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Paul à Québec

Note: 3.89/5
(3.89/5 pour 9 avis)

Angoulême 2010 : Prix du public. Le nouveau Paul est arrivé !


Angoulême : récapitulatif des séries primées Auteurs Canadiens BDs adaptées en film Futurs immanquables Maladies et épidémies One-shots, le best-of Paul Québec

Sixième tome des aventures de Paul. L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au cœur de ce nouvel opus fort attendu. Texte:L'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Mai 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Paul à Québec
Les notes (9)
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20/05/2009 | Gaston
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Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Paul est une série que j'avais envie de découvrir suite à tous ces avis élogieux sur les volumes de la série, et j'ai commencé par le mieux noté (à tort peut-être). Et je ne suis pas du tout déçu de cette première approche de la vie quotidienne d'un québécois ! C'est peut-être d'ailleurs la meilleure manière de parler de ce volume : c'est la vie quotidienne d'un québécois moyen, soigneusement mis en images. Et ce genre de choses, allez savoir pourquoi, j'aime bien. C'est un exercice qui est difficile, pour arriver à louvoyer entre le quotidien anecdotique et le récit intéressant. Dans ce genre de récit, les personnages feront beaucoup, et dans le cas présent, j'ai trouvé que c'est réellement une réussite. J'ai adoré la façon dont sont représentés Paul, Lucie et leurs familles. C'est drôle, ponctué de touches d'humour qui allègent le récit, mais aussi d'anecdotes de vie bien senties (dont plus d'une m'a rappelé ce que m'ont raconté mes parents racontant leur installation dans la maison). Et le récit tourne progressivement autour d'un cancer, d'une maladie et de la mort. C'est remarquablement bien mené, avec une sensibilité et une justesse qui font mouche. Ça m'a touché et ému, et j'ai surtout adoré les personnages que je découvrais ici pour la première fois. Car c'est bien les personnages au centre de la BD, avec Paul et Lucie, mais aussi le père de Lucie, qui dévoile une partie de son enfance pas du tout heureuse. Et les dialogues sonnent vraiment justes, on les sent presque retranscrit du réel. Le dessin est très agréable, faisant un remarquable travail sur les expressions et les décors. Le trait simple et élégant de Michel Rabagliati apporte beaucoup à l'ambiance. Les personnages se reconnaissent vite, les décors sentent la belle province, c'est dépaysant ! C'est mon premier ouvrage de Michel Rabagliati et j'ai hâte de découvrir la suite (et les prédécesseurs) !

09/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Il y a maintenant 2 ans et demi que j'avais commencé la série des Paul par le titre Paul en appartement. Je m'étais promis de revenir sur cette série sympathique qui traite des faits quotidiens. Par contre, j'ignorais l'ordre par lequel il fallait commencer car chaque volume traite une tranche de vie de ce personnage de l'enfance à l'âge adulte. J'ai donc laissé faire le hasard qui fait parfois bien les choses. Paul à Québec m'a d'abord rappelé mon voyage au Québec et les bons souvenirs que j'ai vécu dans ce pays merveilleux. La seconde partie me renvoie à un souvenir plus sombre et plus actuel qu'est celui de perdre un être cher par le cancer. C'est sans doute ce mélange entre le ton léger et des situations plus difficiles qui donnent à cette série cette force hors du commun. J'ai apprécié l'approche dans son ensemble qui a été traité avec finesse et sincérité. La maladie qui se déclare sournoisement par petites touches. La psychologie du personnage du beau-père qui nous laisse également découvrir une enfance pas très heureuse. Cependant, il y a toujours une touche d'humour et de tendresse qui fait que la pire des situations devient moins douloureuse. Avis dédié à Patrick. R.I.P

14/10/2012 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

J'ai enfin lu l'occasion de lire une de ses aventures de ce fameux Paul. J'en avais entendu tellement de bien que je suis légèrement déçu... Il y a pour moi 2 parties dans cet album. Dans la première moitié on suit plus ou moins le quotidien, ou en tout cas, des anecdotes sur des évènements de la vie de tous les jours de la famille de Paul. Repas de famille chez les beaux parents, recherche d'une nouvelle maison, on regarde les enfants jouer, etc... Je n'ai pas trouvé ça bien intéressant. Cela permet de placer de très nombreuses expressions québécoises qui ont tendance à nous faire marrer, les Français. Ça fonctionne plus ou moins bien. Des fois j'ai souri, des fois j'ai trouvé ça un peu clichés comme si la situation mise en scène était juste un prétexte pour pouvoir placer ladite expression. La deuxième moitié est centrée sur la fin de vie du beau père de Paul, rongé par un cancer. Cette partie est plus touchante. Les émotions ressenties par les personnages sont sincères et l'accompagnement familial dans cette période difficile est montré de manière intelligente. Au final un album que je suis content d'avoir lu, mais une fois me suffira.

28/09/2012 (modifier)

Quand je lis Paul, le dessin disparaît, je ne vois que son expression, la justesse des émotions exprimées, les personnages finement saisis, des petites inventions de rien pour rendre avec humour les petites choses de tous les jours. La série souligne dans notre quotidien tout ce que nous voyons ou vivons mal, parce qu'on ne peut pas s'y attarder ou parce qu'on n'y fait pas attention sur le coup ; l'auteur lui les fige dans ses cases, ces moments précieux. Je ne lis pas Paul, je le vis. Paul à Québec est le mieux structuré des albums que j'ai lu, tournant autour de la mort, avançant tranquillement vers un final où on touche Dieu du bout des yeux. Un chef d'oeuvre.

03/09/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Le début de cette lecture a été tout sauf passionnant pour moi. Certes, le récit se laisse lire, il dispose d’une bonne narration mais à force de raconter des choses quotidiennes, Michel Rabagliati prend le risque d’offrir à ses lecteurs un récit sans intérêt. En effet, en quoi la vie de tous les jours, traitée avec simplicité et justesse, certes, mais sans chercher à rendre ce quotidien résolument humoristique, peut-il bien intéresser un lecteur ? Ce n’est qu’avec l’apparition d’une dimension plus dramatique dans ce récit que je vais réellement commencer à accrocher. A partir de là, le sort des personnages va m’intéresser. D’autant plus facilement que l’auteur parvient facilement à rendre ces personnages attachants (à défaut d’être marquants). Le dessin, lui, s’il convient bien à ce genre de récit, ne le magnifie en rien. C’est une ligne claire dépouillée, bien typée et traitée en noir et blanc. Avec ce type de trait, tout doit passer par la narration et il est heureux (pour moi, tout du moins) que celle-ci ait l’accent québécois. Cette dimension exotique apporte un petit plus à l’album. Au final, une bonne lecture… mais j’en attendais plus, je dois l’avouer.

21/02/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Jusqu'à présent, je n'ai jamais trop accroché aux albums de la série des Paul de Michel Rabagliati. Je les trouve sympas, intéressants, parfois un peu touchants, mais je n'en fais pas une passion. C'est comme de lire un blog, une sensation légère de voyeurisme, de découvrir la vie d'un autre (même s'il est ici fictif) et la comparer à la sienne, mais je n'ai pour autant jamais trouvé ça indispensable. Avec cet album primé à Angoulême, je fondais un peu plus d'espoir mais, même si lui aussi je l'ai trouvé bien, je n'ai pas non plus été vraiment transporté. Pour en avoir entendu un peu parler auparavant, dès l'entame de l'ouvrage je savais de quoi il allait être question. Contrairement à l'album précédent, Paul à la pêche, celui-ci est structuré du début à la fin sur un unique sujet : la mort d'un proche. Cela commence par la mise en situation, la description du bonheur actuel de ce personnage, quelques ans avant sa maladie. Puis l'auteur approfondit un peu plus la description de sa personnalité, profitant d'une conversation entre Paul et lui pour raconter une partie de son passé et de son enfance difficile. Puis viennent la maladie, la faiblesse, le transfert dans une maison de soins palliatifs et la longue veillée auprès du mourant jusqu'à la conclusion fatale. Tout cela est raconté avec justesse et sincérité. Pas de pathos, un peu d'humour et de bonne humeur par-ci par-là, mais tout reste réaliste et plein d'empathie. Pour autant, à part quelques passages précis et notamment les toutes dernières pages, je n'ai guère été touché. Du moins, pas plus que pour n'importe quel autre récit abordant un sujet aussi émotionnellement sensible que celui-là. Il est très facile de m'arracher des larmes et des émotions sur des sujets tels que la famille, la mort et plus encore quand on parle d'enfants. Abordant un sujet similaire, cet album avait donc le potentiel de m'émouvoir bien davantage. Mais là non, je suis resté assez neutre, ni transporté ni vraiment ennuyé. Ca n'en reste pas moins une lecture de bon niveau.

16/09/2010 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue Boy

Eh bien moi, sans vouloir contredire Altaïr, c’est mon premier « Paul », et je suis très heureux que ce soit celui qui m’ait fait découvrir la série… Attiré par le graphisme et le sticker « Prix du public Angoulême », je n’ai pas regretté mon acquisition, ne sachant pas du tout de quoi il était question avant lecture. Sans prétention et sans effets de manche, l’auteur raconte une histoire qu’il semble lui-même avoir vécu tant tout cela sonne vrai, un peu comme si cette BD avait été conçue telle un exutoire. Derrière le trait faussement naïf transparaît la réalité la plus âpre de la vie. Michel Rabagliati montre tout de la maladie et de la déchéance sans faux semblants, mais sans exhibitionnisme non plus. Le graphisme simple permet peut-être d’exprimer plus de choses et pourtant, malgré cette simplicité, les situations et les personnages semblent parfois nous apparaître en chair et en os. Ce n’est évidemment pas toujours très gai, mais pas triste pour autant. La poésie et l’humour qui émaillent le récit, alliés au style de dessin, adoucissent amplement le malaise qui pourrait vite prendre le dessus… C’est donc ici un sujet délicat que l’auteur a su traiter avec délicatesse, évitant toute sensiblerie. J’ai pour ma part beaucoup aimé cette œuvre pleine d’humanité.

18/08/2010 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5

Ouch... dur dur ce tome, après un Paul à la pêche déjà bien traumatisant, Rabagliati tue le père à tout petit feu dans ce "Paul à Québec"... Une fois encore, la pudeur de Rabagliati préserve l'histoire des clichés larmoyants, et il sait instiller une dose de joie et de foi en la vie, de telle sorte que cet album n'est pas entièrement déprimant. Mais, gasp, il n'est point gai pour autant. On dirait que Paul a définitivement perdu son insouciance... Un bel album, mais il va de soi qu'il est déconseillé de commencer par ce "Paul à Québec" pour découvrir cette belle série, toujours aussi attachante.

27/04/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Après trois ans d'absence, Paul est enfin de retour ! Ce dernier opus est vraiment excellent. Il est aussi le plus "dur" de la série. Fini le Paul insouciant des premiers tomes. La série a mûri et les sujets abordés sont maintenant plus durs : la mort, l'enfance malheureuse, les derniers instants d'une personne atteinte d'une maladie incurable, etc. J'adore le style de Michel Rabagliati ! Il est capable de rendre n'importe quelle anecdote passionnante. C'est simple, il nous parlerait des chaussettes de Paul pendant 20 pages et je trouverais ça captivant. Il est surtout capable de créer des personnages intéressants et particulièrement attachants. Son dessin est très beau et fait très bien passer les émotions présentes dans ce tome. Bref, les fans de la série Paul ne seront pas déçus. "Paul à Québec" contient tout ce qui rend cette série excellente. D'ailleurs, après une relecture, je mets la note maximal.

20/05/2009 (MAJ le 31/05/2009) (modifier)