Korrigans

Note: 3.03/5
(3.03/5 pour 32 avis)

Irlande, Moyen-Age. Pendant la terrible nuit de Samain, une nuit au cours de laquelle, selon la légende, des passages s'ouvrent entre notre monde et un univers surgi de la mythologie celtique.


D'un monde à l'autre Mythologie celtique Terres de Légendes

Irlande, Moyen-Age. Pendant la terrible nuit de Samain, une nuit au cours de laquelle, selon la légende, des passages s'ouvrent entre notre monde et un univers surgi de la mythologie celtique. Une famille de paysans avance péniblement, à bord d'une carriole, sur un étroit chemin. Soudain, un rocher dévale le flanc abrupt de la colline et percute le véhicule. Juste après, des Cluricaunes, affreuse petites créatures ivres de méchanceté, se jettent sur les survivants pour les entraîner dans les ténèbres du ravin. Seule une petite fille, Luaine, échappe à ce funeste sort, grâce à l'intervention de deux korrigans, Emer et Eolas. Lorsque les Cluricaunes renoncent enfin à la trouver, l'enfant constate que son père est mort. Sa mère et son grand-père ont été emmenés par les assaillants.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2000
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus

Couverture de la série Korrigans © Delcourt 2000
Les notes
Note: 3.03/5
(3.03/5 pour 32 avis)
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12/10/2001 | Kael
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Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai un problème avec le dessin de Civiello. Il est beau, mais je le trouve trop réaliste. Or, j'ai remarqué que mon cerveau semble croire que tout dessin très réaliste est de la peinture et donc qu'il ne devrait pas avoir des bulles. Oui, cela fait étrange, mais en lisant cette bande dessinée je trouvais que le fait qu'il y ait du texte n'était pas du tout naturel! En plus, je trouve que le dessin est trop surchargé sur plusieurs cases. Je ne voyais pas bien ce que Civiello essayait de représenter. Quant au scénario, il est tellement basique et sans intérêt que j'ai vite perdu l'envie de faire des efforts pour essayer de rentrer dans l'histoire. Décidément, Civiello et moi cela fait deux.

19/12/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai découvert cette Bd grâce à Bdthèque, j'ai donc lu en bibliothèque les 4 albums, et ce qui m'a frappé immédiatement, c'est le dessin hyperréaliste de Civiello, parfaitement adapté à ce type de bande, c'est ce qu'on voit dès qu'on ouvre un album, et ça incite à rentrer dedans. Graphiquement, c'est donc magnifique, certains décors ressemblent aux dessins de John Howe (qui est avec Alan Lee l'un des 2 illustrateurs attitrés des ouvrages de Tolkien). Civiello restitue sa fascination de l'univers celtique, son style est très illustratif, et on se surprend à penser que les bulles contenant les dialogues font un peu figure d'intrus sur de telles images. Etrangement, l'aspect statique de ces dessins ne m'a pas dérangé ici, par rapport à d'autres Bd où c'est parfois gênant. De son côté, Mosdi est un véritable bâtisseur d'univers, mais le scénario n'est hélas pas tout à fait à la hauteur de ce visuel époustouflant ; on peut perdre facilement le fil de ce récit complexe si on n'est pas attentif, certains passages restent obscurs, des personnages sont peu étoffés... mais le rapprochement entre univers celtique et univers à la Tolkien est très sympathique, c'est ce que j'ai apprécié dans cette série en tant que Breton (à l'origine, les korrigans sont Bretons et font leurs danses de mort autour des dolmens), et en tant que fan du Seigneur des Anneaux, dont les auteurs s'inspirent pour plusieurs codes et certaines créatures maléfiques. Une belle série dans son ensemble.

16/01/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

La première fois que j'ai ouvert un album de Civiello, j'ai trouvé ça fouillis, pas très net... Et puis maintenant que "Korrigans" est terminé, j'ai retenté ma chance. Dans le premier tome le dessin est bon, agréable, on sent que le dessinateur adore les ambiances celtiques. L'histoire est assez prenante, sans plus. Et lorsqu'on entame le second tome, le dessin a franchi deux paliers. je l'ai tout simplement trouvé formidable. Civiello est effectivement un dessinateur de toute première force, mais aussi et surtout un illustrateur encore meilleur, capable de rendre des atmosphères très différentes : sourdes, oppressantes chez Balor, plus claire et apaisante chez les Tuath de Danann... Vraiment une belle découverte graphique pour moi. Au niveau de l'histoire, j'aurais aimé quelque chose de plus consistant pour accompagner ce dessin magnifique. Hélas, l'intrigue est finalement assez simpliste, malgré la confusion de la narration, surtout dans le troisième album. C'est un peu distrait que je l'ai suivi jusqu'à son terme, préférant me concentrer sur le style graphique. J'aime beaucoup les personnages de Luaine et de Medh Maeb, une beauté intemporelle... J'espère les retrouver dans de nouvelles aventures...

22/10/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Attiré par la couverture et le trait du dessin, je m'attendais à être transporté par une histoire hors des sentiers battus dans un univers médiéval fantastique. Or celle-ci me semble répétitive dans sa construction, ce qui guette vite son étouffement. Il est dommage d'avoir gâché un postulat de départ pourtant sympa. C'est à la fois un peu conventionnel et frustrant. Par contre, j'ai bien aimé le graphisme avec cette précision du trait. Cependant, les images ne se combinent pas harmonieusement. Certains plans semblent même avoir été empruntés à d'autres oeuvres que j'ai pu lire. L'atmosphère est-elle censée rehausser un scénario un peu indigent ? Je n'ai pas pu apprécier cette oeuvre à cette première lecture. Il faudra sans doute qu'un jour je reprenne celle-ci avec plus de recul. Bref, laisser une dernière chance de ne pas être passer à côté.

24/03/2007 (MAJ le 28/09/2008) (modifier)
Par jib
Note: 4/5

Cette série de quatre albums est vraiment agréable à lire et ceci tout particulièrement grâce à un dessin très réussi. La finesse et la précision du trait de Civiello nous transportent avec légèreté dans les mondes féeriques de Mosdi. Un beau travail artistique, pour des livres bien finis. J'ai beaucoup apprécié les efforts de présentation des personnages, d'autant que certaines descriptions apportent des détails non négligeables à la bonne compréhension du déroulement de l'histoire. Le scénario est probablement un peu trop riche pour seulement quatre albums. De ce fait, beaucoup de points restent un peu trop énigmatiques. Si l'histoire commence simplement tout en gardant son intérêt, il s'ajoute vite un nombre conséquent d'intervenants, à tel point qu'on en finit par oublier les Korrigans. On s'aperçoit alors qu'on évolue dans un monde avec une histoire complexe (et plutôt bien ficelée) qui aurait méritée un, voire deux albums de plus. Il aurait été certainement très intéressant de s'attarder sur certains personnages afin d'élucider les mystères de ce monde où la magie prédomine sans vraiment qu'on s'en aperçoive. Ceci aurait aussi permis de moins bousculer les deux derniers tomes qui, effectivement, se terminent rapidement et en total paradoxe avec un début assez coulé. Néanmoins, je reste sur une note très positive, car il y a dans ces albums - un vrai travail de recherche, - un dessin fouillé et varié allant du portrait photographique au trait brouillon du fusain, - une corrélation crédible entre les mondes, - un scénario très persuasif (à l'exception près d'un acte final aux petits airs de « déjà vu »), - une finition parfaitement agréable et bien menée. Mon seul regret : la contrainte éditeur de clôturer un album en 45 pages empêche parfois l'épanouissement d'une vrai oeuvre d'art et l'accomplissement de véritables chef d'oeuvres ; c'est probablement le cas pour cette très belle histoire dessinée d'une main de maître. Dix à vingt petites pages de plus par tome auraient certainement réussi à faire classer cette série parmi les incontournables de ce que nous pouvons appeler le 9ème art. Et le 9ème art n'atteindra son éveil complet que lorsqu'il se sera libéré de ses contraintes commerciales, pour pouvoir mieux exploiter les contraintes qui lui sont propres. En conclusion pour les lecteurs : Si vous ouvrez cette BD et que vous en avez une bonne première impression, alors, allez jusqu'au bout ! et vous ne serez certainement pas déçu. Vous la relirez même avec plaisir. Pour les lecteurs d'héroïc fantasy : rien d'exceptionnellement nouveau, certes, (ou devrais-je dire "celte"), mais cette tendre poésie, qu'insinue le duo réussi, est comme un doux parfum d'orange dans un chocolat fondant de caractère*. *[NdlC] Je plussoie ! :)

28/09/2008 (modifier)
Par Raphifty
Note: 3/5

Sans être extraordinaire, j’ai trouvé cette histoire en quatre tomes très sympathique. Il faut bien reconnaître que Mosdi ne réinvente pas le genre mais il parvient néanmoins à nous faire passer un agréable moment. Malgré une fin que j’ai trouvée trop rapide, je pense que les fans d’héroïc fantasy type Seigneur des Anneaux devraient apprécier cette histoire. Le point fort de cette collection reste bien évidemment le dessin qui semble sorti d’une fresque et se prête tout à fait au style celtique.

12/08/2008 (modifier)
Par kalish
Note: 2/5

Je serais sans doute l’un des rares à avoir préféré La Graine de Folie à cette seconde série de l’artiste Civiello. Comme je le craignais en lisant le dernier tome de la graine, le fait d’avoir un scénariste bride le talent de l’artiste, ça reste certes impressionnant mais moins grandiose et moins délirant. De plus, le personnage principal est ici humain et son graphisme est tellement précis que ses visages semblent être des photographies et ça me dérange un peu, ça ne fait plus bandes-dessinées, je préfère largement quand il représente Igguk avec son gros nez et ses tronches hilarantes. Mais tout ça n’irait pas jusqu’à faire chuter la note. En revanche, j’ai trouvé le scenario incroyablement bateau ; des korrigans qui aident une petite fille sans raison particulière et non sans risque, en gros toutes les décisions capitales des deux côtés sont prises à la va-vite. Les personnages agréablement présentés en début de chaque tome ne sont absolument pas étoffés et meurent pour la plupart en 2 secondes. Bon, et le pompon, c’est quand même la gamine de 10 ans qui ne fait pas du tout son âge et fait preuve d’un courage et d’une présence d’esprit démesurés. Une énorme impression de vide au final. C ‘est dommage, la graine était peut-être complètement déjanté, mais il y avait derrière ce beau bordel une histoire sombre et surprenante, alors que là derrière de belles images bien structurés il n’y a rien.

18/04/2008 (MAJ le 18/04/2008) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Je ne m'attendais pas à grand chose avec cette série car autant je trouve le graphisme de Civiello intéressant, autant ses histoires fantasy comme La Graine de Folie ne m'avaient vraiment pas captivé. Mais nous avons là un récit simple mais pas mal, en tout cas lisible ce qui n'est pas toujours le cas avec Civiello, qui se lit avec plaisir et bénéficie bien de son dessin virtuose. Le scénario est un mélange assez classique entre légendes celtiques et heroic-fantasy. Elfes, lutins et orcs sont remplacés ici par Thuatan de Danan, Korrigans et Formolés et le seigneur des ténèbres est un ancien roi-sorcier Formolé, mais on s'y retrouve vite. Dangereux combattants, puissants magiciens, créatures fantastiques, et une petite fille perdue au milieu de tout cela mais qui révèlera un grand courage et des pouvoirs particuliers : la recette est classique. Classique mais plaisante car j'ai lu le tout avec un certain intérêt. Le premier tome se parcourt un peu trop vite mais les suivants gagnent en densité et en complexité. Quant au dessin, comme dit plus tôt, Civiello est un virtuose dans son domaine. Son style est très esthétique mais il se rapproche plus de l'illustration que de la BD : cela donne un peu trop souvent des personnages figés et pas toujours très semblables de visage d'une case à la suivante. En outre, il manque parfois un peu de clarté pour bien comprendre l'action mais ça s'améliore à partir du tome 3. Une sympathique BD de divertissement entre fantasy et celtique avec un joli dessin.

27/01/2008 (modifier)

Avec Korrigans, Civiello nous fait enfin une BD potable, et pour cause, il s’est adjoint les services d’un scénariste cette fois, ça nous change de la Graine de Folie! ;) Le dessin est toujours aussi somptueux (un peu lisse et statique peut-être), même si je me dis parfois qu’il n’est peut-être pas vraiment adapté à la BD (ça fait presque mal de voir des phylactères pourrir quelque chose d’aussi beau). Mais on ne va pas se plaindre, quand on a un mec doué sous la patte, on le garde. :) L’histoire casse pas trois pattes à un canard, mais c’est joliment raconté: des gentils tout gentils, des méchants très méchants, une quête mystérieuse (celle du gros pas beau), une ch’tite héroïne ’achement courageuse… classique et sans prise de tête. Mais n’empêche, faire d’une gamine d’une dizaine d’années, l’assassin de sang-froid d’un être féerique, tout détestable soit-il, fallait oser! Un album honnête, pas fantastique, mais qui se laisse lire…

08/08/2002 (MAJ le 13/01/2008) (modifier)
Par Scram
Note: 2/5

Après lecture de cette série, il me vient finalement les mêmes remarques qu'après l'autre série de Civiello (La Graine de Folie) : 1) Oh p... que c'est beau ! 2) Bon bah ça casse pas trois pattes à un canard ! Civiello c'est un peu comme le double effet kiss cool finalement. Bon, visuellement c'est magnifique. J'adore et rien que pour ça je ne regrette pas l'achat de cette série. On peut malgré tout regretter le côté fouillis des dessins et le manque de fluidité. On a plus l'impression de voir une succession d'illustrations qu'une BD. Mais quand même, quel coup de crayon, quelles couleurs ! Le scénario maintenant. Quand j'ai fini le tome 4, ma première impression a été la déception. L'histoire va beaucoup trop vite. Certains personnages (comme les enfants du méchant) n'ont aucune épaisseur. Ils sont a priori très puissants mais meurent en 3 cases (ils ont manifestement appris l'escrime avec Gilbert Montagné). On a vraiment une impression de déjà vu dans cette BD. Rien ne m'a surpris, rien ne m'a accroché. Au final, si l'on veut découvrir Civiello, il vaut mieux se laisser tenter par La Graine de Folie (malgré son côté fouillis) qui est plus originale. Malgré la déception, je reste admiratif devant le travail du dessinateur. J'adorerais voir un livre illustré par l'auteur : je verrais bien un recueil de contes.

10/01/2008 (modifier)