Les derniers avis (32061 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Les Derniers corsaires
Les Derniers corsaires

J’ai bien aimé l’histoire de ces deux officiers britanniques de sous-marins qui ont lutté contre les nazis et les japs au cours de la Seconde guerre Mondiale. On est entraîné dans la mer du Nord, plus précisément près d’un fjord norvégien puis dans l’Océan indien pour la seconde partie. Un officier cherche à monter en grade pour être capitaine en multipliant les actes de guerre héroïque. Cependant, couler un navire ennemi n’est pas aussi facile. On ne balance pas une torpille comme cela. Il y a des règles à respecter pour atteindre le but. Bref, la première partie va ressembler à une bérézina qui aurait pu couter cher. La seconde partie sera celle de la revanche dans une partie de jeu d’échec qu’il joue avec son mentor. J’ai franchement bien accroché alors que le dessin assez nébuleux ne donnait pas franchement envie. Cependant, il s’est passé quelque chose qui justifiait de l’intérêt qu’on porte non seulement au récit mais à ces deux hommes à la psychologie différente. La vie des sous-mariniers est un excellent leitmotiv. Cependant, le propos sera ailleurs comme un juste retour des choses. J’ai lu la postface avec intérêt car je me rends compte que les auteurs auraient pu en tirer une partie assez intéressante. C’est dommage car il y avait de la matière. Je n’en avais jamais entendu parler et cela aurait mérité crédit. En tout cas, une belle aventure humaine que ces derniers corsaires.

29/08/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Flash ou le grand voyage
Flash ou le grand voyage

Je dois avouer n’avoir jamais entendu parler du roman éponyme duquel est adaptée cette BD. Il s’est pourtant vendu à 6 millions d’exemplaires ! L’histoire est autobiographique, et raconte la fuite vers l’Est de Charles, jeune voyou et marginal. Il sera question de survie, de potes, de combines, mais aussi et surtout de drogues, l’évasion de Charles n’était pas que géographique. L’histoire est prenante et intéressante. Elle peut être lue comme un simple road-movie nous faisant voyager dans de nombreux pays et villes (Paris, Beyrouth, Bagdad, Bombay). On y découvre au passage différentes cultures, et on côtoie l’Histoire avec un grand « H ». Mais il y a aussi un message plus profond, une réflexion sur une époque, sur la contre-culture des années 70 en France. L’adaptation n’a pas dû être facile. Les auteurs ont choisi de réduire le nombre de personnages et de lieux visités par rapport au roman, pour ajouter de la densité au récit. Globalement le pari est réussi, même si la narration s’emballe un peu par moment. Graphiquement c’est magnifique, le dessin est maitrisé et détaillé, et la mise en couleurs aquarelles des plus réussies. Ce premier tome est passionnant et je vous le recommande chaudement. Vivement la suite et fin dans le second tome !

29/08/2013 (modifier)
Par elveen
Note: 4/5
Couverture de la série Amorostasia
Amorostasia

L’auteur, le sujet et l’éditeur, tout était déjà fait pour titiller ma curiosité et me donner envie de lire ce one shot. Et je n’ai pas été déçue ! L’histoire ne recèle pas vraiment de surprises, mais le sujet : l’Amour, est bien traité, examiné dans son fonctionnement, dans son évolution aussi, et dans sa complexité. Je dois dire que je suis assez bon public là-dessus. ;) Le trait de Cyril Bonin est tout simplement beau. Je ne le qualifierais pas ici de noir et blanc, tellement l’artiste joue sur les nuances de gris. Comme le dit Spooky, il a quelque chose de très poétique. Il s’en dégage beaucoup de douceur, je dirais presque de volupté, qui irradie l’ensemble de l’album. Au final, je me suis sentie enveloppée de tendresse, et j’ai eu envie d’aller retrouver celui que j’aime. Un livre sur l’Amour qui donne envie d’aimer… :)

29/08/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Tyler Cross
Tyler Cross

Un album que j'attendais impatiemment et qui ne m'a pas déçu. Ce n'est pas une surprise avec 2 auteurs talentueux aux commandes. Coté dessin, le style si caractéristique de Brunö fait une nouvelle fois mouche. Les gueules qu'il donne à ses personnages sont un régal lorsqu'il s'agit de mettre en image les seventies. Et bien maintenant on sait qu'il n'est pas en reste avec les années 50. Plutôt que d'en parler le mieux est encore de feuilleter l'album. Coté scénario Nury signe une histoire de gangsters comme je les aime. Le personnage de Tyler Cross est un tueur froid et calculateur. Du coup quand la situation dérape il doit s'adapter. Et ça va pas mal déraper... le moins qu'on puisse dire c'est que les rebondissements sont au rendez vous. Le découpage de l'histoire est très réussi. J'ai aimé ces chapitres qui se chevauchent légèrement pour apporter un autre éclairage sur certains éléments. Ca fonctionne bien, le tout est rythmé et se lit d'une traite. Un album qui se relira avec plaisir.

29/08/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Les Guerres silencieuses
Les Guerres silencieuses

Dans cet ouvrage se mêlent trois récits. Il y a tout d'abord le récit cadre, celui de l'auteur, jeune catalan en panne d'inspiration qui décide presque à contre-coeur au début de se plonger dans les témoignages de ses parents et proches pour se faire une idée de ce à quoi ressemblait l'Espagne dans les années 60. Il y a ensuite justement cette vision de la vie dans un quartier populaire de Barcelone sous la dictature de Franco, une vie faite de traditions imposées par la religion et les autorités, en conflit avec la quête de liberté et d'amour de la jeunesse. Et enfin il y a l'histoire du trop long service militaire que le père de Jaime Martin est parti faire à Ifni, au Maroc, de 1963 à 1964, dans la situation aberrante de se retrouver en territoire dangereux en plein milieu du cessez-le-feu d'une guerre dont personne ne savait rien en Espagne. L'absurdité de l'armée ajoutée à l'absurdité d'une dictature qui pourrit sa propre société, voilà ce que vont combattre les jeunes protagonistes par leur volonté de vivre et leur débrouillardise. Je suis amateur de ce type de récits historiques, témoignages d'une Histoire relativement proche de nous. Cet ouvrage m'a un peu fait penser à Vagues à l'âme dans la forme et le décor, autre bande dessinée que j'avais beaucoup aimée. J'ai apprécié ce que j'y ai appris sur la vie des espagnols dans les années 50 et 60, une vie sous le régime de Franco heureusement bien moins absurde et désespérée que le témoignage de Carlos Gimenez dans Paracuellos. Et j'ai apprécié ce que j'y ai appris sur la bêtise et la souffrance du service militaire à Ifni pour des jeunes espagnols confrontés aux miettes d'une guerre dont ils ignoraient ne serait-ce que l'existence. J'ai apprécié la fluidité avec laquelle tout cela est raconté. On ne s'ennuie pas une seconde et on s'attache très vite aux personnages. Il y a un peu d'humour, des zestes d'aventure, du dépaysement, et en même temps une dénonciation claire des conditions de vie pitoyables des jeunes recrues et de l'ambiance qui régnait à l'époque. Les témoignages historiques sont entrecoupés par des retours au monde moderne et à une mise en situation de l'auteur lui-même. D'ordinaire, ce type de coupures m'agace un peu car elles m'extirpent du récit qui m'intéresse en priorité, mais là ça passe plutôt bien et cela permet de mettre en perspective la situation de l'Espagne de l'époque comparée à celle actuelle. Bref, j'ai aimé cette lecture instructive, prenante et touchante dont les 150 pages m'ont accroché du début à la fin.

28/08/2013 (modifier)
Par Ducky
Note: 4/5
Couverture de la série Etoile du Chagrin
Etoile du Chagrin

Une oeuvre originale, qui commence par "il y a moins d'un an, notre monde fut détruit" : On se place dans un monde dévasté avec une galerie de personnages plus loufoques les uns que les autres. C'est vrai qu'il y a un petit coté "donjonesque" dans cette BD. C'est prenant, ça vaut le coup d'être lu. Par contre, à l'issue du seul premier tome, on a envie de savoir comment tous ces personnages éparses se rejoignent dans l'histoire. Et petit bémol qui ne gâche rien à l'ouvrage, on a du mal à se représenter ce monde, les décors sont peu présents, aucune carte pour nous aider. Pour être plus précis, les plans sont serrés sur les personnages, voire même sur une partie de leur corps, ce qui laisse nécessairement peu de place pour les décors. Pour autant, j'ai hâte de lire la suite. Du tout bon. un bon 3,5/5

27/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Wollodrïn
Wollodrïn

Surfant sur leur précédent succès, Sept voleurs, les auteurs replongent dans un univers très similaire, avec un évident sentiment de déja vu qui pourrait gâcher cette aventure, car il est clair qu'ici, tous les éléments de la fantasy sont utilisés en lorgnant considérablement vers le Seigneur des Anneaux (groupe hétéroclite, quête, épées, batailles, Orcs....). Mais les auteurs ont tellement la maîtrise de leur récit, qu'on marche sans problème dans cette aventure insensée où l'originalité réside dans la description des Orcs, dépeints sous un angle radicalement différent de chez Tolkien. L'humour est plus discret, mais c'est pas grave, car ainsi, on peut mieux se concentrer sur le récit et les personnages. L'un des atouts de cette bande est bien-sûr le dessin de Lereculey qui confine au sublime, il a atteint une maturité et une souplesse dans son graphisme depuis Arthur qui lui permet de multiplier les gros plans de visages aux expressions très réalistes ; de même que la grande scène de bataille est démentielle, avec 2 double pages superbes. Rien à jeter chez ce dessinateur, qui réussit à merveille son découpage, ses cadrages, perspectives, contre-plongées et finesse du trait. Une bonne lecture en dépit d'un sujet vu et revu, que j'ai lue en intégrale noir et blanc, je recommande cette version, car le noir et blanc somptueux donne une force peu commune à ce récit farouche.

27/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Lady S.
Lady S.

Cette série imaginée par Jean Van Hamme s'ajoute à la longue liste de ses créations, et l'on reconnaît bien là son talent pour échafauder des récits bien ancrés dans l'actualité, où se mêlent complots politiques, espionnage, suspense et géopolitique mondiale, des thèmes déja brassés avec brio dans Largo Winch et XIII. C'est sûr qu'il y a pas mal de similitudes avec ces 2 dernières, le contexte étant légèrement différent, mais les magouilles, malversations et autres coups fourrés restent les mêmes, on découvre un univers aussi gangrené par le pouvoir et l'argent, où manoeuvrent dans l'ombre de sinistres individus ; Van Hamme est donc toujours aussi doué pour explorer les arcanes de la politique-fiction et sa part d'ombre. L'univers qu'il décrit ici est bien structuré, c'est un bon mix d'action et de réflexion sur des sujets actuels, avec des scénarios calibrés, millimétrés, sans failles, qui utilisent les mêmes ficelles que dans les créations précédentes de Van Hamme, ici sur un sujet au gros potentiel. Malgré quelques incohérences et facilités scénaristiques, le tout est bien emballé dans un joli paquet par un scénariste rompu aux machinations de toute sorte. De plus, Van Hamme fait appel à un dessinateur au trait clair et félin, très proche du style de Philippe Francq sur Largo Winch, et son atout ici est une héroïne intelligente et brillante qui doit jouer un jeu dangereux et évoluer souvent en eaux troubles; une série qui prend donc pour protagoniste principal une femme, ce qui confirme la belle place occupée par les femmes dans la BD depuis les 2 dernières décennies. On se retrouve au final avec une série archi- classique, bien documentée et bien ficelée, où le savoir-faire des auteurs parvient à captiver, une série qui comme Wayne Shelton, autre création de Van Hamme, ne vise qu'à distraire intelligemment, en souhaitant qu'il ne tire pas sur la corde jusqu'à l'usure comme il l'a fait sur XIII, et qu'il sache s'arrêter à temps.

27/08/2013 (modifier)
Couverture de la série L'Epervier
L'Epervier

Cette série permet à Pellerin, passionné par l'Histoire, d'exceller dans la narration d'aventure, talent qu'il avait déja démontré en scénarisant les 3 premiers tomes de Les Aigles décapitées pour Kraehn. Passionné surtout par le XVIIIème siècle et l'univers marin, il était juste qu'il crée sa propre série sur le sujet après avoir bien repris la Bd mythique Barbe-Rouge. C'est d'ailleurs à partir d'un scénario qu'il avait initialement écrit pour Barbe-Rouge qu'il lance le premier opus de sa série avec "le Trépassé de Kermellec". D'emblée, je suis conquis, en tant que Breton d'origine, en tant qu'amateur d'aventure et en tant que passionné d'Histoire. Grâce à son grand talent de dessinateur et de scénariste, Pellerin se place dans le sillage de Charlier et lui fait honneur en livrant un récit classique de vengeance et d'honneur perdu qui lorgne un peu vers Le Comte de Monte Cristo, où se dresse la droiture contre la haine d'accusateurs perfides. La série renoue avec les grandes séries de l'âge d'or de la BD, tout en choisissant une mise en page plus moderne, sublimée par la beauté du dessin ; un dessin fin, clair et soucieux du détail, qui utilise bien le décor de la Bretagne, où les lieux sont bien réels, je les connais parfaitement (le port de Brest et son château, le fort Vauban de Camaret, le château du Taureau, le goulet de Brest et la presqu'île de Crozon). De même que les paysages de rochers sont grandioses, et le dialogue est parsemé de mots et d'expressions "Breizh", ça fait toujours plaisir. Malgré un héros un peu fade et creux, le plaisir de lecture est complet pour cette série dont la crédibilité et la perfection lui ont apporté un indéniable succès. Je n'ai lu que le premier cycle, mais je le recommande sans problème. Par contre, si vous tombez sur le feuilleton TV qui en a été adapté ( diffusé sur France3 en juin 2011 ), fuyez-le, c'est une odieuse trahison. Je me souviens avoir assisté au tournage d'une scène en avril 2010 alors que je me trouvais en vacances à Dinan, et ça rendait bien, je me suis dis que ça pourrait être excellent, mais quand j'ai vu le résultat, quelle déception!

27/08/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Les Jardins du Congo
Les Jardins du Congo

Une belle BD comme je les aime, qui nous fait découvrir un pan de l’Histoire (la 2ème guerre mondiale puis le Congo belge) au travers d'un témoignage réel. Yvon, originaire de Chimay, se cache dans la forêt pendant 4 ans (vous imaginez ?) pour échapper aux Allemands, puis refait sa vie au Congo, alors une colonie belge. L’auteur mêle habillement Histoire et histoire, avec cet homme marqué par la guerre qui tente tant bien que mal de reconstruire sa vie ailleurs, avant de la voir s’écrouler à nouveau lors de la déclaration de l’indépendance. On suivra enfin son retour au pays, et sa vie paisible mais morose, jusqu’à son dernier souffle, toujours hanté par les démons qui l’ont poursuivi toute sa vie. C’est beau, c’est instructif, c’est bien raconté, et la mise en image est des plus réussies. Bref, la rentrée commence bien chez La Boîte à Bulles !

27/08/2013 (modifier)