Il y en a des tonnes, des raisons pour ne pas aimer Lanfeust. Le ton est très ado, les dessins ne plaisent pas a tout le monde, l’humour est parfois lourd, l’histoire est longue, linéaire, et la fin est décevante...
Oui mais voila, beaucoup de monde considère cette série comme culte. Paradoxe? Oui mais il faut remettre tout ça dans son contexte aussi. Lors de la sortie du tome 1, la HF était éteinte, à bout de souffle, se remettant sans doute douloureusement de monuments des années 80, Les Légendes des Contrées Oubliées, et La Quête de l'Oiseau du Temps. Il fallait se renouveler.
Et ce fut fait avec brio. Des dessins aguicheurs et colorés, une quête délirante, un humour omniprésent, des gags et des jeux cachés dans les cases, … le succès fut immédiat, et selon moi amplement mérité. On parle maintenant de BDs « A la Lanfeust », comme au cinéma on parle de « Films à la Alien » ou dans les jeux vidéos de « Jeux à la Doom ». Lanfeust est devenu une référence.
Certes aujourd’hui l’éditeur profite vraiment du filon, et l’indigestion est proche. Beaucoup de séries imitent le style Lanfeust, et beaucoup de lecteurs saturent et se tournent vers d’autres éditeurs. Je les comprends. Mais il faut quand même garder à l’esprit que Lanfeust de Troy a été une étape importante pour relancer la BD, pour la faire redécouvrir au grand public. Et pour cette unique raison, le titre de série culte est mérité selon moi.
A lire de toute façon, sauf si vous êtes vraiment allergique à tout ce qui est couramment et injustement appelé « BD commerciale ».
Bien sûr qu'il faut acheter cet album ! Comme la plupart des derniers bouquins de Kris d'ailleurs, tous publiés chez Futuropolis...
Ici il nous propose une réécriture d'un séjour qu'il fit à Belfast dans les années 1980. Un séjour linguistique, qui se transforme peu à peu en véritable passage à l'âge adulte. Car le conflit latent entre Catholiques et protestants est toujours d'actualité en Ulster. Cagoules de l'IRA, soldats anglais haineux et brutaux, embuscades dans les rues, tout y est.
Mais Kris n'oublie pas d'insérer des passages plutôt drôles. J'ai beaucoup aimé le passage avec Gérard Depardieu.
"A nous les petites Irlandaises !" ils ont bien déchanté les deux gamins. Kris a rajouté une dimension dramatique à son expérience réelle, mais c'est pour mieux démontrer l'absurdité, la lâcheté, et la haine aveugle qui prévalent dans ce genre de conflit. Un conflit qui semble aujourd'hui, 20 ans après, bien éteint. Il reste encore de l'espoir pour le conflit israëlo-arabe...
Côté dessin, c'est Vincent Bailly qui s'y colle, dans un style "jeté", assez loin me semble-t-il de ce qu'il a fait sur Angus Powderhill. C'est impeccable, même si je trouve les premières planches hésitantes.
Un classique.
Les derniers one-shots ou séries mettant en scène des cow-boys que j’ai adorés étaient Trio Grande, Wayne Redlake et L'Etoile du Désert, soit des bds qui sont sorties il y a plus de dix ans !
Alors quand j’ai su que Richard Guérineau réalisait un western, j’étais impatient de voir ce que ça allait donner d’autant plus que l’auteur était très enthousiaste à l’idée de dessiner un album de ce genre… et le résultat est franchement excellent !
Avant tout, je précise que je possède l’édition noir et blanc d’« Après la nuit ». A la vue des planches en couleurs présentées sur le site Delcourt, je trouve que la version noir et blanc est plus enthousiasmante que la version courante car les tons employés par cette dernière courante me semblent trop ternes.
Au niveau du scénario, Richard Guérineau et Henri Meunier nous proposent une histoire qui m’a fasciné par son intelligence (dans sa construction), son originalité et sa gestion du suspense.
Les personnages ne me sont pas apparus charismatiques mais les auteurs ont su m’intéresser à eux car ils sont énigmatiques. C’est par des flash-backs pertinemment placés dans le récit que les scénaristes vont me rendre attachants la plupart des protagonistes que ce soit pour le shérif, l’inconnu ou… la prostituée !
Ce qui fait également la richesse de « Après la nuit », c’est la présence de tous les ingrédients qui font un bon western spaghetti : des personnages forts en gueule, des passages sans dialogue mais d’une intensité très forte, l’ambiance des bars, la peur de l’étranger chez les habitants, un village sorti de nulle part et comme je le disais plus haut des protagonistes énigmatiques.
Bref, nous avons là une bd très prenante qui nous tient en haleine en attendant l’affrontement entre le shérif et l’inconnu. Un dénouement qui va –j’en suis sûr- vous étonner ! (Tiens, ça m’a fait penser à celui de « la brute, le bon et le truand » dans un des finals les plus surprenants du cinéma chez les westerns !)
Graphiquement, je me suis régalé en contemplant les planches de cette édition noir et blanc ! Si le dessin de Richard Guérineau est franchement magnifique à la vue des personnages forts en gueule, de la représentation des chevaux et des décors fouillis, il se révèle également excellent dans sa façon de mettre en scène les séquences ! Pour preuve, lisez un peu le début de l’album avec cette superbe scène de la venue de l’étranger dans la ville (et un peu plus loin, le passage dans le bar), moi, j’ai eu l’impression de suivre un film de Sergio Léone !
Narrativement et sur la façon dont l’auteur a rendu son histoire riche en émotions, à mon avis, Richard Guérineau a fait très fort !
Et bien, il en a fallu du temps pour que Richard Guérineau ait pu enfin obtenir le feu vert pour réaliser ce western mais franchement, le résultat est magnifique !
Que ce soit au niveau du dessin que du scénario, « Après la nuit » est une excellente bd et se classe –à mon avis- parmi les références du genre !
Quant au choix entre l’édition noir et blanc et celle en couleurs, je vous conseille vivement l’achat de la version bicolore mais dépêchez-vous de l’acquérir car elle est limitée à 2500 exemplaires ! (Il n’y en aura pas pour tout le monde !).
J'avoue prendre mon speech en grande partie d'une critique trouvée sur www.unmondedebulles.com
Je suis tellement d'accord avec eux que je n'ai pas envie de réinventer la poudre…ainsi, voilà donc leur critique plus ou moins remodelée par mes soins :
Le dessin est très agréable, très bande dessinée, mélange trés malicieux de pseudo trait réaliste avec des touches particulières d'extension des visages et de déformation des paysages qui font du graphisme un envoûtement trés dépaysant, pas trop présent par rapport au scénario, ça s'est bien, mais quand même avec ce petit quoi qu'on oublie pas et sans qui il manquerait quelque chose dans l'ouvrage. Les couleurs sont réussies et nous plonge directement dans cette époque victorienne où l'on a l'impression que tout était un peu morose, au niveau des couleurs bien sûr. Une ambiance assez sombre, mais ou l'on s'y retrouve très bien car les points de lumière (éclairage, visage ) nous indiquent les parties essentielles du scénario.
Le scénario est très bien conçu, c'est une construction brillante entre l'action pure et dure et l'intrigue dure et pure. Avec ses faux airs de Laura Ingals dans la petite maison dans la prairie, Miss endicott va vous prendre par la main pour des aventures mystérieuses où elle devra sauver la veuve et l'orphelin. Prudence est la digne héritière de sa maman, courageuse, audacieuse, téméraire, elle fera tout pour aller au bout de ses convictions, bref une sacré bonne femme malgré son jeune age.
Cela faisait longtemps qu'un premier tome ne m'avait pas autant plu. L'humour subtil est très bien distillé et complète la panoplie des armes utilisées par les auteurs. Ce n'est pas le principal atout de ce tome, mais participe à un tout homogène et parfaitement équilibré.
Tome 2 :
un très bon scénario halletant, original et qui renouvelle le plaisir d'un tome à l'autre, 76 pages par album et une histoire complète en deux tomes seulement !
Moi j'apprécie un travail comme celui là.
Alors, coté scénario, toujours aussi original. L'ambiance Londres de Jack L'éventreur du début du 20ème siècle mâtiné de Western et notamment de Wildwild West est excellente. L'ambiance Rock n'Roll des personnages est confirmé par une référence directe à Nine Inch Nails.
L'arrivée de la mère de Prudence change l'ambiance de manière impressionnante du fait du caractère bien trempé et à découvrir de Maggy.
Du coup, entre le premier tome et celui là, ce sont presque deux histoires distinctes que nous possédons !
L'ambiance calme, feutrée et pondérée du premier tome fait ici place à une action débordante et envahissante reflétant bien les caractères de la fille et de la mère.
Le nombre de pages conséquent permet aux auteurs des scènes de batailles approfondies qui dans d'autres séries classiques auraient été condamnée comme longueur pour au final avoir une intrigue qui n'avance pas. Ici rien de ça. Aucune longueur que du bonheur. Et alors que l'on croit avoir fini l'histoire il reste toujours une page à tourner jusqu'à la fin hyper logique qui verrouille la trame en beauté et avec un gros pincement au coeur.
'Blake et Mortimer' n'est pas ma série préféré, mais je passe toujours un bon moment de lecture en lisant la plupart des albums. Ce que j'aime dans cette bande dessinée s'est le coté aventure et suspense. Je n'aime pas beaucoup les moments scientifiques qui m'ennuie profondément.
La série possède aussi un autre défaut et s'est les cases narratives totalement inutiles que mets Jacob dans son œuvre. Ça gâche souvent le rythme et la plupart du temps s'est totalement inutile. Heureusement, son dessin est très bon et va très bien avec le réalisme de la série.
Quant aux deux équipes de repreneurs, leur premier album respectifs sont parmi les meilleurs de la série, mais les albums suivent sont vraiment décevant.
Difficile d'être objectif quand on est l'auteur...
Contrairement aux apparences, Lula Nonyme ne se destine pas exclusivement aux adolescentes ou aux petites filles, il s'agit pour ce premier album de présenter un univers asexué, à l'attention des plus et moins jeunes.
L'album est composé sans véritables dialogues, les gags sont parfois drôles, souvent absurdes, mais la mélancolie latente, liée à la personnalité ambiguë de l'héroïne, se ressent tout au long de l'histoire.
Pour contrebalancer la solitude de Lula, ses compagnons caractériels apportent la fraîcheur qui rend l'ensemble digeste et -je l'espère- plutôt agréable.
Après la lecture du tome 1 :
Très bonne entame pour ce diptyque, l'intrigue est tranquillement mise en place. On dirait même un puzzle, ce premier tome nous permettant de découvrir les pièces, le second devant les positionner.
Le dessin de Berlion est très agréable avec une colorisation aux couleurs dominantes chaudes.
Il faudra faire un avis complet à la sortie du tome 2 dans un peu plus de 2 mois car le tome 1 tout seul n'a pas grande valeur. On ressent même une sorte de frustration à la fin de sa lecture ce qui prouve qu'il est réussi.
Il ne reste qu'à patienter....
Un heureux mélange d'amour, de combat et surtout d'humour ! La plupart des personnages sont attachants et font bien marrer. En particuliers Mousse, Gosunkugi et Kuno. L'humour est totalement délirant, mais un peu répétitifs à la fin. D'aileurs, la fin a du fruster plusieurs personnes. Tout ça pour ça....
Les combats sont bien faits et on a droit souvent à des arts martiaux très original. Tant qu'à l'amour, j'ai bien aimé le couple secondaire Akari-Ryoga, mais pas de tout le couple principal. Je ne me suis pas attaché à Akané et Ranma. Et puis moi les gens qui disent qu'ils ne s'aiment pas et finissent dans les bras de l'autre....
J’ai nettement préféré ce 2eme tome de la trilogie « Un pacte avec Dieu » au 1er, que j’avais trouvé un peu trop léger et trivial. Ici on a une vraie histoire complète, avec un background super riche : la montée du nazisme en Allemagne, sa conséquence sur l’immigration vers les USA, la situation précaire due à la grande dépression post-1929, l’apparition du communisme aux USA, etc… Le tout est illustré de coupures de journaux de l’époque, ce qui rend la lecture certes un peu plus fastidieuse, mais aussi bien plus intéressante.
Et au milieu de tout ça, des personnages malmenés qui tentent de survivre, d’être heureux, de donner un sens à leurs vies tellement misérables… leurs vies de cafards. Je les ai tous trouvés attachants et intéressants.
Le dessin est bien plus abouti que dans le 1er tome Un Pacte avec Dieu. Will Eisner commence vraiment à maîtriser son sujet, et représente la pauvreté du Bronx de l’époque avec beaucoup de talent.
Une bien belle BD.
Sans être un grand fan de Blake et Mortimer, j'ai trouvé ce one-shot très sympathique. J'aime beaucoup le style du dessin qui ressemble, un peu, à celui de Jacobs tout en étant frais et très marrant. Chapeau au dessinateur !
Le scénario reprend les gimmicks connus de la série avec des parodies des personnages principaux et de Nesir qui est totalement irrésistible dans le rôle du valet de Mortimer, qui veut le faire maigrir par tous les moyens. Ça s'adresse surtout aux fans de la série et les gags ne sont pas toujours réussis, mais j'ai passé un bon moment.
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Lanfeust de Troy
Il y en a des tonnes, des raisons pour ne pas aimer Lanfeust. Le ton est très ado, les dessins ne plaisent pas a tout le monde, l’humour est parfois lourd, l’histoire est longue, linéaire, et la fin est décevante... Oui mais voila, beaucoup de monde considère cette série comme culte. Paradoxe? Oui mais il faut remettre tout ça dans son contexte aussi. Lors de la sortie du tome 1, la HF était éteinte, à bout de souffle, se remettant sans doute douloureusement de monuments des années 80, Les Légendes des Contrées Oubliées, et La Quête de l'Oiseau du Temps. Il fallait se renouveler. Et ce fut fait avec brio. Des dessins aguicheurs et colorés, une quête délirante, un humour omniprésent, des gags et des jeux cachés dans les cases, … le succès fut immédiat, et selon moi amplement mérité. On parle maintenant de BDs « A la Lanfeust », comme au cinéma on parle de « Films à la Alien » ou dans les jeux vidéos de « Jeux à la Doom ». Lanfeust est devenu une référence. Certes aujourd’hui l’éditeur profite vraiment du filon, et l’indigestion est proche. Beaucoup de séries imitent le style Lanfeust, et beaucoup de lecteurs saturent et se tournent vers d’autres éditeurs. Je les comprends. Mais il faut quand même garder à l’esprit que Lanfeust de Troy a été une étape importante pour relancer la BD, pour la faire redécouvrir au grand public. Et pour cette unique raison, le titre de série culte est mérité selon moi. A lire de toute façon, sauf si vous êtes vraiment allergique à tout ce qui est couramment et injustement appelé « BD commerciale ».
Coupures irlandaises
Bien sûr qu'il faut acheter cet album ! Comme la plupart des derniers bouquins de Kris d'ailleurs, tous publiés chez Futuropolis... Ici il nous propose une réécriture d'un séjour qu'il fit à Belfast dans les années 1980. Un séjour linguistique, qui se transforme peu à peu en véritable passage à l'âge adulte. Car le conflit latent entre Catholiques et protestants est toujours d'actualité en Ulster. Cagoules de l'IRA, soldats anglais haineux et brutaux, embuscades dans les rues, tout y est. Mais Kris n'oublie pas d'insérer des passages plutôt drôles. J'ai beaucoup aimé le passage avec Gérard Depardieu. "A nous les petites Irlandaises !" ils ont bien déchanté les deux gamins. Kris a rajouté une dimension dramatique à son expérience réelle, mais c'est pour mieux démontrer l'absurdité, la lâcheté, et la haine aveugle qui prévalent dans ce genre de conflit. Un conflit qui semble aujourd'hui, 20 ans après, bien éteint. Il reste encore de l'espoir pour le conflit israëlo-arabe... Côté dessin, c'est Vincent Bailly qui s'y colle, dans un style "jeté", assez loin me semble-t-il de ce qu'il a fait sur Angus Powderhill. C'est impeccable, même si je trouve les premières planches hésitantes. Un classique.
Après la nuit
Les derniers one-shots ou séries mettant en scène des cow-boys que j’ai adorés étaient Trio Grande, Wayne Redlake et L'Etoile du Désert, soit des bds qui sont sorties il y a plus de dix ans ! Alors quand j’ai su que Richard Guérineau réalisait un western, j’étais impatient de voir ce que ça allait donner d’autant plus que l’auteur était très enthousiaste à l’idée de dessiner un album de ce genre… et le résultat est franchement excellent ! Avant tout, je précise que je possède l’édition noir et blanc d’« Après la nuit ». A la vue des planches en couleurs présentées sur le site Delcourt, je trouve que la version noir et blanc est plus enthousiasmante que la version courante car les tons employés par cette dernière courante me semblent trop ternes. Au niveau du scénario, Richard Guérineau et Henri Meunier nous proposent une histoire qui m’a fasciné par son intelligence (dans sa construction), son originalité et sa gestion du suspense. Les personnages ne me sont pas apparus charismatiques mais les auteurs ont su m’intéresser à eux car ils sont énigmatiques. C’est par des flash-backs pertinemment placés dans le récit que les scénaristes vont me rendre attachants la plupart des protagonistes que ce soit pour le shérif, l’inconnu ou… la prostituée ! Ce qui fait également la richesse de « Après la nuit », c’est la présence de tous les ingrédients qui font un bon western spaghetti : des personnages forts en gueule, des passages sans dialogue mais d’une intensité très forte, l’ambiance des bars, la peur de l’étranger chez les habitants, un village sorti de nulle part et comme je le disais plus haut des protagonistes énigmatiques. Bref, nous avons là une bd très prenante qui nous tient en haleine en attendant l’affrontement entre le shérif et l’inconnu. Un dénouement qui va –j’en suis sûr- vous étonner ! (Tiens, ça m’a fait penser à celui de « la brute, le bon et le truand » dans un des finals les plus surprenants du cinéma chez les westerns !) Graphiquement, je me suis régalé en contemplant les planches de cette édition noir et blanc ! Si le dessin de Richard Guérineau est franchement magnifique à la vue des personnages forts en gueule, de la représentation des chevaux et des décors fouillis, il se révèle également excellent dans sa façon de mettre en scène les séquences ! Pour preuve, lisez un peu le début de l’album avec cette superbe scène de la venue de l’étranger dans la ville (et un peu plus loin, le passage dans le bar), moi, j’ai eu l’impression de suivre un film de Sergio Léone ! Narrativement et sur la façon dont l’auteur a rendu son histoire riche en émotions, à mon avis, Richard Guérineau a fait très fort ! Et bien, il en a fallu du temps pour que Richard Guérineau ait pu enfin obtenir le feu vert pour réaliser ce western mais franchement, le résultat est magnifique ! Que ce soit au niveau du dessin que du scénario, « Après la nuit » est une excellente bd et se classe –à mon avis- parmi les références du genre ! Quant au choix entre l’édition noir et blanc et celle en couleurs, je vous conseille vivement l’achat de la version bicolore mais dépêchez-vous de l’acquérir car elle est limitée à 2500 exemplaires ! (Il n’y en aura pas pour tout le monde !).
Miss Endicott
J'avoue prendre mon speech en grande partie d'une critique trouvée sur www.unmondedebulles.com Je suis tellement d'accord avec eux que je n'ai pas envie de réinventer la poudre…ainsi, voilà donc leur critique plus ou moins remodelée par mes soins : Le dessin est très agréable, très bande dessinée, mélange trés malicieux de pseudo trait réaliste avec des touches particulières d'extension des visages et de déformation des paysages qui font du graphisme un envoûtement trés dépaysant, pas trop présent par rapport au scénario, ça s'est bien, mais quand même avec ce petit quoi qu'on oublie pas et sans qui il manquerait quelque chose dans l'ouvrage. Les couleurs sont réussies et nous plonge directement dans cette époque victorienne où l'on a l'impression que tout était un peu morose, au niveau des couleurs bien sûr. Une ambiance assez sombre, mais ou l'on s'y retrouve très bien car les points de lumière (éclairage, visage ) nous indiquent les parties essentielles du scénario. Le scénario est très bien conçu, c'est une construction brillante entre l'action pure et dure et l'intrigue dure et pure. Avec ses faux airs de Laura Ingals dans la petite maison dans la prairie, Miss endicott va vous prendre par la main pour des aventures mystérieuses où elle devra sauver la veuve et l'orphelin. Prudence est la digne héritière de sa maman, courageuse, audacieuse, téméraire, elle fera tout pour aller au bout de ses convictions, bref une sacré bonne femme malgré son jeune age. Cela faisait longtemps qu'un premier tome ne m'avait pas autant plu. L'humour subtil est très bien distillé et complète la panoplie des armes utilisées par les auteurs. Ce n'est pas le principal atout de ce tome, mais participe à un tout homogène et parfaitement équilibré. Tome 2 : un très bon scénario halletant, original et qui renouvelle le plaisir d'un tome à l'autre, 76 pages par album et une histoire complète en deux tomes seulement ! Moi j'apprécie un travail comme celui là. Alors, coté scénario, toujours aussi original. L'ambiance Londres de Jack L'éventreur du début du 20ème siècle mâtiné de Western et notamment de Wildwild West est excellente. L'ambiance Rock n'Roll des personnages est confirmé par une référence directe à Nine Inch Nails. L'arrivée de la mère de Prudence change l'ambiance de manière impressionnante du fait du caractère bien trempé et à découvrir de Maggy. Du coup, entre le premier tome et celui là, ce sont presque deux histoires distinctes que nous possédons ! L'ambiance calme, feutrée et pondérée du premier tome fait ici place à une action débordante et envahissante reflétant bien les caractères de la fille et de la mère. Le nombre de pages conséquent permet aux auteurs des scènes de batailles approfondies qui dans d'autres séries classiques auraient été condamnée comme longueur pour au final avoir une intrigue qui n'avance pas. Ici rien de ça. Aucune longueur que du bonheur. Et alors que l'on croit avoir fini l'histoire il reste toujours une page à tourner jusqu'à la fin hyper logique qui verrouille la trame en beauté et avec un gros pincement au coeur.
Blake et Mortimer
'Blake et Mortimer' n'est pas ma série préféré, mais je passe toujours un bon moment de lecture en lisant la plupart des albums. Ce que j'aime dans cette bande dessinée s'est le coté aventure et suspense. Je n'aime pas beaucoup les moments scientifiques qui m'ennuie profondément. La série possède aussi un autre défaut et s'est les cases narratives totalement inutiles que mets Jacob dans son œuvre. Ça gâche souvent le rythme et la plupart du temps s'est totalement inutile. Heureusement, son dessin est très bon et va très bien avec le réalisme de la série. Quant aux deux équipes de repreneurs, leur premier album respectifs sont parmi les meilleurs de la série, mais les albums suivent sont vraiment décevant.
Lula Nonyme
Difficile d'être objectif quand on est l'auteur... Contrairement aux apparences, Lula Nonyme ne se destine pas exclusivement aux adolescentes ou aux petites filles, il s'agit pour ce premier album de présenter un univers asexué, à l'attention des plus et moins jeunes. L'album est composé sans véritables dialogues, les gags sont parfois drôles, souvent absurdes, mais la mélancolie latente, liée à la personnalité ambiguë de l'héroïne, se ressent tout au long de l'histoire. Pour contrebalancer la solitude de Lula, ses compagnons caractériels apportent la fraîcheur qui rend l'ensemble digeste et -je l'espère- plutôt agréable.
Garrigue
Après la lecture du tome 1 : Très bonne entame pour ce diptyque, l'intrigue est tranquillement mise en place. On dirait même un puzzle, ce premier tome nous permettant de découvrir les pièces, le second devant les positionner. Le dessin de Berlion est très agréable avec une colorisation aux couleurs dominantes chaudes. Il faudra faire un avis complet à la sortie du tome 2 dans un peu plus de 2 mois car le tome 1 tout seul n'a pas grande valeur. On ressent même une sorte de frustration à la fin de sa lecture ce qui prouve qu'il est réussi. Il ne reste qu'à patienter....
Ranma 1/2
Un heureux mélange d'amour, de combat et surtout d'humour ! La plupart des personnages sont attachants et font bien marrer. En particuliers Mousse, Gosunkugi et Kuno. L'humour est totalement délirant, mais un peu répétitifs à la fin. D'aileurs, la fin a du fruster plusieurs personnes. Tout ça pour ça.... Les combats sont bien faits et on a droit souvent à des arts martiaux très original. Tant qu'à l'amour, j'ai bien aimé le couple secondaire Akari-Ryoga, mais pas de tout le couple principal. Je ne me suis pas attaché à Akané et Ranma. Et puis moi les gens qui disent qu'ils ne s'aiment pas et finissent dans les bras de l'autre....
Jacob le Cafard (55 Dropsie avenue, le Bronx)
J’ai nettement préféré ce 2eme tome de la trilogie « Un pacte avec Dieu » au 1er, que j’avais trouvé un peu trop léger et trivial. Ici on a une vraie histoire complète, avec un background super riche : la montée du nazisme en Allemagne, sa conséquence sur l’immigration vers les USA, la situation précaire due à la grande dépression post-1929, l’apparition du communisme aux USA, etc… Le tout est illustré de coupures de journaux de l’époque, ce qui rend la lecture certes un peu plus fastidieuse, mais aussi bien plus intéressante. Et au milieu de tout ça, des personnages malmenés qui tentent de survivre, d’être heureux, de donner un sens à leurs vies tellement misérables… leurs vies de cafards. Je les ai tous trouvés attachants et intéressants. Le dessin est bien plus abouti que dans le 1er tome Un Pacte avec Dieu. Will Eisner commence vraiment à maîtriser son sujet, et représente la pauvreté du Bronx de l’époque avec beaucoup de talent. Une bien belle BD.
Les Aventures de Philip et Francis
Sans être un grand fan de Blake et Mortimer, j'ai trouvé ce one-shot très sympathique. J'aime beaucoup le style du dessin qui ressemble, un peu, à celui de Jacobs tout en étant frais et très marrant. Chapeau au dessinateur ! Le scénario reprend les gimmicks connus de la série avec des parodies des personnages principaux et de Nesir qui est totalement irrésistible dans le rôle du valet de Mortimer, qui veut le faire maigrir par tous les moyens. Ça s'adresse surtout aux fans de la série et les gags ne sont pas toujours réussis, mais j'ai passé un bon moment.