été plié de rire en voyant cette Madonne de peinture classique jouer les nounous avec tous les petits Jésus que les autres Saintes-Vierges du musée lui avaient laissés en garde. Un vrai plaisir de lecture et un vrai plaisir pour les yeux. Les amateurs de peinture, d'imaginaire, d'humour et de récit d'aventure fantastique seront ravis. Et si les tomes suivants pouvaient rester sur le même niveau de qualité, nous aurions peut-être bien là un futur immanquable. Hélas, suite aux soucis financiers des Humanos, les droits ont été rendus aux auteurs et nul ne saurait dire si la suite paraitra un jour et chez quel éditeur...

30/08/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Korrigans
Korrigans

Après La Graine de Folie, Civiello reste dans l'univers des légendes celtiques mais cette fois en s'adjoignant les services d'un vrai scénariste, Mosdi (intervenu sur le 4ème tome de La Graine de Folie). Certes l'histoire n'est pas des plus originale, et on pourra y voir de fortes inspirations à Tolkien. Mais le scénariste sait mener sa barque et arrive à nous captiver. Il enchaîne les aventures en des lieux différents sans nous perdre, il alterne les phases d'actions et d'expositions, les personnages sont assez nombreux et bien pensés. Au niveau du dessin, on avait déjà pu apprécier le travail de Civiello dans sa précédente réalisation, mais on pouvait regretter que tout ça soit parfois un peu fouillis et pas très lisible. Dans Korrigans, il s'est clarifié et encore amélioré. Les mises en couleurs sont magnifiques et donnent des paysages somptueux. Les différents humanoïdes et monstres sont superbement représentés. On pourra reprocher, sur certaines cases, des personnages inexpressifs ou qui se détachent des paysages mais la beauté de l'ensemble corrige tout ça. Donc à la différence de la Graine de Folie qui était certes jolie mais très fouillis, nous avons là une très bonne série agréable à lire et à regarder.

30/08/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Les Lumières de l'Amalou
Les Lumières de l'Amalou

Cette série est pour moi un Classique de la production Delcourt. Une histoire, bien menée, sublimée par un graphisme maîtrisé tant sur le dessin que la colorisation. L'ensemble n'est pas des plus aisés à lire mais cela ne perturbe en rien la lecture si prenante. Ces 5 tomes forment un joli conte pour adulte, et qui pour moi, plus de 10 ans après sa sortie, garde tout son charme. Je pense qu'il en sera ainsi encore longtemps car cette série semble intemporelle en plus d'être fort plaisante.

29/08/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Long John Silver
Long John Silver

Autant l'annoncer dès le départ : Dorison et son complice Lauffray ont réussi leur pari de retrouver le souffle de la grande aventure, en reprenant l'un des plus célèbres personnages de Stevenson, est-il besoin de le citer, Long John Silver. L'album est mené à un rythme d'enfer, mais ce ne serait rien sans la capacité d'installer un vrai suspense, d'entraîner le lecteur dans les fils d'une intrigue qui ne manquera pas sur quelques albums de réserver de nombreuses tensions, et surtout de mettre en scène des personnages avec une réelle épaisseur. Ce sont d'ailleurs eux qui ont la part belle dans ce premier tome : Dorison installe ses pions, le personnage qui donne son nom à la série intervient d'ailleurs à un stade avancé du récit, il présente tous les acteurs qui interviendront dans son histoire et leur permet de révéler plusieurs facettes avec subtilité. Le texte est vif et intelligent, il respecte bien les règles des séries d'aventure sans perdre de sa fluidité, et surtout sans chercher des tournures à effets qui pourraient entraîner des lourdeurs. On peut dire que Dorison maîtrise son sujet, et qu'il y apporte suffisamment d'humanité sans chercher à en rajouter. Le dessin de Lauffray apporte la touche de spectaculaire, avec un sens de l'efficacité redoutable, que ce soit dans le trait ou la mise en page. Lui aussi impose une fluidité impeccable au récit, ce qu'il conjugue avec des ambiances parfaitement rendues, comme on peut le constater dès les premières pages. Très belle mise en couleur. Bref, une des grandes réussites de l'année, qui ne peut sans doute que devenir une oeuvre majeure en prenant de l'ampleur avec sa suite. On en jugera avec impatience...

28/08/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Morin-Lourdel
Les Morin-Lourdel

Une bien chouette série, pas trop connue malheureusement, qui débute en l'année 1934. Une histoire curieuse aussi qui plonge dans deux mondes différents : ceux de l'aristocratie et de la classe ouvrière. Mais un attachant postulat fait une sorte de retournements -voulus- de certaines situations. D'un côté, c'est la vie d'un ouvrier qui va se ranger du côté du patronat ; de l'autre c'est un médecin aristocrate qui décide de rejoindre les ouvriers. Mais ce n'est pas qu'une histoire de deux hommes que nous offrent les auteurs : il m'ont fait passer par le Front Populaire du milieu des années 30, par la lutte des classes, les coalitions politiques diverses... J'ai ainsi traversé l'état d'esprit d'une France qui vivait une époque troublée, très difficile, où -déjà- l'extrême droite pointait. Une bien belle saga concoctée par ce chouette scénariste de Maric et, également, bien mise en scène par un Baron-Brumaire qui fait usage d'un style nerveux, au trait bien personnel, et dont la "manipulation graphique" parvient à donner une véritable idée de ce qu'était l'époque et ce que vivaient et ressentaient les gens. Vraiment bien bon.

28/08/2007 (modifier)