Cet album n’éveillait pas en moi d’intérêt particulier. L’histoire d’un plongeur-soudeur, il y a plus passionnant comme sujet, non ?
Mais ma curiosité fut titillée après qu’elveen ait lu le livre. Et je me suis rendu compte que je me trompais lourdement. Ce métier spécifique des plateformes pétrolières n’est pas le centre du récit (même s’il joue un rôle symbolique essentiel). L’objet est ailleurs, enfoui dans l’angoisse d’une paternité imminente qui ravive un manque, celui d’un père disparu trop tôt dans des conditions obscures. Ce récit d'un futur père qui semble fuir ses responsabilités est à la fois touchant et prenant. Le milieu sous-marin représente idéalement les moments de solitude où Jack se replie sur lui-même. Des flashbacks lui permettront de revivre ses jeunes années à la recherche d’explications sur la disparition de son père … pour faire table rase du passé et prendre un nouveau départ? Je vous laisse le découvrir. Le final, très symbolique, m’a aussi beaucoup plu.
A recommander.
Un récit qui s’articule sur deux époques adapté d’un roman à succès dont j’ignorais jusqu’à l’existence (fou le nombre de best-sellers dont je n’ai jamais entendu parler !!), qui nous présente un peuple juif oublié de l’histoire et qui s’articule autour de deux histoires d’amour et de passion : voilà le programme.
Et bien, si dans un premier temps, c’est surtout sa dimension historique qui m’aura attiré, au final, j’ai trouvé les deux périodes évoquées des plus poignantes. Ce récit jongle avec de multiples éléments (historiques, géopolitiques, romanesques), rebondit constamment de l’un sur l’autre (on saute à intervalles réguliers d’une époque à l’autre), garde une bonne part de mystère, demeure cohérent et, surtout, m’est apparu très bien pensé.
J’ai vraiment eu le sentiment que rien n’était gratuit dans cette structure. Le rôle laissé à l’écrivain, qui peut sembler un peu trop improbable au début, s’explique parfaitement en cours de route. Les motivations de ces mystérieux Khazars me sont elles aussi apparues des plus légitimes et le final me semble totalement cohérent. J’adore quand ce genre d’histoire parvient à m’apparaître aussi plausible tout en m’offrant une belle dose de romantisme et de mélodrame !
Le dessin, quant à lui, est vraiment excellent. Les costumes d’époque sont retranscrits avec une grande finesse. Les décors sont soignés. Les personnages sont parfaitement typés et séduisants.
Rien à jeter ! Et si j’étais encore un peu réservé après la lecture du premier tome, ce second volet a fini de me convaincre : une de mes meilleures lectures de 2013, que je conseille vivement à tout amateur de récit classique et romanesque construit sur une base historique des plus intéressantes.
L’intérêt de cette histoire réside principalement dans sa structure (ce qui est une habitude chez Lécroart) : 10 regards sur une même série d’évènements. Chaque regard enrichit celui du lecteur, qui au fur et à mesure, comprend de mieux en mieux tous les tenants de cet imbroglio.
Certains enchainements m’ont bien fait rire, d’autant plus que les personnages ne sont pas communs et la rencontre entre un extraterrestre et un vendeur d’articles de farce et attrape, ben, ce n’est pas le genre de chose que l’on rencontre régulièrement (même dans un scénario de bande dessinée).
Le dessin est très expressif même si un peu raide (c’est du Lécroart, en somme). Simple, caricatural, il sert merveilleusement ce genre de propos burlesque.
La construction est impeccable et le choix de l’ordre dans lequel les personnages vont nous raconter leur histoire est des plus judicieux. C’est du grand art, un travail minutieux d’horloger maniaque.
En résumé : un très agréable moment de lecture, qui nécessite quelques retours en arrière, histoire de bien piger qui fait quoi quand… et c’est bien là l’intérêt principal du récit.
Ah Gaston… Une des rares séries de mon enfance que je peux encore lire aujourd’hui en me fendant la poire. Moi c’est mon héros ce mec, il en rame pas une au boulot sans qu’il ne se fasse jamais virer. Il doit avoir un statut particulier ou il doit posséder dans ses tiroirs un dossier massif sur Dupuis sinon ce n’est pas possible.
Mais attention ce n’est pas un fainéant pour autant, c’est un inventeur de génie, même si ses inventions sont plus destructrices qu’utilitaires. Il est plus un bon gros paresseux. Avec sa nonchalance habituelle on a souvent envie de le baffer et pour ça on peut compter sur Prunelle pour se défouler. D’ailleurs je trouve que Franquin a eu la meilleure des idées en remplaçant Fantasio par Prunelle que je trouve plus disposé et sensible au pétage de plomb.
Et en vrac tout ce qui fait de Gaston Lagaffe une série culte : les « m’enfin », « m’oiselle Jeanne », les contrats manqués de Demesmaeker, les coups de tatanes de Prunelle, les tatanes à lui Lagaffe, Lontarin le flic, l’absurdité de certains aspects de la vie au bureau, la harpe géante qui provoque des dégâts tectoniques, et la plume de Franquin, superbe et inimitable.
Et puis aussi le fait que gamin, j’ai remporté un concours de dessin en dessinant la couverture du tome 9 « Gaffes, Bévues et Boulettes » (oui mÔÔsieur), en 1997, la même année que le décès de monsieur Franquin.
Cette histoire de chercheur scientifique et franc-maçon qui fait une effarante découverte sur de troublantes discordances avec les Evangiles, a beaucoup divisé les lecteurs ; il est vrai que son sujet est tellement invraisemblable que l'on imagine qu' un lecteur rationnel puisse être frileux pour adhérer à cette histoire. Eh bien moi, j'ai décidé de passer outre et de me laisser porter par un récit captivant destiné à m'apporter avant tout un vrai bon moment de lecture.
Car "le Triangle Secret" utilise donc un concept troublant et très audacieux, aussi sensationnel que le roman de Dan Brown, "Da Vinci Code". On découvre en effet que c'est sur une imposture que l'Eglise a bâti son dogme, une supercherie dont elle tente de préserver le secret depuis 2 millénaires. Didier Mosèle, le héros de cette formidable saga ésotérique en forme de thriller historico-religieux, s'approche trop près de la vérité, il est traqué par les redoutables Gardiens du sang, tueurs à la solde du Vatican qui doit absolument empêcher la divulgation d'un manuscrit, le Testament du Fou, et l'existence du tombeau de Jésus, dont la révélation anéantirait 2000 ans de mystification. Tout ceci est très bien amené par Convard qui frappe là un grand coup dans le monde de l'édition BD, un peu comme l'a fait Giroud avec Le Décalogue.
Car le concept de la série est aussi attractif pour le lecteur, et c'est ce qui m'a séduit en plus de l'intrigue : un récit riche en suspense, écrit avec brio, qui mélange christianisme, franc-maçonnerie et sciences occultes, scindé en 7 albums s'appuyant sur des sources sérieuses et en employant un bel exemple de travail collectif. Les dessinateurs qui illustrent chaque période du récit peuvent être perçus dans un premier temps comme un défaut, car les dessins maîtrisés de Juillard, Chaillet, Kraehn, Stalner ou Jusseaume écrasent trop la faiblesse du graphisme de Falque pour la période contemporaine, et même un peu de Gine pour la période christique. Au final, cette idée apporte un vrai poids à la série.
La bande est ambitieuse et passionnante, difficile à lâcher, mais souffre quand même d'un héros principal peu charismatique. Néanmoins, c'est une Bd d'une grande pertinence qui révèle une gigantesque manipulation et qui ne peut s'empêcher de s'interroger "et si c'était vrai ?". Peut-être, allez savoir, avec tout ce qu'on nous a farci le crâne depuis la naissance.... Bref, c'est une Bd que j'ai grandement appréciée, dont le succès s'est poursuivi en 2004 avec le cycle I.N.R.I toujours écrit par Convard qui ne réunit cette fois que Falque et Wachs, Juillard dessinant encore les couvertures d'albums.
Tome 1:Tome 2:
J'adore Nic Oumouk, surtout le premier tome que je trouve très drôle.
C'est pour moi l'une des meilleures oeuvres comiques de Larcenet, avec Le Retour à la terre.
Ce personnage du jeune rebelle des cités, d'origine imigrée, qui voudrait être un caïd, mais qui n'en a tout simplement pas l'envergure, et probablement pas profondément envie, est très bien trouvé, présenté, et très amusant.
Ainsi, Nic pourra nous faire rire avec du comique de situation, mais aussi de très bonnes répliques décalées, hilarantes, et du comique graphique, avec des mimiques et des images impayables.
J'apprécie également quelques bonnes caricatures bien faites, comme celle sur les médias ou Monsanto dans le tome 2.
Ce dernier tome est un peu moins bon, bien qu'il reste de très bonne facture, et on retrouve un peu la même ambiance que Le Retour à la terre, avec Nic "condamné" à travailler à la campagne.
Une excellente série dans laquelle les fans de Manu Larcenet trouveront leur compte.
(254)
J'ai enfin re-lu cette fameuse BD d'Andréas (apparemment une des œuvres les plus compliquées). Car une 1ère lecture ne suffit pas en général avec cet auteur. Une 2ème lecture s'impose le plus souvent (voire une 3ème... puis une 4ème, une 5ème...) et permet de déchiffrer les "codes" dans ce véritable labyrinthe Lovecraftien qu'est Cyrrus-Mil. Quoique cette BD n'étant pas la plus Lovecraftienne de son auteur.
Alors ce que j'en ai compris c'est qu'un héros (qui a des vertiges et des trous de mémoire; formidable rendu de distorsions du temps) découvre un temple enfoui et que parallèlement à cela, dans le passé, une bande de gens fait une expérience (dans ce même temple) avec un jeune garçon (Mil). Ces expériences réussissent et ce garçon est projeté à travers le temps tel une torche humaine volante. Donc les 2 histoires se recroisent à l'intérieur de ce temple. Le noir et blanc du passé se mélangeant à la couleur du récit dans le présent avec moult distorsions graphiques, découpage des planches tarabiscotés et autres effets vertigineux propres à Andréas.
Bon après il y a également un espèce de monstre du temps qui va se réfugier dans les mécanismes d'une horloge. Ça je n'ai pas bien compris. Mais c'est très beau. Cette partie est la meilleure (avec également à ce moment la mère de Mil qui pète un câble et projette des rayons de lumière de son visage... très beau également. Mais je n'ai pas bien saisi les tenants et aboutissements là aussi. Elle a l'air de se transformer en statue...).
Il y a également beaucoup d'autres choses : une mystérieuse table géométrique dont il manque un bout qui se trouve dans la tête du gros personnage qui lévite à la fin (et qu'on a surement croisé auparavant (il faut que je vérifie)), une bande de "méchants ?", un cinéma (alors ça il faudra m’expliquer le coup de l'image qui reste... ah oui le temple se trouve derrière ... je ne suis pas sûr). C'est autrement plus complexe que le résumé assez basique que je viens de faire. C'est même très difficile à comprendre, Andréas se faisant un plaisir de brouiller les pistes. D'ailleurs je pense avoir saisi les 2/3, ou peut-être moins...
La fin du bouquin (de Mil donc) est surprenante. Nous sommes revenus au bout du fil du temps (Mil est parti trop loin dans le temps). Un des héros espionne dans une grotte des espèces d’humanoïdes marrons qui s'agitent tels des hommes préhistoriques. Le dessin et la couleur a changé. Très très jolies cases à la fin : distorsion de la tête de Mil avec du sang s'échappant de ses orifices, son cerveau au milieu de distorsions géométriques (je ne sais pas comment appeler ça ). A ce moment-là, les dessins sont excellents mais durant la durée de ces albums, ils alternent entre le superbe (mon Dieu ces plongées et contre plongées vertigineuses... et puis ce temple avec ce champ de force lumineux...) et le moins bon (et même les 2 à la fois). Les têtes sont souvent un peu bizarres mais ce n'est pas grave. C'est du Andréas. On pardonne tout à cet auteur car son oeuvre est assez monumentale, les découpage et les scénarios complètements fous.
Mais il faut du courage, beaucoup de concentration et une certaine envie de rentrer dans ce monde.
Mon arbre, c'est un très joli petit conte à mi-chemin entre merveilleux et réalisme. Merveilleux car c'est l'histoire d'une petite fille dont le meilleur ami est un vieux chêne qui lui parle tendrement et bouge ses branches pour l'accueillir. Réalisme car les deux protagonistes subissent les vrais aléas de la vie. Il en résulte donc une histoire un peu triste mais belle et avec une fin plus ou moins heureuse.
Le dessin lui aussi est très agréable, tout doux dans son trait et ses couleurs, à l'image du récit.
J'ai le sentiment que c'est une histoire qui pourrait peut-être légèrement ennuyer les lecteurs enfantins, mais elle touchera plus facilement les lecteurs plus âgés et plus sensibles à sa poésie. Dommage du coup, peut-être qu'il y a un léger souci de public ciblé, mais en tout cas, à vous qui me lisez, je vous en conseille la lecture sans hésiter.
Julius Corentin Acquefacques, une œuvre culte de la bd franco-belge ne ressemblant à aucune autre. Déjà ce nom Julius Corentin Acquefacques (artefact ?) ... Marc Antoine Mathieu a vraiment tissé un monde jamais vu ailleurs, ni avant ni après et pousse le format bd et le langage de celui-ci jusque dans ses ultimes retranchements, analysant, démontant et maniant cet outil avec une créativité et une imagination débordantes.
C'est très kafkaïen (un peu de "Brazil" également) alors qu'en fait non c'est autre chose.
Boucq ou Schuiten et Peeters se sont rapprochés par moment de cet espèce de ''sortie" hors des cases ("Point de fuite pour les braves" et "L'Enfant penchée") mais Marc-Antoine Mathieu pousse le truc beaucoup (extrêmement) plus loin. C'est vraiment à chaque fois le thème central de la bd. Le questionnement sur ce langage et à chaque fois une véritable mise en abime.
A chaque album il va encore plus loin que le précédent utilisant ce media comme personne. De véritables prouesses " techniques" à chaque album.
Une bd se divisant en 2, les 2 parties commençant devant et derrière (je sens que je vais avoir du mal à m'expliquer et je vais m'emmêler les pinceaux) et se rejoignant au milieu, le personnage se croisant avec lui même sans rien comprendre.
Un autre album fournit des lunettes 3d au beau milieu de l'album. Il fallait y penser.
D'autres nous font littéralement sortir des cases, le héros se baladant sur le dessus comme sur un mur dans l'espace. Un autre truc dont je me souvienne c'est à un moment du récit, le héros rencontre un mec qui lui prédit ce qui va se passer tout en lui montrant la page dessiné (qu'on verra plus tard). Et tout cela ce sont juste les trucs les plus voyants dont je me souvienne.
Les albums sont un vrai condensé de tout ce qu'on peut imaginer (jeux avec la perspectives, avec la dramaturgie, le temps, l'espace, l'auteur en train de dessiner, le format du bouquin, le papier...) en dégradant ou en transformant littéralement l'objet (la bd). Cela doit être un truc bien prise de tête pour l'imprimeur. J'ai rarement vu ça.
Et la prouesse c'est que cela reste ludique et bd, ce n'est jamais trop intellectuel. C'est limpide et passionnant (contrairement à Andreas que j'adore cela dit en passant). Cela nous vrille la tête mais avec douceur et limpidité. Marc Antoine Mathieu est un génie.
Je met un **** avec un coup de cœur plutôt qu'un ***** car je réserve cette note pour des œuvres plus "charnelles" nous projetant dans une œuvre romancée se situant à l'intérieur d'un monde fantastique (ou pas), chose que je préfère dans la bd. Mais bon Julius Corentin peut prétendre sans problème à un *****.
Après lecture du cycle 1
Pas mal du tout cette série, c'est vrai que le dessin est excellent. Au niveau des couleurs (le bleu du fantôme de Nostradamus est à tomber par terre) et de la lumière (le soleil du matin sur le marché est d'un réalisme assez fascinant) mais également des arrières plans qui sont hyper détaillés et des mimiques des personnages, très expressives, qui donnent véritablement vie à tout ce petit monde. De plus, visiter Paris à l'heure de la construction du métropolitain est un réel plaisir, ce qui ne gâche rien.
Côté histoire, cette double enquête (qui finit évidemment par n'en faire plus qu'une) porte sur des faits et des acteurs bien mystérieux tant chez les victimes que chez les coupables. Le T1 se termine de manière assez abrupte et donne bien envie de lire la suite pour avoir le fin mot de l'histoire.
Les personnages sont tout à fait sympathiques, Monsieur Beyle, le "client" de la deuxième enquête, est une espèce d'improbable croisement de Romain Duris et de Sarko, c'est assez spécial… mais on s'y fait. La nièce apprentie détective n'hésite pas à se mettre dans des situations acrobatiques plutôt comiques malgré son élégance et sa bonne tenue, fruits d'une éducation sans faille de jeune fille de bonne famille. Le vieux détective barbu moustachu avec un sourcil froncé a tout à fait la gueule de l'emploi. Bref : la galerie de personnages principaux fonctionne bien.
Après lecture du tome 3
Le deuxième cycle commence aussi bien que le premier, nos deux enquêteurs de l'étrange se retrouvent dans un milieu bien mystérieux, entre esprits vagabonds et humains hors du commun.
Encore une fois deux enquêtes se téléscopent et s'entremêlent et c'est toujours le même plaisir de lecture.
Le seul bémol est graphique, je trouve les proportions de l'héroïne étranges : petite tête sur buste généreusement fourni, le tout engoncé dans cette robe moulante au col montant, je ne sais pas, c'est bizarre, y'a un truc qui me gêne... enfin bon, pas bien grave tout ça, le reste est toujours aussi réussi, vivement la suite !
Franchement bien !
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Jack Joseph - Soudeur sous-marin
Cet album n’éveillait pas en moi d’intérêt particulier. L’histoire d’un plongeur-soudeur, il y a plus passionnant comme sujet, non ? Mais ma curiosité fut titillée après qu’elveen ait lu le livre. Et je me suis rendu compte que je me trompais lourdement. Ce métier spécifique des plateformes pétrolières n’est pas le centre du récit (même s’il joue un rôle symbolique essentiel). L’objet est ailleurs, enfoui dans l’angoisse d’une paternité imminente qui ravive un manque, celui d’un père disparu trop tôt dans des conditions obscures. Ce récit d'un futur père qui semble fuir ses responsabilités est à la fois touchant et prenant. Le milieu sous-marin représente idéalement les moments de solitude où Jack se replie sur lui-même. Des flashbacks lui permettront de revivre ses jeunes années à la recherche d’explications sur la disparition de son père … pour faire table rase du passé et prendre un nouveau départ? Je vous laisse le découvrir. Le final, très symbolique, m’a aussi beaucoup plu. A recommander.
Le Vent des Khazars
Un récit qui s’articule sur deux époques adapté d’un roman à succès dont j’ignorais jusqu’à l’existence (fou le nombre de best-sellers dont je n’ai jamais entendu parler !!), qui nous présente un peuple juif oublié de l’histoire et qui s’articule autour de deux histoires d’amour et de passion : voilà le programme. Et bien, si dans un premier temps, c’est surtout sa dimension historique qui m’aura attiré, au final, j’ai trouvé les deux périodes évoquées des plus poignantes. Ce récit jongle avec de multiples éléments (historiques, géopolitiques, romanesques), rebondit constamment de l’un sur l’autre (on saute à intervalles réguliers d’une époque à l’autre), garde une bonne part de mystère, demeure cohérent et, surtout, m’est apparu très bien pensé. J’ai vraiment eu le sentiment que rien n’était gratuit dans cette structure. Le rôle laissé à l’écrivain, qui peut sembler un peu trop improbable au début, s’explique parfaitement en cours de route. Les motivations de ces mystérieux Khazars me sont elles aussi apparues des plus légitimes et le final me semble totalement cohérent. J’adore quand ce genre d’histoire parvient à m’apparaître aussi plausible tout en m’offrant une belle dose de romantisme et de mélodrame ! Le dessin, quant à lui, est vraiment excellent. Les costumes d’époque sont retranscrits avec une grande finesse. Les décors sont soignés. Les personnages sont parfaitement typés et séduisants. Rien à jeter ! Et si j’étais encore un peu réservé après la lecture du premier tome, ce second volet a fini de me convaincre : une de mes meilleures lectures de 2013, que je conseille vivement à tout amateur de récit classique et romanesque construit sur une base historique des plus intéressantes.
Ratatouille
L’intérêt de cette histoire réside principalement dans sa structure (ce qui est une habitude chez Lécroart) : 10 regards sur une même série d’évènements. Chaque regard enrichit celui du lecteur, qui au fur et à mesure, comprend de mieux en mieux tous les tenants de cet imbroglio. Certains enchainements m’ont bien fait rire, d’autant plus que les personnages ne sont pas communs et la rencontre entre un extraterrestre et un vendeur d’articles de farce et attrape, ben, ce n’est pas le genre de chose que l’on rencontre régulièrement (même dans un scénario de bande dessinée). Le dessin est très expressif même si un peu raide (c’est du Lécroart, en somme). Simple, caricatural, il sert merveilleusement ce genre de propos burlesque. La construction est impeccable et le choix de l’ordre dans lequel les personnages vont nous raconter leur histoire est des plus judicieux. C’est du grand art, un travail minutieux d’horloger maniaque. En résumé : un très agréable moment de lecture, qui nécessite quelques retours en arrière, histoire de bien piger qui fait quoi quand… et c’est bien là l’intérêt principal du récit.
Gaston Lagaffe
Ah Gaston… Une des rares séries de mon enfance que je peux encore lire aujourd’hui en me fendant la poire. Moi c’est mon héros ce mec, il en rame pas une au boulot sans qu’il ne se fasse jamais virer. Il doit avoir un statut particulier ou il doit posséder dans ses tiroirs un dossier massif sur Dupuis sinon ce n’est pas possible. Mais attention ce n’est pas un fainéant pour autant, c’est un inventeur de génie, même si ses inventions sont plus destructrices qu’utilitaires. Il est plus un bon gros paresseux. Avec sa nonchalance habituelle on a souvent envie de le baffer et pour ça on peut compter sur Prunelle pour se défouler. D’ailleurs je trouve que Franquin a eu la meilleure des idées en remplaçant Fantasio par Prunelle que je trouve plus disposé et sensible au pétage de plomb. Et en vrac tout ce qui fait de Gaston Lagaffe une série culte : les « m’enfin », « m’oiselle Jeanne », les contrats manqués de Demesmaeker, les coups de tatanes de Prunelle, les tatanes à lui Lagaffe, Lontarin le flic, l’absurdité de certains aspects de la vie au bureau, la harpe géante qui provoque des dégâts tectoniques, et la plume de Franquin, superbe et inimitable. Et puis aussi le fait que gamin, j’ai remporté un concours de dessin en dessinant la couverture du tome 9 « Gaffes, Bévues et Boulettes » (oui mÔÔsieur), en 1997, la même année que le décès de monsieur Franquin.
Le Triangle Secret
Cette histoire de chercheur scientifique et franc-maçon qui fait une effarante découverte sur de troublantes discordances avec les Evangiles, a beaucoup divisé les lecteurs ; il est vrai que son sujet est tellement invraisemblable que l'on imagine qu' un lecteur rationnel puisse être frileux pour adhérer à cette histoire. Eh bien moi, j'ai décidé de passer outre et de me laisser porter par un récit captivant destiné à m'apporter avant tout un vrai bon moment de lecture. Car "le Triangle Secret" utilise donc un concept troublant et très audacieux, aussi sensationnel que le roman de Dan Brown, "Da Vinci Code". On découvre en effet que c'est sur une imposture que l'Eglise a bâti son dogme, une supercherie dont elle tente de préserver le secret depuis 2 millénaires. Didier Mosèle, le héros de cette formidable saga ésotérique en forme de thriller historico-religieux, s'approche trop près de la vérité, il est traqué par les redoutables Gardiens du sang, tueurs à la solde du Vatican qui doit absolument empêcher la divulgation d'un manuscrit, le Testament du Fou, et l'existence du tombeau de Jésus, dont la révélation anéantirait 2000 ans de mystification. Tout ceci est très bien amené par Convard qui frappe là un grand coup dans le monde de l'édition BD, un peu comme l'a fait Giroud avec Le Décalogue. Car le concept de la série est aussi attractif pour le lecteur, et c'est ce qui m'a séduit en plus de l'intrigue : un récit riche en suspense, écrit avec brio, qui mélange christianisme, franc-maçonnerie et sciences occultes, scindé en 7 albums s'appuyant sur des sources sérieuses et en employant un bel exemple de travail collectif. Les dessinateurs qui illustrent chaque période du récit peuvent être perçus dans un premier temps comme un défaut, car les dessins maîtrisés de Juillard, Chaillet, Kraehn, Stalner ou Jusseaume écrasent trop la faiblesse du graphisme de Falque pour la période contemporaine, et même un peu de Gine pour la période christique. Au final, cette idée apporte un vrai poids à la série. La bande est ambitieuse et passionnante, difficile à lâcher, mais souffre quand même d'un héros principal peu charismatique. Néanmoins, c'est une Bd d'une grande pertinence qui révèle une gigantesque manipulation et qui ne peut s'empêcher de s'interroger "et si c'était vrai ?". Peut-être, allez savoir, avec tout ce qu'on nous a farci le crâne depuis la naissance.... Bref, c'est une Bd que j'ai grandement appréciée, dont le succès s'est poursuivi en 2004 avec le cycle I.N.R.I toujours écrit par Convard qui ne réunit cette fois que Falque et Wachs, Juillard dessinant encore les couvertures d'albums.
Nic Oumouk
Tome 1:
Tome 2:
J'adore Nic Oumouk, surtout le premier tome que je trouve très drôle.
C'est pour moi l'une des meilleures oeuvres comiques de Larcenet, avec Le Retour à la terre.
Ce personnage du jeune rebelle des cités, d'origine imigrée, qui voudrait être un caïd, mais qui n'en a tout simplement pas l'envergure, et probablement pas profondément envie, est très bien trouvé, présenté, et très amusant.
Ainsi, Nic pourra nous faire rire avec du comique de situation, mais aussi de très bonnes répliques décalées, hilarantes, et du comique graphique, avec des mimiques et des images impayables.
J'apprécie également quelques bonnes caricatures bien faites, comme celle sur les médias ou Monsanto dans le tome 2.
Ce dernier tome est un peu moins bon, bien qu'il reste de très bonne facture, et on retrouve un peu la même ambiance que Le Retour à la terre, avec Nic "condamné" à travailler à la campagne.
Une excellente série dans laquelle les fans de Manu Larcenet trouveront leur compte.
(254)
Cyrrus / Mil
J'ai enfin re-lu cette fameuse BD d'Andréas (apparemment une des œuvres les plus compliquées). Car une 1ère lecture ne suffit pas en général avec cet auteur. Une 2ème lecture s'impose le plus souvent (voire une 3ème... puis une 4ème, une 5ème...) et permet de déchiffrer les "codes" dans ce véritable labyrinthe Lovecraftien qu'est Cyrrus-Mil. Quoique cette BD n'étant pas la plus Lovecraftienne de son auteur. Alors ce que j'en ai compris c'est qu'un héros (qui a des vertiges et des trous de mémoire; formidable rendu de distorsions du temps) découvre un temple enfoui et que parallèlement à cela, dans le passé, une bande de gens fait une expérience (dans ce même temple) avec un jeune garçon (Mil). Ces expériences réussissent et ce garçon est projeté à travers le temps tel une torche humaine volante. Donc les 2 histoires se recroisent à l'intérieur de ce temple. Le noir et blanc du passé se mélangeant à la couleur du récit dans le présent avec moult distorsions graphiques, découpage des planches tarabiscotés et autres effets vertigineux propres à Andréas. Bon après il y a également un espèce de monstre du temps qui va se réfugier dans les mécanismes d'une horloge. Ça je n'ai pas bien compris. Mais c'est très beau. Cette partie est la meilleure (avec également à ce moment la mère de Mil qui pète un câble et projette des rayons de lumière de son visage... très beau également. Mais je n'ai pas bien saisi les tenants et aboutissements là aussi. Elle a l'air de se transformer en statue...). Il y a également beaucoup d'autres choses : une mystérieuse table géométrique dont il manque un bout qui se trouve dans la tête du gros personnage qui lévite à la fin (et qu'on a surement croisé auparavant (il faut que je vérifie)), une bande de "méchants ?", un cinéma (alors ça il faudra m’expliquer le coup de l'image qui reste... ah oui le temple se trouve derrière ... je ne suis pas sûr). C'est autrement plus complexe que le résumé assez basique que je viens de faire. C'est même très difficile à comprendre, Andréas se faisant un plaisir de brouiller les pistes. D'ailleurs je pense avoir saisi les 2/3, ou peut-être moins... La fin du bouquin (de Mil donc) est surprenante. Nous sommes revenus au bout du fil du temps (Mil est parti trop loin dans le temps). Un des héros espionne dans une grotte des espèces d’humanoïdes marrons qui s'agitent tels des hommes préhistoriques. Le dessin et la couleur a changé. Très très jolies cases à la fin : distorsion de la tête de Mil avec du sang s'échappant de ses orifices, son cerveau au milieu de distorsions géométriques (je ne sais pas comment appeler ça ). A ce moment-là, les dessins sont excellents mais durant la durée de ces albums, ils alternent entre le superbe (mon Dieu ces plongées et contre plongées vertigineuses... et puis ce temple avec ce champ de force lumineux...) et le moins bon (et même les 2 à la fois). Les têtes sont souvent un peu bizarres mais ce n'est pas grave. C'est du Andréas. On pardonne tout à cet auteur car son oeuvre est assez monumentale, les découpage et les scénarios complètements fous. Mais il faut du courage, beaucoup de concentration et une certaine envie de rentrer dans ce monde.
Mon arbre
Mon arbre, c'est un très joli petit conte à mi-chemin entre merveilleux et réalisme. Merveilleux car c'est l'histoire d'une petite fille dont le meilleur ami est un vieux chêne qui lui parle tendrement et bouge ses branches pour l'accueillir. Réalisme car les deux protagonistes subissent les vrais aléas de la vie. Il en résulte donc une histoire un peu triste mais belle et avec une fin plus ou moins heureuse. Le dessin lui aussi est très agréable, tout doux dans son trait et ses couleurs, à l'image du récit. J'ai le sentiment que c'est une histoire qui pourrait peut-être légèrement ennuyer les lecteurs enfantins, mais elle touchera plus facilement les lecteurs plus âgés et plus sensibles à sa poésie. Dommage du coup, peut-être qu'il y a un léger souci de public ciblé, mais en tout cas, à vous qui me lisez, je vous en conseille la lecture sans hésiter.
Julius Corentin Acquefacques
Julius Corentin Acquefacques, une œuvre culte de la bd franco-belge ne ressemblant à aucune autre. Déjà ce nom Julius Corentin Acquefacques (artefact ?) ... Marc Antoine Mathieu a vraiment tissé un monde jamais vu ailleurs, ni avant ni après et pousse le format bd et le langage de celui-ci jusque dans ses ultimes retranchements, analysant, démontant et maniant cet outil avec une créativité et une imagination débordantes. C'est très kafkaïen (un peu de "Brazil" également) alors qu'en fait non c'est autre chose. Boucq ou Schuiten et Peeters se sont rapprochés par moment de cet espèce de ''sortie" hors des cases ("Point de fuite pour les braves" et "L'Enfant penchée") mais Marc-Antoine Mathieu pousse le truc beaucoup (extrêmement) plus loin. C'est vraiment à chaque fois le thème central de la bd. Le questionnement sur ce langage et à chaque fois une véritable mise en abime. A chaque album il va encore plus loin que le précédent utilisant ce media comme personne. De véritables prouesses " techniques" à chaque album. Une bd se divisant en 2, les 2 parties commençant devant et derrière (je sens que je vais avoir du mal à m'expliquer et je vais m'emmêler les pinceaux) et se rejoignant au milieu, le personnage se croisant avec lui même sans rien comprendre. Un autre album fournit des lunettes 3d au beau milieu de l'album. Il fallait y penser. D'autres nous font littéralement sortir des cases, le héros se baladant sur le dessus comme sur un mur dans l'espace. Un autre truc dont je me souvienne c'est à un moment du récit, le héros rencontre un mec qui lui prédit ce qui va se passer tout en lui montrant la page dessiné (qu'on verra plus tard). Et tout cela ce sont juste les trucs les plus voyants dont je me souvienne. Les albums sont un vrai condensé de tout ce qu'on peut imaginer (jeux avec la perspectives, avec la dramaturgie, le temps, l'espace, l'auteur en train de dessiner, le format du bouquin, le papier...) en dégradant ou en transformant littéralement l'objet (la bd). Cela doit être un truc bien prise de tête pour l'imprimeur. J'ai rarement vu ça. Et la prouesse c'est que cela reste ludique et bd, ce n'est jamais trop intellectuel. C'est limpide et passionnant (contrairement à Andreas que j'adore cela dit en passant). Cela nous vrille la tête mais avec douceur et limpidité. Marc Antoine Mathieu est un génie. Je met un **** avec un coup de cœur plutôt qu'un ***** car je réserve cette note pour des œuvres plus "charnelles" nous projetant dans une œuvre romancée se situant à l'intérieur d'un monde fantastique (ou pas), chose que je préfère dans la bd. Mais bon Julius Corentin peut prétendre sans problème à un *****.
Aspic Détectives de l'étrange
Après lecture du cycle 1 Pas mal du tout cette série, c'est vrai que le dessin est excellent. Au niveau des couleurs (le bleu du fantôme de Nostradamus est à tomber par terre) et de la lumière (le soleil du matin sur le marché est d'un réalisme assez fascinant) mais également des arrières plans qui sont hyper détaillés et des mimiques des personnages, très expressives, qui donnent véritablement vie à tout ce petit monde. De plus, visiter Paris à l'heure de la construction du métropolitain est un réel plaisir, ce qui ne gâche rien. Côté histoire, cette double enquête (qui finit évidemment par n'en faire plus qu'une) porte sur des faits et des acteurs bien mystérieux tant chez les victimes que chez les coupables. Le T1 se termine de manière assez abrupte et donne bien envie de lire la suite pour avoir le fin mot de l'histoire. Les personnages sont tout à fait sympathiques, Monsieur Beyle, le "client" de la deuxième enquête, est une espèce d'improbable croisement de Romain Duris et de Sarko, c'est assez spécial… mais on s'y fait. La nièce apprentie détective n'hésite pas à se mettre dans des situations acrobatiques plutôt comiques malgré son élégance et sa bonne tenue, fruits d'une éducation sans faille de jeune fille de bonne famille. Le vieux détective barbu moustachu avec un sourcil froncé a tout à fait la gueule de l'emploi. Bref : la galerie de personnages principaux fonctionne bien. Après lecture du tome 3 Le deuxième cycle commence aussi bien que le premier, nos deux enquêteurs de l'étrange se retrouvent dans un milieu bien mystérieux, entre esprits vagabonds et humains hors du commun. Encore une fois deux enquêtes se téléscopent et s'entremêlent et c'est toujours le même plaisir de lecture. Le seul bémol est graphique, je trouve les proportions de l'héroïne étranges : petite tête sur buste généreusement fourni, le tout engoncé dans cette robe moulante au col montant, je ne sais pas, c'est bizarre, y'a un truc qui me gêne... enfin bon, pas bien grave tout ça, le reste est toujours aussi réussi, vivement la suite ! Franchement bien !