Marti est un dessinateur espagnol inconnu du grand public francophone que Cornelius a souhaité remettre au gout du jour en publiant l’intégralité des mésaventures d’un chauffeur de taxi aussi trouble que les individus qu’il croise.
Le bonhomme profite des libertés d’une Espagne libérée de Franco et soumise à elle-même dans les années 80 pour livrer un feuilleton aussi bizarre qu’attachant avec quelques traits de caractère rappelant le Taxi Driver de Scorcese.
Pourtant c’est plutôt dans un milieu encore plus crasseux que nous plonge l’auteur avec ce personnage blond pas très finaud, persuadé d’être dans le droit chemin et qui pourtant n’hésite pas à devenir aussi glauque que la famille de dépravés qu’il poursuit à l’issue d’une vengeance bien macabre….
Le trait en noir et blanc caractéristique d’une ligne claire que n’aurait pas renié Yves Chaland joue sur de profonds contrastes comme on pouvait les admirer sur les premiers récits de Charles Burns.
L’essentiel se déroule principalement de nuit ou dans des recoins bien sombres dans un découpage en petites vignettes et sur de grandes silhouettes désarticulées volontairement.
La mise en scène volontairement rétro et kitsch pourrait en effrayer plus d’un mais le contraste entre les dessins et la teneur des propos plutôt adultes ou exagérément choquants crée une sorte d’humour british par des dialogues complètement hors propos dans leur construction et leur sérieux d’un autre âge.
On ne sait absolument pas où Marti nous entraine avec cette peinture sociale des plus grotesques d’une famille de dégénérés sortis tout droit du film « affreux, sales et méchants » d’Ettore Scola et ce quidam rigide et ridicule se prenant pour un vigilante exemplaire alors qu’il ne court finalement qu’après l’oseille planquée de son défunt père !
Taxista consiste dès lors en une course poursuite ou l’absurde côtoie le grotesque dans un rythme finalement assez jouissif. On peut le voir comme une critique de la société et de l’abolition des repères les plus symboliques d’autant plus que chaque personnage s’en prend plein la tronche dans un style rappelant les strips des séries à suivre des hebdomadaires d’antan. C’est un peu comme si Dick Tracy (une des autres influences majeures de l’auteur) avait dépassé la frontière du correctement bien pensant pour aller asticoter ce que les séries américaines se font un plaisir de nous cacher.
Les deux histoires qui constituent l’intégrale des aventures de ce chauffeur de taxi ont beau nous emmener dans un univers glauque et déplaisant, la lecture, elle, ne l’est jamais réellement grâce à un découpage bien nerveux et finalement une intrigue qui se tient. On y parle de vendetta, de vengeance et de complots et on pourrait compatir au mauvais sort qui accompagne notre « héros » s’il n’était aussi propre, prétentieux et vain car finalement c’est surtout un brave type bien con et pas si clean que cela…
Mon principal reproche serait la conclusion bien rapide et bien sèche de la seconde histoire alors que la première nous réservait un épilogue mais il s’agit bien de l’intégrale de ce personnage trouble et troublé qui mérite d’être redécouvert car à ma connaissance il n’existe pas une œuvre semblable mettant en scène un chauffeur de taxi aussi peu à ses affaires que Mario est plombier ou Tintin reporter.
Une suite existerait sous le nom de Calvario Hills mais ne l’ayant pas lu, je ne suis pas certain que Taxista y soit à nouveau le protagoniste principal. En tous cas l’œuvre de Marti mérite d’être connue et je vous engage à aborder ce pan méconnu de la bande dessinée espagnole alternative.
Dans le système fédéral américain, il est courant que de dangereux criminels bénéficient de leur liberté sous caution.
Ces sommes étant souvent élevées, de véritables petites entreprises se sont créées afin de subvenir aux besoins des personnes innocentes ou coupables avec la conséquence d'être arrêté pour avoir refusé de se présenter au tribunal où la somme doit leur être remise.
Une vieille série TV illustrait parfaitement ce principe « L’homme qui tombe à pic » où un chasseur de primes s’engage à ramener au procès tout personne voulant s’y substituer en disparaissant dans la nature…
C’est un peu le principe ici de « Codeflesh », un sympathique one-shot introduisant Cameron Daltrey qui prête l’argent et va également recueillir les malfrats par jeu ou passion.
Le souci c’est qu’il n’est pas censé cumuler ses deux activités. Il agit donc dans l’ombre et de préférence de nuit à l’aide d’un masque intégral avec code-barre rappelant un peu le look de Rorschach des Watchmen dans le Los Angeles crasseux et craspec de la série Criminal.
Ah oui il est peut-être utile de préciser que la plupart des malfaiteurs sont pourvus de pouvoirs télékinésiques ou surpuissants et sont dotés d’une tronche d’affreux jojos pas possibles dont on ne connaitra jamais réellement l’origine surnaturelle ou pas.
Pas grave, Cam est dévoué à sa tâche et passe le peu de temps libre qui lui reste à s’entrainer physiquement quitte à délaisser la jolie stripteaseuse qui partage son existence…
Le pitch est original, le pitch est simple, le pitch est direct. On ne s’embarrasse guère d’oripeaux pour décrire le quotidien d’un superhéros de la rue ordinaire qui agit pour son propre compte.
Ce n’est pas un justicier, Cameron roule pour sa bosse malgré le fait que son associé lui rappelle sans cesse de prendre du bon temps et de vivre sa relation au grand jour et de tout dévoiler à sa petite amie de sa double vie.
Décor planté, narration rapide et un Charles Adlard en grande forme avec un trait plus travaillé que sur sa série phare Walking Dead. Les couleurs sont aussi poisseuses que dans Criminal et le côté fantastique fait partie intégrante du décor dans un univers néanmoins contemporain et sans gadgets.
Le coté fantastique est parfaitement intégré à la narration et les personnages sont bien plus fins qu'il n'y parait, une gageure réussie pour un récit au final si rapide à lire.
Le récit est découpé en chapitres se succédant en autant de traques se finissant en bagarres aux poings entre le Codeflesh et ses malheureuses victimes… Et c’est relativement jouissif car le découpage privilégie l’action en illustrant la difficulté de mener une identité cachée.
On pourrait considérer ce one-shot comme l’épisode pilote d’une série à venir mais l’essentiel et la particularité de ce superhéros particulier est parfaitement abouti sur les 110 pages du présent récit et je ne vois pas quelle évolution lui apporter. Il y a également un chapitre entier, le neuvième pour être précis qui possède une narration innovante sur une lettre d’aveux en parallèle avec une journée « type » mais je ne peux en dire davantage pour ne pas dévoiler le plaisir de lecture…
En résumé Codeflesh confirme le talent conjugué de deux auteurs reconnus pour d’autres œuvres majeures qu’ils auront réalisé séparément mais dont l’union sincère permet ici un récit différent et savoureux et à mi-chemin entre le polar et le buddy movie. Très divertissant.
L'Etoile du Désert est sans contexte ( à mon avis bien sûr ) la plus belle oeuvre d'Enrico Marini.
J'ai passé un moment extraordinaire en lisant ce diptyque hors du commun.
Je peux dire qu'il y avait longtemps que je n'avais pas lu un western de cette qualité. Quand je parle de qualité je pense bien évidemment au dessin de ce diable de Marini qui d'après moi avec cette série a atteint la quasi perfection graphique. Certaines cases sont juste majestueuses , je ne peux pas être plus clair.
J'ai rarement vu des dessins aussi beaux dans un western.
Un peu avant j'ai utilisé le terme "qualité" et bien sûr cela ne concerne pas seulement le dessin.
Mais il faut rappeler que L' Etoile du Désert ce n'est pas uniquement une BD avec un dessin somptueux mais c'est aussi un récit avec un scénario séduisant mais qui reste malgré tout classique.
Stephen Desberg utilise tous les codes propres au western et y intègre une histoire de vengeance et cela nous donne un thriller se déroulant durant la conquête de l'Ouest .
Je pense que le scénariste s'est énormément documenté pour nous rendre d'une manière magistrale l'ambiance particulière qui devait régner à cette époque durant cette grande épopée que fut la la traversée du continent américain par les compagnies ferroviaires afin d'atteindre l'Océan Pacifique.
Que dire de plus si ce n'est " bravo " aux auteurs pour ce magnifique diptyque qui se lit rapidement , mais avec un plaisir intense.
Bon je pardonne à Marini d'avoir fait ressembler son personnage principal à un acteur connu dont je ne vais pas citer le nom .
Alors si vous n'avez pas lu cette très belle série , allez y gaiement, vous ne le regretterez pas .
J’ai avisé il n’y a pas très longtemps la série de comics, Une vie de chien, en lui attribuant 3 étoiles, et en lui reconnaissant quelques similitudes avec Calvin et Hobbes.
Mais force est de reconnaître que Calvin et Hobbes est une série vraiment meilleure. C’est même la meilleure série de strips du genre que j’ai pu lire, et je ne peux pas lui attribuer moins de quatre étoiles !
En effet, même si je suis adepte de l’humour con, je n’ai rien contre l’humour intelligent. Et ici c’est de l’humour intelligent. Et c’est drôle !
Bien sûr, sur la très longue durée de cette série, tous les strips ne se valent pas, mais l’ensemble est quand même presque toujours d’un très bon niveau.
Calvin, avec son énergie, sa mauvaise foi récurrente, est très bien accompagné par Hobbes, son public, mais aussi son miroir, sa bonne – et parfois sa mauvaise – conscience. Ce sont souvent les commentaires de Hobbes qui donnent toute leur saveur aux dires et agissements du gamin plein de vie.
Une série tous publics, qui passe allègrement la barrière culturelle, mais aussi celle de l’âge. A lire vraiment !
Les récents avis sur Daytripper (au jour le jour), qui sont tous élogieux d'ailleurs, m'ont incité à emprunter ce comics à ma médiathèque.
Je vais vous avouer que j'ai failli arrêter ma lecture avant la fin, mais finalement je suis arrivé au bout de cet imposant ouvrage (édité par Urban comics dans la collection Vertigo) pour mon plus grand plaisir.
Il me semble que cet ouvrage est le premier roman graphique sur lequel je donne mon avis, je peux donc en conclure que ce genre de récit n'est pas ma tasse de thé, pourtant j'ai été enchanté, bouleversé, étonné et je peux même dire émerveillé par cette superbe série éditée en un seul volume en France.
Comme je le disais plus haut la première histoire ne m'a pas emballé à tel point que j'ai failli en rester là. Mais la persévérance à souvent du bon, car plus j'avançais dans cette oeuvre étonnante plus j'avais envie d'en arriver au bout. Finalement j'ai été envoûté par ces dix histoires traitant essentiellement de la mort mais qui sont finalement une ode à la vie.
Original est l'adjectif qui vient immédiatement à l'esprit quand on lit le résumé de ce roman graphique. On suit les multiples vies et morts possibles du héros qui est un journaliste spécialisé en nécrologie et qui aspire à devenir écrivain.
Effectivement ce genre de scénario est assez peu courant, on se laisse prendre au jeu et on ne se pose pas trop de questions. On suit juste les différentes vies du personnage principal en se délectant des différentes histoires traitant de nombreux thèmes de la vie de "monsieur tout le monde" : à savoir l'amour, l'amitié, les rapports entre un père et son fils pour les principaux aspects traités par ce récit.
Le dessin est très réussi et s'accorde parfaitement à cette drôle d'histoire. Il est vrai que le style réaliste du dessinateur m'a tellement plu que je pense me jeter sur le prochain album qu'il dessinera.
Est-il possible de ne pas conseiller ce one shot ? Je ne pense pas, en tout cas moi je ne peux que souhaiter que mon avis et ceux des autres posteurs inciteront plusieurs personnes à lire cette très belle BD et que comme moi elles ne le regretteront pas.
Bon, le moins qu'on puisse dire, c'est que la pudibonderie, l'hypocrisie, mais aussi la recherche d'originalité n'ont pas étouffé Vuillemin !
En effet, on a là un étalage de blagues souvent connues - même si pas toutes, là, que l'on a pu entendre ou répéter depuis l'adolescence (surtout pour un garçon sûrement).
Rien de réellement original donc, c'est l'accumulation qui en rehausse l'intérêt, mais aussi qui doit créer un phénomène d'overdose: je ne les ai lues (et relues) qu'en pointillé, mais j'y retourne !
Pour ce qui est du sujet, on est dans le scato - crado bien assumé, le tout rehaussé par un dessin à l'avenant, que ce soit le style ou les couleurs (ou le caca d'oie domine souvent). Mais, tout en étant crado, le dessin et la colorisation sont quand même assez travaillés et bien raccord avec les textes.
Ce n'est pas notre finesse intellectuelle qui est ici visée, mais j'avoue avoir beaucoup ri à cette lecture, recommandée.
Note réelle 3,5/5.
Cette série est géniale mais pour moi il serait temps de la conclure.
L'histoire est lente mais on a plaisir à la suivre. L'ambiance y est très bien insufflée et les personnages sont bien construits. Seul bémol, les derniers tomes semblent faire traîner l'histoire en longueur et on a l'impression que le succès a fait prolonger l'aventure. Somme toute on a encore des albums de qualité malgré tout.
Côté dessin, c'est tout bon aussi pour moi. Agréable, détaillé, il nous transporte au Québec de l'Entre-deux-guerres sans problème.
Malgré cette petite baisse depuis 1 ou 2 albums, cette série est géniallissime et pourrait passer en culte si la fin remonte au niveau des premiers albums.
Matteo voyage beaucoup, et nous emmène dans ses aventures, dans les tranchées tout d’abord, puis en Russie lors de la révolution de 1917, avec une escale à Paris, le tout en 2 albums seulement !
Toute la partie sur les tranchées est bonne mais sent un peu le réchauffé – il faut dire que j’ai lu pas mal de BD sur le sujet ces derniers temps, et je commence à saturer un peu. Par contre la partie sur la révolution Russe m’a passionné. Il faut dire que je ne me souviens plus trop de mes cours d’Histoire sur ce sujet. J’ai d’ailleurs révisé un peu sur Wikipedia pour me familiariser avec la situation politique de l’époque avant d’entamer la lecture de ce tome 2.
Je ne surprendrai personne si je dis que le dessin est bien entendu superbe. Par contre il faut avouer que toutes les femmes de Gibrat se ressemblent un peu, ça fait bizarre de voir et revoir autant de Cécile, tant d’années après Le Sursis ;)
Voilà, une grande aventure romantique et passionnée, remplie d’idéaux et de désillusions. Il me tarde de lire la suite (un mot à la fin de l’intégrale des deux premiers tomes annonce maintenant 5 tomes, et non 4 comme originellement prévu).
Je dois avouer qu'en voyant les critiques très négatives, j'étais un peu rebuté de me lancer dans cette lecture. Finalement, voulant avoir la deuxième partie de Dark Knight Returns en animé j'ai acheté ce comics. Et bien je suis assez satisfait de ma lecture.
Le dessin est toujours aussi dynamique et les couleurs flashies comme dans l'opus précédent et même si ce n'est pas le dessin que je préfère j'ai apprécié cette lecture (3.5/5).
Concernant le scénario, je le trouve moins bon que Returns la faute à une seconde partie que je trouve moins accrocheuse. Miller reste un excellent conteur et nous amène tout de même jusqu'au bout sans ennui. La présence de nombreux héros vieillissants (flash, atom, wonder woman...) et de méchants tout aussi âgés (Lex Luthor, Brainiac) est le plus de ce volume. Le combat Batman/Superman prend une autre dimension. La fin est plus conventionnelle et le nouveau Joker m'a un peu déçu. Ma critique se fait aussi par rapport à Returns donc je suis sans doute plus sévère (3/5).
L'édition d'Urban est encore une fois magnifique avec une intro de Miller, des bonus et la présence de la partie 2 de l'animé Dark Knight Returns (5/5).
Au final un bon comics qui mérite d'être lu au même titre que l'opus précédent car même s'il en est la suite, il s'en détache et Miller ne se contente pas de reprendre les clés du succès du précédent.
La couverture à elle seule est un poème et justifie pleinement l’achat de l’album. J’aurais cependant été déçu si je n’avais trouvé à l’intérieur de ce livre de quoi satisfaire ma soif d’histoires.
Heureusement, le contenu n’est pas loin de valoir le contenant. Le dessin reste admirable tandis que l’histoire ne se résume pas à un basique conte pour enfants. De plus, comme dans leur précédente collaboration (« Aristide broie du noir »), les auteurs ont recours à un récitatif en vers qui musicalise la lecture et laisse l’espace nécessaire au dessin pour s’exprimer.
Et c’est à la fois bercé par les mots et charmé par le dessin que j’ai suivi ce beau récit, moins convenu et plus fin que celui auquel je m’attendais (que du bonus, en somme).
Ce conte :
- exploite le triangle amoureux avec finesse ;
- est sombre et lumineux à la fois ;
- est adapté à un jeune public sans être naïf ;
- offre de très belles planches sur lesquelles il fait bon s’attarder ;
- nous berce de belles phrases, telle « … ce cœur vide trop lourd à porter » ;
- ne tombe ni dans la nunucherie ni dans le manichéisme ;
- ravira bien des tranches d’âge ;
- est source de réflexion quant à sa conclusion ;
- baigne dans un esprit « burtonien » grâce à sa poésie noire.
En résumé : cet album est une réussite.
Seul (petit) reproche : certaines phrases auraient mérité un peu plus de travail dans leur structure. Séverine Gauthier a parfois opté pour la clarté au détriment de la musicalité, alors que je pense que les deux pouvaient aller de pair.
Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est franchement bien !
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Taxista
Marti est un dessinateur espagnol inconnu du grand public francophone que Cornelius a souhaité remettre au gout du jour en publiant l’intégralité des mésaventures d’un chauffeur de taxi aussi trouble que les individus qu’il croise. Le bonhomme profite des libertés d’une Espagne libérée de Franco et soumise à elle-même dans les années 80 pour livrer un feuilleton aussi bizarre qu’attachant avec quelques traits de caractère rappelant le Taxi Driver de Scorcese. Pourtant c’est plutôt dans un milieu encore plus crasseux que nous plonge l’auteur avec ce personnage blond pas très finaud, persuadé d’être dans le droit chemin et qui pourtant n’hésite pas à devenir aussi glauque que la famille de dépravés qu’il poursuit à l’issue d’une vengeance bien macabre…. Le trait en noir et blanc caractéristique d’une ligne claire que n’aurait pas renié Yves Chaland joue sur de profonds contrastes comme on pouvait les admirer sur les premiers récits de Charles Burns. L’essentiel se déroule principalement de nuit ou dans des recoins bien sombres dans un découpage en petites vignettes et sur de grandes silhouettes désarticulées volontairement. La mise en scène volontairement rétro et kitsch pourrait en effrayer plus d’un mais le contraste entre les dessins et la teneur des propos plutôt adultes ou exagérément choquants crée une sorte d’humour british par des dialogues complètement hors propos dans leur construction et leur sérieux d’un autre âge. On ne sait absolument pas où Marti nous entraine avec cette peinture sociale des plus grotesques d’une famille de dégénérés sortis tout droit du film « affreux, sales et méchants » d’Ettore Scola et ce quidam rigide et ridicule se prenant pour un vigilante exemplaire alors qu’il ne court finalement qu’après l’oseille planquée de son défunt père ! Taxista consiste dès lors en une course poursuite ou l’absurde côtoie le grotesque dans un rythme finalement assez jouissif. On peut le voir comme une critique de la société et de l’abolition des repères les plus symboliques d’autant plus que chaque personnage s’en prend plein la tronche dans un style rappelant les strips des séries à suivre des hebdomadaires d’antan. C’est un peu comme si Dick Tracy (une des autres influences majeures de l’auteur) avait dépassé la frontière du correctement bien pensant pour aller asticoter ce que les séries américaines se font un plaisir de nous cacher. Les deux histoires qui constituent l’intégrale des aventures de ce chauffeur de taxi ont beau nous emmener dans un univers glauque et déplaisant, la lecture, elle, ne l’est jamais réellement grâce à un découpage bien nerveux et finalement une intrigue qui se tient. On y parle de vendetta, de vengeance et de complots et on pourrait compatir au mauvais sort qui accompagne notre « héros » s’il n’était aussi propre, prétentieux et vain car finalement c’est surtout un brave type bien con et pas si clean que cela… Mon principal reproche serait la conclusion bien rapide et bien sèche de la seconde histoire alors que la première nous réservait un épilogue mais il s’agit bien de l’intégrale de ce personnage trouble et troublé qui mérite d’être redécouvert car à ma connaissance il n’existe pas une œuvre semblable mettant en scène un chauffeur de taxi aussi peu à ses affaires que Mario est plombier ou Tintin reporter. Une suite existerait sous le nom de Calvario Hills mais ne l’ayant pas lu, je ne suis pas certain que Taxista y soit à nouveau le protagoniste principal. En tous cas l’œuvre de Marti mérite d’être connue et je vous engage à aborder ce pan méconnu de la bande dessinée espagnole alternative.
Codeflesh
Dans le système fédéral américain, il est courant que de dangereux criminels bénéficient de leur liberté sous caution. Ces sommes étant souvent élevées, de véritables petites entreprises se sont créées afin de subvenir aux besoins des personnes innocentes ou coupables avec la conséquence d'être arrêté pour avoir refusé de se présenter au tribunal où la somme doit leur être remise. Une vieille série TV illustrait parfaitement ce principe « L’homme qui tombe à pic » où un chasseur de primes s’engage à ramener au procès tout personne voulant s’y substituer en disparaissant dans la nature… C’est un peu le principe ici de « Codeflesh », un sympathique one-shot introduisant Cameron Daltrey qui prête l’argent et va également recueillir les malfrats par jeu ou passion. Le souci c’est qu’il n’est pas censé cumuler ses deux activités. Il agit donc dans l’ombre et de préférence de nuit à l’aide d’un masque intégral avec code-barre rappelant un peu le look de Rorschach des Watchmen dans le Los Angeles crasseux et craspec de la série Criminal. Ah oui il est peut-être utile de préciser que la plupart des malfaiteurs sont pourvus de pouvoirs télékinésiques ou surpuissants et sont dotés d’une tronche d’affreux jojos pas possibles dont on ne connaitra jamais réellement l’origine surnaturelle ou pas. Pas grave, Cam est dévoué à sa tâche et passe le peu de temps libre qui lui reste à s’entrainer physiquement quitte à délaisser la jolie stripteaseuse qui partage son existence… Le pitch est original, le pitch est simple, le pitch est direct. On ne s’embarrasse guère d’oripeaux pour décrire le quotidien d’un superhéros de la rue ordinaire qui agit pour son propre compte. Ce n’est pas un justicier, Cameron roule pour sa bosse malgré le fait que son associé lui rappelle sans cesse de prendre du bon temps et de vivre sa relation au grand jour et de tout dévoiler à sa petite amie de sa double vie. Décor planté, narration rapide et un Charles Adlard en grande forme avec un trait plus travaillé que sur sa série phare Walking Dead. Les couleurs sont aussi poisseuses que dans Criminal et le côté fantastique fait partie intégrante du décor dans un univers néanmoins contemporain et sans gadgets. Le coté fantastique est parfaitement intégré à la narration et les personnages sont bien plus fins qu'il n'y parait, une gageure réussie pour un récit au final si rapide à lire. Le récit est découpé en chapitres se succédant en autant de traques se finissant en bagarres aux poings entre le Codeflesh et ses malheureuses victimes… Et c’est relativement jouissif car le découpage privilégie l’action en illustrant la difficulté de mener une identité cachée. On pourrait considérer ce one-shot comme l’épisode pilote d’une série à venir mais l’essentiel et la particularité de ce superhéros particulier est parfaitement abouti sur les 110 pages du présent récit et je ne vois pas quelle évolution lui apporter. Il y a également un chapitre entier, le neuvième pour être précis qui possède une narration innovante sur une lettre d’aveux en parallèle avec une journée « type » mais je ne peux en dire davantage pour ne pas dévoiler le plaisir de lecture… En résumé Codeflesh confirme le talent conjugué de deux auteurs reconnus pour d’autres œuvres majeures qu’ils auront réalisé séparément mais dont l’union sincère permet ici un récit différent et savoureux et à mi-chemin entre le polar et le buddy movie. Très divertissant.
L'Etoile du Désert
L'Etoile du Désert est sans contexte ( à mon avis bien sûr ) la plus belle oeuvre d'Enrico Marini. J'ai passé un moment extraordinaire en lisant ce diptyque hors du commun. Je peux dire qu'il y avait longtemps que je n'avais pas lu un western de cette qualité. Quand je parle de qualité je pense bien évidemment au dessin de ce diable de Marini qui d'après moi avec cette série a atteint la quasi perfection graphique. Certaines cases sont juste majestueuses , je ne peux pas être plus clair. J'ai rarement vu des dessins aussi beaux dans un western. Un peu avant j'ai utilisé le terme "qualité" et bien sûr cela ne concerne pas seulement le dessin. Mais il faut rappeler que L' Etoile du Désert ce n'est pas uniquement une BD avec un dessin somptueux mais c'est aussi un récit avec un scénario séduisant mais qui reste malgré tout classique. Stephen Desberg utilise tous les codes propres au western et y intègre une histoire de vengeance et cela nous donne un thriller se déroulant durant la conquête de l'Ouest . Je pense que le scénariste s'est énormément documenté pour nous rendre d'une manière magistrale l'ambiance particulière qui devait régner à cette époque durant cette grande épopée que fut la la traversée du continent américain par les compagnies ferroviaires afin d'atteindre l'Océan Pacifique. Que dire de plus si ce n'est " bravo " aux auteurs pour ce magnifique diptyque qui se lit rapidement , mais avec un plaisir intense. Bon je pardonne à Marini d'avoir fait ressembler son personnage principal à un acteur connu dont je ne vais pas citer le nom . Alors si vous n'avez pas lu cette très belle série , allez y gaiement, vous ne le regretterez pas .
Calvin et Hobbes
J’ai avisé il n’y a pas très longtemps la série de comics, Une vie de chien, en lui attribuant 3 étoiles, et en lui reconnaissant quelques similitudes avec Calvin et Hobbes. Mais force est de reconnaître que Calvin et Hobbes est une série vraiment meilleure. C’est même la meilleure série de strips du genre que j’ai pu lire, et je ne peux pas lui attribuer moins de quatre étoiles ! En effet, même si je suis adepte de l’humour con, je n’ai rien contre l’humour intelligent. Et ici c’est de l’humour intelligent. Et c’est drôle ! Bien sûr, sur la très longue durée de cette série, tous les strips ne se valent pas, mais l’ensemble est quand même presque toujours d’un très bon niveau. Calvin, avec son énergie, sa mauvaise foi récurrente, est très bien accompagné par Hobbes, son public, mais aussi son miroir, sa bonne – et parfois sa mauvaise – conscience. Ce sont souvent les commentaires de Hobbes qui donnent toute leur saveur aux dires et agissements du gamin plein de vie. Une série tous publics, qui passe allègrement la barrière culturelle, mais aussi celle de l’âge. A lire vraiment !
Daytripper (au jour le jour)
Les récents avis sur Daytripper (au jour le jour), qui sont tous élogieux d'ailleurs, m'ont incité à emprunter ce comics à ma médiathèque. Je vais vous avouer que j'ai failli arrêter ma lecture avant la fin, mais finalement je suis arrivé au bout de cet imposant ouvrage (édité par Urban comics dans la collection Vertigo) pour mon plus grand plaisir. Il me semble que cet ouvrage est le premier roman graphique sur lequel je donne mon avis, je peux donc en conclure que ce genre de récit n'est pas ma tasse de thé, pourtant j'ai été enchanté, bouleversé, étonné et je peux même dire émerveillé par cette superbe série éditée en un seul volume en France. Comme je le disais plus haut la première histoire ne m'a pas emballé à tel point que j'ai failli en rester là. Mais la persévérance à souvent du bon, car plus j'avançais dans cette oeuvre étonnante plus j'avais envie d'en arriver au bout. Finalement j'ai été envoûté par ces dix histoires traitant essentiellement de la mort mais qui sont finalement une ode à la vie. Original est l'adjectif qui vient immédiatement à l'esprit quand on lit le résumé de ce roman graphique. On suit les multiples vies et morts possibles du héros qui est un journaliste spécialisé en nécrologie et qui aspire à devenir écrivain. Effectivement ce genre de scénario est assez peu courant, on se laisse prendre au jeu et on ne se pose pas trop de questions. On suit juste les différentes vies du personnage principal en se délectant des différentes histoires traitant de nombreux thèmes de la vie de "monsieur tout le monde" : à savoir l'amour, l'amitié, les rapports entre un père et son fils pour les principaux aspects traités par ce récit. Le dessin est très réussi et s'accorde parfaitement à cette drôle d'histoire. Il est vrai que le style réaliste du dessinateur m'a tellement plu que je pense me jeter sur le prochain album qu'il dessinera. Est-il possible de ne pas conseiller ce one shot ? Je ne pense pas, en tout cas moi je ne peux que souhaiter que mon avis et ceux des autres posteurs inciteront plusieurs personnes à lire cette très belle BD et que comme moi elles ne le regretteront pas.
Les Sales Blagues de l'Echo
Bon, le moins qu'on puisse dire, c'est que la pudibonderie, l'hypocrisie, mais aussi la recherche d'originalité n'ont pas étouffé Vuillemin ! En effet, on a là un étalage de blagues souvent connues - même si pas toutes, là, que l'on a pu entendre ou répéter depuis l'adolescence (surtout pour un garçon sûrement). Rien de réellement original donc, c'est l'accumulation qui en rehausse l'intérêt, mais aussi qui doit créer un phénomène d'overdose: je ne les ai lues (et relues) qu'en pointillé, mais j'y retourne ! Pour ce qui est du sujet, on est dans le scato - crado bien assumé, le tout rehaussé par un dessin à l'avenant, que ce soit le style ou les couleurs (ou le caca d'oie domine souvent). Mais, tout en étant crado, le dessin et la colorisation sont quand même assez travaillés et bien raccord avec les textes. Ce n'est pas notre finesse intellectuelle qui est ici visée, mais j'avoue avoir beaucoup ri à cette lecture, recommandée. Note réelle 3,5/5.
Magasin général
Cette série est géniale mais pour moi il serait temps de la conclure. L'histoire est lente mais on a plaisir à la suivre. L'ambiance y est très bien insufflée et les personnages sont bien construits. Seul bémol, les derniers tomes semblent faire traîner l'histoire en longueur et on a l'impression que le succès a fait prolonger l'aventure. Somme toute on a encore des albums de qualité malgré tout. Côté dessin, c'est tout bon aussi pour moi. Agréable, détaillé, il nous transporte au Québec de l'Entre-deux-guerres sans problème. Malgré cette petite baisse depuis 1 ou 2 albums, cette série est géniallissime et pourrait passer en culte si la fin remonte au niveau des premiers albums.
Mattéo
Matteo voyage beaucoup, et nous emmène dans ses aventures, dans les tranchées tout d’abord, puis en Russie lors de la révolution de 1917, avec une escale à Paris, le tout en 2 albums seulement ! Toute la partie sur les tranchées est bonne mais sent un peu le réchauffé – il faut dire que j’ai lu pas mal de BD sur le sujet ces derniers temps, et je commence à saturer un peu. Par contre la partie sur la révolution Russe m’a passionné. Il faut dire que je ne me souviens plus trop de mes cours d’Histoire sur ce sujet. J’ai d’ailleurs révisé un peu sur Wikipedia pour me familiariser avec la situation politique de l’époque avant d’entamer la lecture de ce tome 2. Je ne surprendrai personne si je dis que le dessin est bien entendu superbe. Par contre il faut avouer que toutes les femmes de Gibrat se ressemblent un peu, ça fait bizarre de voir et revoir autant de Cécile, tant d’années après Le Sursis ;) Voilà, une grande aventure romantique et passionnée, remplie d’idéaux et de désillusions. Il me tarde de lire la suite (un mot à la fin de l’intégrale des deux premiers tomes annonce maintenant 5 tomes, et non 4 comme originellement prévu).
Batman - The Dark Knight strikes again (La Relève)
Je dois avouer qu'en voyant les critiques très négatives, j'étais un peu rebuté de me lancer dans cette lecture. Finalement, voulant avoir la deuxième partie de Dark Knight Returns en animé j'ai acheté ce comics. Et bien je suis assez satisfait de ma lecture. Le dessin est toujours aussi dynamique et les couleurs flashies comme dans l'opus précédent et même si ce n'est pas le dessin que je préfère j'ai apprécié cette lecture (3.5/5). Concernant le scénario, je le trouve moins bon que Returns la faute à une seconde partie que je trouve moins accrocheuse. Miller reste un excellent conteur et nous amène tout de même jusqu'au bout sans ennui. La présence de nombreux héros vieillissants (flash, atom, wonder woman...) et de méchants tout aussi âgés (Lex Luthor, Brainiac) est le plus de ce volume. Le combat Batman/Superman prend une autre dimension. La fin est plus conventionnelle et le nouveau Joker m'a un peu déçu. Ma critique se fait aussi par rapport à Returns donc je suis sans doute plus sévère (3/5). L'édition d'Urban est encore une fois magnifique avec une intro de Miller, des bonus et la présence de la partie 2 de l'animé Dark Knight Returns (5/5). Au final un bon comics qui mérite d'être lu au même titre que l'opus précédent car même s'il en est la suite, il s'en détache et Miller ne se contente pas de reprendre les clés du succès du précédent.
Coeur de pierre
La couverture à elle seule est un poème et justifie pleinement l’achat de l’album. J’aurais cependant été déçu si je n’avais trouvé à l’intérieur de ce livre de quoi satisfaire ma soif d’histoires. Heureusement, le contenu n’est pas loin de valoir le contenant. Le dessin reste admirable tandis que l’histoire ne se résume pas à un basique conte pour enfants. De plus, comme dans leur précédente collaboration (« Aristide broie du noir »), les auteurs ont recours à un récitatif en vers qui musicalise la lecture et laisse l’espace nécessaire au dessin pour s’exprimer. Et c’est à la fois bercé par les mots et charmé par le dessin que j’ai suivi ce beau récit, moins convenu et plus fin que celui auquel je m’attendais (que du bonus, en somme). Ce conte : - exploite le triangle amoureux avec finesse ; - est sombre et lumineux à la fois ; - est adapté à un jeune public sans être naïf ; - offre de très belles planches sur lesquelles il fait bon s’attarder ; - nous berce de belles phrases, telle « … ce cœur vide trop lourd à porter » ; - ne tombe ni dans la nunucherie ni dans le manichéisme ; - ravira bien des tranches d’âge ; - est source de réflexion quant à sa conclusion ; - baigne dans un esprit « burtonien » grâce à sa poésie noire. En résumé : cet album est une réussite. Seul (petit) reproche : certaines phrases auraient mérité un peu plus de travail dans leur structure. Séverine Gauthier a parfois opté pour la clarté au détriment de la musicalité, alors que je pense que les deux pouvaient aller de pair. Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est franchement bien !