Les derniers avis (32088 avis)

Par Yannis
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme le plus fort du monde
L'Homme le plus fort du monde

Voilà une bonne surprise. Cette histoire vraie nous contant la vie de Louis Cyr, "l'homme le plus fort du monde", est une lecture plaisante et superbement bien mise en image. Je ne connaissais pas le personnage et cette lecture m'a beaucoup appris sur cet homme. Il a eu une vie difficile mais s'est battu pour arriver au "sommet". Mais sa vie de famille est restée au coeur de sa vie tout de même. Une bien belle histoire donc, assez émouvante, et qui plaît aussi aux plus jeunes puisque plusieurs enfants l'ont emprunté à la bibliothèque et ont été contents de leur lecture. Le dessin nous plonge bien dans l'époque avec ces couleurs qui font "effets vieillis". Vraiment je le redis très belle surprise.

15/10/2012 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5
Couverture de la série Ratafia
Ratafia

Ratafia est une BD que petits et grands peuvent apprécier. Au niveau de l'humour il y a du gag un peu potache mais aussi des jeux de mots assez fins ce qui fera sourire ou rire le plus grand monde. Il y a du Astérix dans Ratafia avec de l'anachronisme, du gag visuel, des jeux de mots donc et des quiproquos. Je trouve même que Ratafia est meilleur dans ce sens car l'humour est plus fin. Au niveau visuel les personnage sont excellents et marrants. C'est coloré et très cartoon. Un bon moment à passer avec les pirates de Ratafia, série que j'adore, et qui pour notre plus grand bonheur devrait reprendre car un tome 6 est annoncé.

15/10/2012 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Quatre Coins du Monde
Les Quatre Coins du Monde

Tiens personne ne l'a posté, ce petit bijou ? Un très beau premier tome, qui nous fait vraiment sentir le désert, sa beauté, sa pureté, sa cruauté aussi. Belle réalisation, dessins nets et précis, couleurs chatoyantes, beaucoup d'authenticité. Un plaisir pour les yeux. L'hommage rendu aux combattants des colonies dans le deuxième tome, y est poignant, authentique et pas larmoyant, comme souvent. Voilà une belle pierre apportée à l'édifice de la reconnaissance, après celle apportée par le président Hollande récemment. Un très beau diptyque, à ne pas manquer.

14/10/2012 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Karma Salsa
Karma Salsa

C'est pas mal du tout comme premier tome. Il y a du rythme, de l'aventure, de vieux briscards, de l'humour, ce qui n'est pas toujours le cas dans le genre. Allez, quatre étoiles ! Avec Callède à la baguette, gageons que la suite ne nous décevra pas. Je l'attends avec impatience.

14/10/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Paul à Québec
Paul à Québec

Il y a maintenant 2 ans et demi que j'avais commencé la série des Paul par le titre Paul en appartement. Je m'étais promis de revenir sur cette série sympathique qui traite des faits quotidiens. Par contre, j'ignorais l'ordre par lequel il fallait commencer car chaque volume traite une tranche de vie de ce personnage de l'enfance à l'âge adulte. J'ai donc laissé faire le hasard qui fait parfois bien les choses. Paul à Québec m'a d'abord rappelé mon voyage au Québec et les bons souvenirs que j'ai vécu dans ce pays merveilleux. La seconde partie me renvoie à un souvenir plus sombre et plus actuel qu'est celui de perdre un être cher par le cancer. C'est sans doute ce mélange entre le ton léger et des situations plus difficiles qui donnent à cette série cette force hors du commun. J'ai apprécié l'approche dans son ensemble qui a été traité avec finesse et sincérité. La maladie qui se déclare sournoisement par petites touches. La psychologie du personnage du beau-père qui nous laisse également découvrir une enfance pas très heureuse. Cependant, il y a toujours une touche d'humour et de tendresse qui fait que la pire des situations devient moins douloureuse. Avis dédié à Patrick. R.I.P

14/10/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notre Mère la Guerre
Notre Mère la Guerre

On connaissait le Kris auteur d’aimables histoires familiales avec Toussaint 66, autobiographe inspiré (Coupures irlandaises, Les Ensembles contraires) mais bien qu’il ait amorcé un virage en tant qu’investigateur des replis sombres de l’Histoire de France avec Un homme est mort, il ne nous avait pas encore immergés dans les évènements majeurs de celle-ci. C’est chose faite avec Notre Mère la Guerre. En 1915 des femmes sont retrouvées égorgées sur la ligne de front, portant sur elles des lettres rédigées par leur assassin. Et bien sûr, une unité composée de gamins repris de justice fait un groupe de coupables potentiels rêvé. Et puis quand même, c’est la guerre, hein. Ceux d’en face qui tirent pour le moindre pet, les obus qui pleuvent, le ciel qui vide régulièrement et abondamment ses entrailles… Pas facile d’explorer ce nouveau territoire, tellement arpenté par le talentueux Tardi. Cependant Kris y apporte un regard neuf, une virtuosité de l’écriture que n’a pas forcément son prédécesseur. La première astuce est pour moi l’utilisation des lettres sur les cadavres. C’est une figure habituelle des tueurs en série, enfin du moins les « modernes », et on ne pense pas forcément à insérer cet élément dans cette période, pourtant fondatrice du XXème siècle. Les lettres, qui sont également le seul lien des pauvres gars qu’on envoyait se faire tailler en pièces pour pas grand-chose et leurs familles restées à l’arrière, dans un état de terreur presque permanent. Une approche à la fois moderne et ancrée dans la réalité de l’époque, donc. Seconde astuce : faire intervenir sur place un gendarme, une faction militaire haïe par les autres, qui la considère comme une bande de planqués. Car oui, et je l’ai découvert avec ce livre, il y avait des « cognes » pour faire régner l’ordre et la discipline dans les rangs français. Le personnage principal, le Lieutenant Vialatte, est même un ancien flic, humaniste et catholique. La troisième astuce est l’utilisation d’un fait réel, troublant. En effet un certain nombre de repris de justice, pour la plupart très jeunes, auteurs de délits plus ou moins graves, ont été envoyés au front en échange d’une remise de peine ou parfois de la liberté à l’issue du conflit. Bien sûr, peu en réchapperont. Et la honte des deux côtés (autorités militaires comme soldats concernés) empêchera la diffusion d’une telle information. L’intrigue concernant des meurtres en série trouve donc une adéquation assez intéressante avec la proximité de criminels « lâchés » dans la nature, avec un nouveau terrain de jeux potentiellement infini. Et puis surtout –et c’est là le vrai sujet de la série- la possibilité de tuer impunément, « légalement », puisqu’on est en guerre… Ici ce sont des femmes qui sont tuées, mais pas n’importe lesquelles, les rares femmes (infirmière, cuisinière, journaliste…) qui côtoient les hommes dans ce conflit absurde, celles qui apportent un peu de réconfort, de chaleur, de compassion… Si elles viennent à être tuées elles aussi, tout s’écroule… Reste à voir comment Kris va gérer ces paramètres dans son récit. L’autre élément intéressant est la place accordée à la religion sur le récit. Sans être présente à chaque case, son ombre plane, tout d’abord par le titre de la série, bien sûr, et cette couverture initiale où l’on voit une bonne sœur défunte sur le parapet d’une tranchée, mais aussi par un mouvement elliptique autour de la figure de la vierge dans la première séquence, lequel mouvement elliptique est suivi d’un autre, dans le récit, d’une extrémité de l’album à l’autre cette fois. Intelligence dans la construction du récit donc, qui oblige le lecteur à reprendre en partie sa lecture pour saisir sa construction, et à bien s’en imprégner donc… On pensait que tout avait été écrit sur la guerre et son horreur, mais Kris arrive tout de même à trouver de belles phrases, très profondes, sur le sujet, mais là n’est pas le plus important, comme je le soulignais plus haut. Avec tout ce que j'ai évoqué, on eût pu craindre que le récit soit très dense, qu'il faille une encyclopédie, un manuel d'Histoire et un guide des références, mais en fait non, ça se lit très bien, c'est fluide du début à la fin. Ce premier tome ne donne pas trop de renseignements, on sent que le suspense et le rythme du récit sont bien dosés. Les personnages, mis à part Vialatte, ne sont pas encore très développés, mais cela va sans doute venir par la suite. Attention à ne pas trop traîner en chemin, le récit sera bouclé en quatre tomes de 64 pages, espacés de douze mois. Le travail de recherche me semble énorme, car il a fallu travailler en amont sur l’organisation des unités au front, sur les costumes, sur la vraisemblance de la présence d’un gendarme au milieu des troufions, sur le vocabulaire, sur les équipements, etc. Maël, qui a récemment explosé grâce à L'Encre du Passé, revient avec une série à l’ambiance très différente, mais également très marquée. Après des premières planches un peu hésitantes, il semble trouver son rythme de croisière avec un trait plus marqué, plus assuré. Son souci principal semble être la vraisemblance, la cohérence. Ainsi, pas de tripes exagérément sanglantes, pas de membres se baladant lorsqu’un obus explose au milieu d’un groupe de soldats. On est dans un récit réaliste, et tout est fait pour nous y faire croire. Les ambiances sont superbes, la boue est très bien rendue, le brouillard, la pluie, la promiscuité semblent vraiment palpables. Du beau boulot, là encore issu de nombreuses heures de travail, qui emmène instantanément le lecteur sur les terres désolées de Méricourd, en 1915… Alors que la fin du second tome laissait entrevoir une fin proche, la découverte de nouveaux éléments par les auteurs les autorise à rallonger un peu la sauce (quatre tomes au final), en nous livrant de nouvelles pistes, complexifiant encore quelque peu le récit. Planchard, par exemple, n'a pas encore livré tous ses secrets et le troisième tome, qui se déroule deux ans après les deux premiers, permet une nouvelle fois de montrer combien la guerre était une saloperie. Ce troisième tome comporte également ses scènes fortes, symboliques, comme lorsqu'un train de permissionnaires croise un convoi de voyageurs "normaux", ou lorsque Vialatte rencontre le père d'un autre des mômes de la section Peyrac. Ou encore ces monologues écrits au plus juste. Le quatrième tome, sobrement et justement intitulé "Requiem", amène Vialatte à découvrir le fin mot de l'histoire, un évènement sombre comme toutes les guerres sont émaillées. C'est en fait un évènement secondaire qui a tout déclenché, et... les auteurs amènent cela de très belle façon, à coups de flashes-backs dans les tranchées et dans l'intimité de certains des protagonistes. Une vraie bonne conclusion. Prions Notre Mère la Guerre, mes amis, prions, car je suis conquis...

08/09/2009 (MAJ le 14/10/2012) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

La vie. Cet album est une ode à la vie. Emmanuel Lepage, dans le cadre d'une opération conclue avec une association, accepte de se rendre dans la zone irradiée au coeur de l'Ukraine, afin de témoigner, par son dessin, d'une situation qui, 25 ans après l'accident, est toujours dramatique. Mais quand il s'y rend, quelle n'est pas stupeur en trouvant un endroit où la vie est omniprésente. Dans la nature, dans les gens qui sont restés -ou sont revenus-, partout. Bien sûr, il faut supposer que les autorités de l'époque, soviétiques, ont dû cacher pas mal de choses, y compris et surtout les morts et leurs sépultures (Lepage n'en trouvera quasiment pas en rapport avec la catastrophe). Alors, pris entre ses connaissances, ses préjugés, sa bonne conscience et son honnêteté intellectuelle et artistique, il décidera de tout raconter, tel qu'il l'a vu, vécu, senti... Sans omettre l'étrange maladie qui l'empêchera de dessiner les derniers temps avant son départ. Ce qui, pour un dessinateur/illustrateur, est un drame. Mais face au tableau qui se présente à ses yeux à Tchernobyl et sa région, le naturel revient très vite, et il ne cessera plus de dessiner. Au-delà de toutes les qualités déjà relevées par mes camarades, et dont je ne vous ferai pas l'affront de les répéter, bien que je sois à 100% d'accord avec eux, c'est ce choix de l'honnêteté qui m'a marqué dans ma lecture. Oh, bien sûr, ses qualités font qu'il a sans doute arrangé tel ou tel cadrage, lissé tel ou tel dialogue, mais je ne doute pas que ce qu'il nous raconte, par les mots ou le dessin, soit à 99% vrai. Et de nos jours, c'est suffisamment rare pour être signalé. Un livre rare et précieux.

13/10/2012 (modifier)
Par Sagera
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Les histoires qui traitent de la période de l'occupation ne sont pas légion dans la bande dessinée. Cette série a l'immense mérite d'aborder cette thématique de manière nuancée et intelligente. Ici nous n'avons pas à faire à des personnages monolithiques, à des bons et des méchants sûrs de leurs convictions et de leurs missions, mais à des êtres humains fragiles, incapables de prévoir l’avenir et qui agissent d’abord en fonction de ce qu’ils estiment être leurs intérêts immédiats. Cela donne à voir des personnages ambigus, lâches, médiocres mais qui pourtant ne sont pas dépourvus de force et d’une certaine forme de dignité au hasard des coups durs qui leur tombent dessus. Le personnage principal est bien évidemment l’exemple même de cette réalité. Nury en donne une description qui parvient à la fois à inspirer le respect mais aussi le mépris. Dit comme ça, cela n’a l’air de rien mais dans le récit, ça pimente la lecture, cela crée un sentiment incertain où on ne sait jamais si on aime Joanovici où si on le déteste définitivement. Quand on sait que l’époque qui sert de fond au sujet, fut justement marqué par ce sentiment d’incertitude, que beaucoup de repères volèrent en éclat , on se dit que Nury a parfaitement su réinjecter ce climat dans son travail de scénariste. Rien que pour ça, sa série mérite le détour. Quand en plus, on voit le travail graphique de Vallée qui est tout simplement irréprochable, on se dit qu’on tient là, une fichue bonne série. A suivre donc…

12/10/2012 (modifier)
Par Sagera
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Marquis d'Anaon
Le Marquis d'Anaon

Voilà une série qui a été une très agréable surprise, un moment de lecture comme je les aime ; surprenant, peuplé de personnages bien décrits et à la personnalité bien sentie. Rehaussé par un dessin à la fois simple mais maîtrisé, sachant parfaitement créer des ambiances en adéquation avec l’histoire, les scénaris sont hyper chiadés. Ils baignent dans un climat fantastique mais qui au final s’inscrivent toujours dans un contexte humain et cartésien qui empêchent bien des délires et effets de style grand guignolesques. Tout ça pour dire que le travail de Vehlmann et Bonhomme est une réussite incontestable. Cette série que j’ai découverte sur le tard, confirme que certains auteurs ont encore plein de bonnes choses à dire…

12/10/2012 (modifier)
Par dut
Note: 4/5
Couverture de la série Batman - Année Un (Year One)
Batman - Année Un (Year One)

Year One, c'est un classique pour qui veut lire du Batman ! Miller nous raconte la genèse de Batman, indispensable quoi ! Dans cet album, on découvre l'arrivée du commissaire Gordon à Gotham et surtout les débuts de Batman. On navigue entre Bruce Wayne qui devient Batman, et surtout le commissaire Gordon qui lui a ses propres problèmes. La narration avec les "voix off" est plutôt bien foutue, et on rentre bien dans la psychologie de Batou et Gordon. Coté dessins, je dirais que ça a un coté 80's mais avec une palettes de couleurs très particulière, un peu comme si la couleur était "passé", ce qui doit être complètement voulu je pense. Ça a son charme, mais ça peut aussi déplaire je pense. A noter encore une fois qu'Urban Comics fait un travail éditorial remarquable avec une éditions contenant des bonus, croquis etc. C'est certes pas indispensable, mais ça donne l'impression qu'Urban ne se moque pas de ses acheteurs, et veut leur en donner pour leur argent. Surtout, il faut rajouter à ça qu'ils y ont glissé le DVD ET le Bluray du dessin animé de Year One, et le tout pour 20€, moi je dis chapeau messieurs de chez Urban. Continuez !

12/10/2012 (modifier)