Les derniers avis (32074 avis)

Par jul
Note: 4/5
Couverture de la série Psycho-Investigateur (Simon Radius)
Psycho-Investigateur (Simon Radius)

J'ai hésité entre 3 et 4 mais je mets un 4 car cette bd vaut vraiment le coup. C'est très agréable à lire avec un graphisme très agréable à regarder (dans le genre, c'est même très très beau). Et puis surtout le scénario est mortel, très original (un "super" psy aide des policiers à résoudre une enquête). C'est très limpide, ça coule de source et pourtant il fallait y penser. Grâce à ses dons de psy (voire de médium), il s'engouffre dans le mental des suspects et des témoins. Pratique pour résoudre une enquête ! De plus, c'est une analyse très juste (et limpide -je me répète mais c'est important : cette bd n'est pas prise de tête) des troubles mentaux classiques (traumatismes d'enfance, paranoïa, mythomanie... ) C'est très intelligent et ça se lit tout seul, donc si vous apercevez cette série (je l'ai achetée d'occasion à 3 euros ), n'hésitez pas.

11/04/2013 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête

La quête mais avant la quête, voici une préquelle de qualité. Alors l'avis va être rapide car j'attends la fin de la série pour mettre un avis plus complet. Le scénario nous renseigne sur le passé et la jeunesse des protaganistes de la quête de l'oiseau du temps. Et comme pour la première série j'accroche vraiment bien et chaque tome a été un réel plaisir de lecture. Le graphisme reste dans le ton de la série et les couleurs ne datant pas des années 80, seul défaut que je trouvais à la première série, je suis pleinement satisfait de cette oeuvre. Que lui manque t'il pour être culte ? Et bien tout simplement une conclusion.

11/04/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Pieds dans le Béton
Les Pieds dans le Béton

Au même titre que de prendre un acide au festival de Montrey en 1967 devant les Jefferson Airplane, trainer avec des keupons dans Berlin Est pendant les 80's, et écouter du Crass dans des squats fait partie de mes fantasmes liés à ma culture musicale (fantasmes certes glauques et sûrement peu corrects historiquement parlant, mais bon, ce n'est pas comme si j'allais les assouvir ces fantasmes). C'est pourquoi "Les pieds dans le béton" m'a attiré dès sa sortie. De par sa thématique donc (car oui, j'ai écouté massivement, et écoute toujours un peu de musique punk), mais aussi par son graphisme. Sans encrage et au crayonné apparent, cette succession de lavis rouge et bleu est un délice pour les yeux. Le graphisme parait assez doux, mais arrive à sublimer les nombreux passages intenses et/ou de violences. J'adore ce style très dynamique, semi réaliste, assez épuré mais fourmillant de nuances grâce à l'aquarelle : en plus de servir admirablement bien le récit, les planches sont un régal pour les yeux. Le scénario donc est assez puissant. Dans le postulat, il ressemble un peu à l'excellent film Le Grand soir (avec Dupontel et Poelvoorde) ; deux amis d'enfance se retrouvent par hasard, l'un est depuis toujours un sdf-punk vivant complétement en marge de la société, alors que le second a essayé de s’adapter, pensait avoir réussi, avec son emploi de cadre, mais pète finalement un plomb et part de chez lui. Ce récit est entrecoupé de certains de leurs souvenirs communs. Cette histoire est poignante, avec des passages d'une grande intensité (le concert, la fin), mais des fois aussi d'une grande tristesse et violence. Mon premier coup de cœur pour une BD sortie en 2013 : voici une histoire excellente qui ravira, je pense, quasiment tout le monde, que l'on apprécie les cris dans les micros, les riffs de guitares en power chords, les rythme BBB (de batterie, binaires et bourrins), les "OI ! OI ! OI!", les chiens, la bière, les rangers, les anti-fafs, le crack, les perfectos, les crêtes dégueulasses ou non.

11/04/2013 (modifier)
Par Dunkaan
Note: 4/5
Couverture de la série Ekhö - Monde miroir
Ekhö - Monde miroir

Ekho ... ça pourrait être une insulte du coté de Marseille mais non, c'est LA nouvelle bd des frères Taloches j'ai nommé Barbucci le dessinateur talentueux et Arleston l'homme qui a vraiment sucé jusqu'à la moelle le monde de Lanfeust et que l'on désespérait de voir sortir un truc original en dehors de son monde (je suis méchant ce matin^^). Du coup, me direz-vous, qu'est-ce que cela donne ? ... dépaysement où simple plagiat du monde de Lanfeust ? Regardons de plus près ces deux illusionnistes de la bd. En couverture: une pépé aux gros lolos, un dragon, des couleurs bien chaudes et moi je m'emballe tout de suite :), vite j'ouvre le bouquin ! Immersion: La jolie Fourmille doit se rendre à New-York mais un étrange visiteur vient lui dire coucou pendant le vol et voilà tout à coup l'avion 747 qui pique du nez direction cimetière histoire de ramasser pâquerette … et PAF! l'avion se retrouve transformé en Dragon du genre Ryanair médiéval !?! On se rend vite compte que notre héroïne se retrouve dans un autre monde car elle vient de rentrer dans la Twilight Zone .... Un monde "miroir”, le monde d'Ekho exactement. Monde ou l'électricité n'existe pas mais ou la magie est bien présente, un monde dominé par les Preshauns (genre d'écureuil anglais addict au thé), un monde où certains humains vont quand ils meurent dans le nôtre ... un purgatoire ? En plus Fourmille a emporté avec elle son voisin de voyage, Yuri, physicien faux-jeune, bien cartésien et charpenté comme il faut et qui aimerai bien se réveiller et sortir de ce cauchemar. Et comme dans tout monde parallèle, telle une goutte d'eau tombant dans un lac bien calme, on fait toujours des vagues ... et justement la soit-disant-tante-morte au doux nom d’Odelalie n’est pas vraiment morte … ? Car quand Fourmille s’énerve, son esprit laisse place à celui de sa tante et ce n’est pas un cadeau non plus celle-là. Voilà notre Fourmille habitée par sa tante (rien de sexuel je vous rassure) en train d’investiguer et comprendre ce monde et peut-être même regarder ce que cachent les Preshauns sous leur air sympathique. Et si au passage elle en profite pour réclamer à coup de poitrine grasse et saillante l'héritage de sa vieille tante disparue il y a belle lurette, faut pas se gêner :) Barbucci, pour ceux et celles qui ne connaissent pas c'est le dessinateur de Chops, Skydoll voire même la série Witch dont il a participé à la création. En gros il dessine genre les yeux fermés et a vraiment un univers bien à lui, mélange entre le monde de Disney, de l'animé et du Manga. Arleston, même s'il a un nom à consonance Allemande n'est pas un pilote de F1 mais un scénariste bien connu, talentueux. Et le boulot ici ne se démarque pas uniquement par le style du dessin mais par un scénario bien alambiqué qui donnerait des sueurs froides à la première sangsue venue. Les auteurs nous emmènent sur le ton de l'aventure dans un bel univers onirique, c'est super beau, vivant, vivifiant et avec une excellente histoire accompagnée d'un vrai travail sur les personnages. Seul bémol, une lecture bien trop rapide qui laissera pantois certains lecteurs abandonnés car, oui, c'est beau et on est si vite plongé dans cet univers si attrayant aux couleurs chatoyantes que l'on est vite immergé et qu'on est accro pour la suite ; ce qui est bon signe je vous le dis :) Un titre donc plus que prometteur et divertissant ; c'est du bon, du très très bon !!! A suivre <3 et avec le plus grand intérêt svp :)

10/04/2013 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Vito
Vito

Très bon début pour cette nouvelle série d'Eric Stalner. On rentre dans le vif du sujet dès les premières pages, et ce premier volume se lit avec plaisir, sans aucun temps mort. Même si la couverture de l'album nous donne une idée du monde fantastique dans lequel Guiseppe Amarino, le projectionniste ambulant, va se trouver confronté, le récit se déroule dans la Sicile de l'immédiat après guerre. Il faut d'ailleurs souligner la beauté des dessins d'Eric Stalner, qui nous offre des décors siciliens somptueux. Même si les mystères sont assez nombreux dans cet opus (qui est Vito, qui a filmé le court métrage fantastique, quelles sont les motivations de ses poursuivants...?), l'histoire reste linéaire. Un bon album qui j'espère, augure d'une bonne série.

10/04/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Nao de Brown
Le Nao de Brown

Je dois avouer que j'ai hésité quant à la note à attribuer à cet album. Entre 3 et 4/5. Parce qu'une fois sa lecture terminée, j'ai eu -comme d'autres- l'impression de ne pas avoir tout saisi. Que la dimension métaphorique m'échappait. Que cette histoire, très intime, recélait des choses qui ne demandaient qu'à sortir. Et puis un petit tour sur les avis de mes camarades et sur le forum m'a éclairé. Oui, cet album est unique. Car il parle d'une façon unique d'une sale maladie. Qu'on la qualifie de TOC ou de schizophrénie, peu importe après tout. Ce qui compte c'est qu'elle dévorait Nao de l'intérieur, et que pour la décrire Glyn Dillon ait choisi -aussi- de nous livrer un conte orientalisant un peu étrange. Bien sûr c'est une double lecture, et son interprétation est assez aisée à la relecture. Du côté de Nao l'histoire est prenante, touchante sans en rajouter dans le pathos. Je ne connaissais pas le boulot graphique de Glyn Dillon, mais j'ai été très impressionné. Son style me fait penser à celui de Chris Lamquet, mais en moins typé, en plus souple. Mais c'est la différence notable avec ce qu'il fait dans l'histoire de Pictor qui m'a impressionné : j'adore cette partie... Le Nao de Brown fait partie de ces oeuvres dessinées qui ne laissent pas indifférent, et qui font réfléchir. Un OVNI à connaître.

10/04/2013 (modifier)
Couverture de la série Celui qui ressemble à un lapin (Zzzwük)
Celui qui ressemble à un lapin (Zzzwük)

Même si j’ai trouvé dans ces histoires déjantées quelque parenté avec Le Concombre Masqué, c’est un album très original. D’abord c’est un bel objet je trouve. Album à l’italienne solide, les couleurs m’ont plu – mise à part l’histoire centrale en Noir et Blanc. Les dessins sont minimalistes, il n’y a pas de paroles, mais un univers poétique et un peu fou que nous découvrons à la lecture des petites histoires de deux à six planches, mettant en scène une sorte de lapin, dans des paysages désolés, parfois lunaires. Personnage qui est attiré par une autre bestiole, sans que son amour ou ses envies soient acceptés par celle-ci. Alors, c’est sûr, l’humour à la fois con et désuet, l’aspect minimaliste de l’ensemble peuvent rebuter. J’y ai trouvé au contraire un bon cocktail. Je vous recommande d’aller y tremper vos yeux pour en apprécier le goût. Dans les deux dernières pages, une parodie de publicité dans le style de celles que publient parfois les Requins Marteaux, assez poilant ! Au final, c’est une sorte d’ovni drôle et poétique qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Le prix non plus, hélas, je vous conseille de le trouver d’occasion…

10/04/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Cachés
Cachés

Sur le principe cet album me rappelle un peu "En chienneté - Tentative d’évasion artistique en milieu carcéral", paru récemment chez le même éditeur. Soit un auteur de BD qui anime un atelier artistique dans un milieu difficile, sauf que les « élèves » sont ici des « adultes présentant des problèmes psychologiques ou intellectuels » (autisme etc.) et non des détenus. Mirranda Burton a selon moi trouvé le ton parfait pour raconter son histoire. Elle parvient à nous faire pénétrer dans l’univers de ces patients sans pour autant en faire des bêtes de cirque… à nous toucher sans verser dans le larmoyant. Une justesse pas facile à atteindre avec un sujet un peu casse-gueule. L’histoire m’a beaucoup intéressé et touché, malgré des textes parfois un peu trop présents. L’aspect graphique est très sobre mais efficace, rien à signaler de ce côté. Un album passionnant, qui a d’ailleurs reçu le prix du meilleur roman graphique australien en 2011 (Aurealis Awards). A découvrir !

10/04/2013 (modifier)
Par Mitch
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bourbon Street
Bourbon Street

La Nouvelle Orléans, années 1990. Il est difficile, pour certains hommes, de tirer un trait sur leurs rêves de jeunesse. Alvin, guitariste et chanteur de jazz de second rang, est de ceux là. À l’heure où d'autres n'aspirent qu'à une retraite paisible, il a encore foi en sa bonne étoile. Affublé de deux vieux compagnons de route, il part à la recherche de Cornelius, trompettiste légendaire disparu mystérieusement cinquante ans plus tôt, grâce auquel il pourrait connaître enfin le haut de l'affiche…. J'ai été agréablement surpris la lecture de cette série. C'est une bonne découverte. Le scénario est simple, efficace et accrocheur. N'étant pas forcement un grand adepte de jazz, cette BD a su m'évader dans son monde. Le dessin donne parfaitement vie à ce petit monde, avec des décors réussis, des personnages aux expressions et attitudes précises et réalistes, des couleurs chaudes et un découpage harmonieux. Je conseille l'achat de cette série.

10/04/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Taxista
Taxista

Marti est un dessinateur espagnol inconnu du grand public francophone que Cornelius a souhaité remettre au gout du jour en publiant l’intégralité des mésaventures d’un chauffeur de taxi aussi trouble que les individus qu’il croise. Le bonhomme profite des libertés d’une Espagne libérée de Franco et soumise à elle-même dans les années 80 pour livrer un feuilleton aussi bizarre qu’attachant avec quelques traits de caractère rappelant le Taxi Driver de Scorcese. Pourtant c’est plutôt dans un milieu encore plus crasseux que nous plonge l’auteur avec ce personnage blond pas très finaud, persuadé d’être dans le droit chemin et qui pourtant n’hésite pas à devenir aussi glauque que la famille de dépravés qu’il poursuit à l’issue d’une vengeance bien macabre…. Le trait en noir et blanc caractéristique d’une ligne claire que n’aurait pas renié Yves Chaland joue sur de profonds contrastes comme on pouvait les admirer sur les premiers récits de Charles Burns. L’essentiel se déroule principalement de nuit ou dans des recoins bien sombres dans un découpage en petites vignettes et sur de grandes silhouettes désarticulées volontairement. La mise en scène volontairement rétro et kitsch pourrait en effrayer plus d’un mais le contraste entre les dessins et la teneur des propos plutôt adultes ou exagérément choquants crée une sorte d’humour british par des dialogues complètement hors propos dans leur construction et leur sérieux d’un autre âge. On ne sait absolument pas où Marti nous entraine avec cette peinture sociale des plus grotesques d’une famille de dégénérés sortis tout droit du film « affreux, sales et méchants » d’Ettore Scola et ce quidam rigide et ridicule se prenant pour un vigilante exemplaire alors qu’il ne court finalement qu’après l’oseille planquée de son défunt père ! Taxista consiste dès lors en une course poursuite ou l’absurde côtoie le grotesque dans un rythme finalement assez jouissif. On peut le voir comme une critique de la société et de l’abolition des repères les plus symboliques d’autant plus que chaque personnage s’en prend plein la tronche dans un style rappelant les strips des séries à suivre des hebdomadaires d’antan. C’est un peu comme si Dick Tracy (une des autres influences majeures de l’auteur) avait dépassé la frontière du correctement bien pensant pour aller asticoter ce que les séries américaines se font un plaisir de nous cacher. Les deux histoires qui constituent l’intégrale des aventures de ce chauffeur de taxi ont beau nous emmener dans un univers glauque et déplaisant, la lecture, elle, ne l’est jamais réellement grâce à un découpage bien nerveux et finalement une intrigue qui se tient. On y parle de vendetta, de vengeance et de complots et on pourrait compatir au mauvais sort qui accompagne notre « héros » s’il n’était aussi propre, prétentieux et vain car finalement c’est surtout un brave type bien con et pas si clean que cela… Mon principal reproche serait la conclusion bien rapide et bien sèche de la seconde histoire alors que la première nous réservait un épilogue mais il s’agit bien de l’intégrale de ce personnage trouble et troublé qui mérite d’être redécouvert car à ma connaissance il n’existe pas une œuvre semblable mettant en scène un chauffeur de taxi aussi peu à ses affaires que Mario est plombier ou Tintin reporter. Une suite existerait sous le nom de Calvario Hills mais ne l’ayant pas lu, je ne suis pas certain que Taxista y soit à nouveau le protagoniste principal. En tous cas l’œuvre de Marti mérite d’être connue et je vous engage à aborder ce pan méconnu de la bande dessinée espagnole alternative.

09/04/2013 (modifier)