Alix est une série très inégale. Pas facile de donner un avis car j’adore et en même temps les défauts dominent sur certains albums les qualités de la série.
Donc tout d’abord le dessin très lisible nous fait entrer avec facilité dans le monde antique imaginé par Jacques Martin. Décors et costumes sont très bien représentés (c’est simplement la référence en la matière), ainsi je trouve que la manière de vivre des persos.
Mais le plus important, c’est que cette BD possède en prime une ambiance onirique très réussie. D’ailleurs dans mes souvenirs les personnages font souvent des cauchemars effrayants. Ils observent sans être vus (à travers l’œil d’une statue par exemple, comme dans les contes, et le lecteur se retrouve à observer la scène du mauvais côté). Le thème de la citée cachée est récurrent, les passages secrets abondent, les bêtes féroces et même les cataclysmes se mêlent des actions des hommes, les méchants emploient des moyens incroyablement détournés, certains sont versatiles ce qui est désarmant pour le lecteur, le décors est plus grandiose que réaliste ce qui est très important, les sentiments sont idéalisés, la frontière entre le réel et le fantastique est parfois ténue.
L’ambiguïté est également de mise entre Alix et son compagnon dont la peau cuivrée pourrait avoir quelque saveur. Le héros plaît aux dames bien que cela ne soit pas réciproque, et les seins dénudés des belles esclaves qui abondent sur les marchés sont toujours très bien dessinés. Pour l’époque c’est pas si mal, ceci dit en passant parce qu’en fait ce n’est pas le propos de la BD bien que cela contribue malgré tout à l’ambiance. Où la BD fait mouche, comme l’a si bien souligné Jugurtha, c’est dans la galerie de portraits hauts en couleurs qui compense l’aspect lisse du héros exprimant tant de compassion à l’égard des vaincus (et qui fait lui-même parti d’une nation vaincue), ainsi que dans l’action trépidante qui emballe les scénarios.
Bon, je fais l’impasse sur les défauts, je le répète la série est très inégale (c’est inutile de tout acheter), mais le plus important pour moi est cette ambiance, ce chemin détourné qu’on prend à chaque album, et certains scénarios qui sont des chefs d’œuvres que l’on peut lire à tout âge.
Moi qui ne connais rien à la BD sur les westerns je suis enchantée par ce premier tome !
Il passe même trop vite et j'ai déjà hâte de lire le tome 2 tellement cette histoire m'a plu (oh non pas déjà la fin). Il y a un petit côté fantastique qui plane, ce qui rajoute encore à l'intérêt que je porte à cette BD avec l'invincibilité de Billy Wild. Le dessin en noir et blanc est vraiment sublime, je le préfère même à ceux de Sin City car les traits sont plus fins. Maintenant, à voir si le scénario ne nous décevra pas, mais pour l'instant un grand coup de chapeau à cette petite merveille. J'espère ne pas changer ma notation en lisant le tome 2 prochainement (ou alors en mieux avec un 5/5...).
A lire de toute urgence !!
Comment ne pas s'intégrer parfaitement à cet univers qui nous ramène dans l'enfance des 14 ans de notre quadragénaire ?
L'histoire est sympathique dès le départ avec un retour dans le passé de pas moins de 34 ans en arrière et là on découvre peu à peu ce qui peut changer dans la vie de ce père de famille qui se retrouve un beau jour dans un corps d'adolescent nippon. La question est bien sûr de savoir s'il va changer quelque chose à son passé pour le répercuter sur son futur comme dans toutes les histoires touchant aux voyages dans le temps. Mais il y a ici un point de vue différent qui porte sur les liens familiaux et les secrets de famille. On découvre alors qu'une famille heureuse en apparence peut voir sa destinée basculer du jour au lendemain. J'ai donc trouvé cette histoire émouvante et je lui mets donc au minimum 4/5, on ne s'ennuie pas un seul instant tout le long du récit.
Une bonne surprise que je recommande, à lire presque les yeux fermés...
Une très belle surprise que la découverte de ces "sept cavaliers"! Jacques Tarpant, déjà dessinateur du très correct Pirates, adapte en bande dessinée l'oeuvre de Jean Raspail (que je ne connaissais pas), en collaboration avec ce dernier. L'occasion d'un récit original, envoûtant et prometteur.
Pourtant, de prime abord, le postulat de base peut sembler peu original: dans un monde frappé par une catastrophe de grande ampleur, une troupe de survivants parcourt les ruines d'un monde en reconstruction; c'est en effet un thème très classique visité à maintes reprises, par exemple avec Jeremiah ou Simon du fleuve.
Nous sommes cependant loin, avec "sept cavaliers", de la sempiternelle ritournelle d'un monde futuriste renaissant d'une apocalypse nucléaire. Ce monde rêvé par Jean Raspail séduit par son aspect familier, et pourtant si étranger, si mystérieux. A la manière des "cités obscures", il fait cohabiter "moderne" façon XIXème siècle -chemin de fer (abandonné), télégraphe-, et décor ancien : une ville d'apparence moyenâgeuse, des habits et costumes d'un autre temps...
Les noms de personnages ou de lieux, en un curieux mélange, empruntent à la sémantique latine, germanique, hongroise...
En outre, le graphisme déployé par l'auteur sert à merveille cette ambiance de fin du monde. Le trait un tantinet hésitant, quoique toujours précis et fin, confère de la personnalité au dessin, même si les visages ont tendance à se ressembler. Les couleurs pastels renforcent l'atmosphère crépusculaire du récit.
Car nous sommes bien plongés dans un monde qui semble s'effacer, s'assombrir. L'ambiance, pesante et mélancolique, laisse planer l'ombre d'une mystérieuse menace, impression renforcée par de subtils dialogues pleins de sous-entendus.
En fait, mon unique reproche concernerait le verbiage parfois inutile et lourd, du style:
"_Tu vois mon ami, j'ai l'impression d'avoir déjà rêvé cette aventure, et comme ces lions de mer qui ont parcouru cent milles lieues pour venir mourir sur ce rocher qui semblait les attendre depuis l'éternité, je me sens l'âme d'un explorateur des temps jadis allant s'échouer sur le cap Horn...
_Yeah man rastacool !"
Il n'empêche qu'après avoir ingurgité des tonnes de BDs d'humour au rabais, j'ai vraiment été envoûté par ce récit prometteur; je conseille donc vraiment cette histoire, annoncée en trois tomes.
Très bon début pour un premier album ! Quelques difficultés à tout comprendre dès la première lecture. Les personnages sont parfaitement décrits psychologiquement. Il y a beaucoup à lire, le scénario est très riche et complexe.
Le dessin 3D des Husks est particulièrement réussit.
En espérant que le tome 2 soit du même niveau.
Contrairement à beaucoup, j’ai bien aimé cette série. Si après tout Largo Winch n’existait pas, beaucoup trouveraient cette BD super. Il faut la lire sans obligatoirement coller une étiquette du genre « tiens, c’est comme… ».
Je trouve que les dessins sont particulièrement bien réussis, les femmes sont plutôt jolies ! Les intrigues sont bien menées, claires et intéressantes.
Achat recommandé.
J'ai vraiment été séduite par ce manga racontant l'histoire d'une contamination par un agent bactériologique. On comprend l'origine de cette épidémie et la toile de fond est bien présentée.
Tout tient parfaitement debout : il s'agit donc d'un bon polar mené pour appréhender un psychopathe qui tient à mener un but bien précis, lequel ? Vous le saurez en lisant cette trilogie.
Une bonne surprise que je recommande autant à la lecture qu'à l'achat.
Corbeyran est en train de produire une grande et belle saga.
Suite des aventures de Zack Kosinski. Nous voici cette fois à New York. Le scénario revient sur l'enfance de notre héros. Et une fois encore certaines réalités parallèles viennent troubler le présent.
Pour moi cette série est dans la continuité des 2 précédentes. Rythme, action, mystère... bref tous les ingrédients nécessaires à ce genre d'intrigue. Certes, l'histoire ne semble pas encore très avancée, mais elle est suffisamment prenante pour tenir le lecteur en haleine. Après 3 premiers tomes, on aimerait quand même en savoir davantage... vivement la suite.
Le dessin est réaliste, dans le même style que les 2 autres séries. Il n'atteint cependant pas l'excellence de New Byzance, mais il est bon, même si j'ai eu un peu de mal avec les visages.
Encore une petite merveille de chez les éditions Futuropolis ! Kris est en passe de devenir un de mes scénaristes préférés !
Bon, c’est vrai qu’il faut aimer les récits qui donnent dans le documentaire pour apprécier « Coupures irlandaises »… ça tombe bien, moi, j’adore ça !
Ce one-shot met en scène deux adolescents de 14 ans, Nicolas et Christophe, qui vont passer deux mois chez des habitants à Belfast en Irlande. Ça se passe au début des années 80 et ces jeunes gens sont loin d’imaginer que l’Irlande est au bord de la guerre civile entre les catholiques et les protestants…
« Coupures irlandaises » est une autobiographie de Nicolas et Christophe reprise par Kris le scénariste de Un homme est mort (dessiné par Etienne Davodeau).
Il est assez surprenant de constater que ces deux hommes ont séjourné à Belfast sans que leurs parents ne soient inquiétés par la situation tendue de l’Irlande… le mini-dossier en fin d’album explique la raison de cette inconscience des parents mais, tout de même, le « Bloody Sunday » (14 morts lors d’une manifestation) a eu lieu en 1972 et depuis cette date, il y a toujours eu des attentats orchestrés par l’IRA…
Ne vous attendez pas à être ressorti de cette lecture en ayant compris pourquoi l’Irlande en est arrivé à cette situation (bien que le mini-dossier en fin d’album se révèle assez complet sur ce sujet).
En fait, ce qui fait l’intérêt de cette bd, c’est que Nicolas va se retrouver dans une famille catholique alors que Christophe va demeurer dans un foyer protestant… c’est ce qui va leur déplaire mais c’est aussi de cette façon que nos deux amis vont découvrir la réalité du quotidien et les divergences entre habitants.
Les auteurs vont donc privilégier l’ambiance régnant à Belfast dans les années 1980 plutôt que de nous faire une leçon d’histoire… ce n’est pas plus mal étant donné que le dessin de Vincent Bailly retransmet bien l’atmosphère tendue de Belfast à cette époque.
Je ne connais pas les bd de Vincent Bailly, il a réalisé Angus Powderhill et Le Coeur de Sang que je n’ai pas encore lues. Apparemment, pour « Coupures irlandaises », Vincent Bailly a changé son style : il a opté pour un dessin où l’encrage est discret, où le contour des personnages et des décors me sont apparus flous.
Ce choix de style m’a un peu perturbé au début car son dessin manque de lisibilité. Par contre, à la fin du livre, je trouve que son graphisme est parfaitement adapté aux scènes de tension.
En fait, à mon avis, dans cette bd, Vincent Bailly étale sa bonne maîtrise de la perspective et sa capacité à choisir avec pertinence la mise en couleurs.
Finalement, j’ai hautement apprécié « Coupures irlandaises » !
En fait, je raffole de ce genre de bd qui nous place dans des situations historiques (pas si lointaines) qui ont été réellement vécues. Je me régale aussi de ces récits du passé qui nous montrent que ce genre de situations peut être assimilé à celles de nos jours et dans d’autres pays.
Juste une précision avant de vous mettre à feuilleter cette bd : ne vous dites pas ce que ce genre d’histoires ne me passionne pas car je n’étais pas né (sous-entendu : les mémoires de grand-papy, grand-mamy, je m’en tape !)… l’histoire montre, par de nombreux exemples, que les blessures du passé peuvent ressurgir à tout moment et qu’il est toujours appréciable d’éviter les mêmes erreurs…
A lire absolument en écoutant du U2 !
"Vae Victis" est une BD que j'ai lue à toute vitesse, 14 tomes en quelques jours seulement, tant parce que j'ai été captivé que par le rythme imposé par la lecture de cette BD.
C'est presque l'archétype de la BD d'aventure : les protagonistes doivent se sortir de situations qui semblent inextricables, parcourir le pays le long d'interminables courses-poursuites, combattre contre quantité d'ennemis d'un jour ou de toujours, et quand ils ont un moment de repos ils trouvent le temps de copuler et de faire des enfants. Ouf !
Vous l'aurez compris (et je l'ai déjà dit plus haut), cette BD impose un rythme de lecture ahurissant : Les évènements s'enchaînent -sur plusieurs années- sans véritable pause, chaque tome se lit par conséquent très vite. L'énergie quelque peu désordonnée qui émane de cette BD est une caractéristique indéniable.
Il ne faudrait pas négliger l'aspect historique : nous sommes plongés au beau milieu de la guerre des Gaules, chaque détail de cette guerre est disséqué, les personnages principaux côtoient les grands personnages historiques de cette époque mouvementée : Vercingétorix, Jules César bien sûr...
De cet appétit de détail, il en résulte un aspect de précision, mais aussi de surcharge : on a du mal souvent à suivre le déroulement des batailles, avec telle manœuvre des Romains, telle autre des Gaulois, et une autre tribu gauloise qui vient mettre son grain de sel, sans compter les Germains toujours là pour faire ch*** leur monde, et on en vient parfois à souhaiter une trêve générale.
Sur 14 tomes, on suit les tribulations des mêmes personnages, et curieusement, on en vient à s'attacher à eux (du moins certains). Ils sont très manichéens, voilà la brute, voilà le magicien, voilà la belle guerrière, aucune once de subtilité dans la peinture des personnages (sauf peut-être pour Jules César et Ambre) mais ça ne pose pas vraiment problème.
Par contre, le personnage de Milon est presque insupportable, avec ses transes ridicules, et le fait que tous les personnages mâles de l'histoire tombent amoureux d'Ambre, c'est vraiment pénible.
En définitive, voilà une BD très énergique, bien documentée et très précise, mais qui souffre de cette surabondance de précision, et gâchée par Milon.
Toutefois, j'attends avec impatience le tome 15, pour voir enfin cette fameuse bataille d'Alésia !
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Alix
Alix est une série très inégale. Pas facile de donner un avis car j’adore et en même temps les défauts dominent sur certains albums les qualités de la série. Donc tout d’abord le dessin très lisible nous fait entrer avec facilité dans le monde antique imaginé par Jacques Martin. Décors et costumes sont très bien représentés (c’est simplement la référence en la matière), ainsi je trouve que la manière de vivre des persos. Mais le plus important, c’est que cette BD possède en prime une ambiance onirique très réussie. D’ailleurs dans mes souvenirs les personnages font souvent des cauchemars effrayants. Ils observent sans être vus (à travers l’œil d’une statue par exemple, comme dans les contes, et le lecteur se retrouve à observer la scène du mauvais côté). Le thème de la citée cachée est récurrent, les passages secrets abondent, les bêtes féroces et même les cataclysmes se mêlent des actions des hommes, les méchants emploient des moyens incroyablement détournés, certains sont versatiles ce qui est désarmant pour le lecteur, le décors est plus grandiose que réaliste ce qui est très important, les sentiments sont idéalisés, la frontière entre le réel et le fantastique est parfois ténue. L’ambiguïté est également de mise entre Alix et son compagnon dont la peau cuivrée pourrait avoir quelque saveur. Le héros plaît aux dames bien que cela ne soit pas réciproque, et les seins dénudés des belles esclaves qui abondent sur les marchés sont toujours très bien dessinés. Pour l’époque c’est pas si mal, ceci dit en passant parce qu’en fait ce n’est pas le propos de la BD bien que cela contribue malgré tout à l’ambiance. Où la BD fait mouche, comme l’a si bien souligné Jugurtha, c’est dans la galerie de portraits hauts en couleurs qui compense l’aspect lisse du héros exprimant tant de compassion à l’égard des vaincus (et qui fait lui-même parti d’une nation vaincue), ainsi que dans l’action trépidante qui emballe les scénarios. Bon, je fais l’impasse sur les défauts, je le répète la série est très inégale (c’est inutile de tout acheter), mais le plus important pour moi est cette ambiance, ce chemin détourné qu’on prend à chaque album, et certains scénarios qui sont des chefs d’œuvres que l’on peut lire à tout âge.
Billy Wild
Moi qui ne connais rien à la BD sur les westerns je suis enchantée par ce premier tome ! Il passe même trop vite et j'ai déjà hâte de lire le tome 2 tellement cette histoire m'a plu (oh non pas déjà la fin). Il y a un petit côté fantastique qui plane, ce qui rajoute encore à l'intérêt que je porte à cette BD avec l'invincibilité de Billy Wild. Le dessin en noir et blanc est vraiment sublime, je le préfère même à ceux de Sin City car les traits sont plus fins. Maintenant, à voir si le scénario ne nous décevra pas, mais pour l'instant un grand coup de chapeau à cette petite merveille. J'espère ne pas changer ma notation en lisant le tome 2 prochainement (ou alors en mieux avec un 5/5...). A lire de toute urgence !!
Quartier lointain
Comment ne pas s'intégrer parfaitement à cet univers qui nous ramène dans l'enfance des 14 ans de notre quadragénaire ? L'histoire est sympathique dès le départ avec un retour dans le passé de pas moins de 34 ans en arrière et là on découvre peu à peu ce qui peut changer dans la vie de ce père de famille qui se retrouve un beau jour dans un corps d'adolescent nippon. La question est bien sûr de savoir s'il va changer quelque chose à son passé pour le répercuter sur son futur comme dans toutes les histoires touchant aux voyages dans le temps. Mais il y a ici un point de vue différent qui porte sur les liens familiaux et les secrets de famille. On découvre alors qu'une famille heureuse en apparence peut voir sa destinée basculer du jour au lendemain. J'ai donc trouvé cette histoire émouvante et je lui mets donc au minimum 4/5, on ne s'ennuie pas un seul instant tout le long du récit. Une bonne surprise que je recommande, à lire presque les yeux fermés...
Sept cavaliers
Une très belle surprise que la découverte de ces "sept cavaliers"! Jacques Tarpant, déjà dessinateur du très correct Pirates, adapte en bande dessinée l'oeuvre de Jean Raspail (que je ne connaissais pas), en collaboration avec ce dernier. L'occasion d'un récit original, envoûtant et prometteur. Pourtant, de prime abord, le postulat de base peut sembler peu original: dans un monde frappé par une catastrophe de grande ampleur, une troupe de survivants parcourt les ruines d'un monde en reconstruction; c'est en effet un thème très classique visité à maintes reprises, par exemple avec Jeremiah ou Simon du fleuve. Nous sommes cependant loin, avec "sept cavaliers", de la sempiternelle ritournelle d'un monde futuriste renaissant d'une apocalypse nucléaire. Ce monde rêvé par Jean Raspail séduit par son aspect familier, et pourtant si étranger, si mystérieux. A la manière des "cités obscures", il fait cohabiter "moderne" façon XIXème siècle -chemin de fer (abandonné), télégraphe-, et décor ancien : une ville d'apparence moyenâgeuse, des habits et costumes d'un autre temps... Les noms de personnages ou de lieux, en un curieux mélange, empruntent à la sémantique latine, germanique, hongroise... En outre, le graphisme déployé par l'auteur sert à merveille cette ambiance de fin du monde. Le trait un tantinet hésitant, quoique toujours précis et fin, confère de la personnalité au dessin, même si les visages ont tendance à se ressembler. Les couleurs pastels renforcent l'atmosphère crépusculaire du récit. Car nous sommes bien plongés dans un monde qui semble s'effacer, s'assombrir. L'ambiance, pesante et mélancolique, laisse planer l'ombre d'une mystérieuse menace, impression renforcée par de subtils dialogues pleins de sous-entendus. En fait, mon unique reproche concernerait le verbiage parfois inutile et lourd, du style: "_Tu vois mon ami, j'ai l'impression d'avoir déjà rêvé cette aventure, et comme ces lions de mer qui ont parcouru cent milles lieues pour venir mourir sur ce rocher qui semblait les attendre depuis l'éternité, je me sens l'âme d'un explorateur des temps jadis allant s'échouer sur le cap Horn... _Yeah man rastacool !" Il n'empêche qu'après avoir ingurgité des tonnes de BDs d'humour au rabais, j'ai vraiment été envoûté par ce récit prometteur; je conseille donc vraiment cette histoire, annoncée en trois tomes.
Husk
Très bon début pour un premier album ! Quelques difficultés à tout comprendre dès la première lecture. Les personnages sont parfaitement décrits psychologiquement. Il y a beaucoup à lire, le scénario est très riche et complexe. Le dessin 3D des Husks est particulièrement réussit. En espérant que le tome 2 soit du même niveau.
I.R.$.
Contrairement à beaucoup, j’ai bien aimé cette série. Si après tout Largo Winch n’existait pas, beaucoup trouveraient cette BD super. Il faut la lire sans obligatoirement coller une étiquette du genre « tiens, c’est comme… ». Je trouve que les dessins sont particulièrement bien réussis, les femmes sont plutôt jolies ! Les intrigues sont bien menées, claires et intéressantes. Achat recommandé.
Manhole
J'ai vraiment été séduite par ce manga racontant l'histoire d'une contamination par un agent bactériologique. On comprend l'origine de cette épidémie et la toile de fond est bien présentée. Tout tient parfaitement debout : il s'agit donc d'un bon polar mené pour appréhender un psychopathe qui tient à mener un but bien précis, lequel ? Vous le saurez en lisant cette trilogie. Une bonne surprise que je recommande autant à la lecture qu'à l'achat.
Uchronie[s] - New York
Corbeyran est en train de produire une grande et belle saga. Suite des aventures de Zack Kosinski. Nous voici cette fois à New York. Le scénario revient sur l'enfance de notre héros. Et une fois encore certaines réalités parallèles viennent troubler le présent. Pour moi cette série est dans la continuité des 2 précédentes. Rythme, action, mystère... bref tous les ingrédients nécessaires à ce genre d'intrigue. Certes, l'histoire ne semble pas encore très avancée, mais elle est suffisamment prenante pour tenir le lecteur en haleine. Après 3 premiers tomes, on aimerait quand même en savoir davantage... vivement la suite. Le dessin est réaliste, dans le même style que les 2 autres séries. Il n'atteint cependant pas l'excellence de New Byzance, mais il est bon, même si j'ai eu un peu de mal avec les visages.
Coupures irlandaises
Encore une petite merveille de chez les éditions Futuropolis ! Kris est en passe de devenir un de mes scénaristes préférés ! Bon, c’est vrai qu’il faut aimer les récits qui donnent dans le documentaire pour apprécier « Coupures irlandaises »… ça tombe bien, moi, j’adore ça ! Ce one-shot met en scène deux adolescents de 14 ans, Nicolas et Christophe, qui vont passer deux mois chez des habitants à Belfast en Irlande. Ça se passe au début des années 80 et ces jeunes gens sont loin d’imaginer que l’Irlande est au bord de la guerre civile entre les catholiques et les protestants… « Coupures irlandaises » est une autobiographie de Nicolas et Christophe reprise par Kris le scénariste de Un homme est mort (dessiné par Etienne Davodeau). Il est assez surprenant de constater que ces deux hommes ont séjourné à Belfast sans que leurs parents ne soient inquiétés par la situation tendue de l’Irlande… le mini-dossier en fin d’album explique la raison de cette inconscience des parents mais, tout de même, le « Bloody Sunday » (14 morts lors d’une manifestation) a eu lieu en 1972 et depuis cette date, il y a toujours eu des attentats orchestrés par l’IRA… Ne vous attendez pas à être ressorti de cette lecture en ayant compris pourquoi l’Irlande en est arrivé à cette situation (bien que le mini-dossier en fin d’album se révèle assez complet sur ce sujet). En fait, ce qui fait l’intérêt de cette bd, c’est que Nicolas va se retrouver dans une famille catholique alors que Christophe va demeurer dans un foyer protestant… c’est ce qui va leur déplaire mais c’est aussi de cette façon que nos deux amis vont découvrir la réalité du quotidien et les divergences entre habitants. Les auteurs vont donc privilégier l’ambiance régnant à Belfast dans les années 1980 plutôt que de nous faire une leçon d’histoire… ce n’est pas plus mal étant donné que le dessin de Vincent Bailly retransmet bien l’atmosphère tendue de Belfast à cette époque. Je ne connais pas les bd de Vincent Bailly, il a réalisé Angus Powderhill et Le Coeur de Sang que je n’ai pas encore lues. Apparemment, pour « Coupures irlandaises », Vincent Bailly a changé son style : il a opté pour un dessin où l’encrage est discret, où le contour des personnages et des décors me sont apparus flous. Ce choix de style m’a un peu perturbé au début car son dessin manque de lisibilité. Par contre, à la fin du livre, je trouve que son graphisme est parfaitement adapté aux scènes de tension. En fait, à mon avis, dans cette bd, Vincent Bailly étale sa bonne maîtrise de la perspective et sa capacité à choisir avec pertinence la mise en couleurs. Finalement, j’ai hautement apprécié « Coupures irlandaises » ! En fait, je raffole de ce genre de bd qui nous place dans des situations historiques (pas si lointaines) qui ont été réellement vécues. Je me régale aussi de ces récits du passé qui nous montrent que ce genre de situations peut être assimilé à celles de nos jours et dans d’autres pays. Juste une précision avant de vous mettre à feuilleter cette bd : ne vous dites pas ce que ce genre d’histoires ne me passionne pas car je n’étais pas né (sous-entendu : les mémoires de grand-papy, grand-mamy, je m’en tape !)… l’histoire montre, par de nombreux exemples, que les blessures du passé peuvent ressurgir à tout moment et qu’il est toujours appréciable d’éviter les mêmes erreurs… A lire absolument en écoutant du U2 !
Vae Victis
"Vae Victis" est une BD que j'ai lue à toute vitesse, 14 tomes en quelques jours seulement, tant parce que j'ai été captivé que par le rythme imposé par la lecture de cette BD. C'est presque l'archétype de la BD d'aventure : les protagonistes doivent se sortir de situations qui semblent inextricables, parcourir le pays le long d'interminables courses-poursuites, combattre contre quantité d'ennemis d'un jour ou de toujours, et quand ils ont un moment de repos ils trouvent le temps de copuler et de faire des enfants. Ouf ! Vous l'aurez compris (et je l'ai déjà dit plus haut), cette BD impose un rythme de lecture ahurissant : Les évènements s'enchaînent -sur plusieurs années- sans véritable pause, chaque tome se lit par conséquent très vite. L'énergie quelque peu désordonnée qui émane de cette BD est une caractéristique indéniable. Il ne faudrait pas négliger l'aspect historique : nous sommes plongés au beau milieu de la guerre des Gaules, chaque détail de cette guerre est disséqué, les personnages principaux côtoient les grands personnages historiques de cette époque mouvementée : Vercingétorix, Jules César bien sûr... De cet appétit de détail, il en résulte un aspect de précision, mais aussi de surcharge : on a du mal souvent à suivre le déroulement des batailles, avec telle manœuvre des Romains, telle autre des Gaulois, et une autre tribu gauloise qui vient mettre son grain de sel, sans compter les Germains toujours là pour faire ch*** leur monde, et on en vient parfois à souhaiter une trêve générale. Sur 14 tomes, on suit les tribulations des mêmes personnages, et curieusement, on en vient à s'attacher à eux (du moins certains). Ils sont très manichéens, voilà la brute, voilà le magicien, voilà la belle guerrière, aucune once de subtilité dans la peinture des personnages (sauf peut-être pour Jules César et Ambre) mais ça ne pose pas vraiment problème. Par contre, le personnage de Milon est presque insupportable, avec ses transes ridicules, et le fait que tous les personnages mâles de l'histoire tombent amoureux d'Ambre, c'est vraiment pénible. En définitive, voilà une BD très énergique, bien documentée et très précise, mais qui souffre de cette surabondance de précision, et gâchée par Milon. Toutefois, j'attends avec impatience le tome 15, pour voir enfin cette fameuse bataille d'Alésia !