Après lecture du cycle 1
Pas mal du tout cette série, c'est vrai que le dessin est excellent. Au niveau des couleurs (le bleu du fantôme de Nostradamus est à tomber par terre) et de la lumière (le soleil du matin sur le marché est d'un réalisme assez fascinant) mais également des arrières plans qui sont hyper détaillés et des mimiques des personnages, très expressives, qui donnent véritablement vie à tout ce petit monde. De plus, visiter Paris à l'heure de la construction du métropolitain est un réel plaisir, ce qui ne gâche rien.
Côté histoire, cette double enquête (qui finit évidemment par n'en faire plus qu'une) porte sur des faits et des acteurs bien mystérieux tant chez les victimes que chez les coupables. Le T1 se termine de manière assez abrupte et donne bien envie de lire la suite pour avoir le fin mot de l'histoire.
Les personnages sont tout à fait sympathiques, Monsieur Beyle, le "client" de la deuxième enquête, est une espèce d'improbable croisement de Romain Duris et de Sarko, c'est assez spécial… mais on s'y fait. La nièce apprentie détective n'hésite pas à se mettre dans des situations acrobatiques plutôt comiques malgré son élégance et sa bonne tenue, fruits d'une éducation sans faille de jeune fille de bonne famille. Le vieux détective barbu moustachu avec un sourcil froncé a tout à fait la gueule de l'emploi. Bref : la galerie de personnages principaux fonctionne bien.
Après lecture du tome 3
Le deuxième cycle commence aussi bien que le premier, nos deux enquêteurs de l'étrange se retrouvent dans un milieu bien mystérieux, entre esprits vagabonds et humains hors du commun.
Encore une fois deux enquêtes se téléscopent et s'entremêlent et c'est toujours le même plaisir de lecture.
Le seul bémol est graphique, je trouve les proportions de l'héroïne étranges : petite tête sur buste généreusement fourni, le tout engoncé dans cette robe moulante au col montant, je ne sais pas, c'est bizarre, y'a un truc qui me gêne... enfin bon, pas bien grave tout ça, le reste est toujours aussi réussi, vivement la suite !
Franchement bien !
Depuis le temps que j'attends de lire une BD de "Christophe", c'est enfin fait (et j'enchaine sur le savant Cosinus, juste après).
Cette histoire a 120 ans, c'est un ancêtre de la BD moderne, et pourtant, comme plusieurs autres BDs qui ont plus de 100 ans (certaines histoires de Topffer ou encore Buster Brown), celle-ci n'a pas beaucoup vieilli. Certes, narrativement parlant, le texte se trouve encore sous les cases mais ce n'est qu'un détail infime.
Visuellement, c'est assez joli. Il y a un petit côté "image d’Épinal", le trait est assez hachuré et relativement chargé, c'est le genre de dessin que je trouve joli, tout simplement.
Mis à part ça, il faut avouer que "Le sapeur Camember" est une BD assez souvent drôle. Le comique généralement se retrouve dans les dialogues (et dans les situations), le langage et le vocabulaire utilisés par les différents personnages en fonction de leur personnalité amène souvent à de jolies phrases, relativement comiques. On feuillette l'album un sourire aux lèvres, malheureusement, je n'ai pas compris tous les gags ce qui est un peu dommage.
Pour résumer, cette BD est vraiment agréable à lire, on picore 2-3 gags de temps à autre dans un moment creux de la journée et ça l'égaye : cette œuvre de Christophe n'a pas pris beaucoup de rides.
Ma critique porte surtout sur les 1ers albums que j'adore (les 10 premiers environ). J'en garde de merveilleux souvenirs. Je les possède d'ailleurs toujours, il faut que je les relise. Assez classiques en apparence, ces récits sans prétention possèdent de très belles atmosphères et une très grande humanité. En particulier:
- tome 7 : "Un oiseau pour le chat" : Mon album préféré. J’aime beaucoup cette histoire dans laquelle une gamine en fugue est hébergée par une famille légèrement borderline mais très sympathique. La môman couvant amoureusement ses 2 (gentils) voyous de fils. Une histoire très attachante.
- tome 6: "Zelda" - J'adore également cette histoire. Un petit côté "fantôme de l’opéra". Très jolis clair-obscur. Une histoire touchante, légèrement flippante pour les (jeunes) enfants, tout comme la série Charly (n'oublions pas que nous sommes dans une série du Journal de Spirou). Et encore ce climat doux-amer et hivernal.
- tome 8 - "Le vagabond des dunes" - Très jolie histoire également plutôt triste (toujours ce ciel gris). Un manoir sur la plage, un clochard qui erre mystérieusement dans les dunes et qui semble connaitre la famille habitant au manoir ...
La personnalité maladroite, lunaire et très aimable de ce grand enfant qu'est Jérôme vient tempérer la morosité de ces petits récits assez tristounets quand même. Sa relation avec sa copine Babette également. Mais moi c'est justement cette ambiance triste, mélancolique et automnale qui me fait apprécier cette série et qui donne le petit truc en plus que d'autres séries dans le même genre n'ont pas.
J’aime également "L'ombre qui tue", "Les êtres de papier", "A la vie à la mort", "Le cœur à droite" ... Toujours de très jolies couvertures assez mystérieuses (quoique assez trompeuses sur la marchandise, ce n'est jamais réellement angoissant).
Bref une série très sympa qui me tient beaucoup à cœur (beaucoup d'autres tomes à lire, je le sais... ).
Un haletant et excellent thriller, ni plus ni moins. Basculant légèrement dans le fantastique sur la fin, mais avant tout un bon gros thriller d'aventure, très cinématographique. Avec ses méchants Russes du KGB, son héros agent secret infiltré malgré lui aux Etats-Unis. Le traumatisme d'enfance (sublimes premières pages limite conte de fée cauchemardesque), le bad-guy russe diabolique, l'indien qui donne un coup de main au héros, les scènes d'action à couper le souffle ...
Comme beaucoup je préfère la première partie se passant en Russie, beaucoup plus passionnante (l'enfance très dure à l'internat, les flashbacks sur le massacre des moines orthodoxes...) mais la suite aux Etats-Unis est pas mal non plus (l'indien, les grattes-ciels, les égouts...).
Je vois dans la critique de Miranda qu'elle n'a pas trouvé crédible l'enseignement très rapide du héros (la langue, la mission sans intérêt, le côté " cliché"). Au contraire je trouve cela très crédible. Les services secrets (russes en plus, de véritables machines de guerre psychologique et guerrières) n'ont pas leur pareil pour transformer et formater un individu en un temps record. De plus, c'était la guerre froide et je pense que c’était courant d'envoyer un maximum d'espions pour infiltrer cet ennemi juré qu'était l'Amérique (et d'ailleurs ce qu'elle est toujours pour Poutine et sa clique).
Graphiquement, Boucq s'est surpassé et ce " Bouche du diable " fait partie de ses meilleures productions. Je préfère ses œuvres d'aventures réalistes et fantastiques (Face de Lune, Bouncer ... ) à ses trucs humoristiques et surréalistes, bien que ces derniers soient également de très grande qualité.
Tout cela est dû également et bien évidemment à l’excellent scénario de ce très grand écrivain qu'est Charyn.
Dans le genre difficile de faire mieux !
Cette trilogie qui revisite l'histoire d'Huckleberry Finn est une excellente surprise !
Mon 4 n'est pas loin d'un 5 et l'avenir dira si cette série mérite de devenir un classique.
Nous suivons les traces d'Huck, enfant battu à la recherche de son frère, et de Charley Williams, musicien noir distrait et immature, que le shérif raciste de la ville a tôt fait d'accuser du meurtre de Huck.
Tom, le frère de Huck, semble être devenu le roi des "hobos", ces vagabonds du rail qui parcourent le pays dans ou sous les wagons d'immenses trains de marchandises. Et nous découvrons, sur les pas de Huck et Charley, devenus hobos à leur tour, cette contre-société très organisée.
L'errance des deux compères est aussi prétexte à visiter le sud des Etats-Unis, en plein cœur de la Dépression, alors que sévit encore une ségrégation implacable. Des grandes demeures des riches blancs aux junk-points où les noirs font la fête le samedi soir, c'est tout un monde qui surgit, d'autant plus dur qu'il est en pleine crise morale et économique.
Le scénario est rythmé et très construit, sous des dehors nonchalants. Les personnages, complexes et charpentés, évoluent au fil des albums. Le dessin de Steve Cuzor, enfin, maîtrisé et plein de vitalité, ajoute au charme de cet album.
On murmure que Cuzor serait envisagé, comme Ralph Meyer (Berceuse assassine), pour reprendre Blueberry. Il en ont tous les deux l'étoffe, sans conteste.
Premier tome :
Le Livre de Skell, c’est une histoire aux allures d’Heroic-Fantasy classique même si elle comporte une touche indéniable de science-fiction post-apocalyptique quand on creuse un peu sa lecture.
C’est l’histoire d’une civilisation ultra-religieuse, adorant un dieu physiquement présent à leurs côtés et qui selon la légende leur a fait don de l’intelligence, de l’âme humaine et à chacun d’une part de son esprit. Les forces armées de cette puissante religion se font un devoir d’éliminer tous les hérétiques, parfois avant même qu’ils prennent véritablement conscience de leur hérésie. La meilleure de ces exécutrices, Skell, va cependant un jour voir naître le trouble dans son implacable foi et découvrir malgré elle la vérité sur la religion et sur son dieu.
Il s’agit là d’une histoire prévisible. Dès les premières pages, on aperçoit vite les mauvais côtés de ce dieu sensé avoir libéré et donné bonheur et civilisation à la race humaine. On devine aussi rapidement que l’héroïne, plus fidèle servante du dieu et de sa religion, sera au centre de la pire des hérésies et ôtera le voile de mensonge l’entourant.
Ce côté prévisible est cependant largement compensé par une narration parfaite et un excellent graphisme. C’est un vrai plaisir de lecture, au rythme impeccable et à l’intrigue prenante. C’est un récit d'une grande classe qu'on a envie de suivre, qui divertit et met très joliment en image des personnages et décors originaux et assez forts.
Je lirai la suite avec d'autant plus de plaisir qu'elle devrait trouver sa conclusion dès le second tome, en espérant que les qualités présentes demeureront et que l’aspect cliché du scénario laissera peut-être la place à davantage d’originalité.
Second tome :
Le second tome de cette série m'a à la fois surpris et légèrement déçu par rapport au premier.
Pour commencer, je l'avoue sans honte, je me suis planté quand je disais après lecture du premier tome que le scénario était prévisible. Le second tome apporte son lot de surprises et notamment une fin étonnante où l'on reconnait la patte de Valérie Mangin, une mise en abyme qui n'est pas sans rappeler son autre série Abymes.
J'ai été également satisfait de voir que l'histoire atteignait véritablement sa conclusion dès ce second tome tout en restant dense notamment par le biais d'un fort raccourci narratif vers le milieu de l'album.
Maintenant, là où j'ai été légèrement déçu, c'est que le virage davantage science-fiction que fantasy que prend l'intrigue lui ôte une part de la classe que je lui trouvais en lecture du premier tome. Le scénario est bon mais je lui trouve moins de charme et d'élégance que ce m'avait fait ressentir sa première partie. Je lui trouve un je-ne-sais-quoi de bancal et du coup je n'ai pas été complètement captivé par ma lecture. Et la toute fin, même si elle m'a un peu surpris, ne m'a pas enthousiasmé.
Ça reste une bonne bande dessinée notamment grâce à l'excellent dessin de Stéphane Servain.
Cette histoire de loups affamés semant la terreur dans un petit village luttant contre un hiver froid et interminable est très prenante et efficace. J’ai passé un excellent moment de lecture, ça se lit sans prise de tête et c’est très bien écrit.
L’ambiance des décors enneigés est très immersive et la solitude du personnage principal assez mystérieuse. Même sans paroles, il y a de l'émotion dans les illustrations.
La fin est réconfortante.
Je ne comprends toujours pas pourquoi Michel Riu ait produit si peu de BD. Il avait un potentiel énorme à mon humble avis.
Un bon moment en compagnie du duo Tardi-Pennac.
Cette histoire policière sur fond de vengeance, chômage, abus de pouvoir des patrons d’entreprises est vraiment agréable à lire. On sent bien l’acharnement des auteurs sur ces chefs d’entreprises sans scrupules qui licencient leurs ouvriers à tout-va, ça frise un peu parfois la caricature mais c’est très réussi.
Le montage du scénario est quand même remarquable, faut le reconnaître (en même temps, c’est du Pennac). Les dialogues sont fluides et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.
L’ambiance de la ville (Paris) est bien représentée avec une belle galerie de personnages somme toute assez marrants ( les animaux, le capitaine, le commissaire,…) et Tardi aux dessins est en pleine forme. Je ne mets pas 5 étoiles car certaines situations sont un peu exagérées mais sinon c’est à lire sans modération.
La fin est juste énorme.
Tome 1:Tome 2:Tome 3:
Excellente série historique.
Le tome 1 est le moins bon, notamment à cause du dessin. Celui que j'ai pu lire, avant réédition (celui avec la couverture bleue) est en noir et blanc, sans contraste, et il y a quelques ratés dans les proportions et les postures des personnages (par exemple, quelqu'un qui tombe sur le ventre, bras en avant, et paumes vers le haut...).
Malgré tout, il reste lisible et parvient à nous intéresser au début de cette intrigue.
Les tomes suivants sont bien mieux, déjà, le dessin est beaucoup plus maitrisé, et on a droit à une coloration en teints de sépia tout à fait appréciable.
Il n'est pas irréprochable, bien sûr, quelques phylactères sont mal orientés, quelques cases manquent de lisibilité, mais heureusement très rarement.
Par ailleurs, certains visages se ressemblent beaucoup trop et jettent de la confusion sur certains personnages.
L'intrigue est de plus en plus intéressante, on a envie de savoir ce que notre personnage principal va devenir...Va-t-il survivre aux nombreux combats de gladiateurs qui l'attendent ? Ses ennemis intimes auront-ils raison de lui et de sa famille ?
On nous propose une belle brochette de personnages, tous très bien croqués, et attachants.
Grosse, grosse, énoooorme cerise sur le gâteau, on nous propose à la fin de chaque tome une postface qui revient sur certains éléments abordés dans l'histoire: mœurs, bâtiment, lois, combats de gladiateurs…etc, tout cela est très bien expliqué et rend cette lecture encore plus agréable qu'elle ne l'était déjà.
Pour info, l'un des co-auteur est archéologue à Arles, donc, la qualité des infos est garantie, et je peux vous dire que l'on revoit, avec grand plaisir, beaucoup de nos préjugés et idées reçues sur l'empire romain ! Vous constaterez en effet que l'on a été un peu pollué, notamment par le cinéma Hollywoodien de ce côté là.
Enfin, on s'aperçoit que les auteurs ont pris plaisir à glisser dans les albums des lieux ou des personnages authentiques.
Une très bonne trouvaille que cette BD, trop peu connue, à découvrir, vraiment.
(253)
Le chef d'oeuvre de Bilal et un des 5 plus grands chefs d’œuvre de la bd tout genre confondus. Que dire de plus sur cette fabuleuse trilogie ? Aucune des autres œuvres de Bilal ne lui arrive à la cheville. Avant et après. D'ailleurs Bilal peine à se renouveler depuis le 3ème album " Froid équateur". Contrairement à Moebius qui n'a cessé de produire de manière presque toujours inspirée, Bilal s'est vraiment enfermé dans son style reproduisant paresseusement les images qui ont fait sa renommée. Et essayant (avec courage) de les retranscrire au cinéma. C'était peine perdue et tous ces films se sont plantés. Cela paraissait déjà vu et dépassé. Un comble pour cet auteur qui, dans cette trilogie Nikopol, a vraiment créé quelque chose de réellement nouveau et incroyablement puissant.
Ce Paris dévasté ressemble beaucoup à une ville de Pologne sous l'occupation nazie. Avec une bonne dose de fantastique et de S.F. typiquement " Métal hurlant ". Et surtout il y a cette pyramide volante extra-terrestre au dessus de Paris et ce fameux " Horus" à tête de faucon et ce corps d'humain. C'est une idée vraiment géniale et ce personnage en impose vraiment. Les dessins vraiment magnifiques lui confèrent un charisme proprement hallucinant. Imposant, sévère il dégage un respect et une certaine peur comme un demi-dieu, ce qu'il est dans le récit.
Les cases où il répare la jambe de Nikopol dans le métro m'ont vraiment marqué. Il fait froid, tout est sale et rempli de gravas, une vrai ambiance de guerre civile. Mais avec un Horus en plein milieu. C'est vraiment complètement barge.
Et puis le tome 2, la femme piège ... sublimissime ! Toutes les cages sont de véritables tableaux. Incroyable gamme chromatique avec ce bleu. Des cases superbement gores (le faucon s'échappant (ou plutôt explosant) de la tête de l'amant sur le lit). Les cadavres dans la baignoire, le mobilier rouillé, les carreaux blancs sales ... Une merveille d'esthétique années 80 me faisant penser à pleins de groupes musicaux de ces années-là (scène cold-wave et industrielle). C'est cauchemardesque, glacé et superbe. Du très très grand art.
Le 3ème tome m'a un peu moins marqué car il s'échappe un peu de l'ambiance urbaine mais il est très bon lui aussi.
Bref un monument archi-culte des années 80.
Après relecture de ma critique je baisse ma note de 1 etoile car même si c'est culte et que toute cette critique reste fidèle à mon avis je pense qu'elle se situe plus avec des séries que j'ai noté ****.
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Aspic Détectives de l'étrange
Après lecture du cycle 1 Pas mal du tout cette série, c'est vrai que le dessin est excellent. Au niveau des couleurs (le bleu du fantôme de Nostradamus est à tomber par terre) et de la lumière (le soleil du matin sur le marché est d'un réalisme assez fascinant) mais également des arrières plans qui sont hyper détaillés et des mimiques des personnages, très expressives, qui donnent véritablement vie à tout ce petit monde. De plus, visiter Paris à l'heure de la construction du métropolitain est un réel plaisir, ce qui ne gâche rien. Côté histoire, cette double enquête (qui finit évidemment par n'en faire plus qu'une) porte sur des faits et des acteurs bien mystérieux tant chez les victimes que chez les coupables. Le T1 se termine de manière assez abrupte et donne bien envie de lire la suite pour avoir le fin mot de l'histoire. Les personnages sont tout à fait sympathiques, Monsieur Beyle, le "client" de la deuxième enquête, est une espèce d'improbable croisement de Romain Duris et de Sarko, c'est assez spécial… mais on s'y fait. La nièce apprentie détective n'hésite pas à se mettre dans des situations acrobatiques plutôt comiques malgré son élégance et sa bonne tenue, fruits d'une éducation sans faille de jeune fille de bonne famille. Le vieux détective barbu moustachu avec un sourcil froncé a tout à fait la gueule de l'emploi. Bref : la galerie de personnages principaux fonctionne bien. Après lecture du tome 3 Le deuxième cycle commence aussi bien que le premier, nos deux enquêteurs de l'étrange se retrouvent dans un milieu bien mystérieux, entre esprits vagabonds et humains hors du commun. Encore une fois deux enquêtes se téléscopent et s'entremêlent et c'est toujours le même plaisir de lecture. Le seul bémol est graphique, je trouve les proportions de l'héroïne étranges : petite tête sur buste généreusement fourni, le tout engoncé dans cette robe moulante au col montant, je ne sais pas, c'est bizarre, y'a un truc qui me gêne... enfin bon, pas bien grave tout ça, le reste est toujours aussi réussi, vivement la suite ! Franchement bien !
Le Sapeur Camember
Depuis le temps que j'attends de lire une BD de "Christophe", c'est enfin fait (et j'enchaine sur le savant Cosinus, juste après). Cette histoire a 120 ans, c'est un ancêtre de la BD moderne, et pourtant, comme plusieurs autres BDs qui ont plus de 100 ans (certaines histoires de Topffer ou encore Buster Brown), celle-ci n'a pas beaucoup vieilli. Certes, narrativement parlant, le texte se trouve encore sous les cases mais ce n'est qu'un détail infime. Visuellement, c'est assez joli. Il y a un petit côté "image d’Épinal", le trait est assez hachuré et relativement chargé, c'est le genre de dessin que je trouve joli, tout simplement. Mis à part ça, il faut avouer que "Le sapeur Camember" est une BD assez souvent drôle. Le comique généralement se retrouve dans les dialogues (et dans les situations), le langage et le vocabulaire utilisés par les différents personnages en fonction de leur personnalité amène souvent à de jolies phrases, relativement comiques. On feuillette l'album un sourire aux lèvres, malheureusement, je n'ai pas compris tous les gags ce qui est un peu dommage. Pour résumer, cette BD est vraiment agréable à lire, on picore 2-3 gags de temps à autre dans un moment creux de la journée et ça l'égaye : cette œuvre de Christophe n'a pas pris beaucoup de rides.
Jérôme K. Jérôme Bloche
Ma critique porte surtout sur les 1ers albums que j'adore (les 10 premiers environ). J'en garde de merveilleux souvenirs. Je les possède d'ailleurs toujours, il faut que je les relise. Assez classiques en apparence, ces récits sans prétention possèdent de très belles atmosphères et une très grande humanité. En particulier: - tome 7 : "Un oiseau pour le chat" : Mon album préféré. J’aime beaucoup cette histoire dans laquelle une gamine en fugue est hébergée par une famille légèrement borderline mais très sympathique. La môman couvant amoureusement ses 2 (gentils) voyous de fils. Une histoire très attachante. - tome 6: "Zelda" - J'adore également cette histoire. Un petit côté "fantôme de l’opéra". Très jolis clair-obscur. Une histoire touchante, légèrement flippante pour les (jeunes) enfants, tout comme la série Charly (n'oublions pas que nous sommes dans une série du Journal de Spirou). Et encore ce climat doux-amer et hivernal. - tome 8 - "Le vagabond des dunes" - Très jolie histoire également plutôt triste (toujours ce ciel gris). Un manoir sur la plage, un clochard qui erre mystérieusement dans les dunes et qui semble connaitre la famille habitant au manoir ... La personnalité maladroite, lunaire et très aimable de ce grand enfant qu'est Jérôme vient tempérer la morosité de ces petits récits assez tristounets quand même. Sa relation avec sa copine Babette également. Mais moi c'est justement cette ambiance triste, mélancolique et automnale qui me fait apprécier cette série et qui donne le petit truc en plus que d'autres séries dans le même genre n'ont pas. J’aime également "L'ombre qui tue", "Les êtres de papier", "A la vie à la mort", "Le cœur à droite" ... Toujours de très jolies couvertures assez mystérieuses (quoique assez trompeuses sur la marchandise, ce n'est jamais réellement angoissant). Bref une série très sympa qui me tient beaucoup à cœur (beaucoup d'autres tomes à lire, je le sais... ).
Bouche du diable
Un haletant et excellent thriller, ni plus ni moins. Basculant légèrement dans le fantastique sur la fin, mais avant tout un bon gros thriller d'aventure, très cinématographique. Avec ses méchants Russes du KGB, son héros agent secret infiltré malgré lui aux Etats-Unis. Le traumatisme d'enfance (sublimes premières pages limite conte de fée cauchemardesque), le bad-guy russe diabolique, l'indien qui donne un coup de main au héros, les scènes d'action à couper le souffle ... Comme beaucoup je préfère la première partie se passant en Russie, beaucoup plus passionnante (l'enfance très dure à l'internat, les flashbacks sur le massacre des moines orthodoxes...) mais la suite aux Etats-Unis est pas mal non plus (l'indien, les grattes-ciels, les égouts...). Je vois dans la critique de Miranda qu'elle n'a pas trouvé crédible l'enseignement très rapide du héros (la langue, la mission sans intérêt, le côté " cliché"). Au contraire je trouve cela très crédible. Les services secrets (russes en plus, de véritables machines de guerre psychologique et guerrières) n'ont pas leur pareil pour transformer et formater un individu en un temps record. De plus, c'était la guerre froide et je pense que c’était courant d'envoyer un maximum d'espions pour infiltrer cet ennemi juré qu'était l'Amérique (et d'ailleurs ce qu'elle est toujours pour Poutine et sa clique). Graphiquement, Boucq s'est surpassé et ce " Bouche du diable " fait partie de ses meilleures productions. Je préfère ses œuvres d'aventures réalistes et fantastiques (Face de Lune, Bouncer ... ) à ses trucs humoristiques et surréalistes, bien que ces derniers soient également de très grande qualité. Tout cela est dû également et bien évidemment à l’excellent scénario de ce très grand écrivain qu'est Charyn. Dans le genre difficile de faire mieux !
O'Boys
Cette trilogie qui revisite l'histoire d'Huckleberry Finn est une excellente surprise ! Mon 4 n'est pas loin d'un 5 et l'avenir dira si cette série mérite de devenir un classique. Nous suivons les traces d'Huck, enfant battu à la recherche de son frère, et de Charley Williams, musicien noir distrait et immature, que le shérif raciste de la ville a tôt fait d'accuser du meurtre de Huck. Tom, le frère de Huck, semble être devenu le roi des "hobos", ces vagabonds du rail qui parcourent le pays dans ou sous les wagons d'immenses trains de marchandises. Et nous découvrons, sur les pas de Huck et Charley, devenus hobos à leur tour, cette contre-société très organisée. L'errance des deux compères est aussi prétexte à visiter le sud des Etats-Unis, en plein cœur de la Dépression, alors que sévit encore une ségrégation implacable. Des grandes demeures des riches blancs aux junk-points où les noirs font la fête le samedi soir, c'est tout un monde qui surgit, d'autant plus dur qu'il est en pleine crise morale et économique. Le scénario est rythmé et très construit, sous des dehors nonchalants. Les personnages, complexes et charpentés, évoluent au fil des albums. Le dessin de Steve Cuzor, enfin, maîtrisé et plein de vitalité, ajoute au charme de cet album. On murmure que Cuzor serait envisagé, comme Ralph Meyer (Berceuse assassine), pour reprendre Blueberry. Il en ont tous les deux l'étoffe, sans conteste.
Le Livre de Skell
Premier tome :
Le Livre de Skell, c’est une histoire aux allures d’Heroic-Fantasy classique même si elle comporte une touche indéniable de science-fiction post-apocalyptique quand on creuse un peu sa lecture.
C’est l’histoire d’une civilisation ultra-religieuse, adorant un dieu physiquement présent à leurs côtés et qui selon la légende leur a fait don de l’intelligence, de l’âme humaine et à chacun d’une part de son esprit. Les forces armées de cette puissante religion se font un devoir d’éliminer tous les hérétiques, parfois avant même qu’ils prennent véritablement conscience de leur hérésie. La meilleure de ces exécutrices, Skell, va cependant un jour voir naître le trouble dans son implacable foi et découvrir malgré elle la vérité sur la religion et sur son dieu.
Il s’agit là d’une histoire prévisible. Dès les premières pages, on aperçoit vite les mauvais côtés de ce dieu sensé avoir libéré et donné bonheur et civilisation à la race humaine. On devine aussi rapidement que l’héroïne, plus fidèle servante du dieu et de sa religion, sera au centre de la pire des hérésies et ôtera le voile de mensonge l’entourant.
Ce côté prévisible est cependant largement compensé par une narration parfaite et un excellent graphisme. C’est un vrai plaisir de lecture, au rythme impeccable et à l’intrigue prenante. C’est un récit d'une grande classe qu'on a envie de suivre, qui divertit et met très joliment en image des personnages et décors originaux et assez forts.
Je lirai la suite avec d'autant plus de plaisir qu'elle devrait trouver sa conclusion dès le second tome, en espérant que les qualités présentes demeureront et que l’aspect cliché du scénario laissera peut-être la place à davantage d’originalité.
Second tome :
Le second tome de cette série m'a à la fois surpris et légèrement déçu par rapport au premier.
Pour commencer, je l'avoue sans honte, je me suis planté quand je disais après lecture du premier tome que le scénario était prévisible. Le second tome apporte son lot de surprises et notamment une fin étonnante où l'on reconnait la patte de Valérie Mangin, une mise en abyme qui n'est pas sans rappeler son autre série Abymes.
J'ai été également satisfait de voir que l'histoire atteignait véritablement sa conclusion dès ce second tome tout en restant dense notamment par le biais d'un fort raccourci narratif vers le milieu de l'album.
Maintenant, là où j'ai été légèrement déçu, c'est que le virage davantage science-fiction que fantasy que prend l'intrigue lui ôte une part de la classe que je lui trouvais en lecture du premier tome. Le scénario est bon mais je lui trouve moins de charme et d'élégance que ce m'avait fait ressentir sa première partie. Je lui trouve un je-ne-sais-quoi de bancal et du coup je n'ai pas été complètement captivé par ma lecture. Et la toute fin, même si elle m'a un peu surpris, ne m'a pas enthousiasmé.
Ça reste une bonne bande dessinée notamment grâce à l'excellent dessin de Stéphane Servain.
Les Loups
Cette histoire de loups affamés semant la terreur dans un petit village luttant contre un hiver froid et interminable est très prenante et efficace. J’ai passé un excellent moment de lecture, ça se lit sans prise de tête et c’est très bien écrit. L’ambiance des décors enneigés est très immersive et la solitude du personnage principal assez mystérieuse. Même sans paroles, il y a de l'émotion dans les illustrations. La fin est réconfortante. Je ne comprends toujours pas pourquoi Michel Riu ait produit si peu de BD. Il avait un potentiel énorme à mon humble avis.
La Débauche
Un bon moment en compagnie du duo Tardi-Pennac. Cette histoire policière sur fond de vengeance, chômage, abus de pouvoir des patrons d’entreprises est vraiment agréable à lire. On sent bien l’acharnement des auteurs sur ces chefs d’entreprises sans scrupules qui licencient leurs ouvriers à tout-va, ça frise un peu parfois la caricature mais c’est très réussi. Le montage du scénario est quand même remarquable, faut le reconnaître (en même temps, c’est du Pennac). Les dialogues sont fluides et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. L’ambiance de la ville (Paris) est bien représentée avec une belle galerie de personnages somme toute assez marrants ( les animaux, le capitaine, le commissaire,…) et Tardi aux dessins est en pleine forme. Je ne mets pas 5 étoiles car certaines situations sont un peu exagérées mais sinon c’est à lire sans modération. La fin est juste énorme.
Arelate
Tome 1:
Tome 2:
Tome 3:
Excellente série historique.
Le tome 1 est le moins bon, notamment à cause du dessin. Celui que j'ai pu lire, avant réédition (celui avec la couverture bleue) est en noir et blanc, sans contraste, et il y a quelques ratés dans les proportions et les postures des personnages (par exemple, quelqu'un qui tombe sur le ventre, bras en avant, et paumes vers le haut...).
Malgré tout, il reste lisible et parvient à nous intéresser au début de cette intrigue.
Les tomes suivants sont bien mieux, déjà, le dessin est beaucoup plus maitrisé, et on a droit à une coloration en teints de sépia tout à fait appréciable.
Il n'est pas irréprochable, bien sûr, quelques phylactères sont mal orientés, quelques cases manquent de lisibilité, mais heureusement très rarement.
Par ailleurs, certains visages se ressemblent beaucoup trop et jettent de la confusion sur certains personnages.
L'intrigue est de plus en plus intéressante, on a envie de savoir ce que notre personnage principal va devenir...Va-t-il survivre aux nombreux combats de gladiateurs qui l'attendent ? Ses ennemis intimes auront-ils raison de lui et de sa famille ?
On nous propose une belle brochette de personnages, tous très bien croqués, et attachants.
Grosse, grosse, énoooorme cerise sur le gâteau, on nous propose à la fin de chaque tome une postface qui revient sur certains éléments abordés dans l'histoire: mœurs, bâtiment, lois, combats de gladiateurs…etc, tout cela est très bien expliqué et rend cette lecture encore plus agréable qu'elle ne l'était déjà.
Pour info, l'un des co-auteur est archéologue à Arles, donc, la qualité des infos est garantie, et je peux vous dire que l'on revoit, avec grand plaisir, beaucoup de nos préjugés et idées reçues sur l'empire romain ! Vous constaterez en effet que l'on a été un peu pollué, notamment par le cinéma Hollywoodien de ce côté là.
Enfin, on s'aperçoit que les auteurs ont pris plaisir à glisser dans les albums des lieux ou des personnages authentiques.
Une très bonne trouvaille que cette BD, trop peu connue, à découvrir, vraiment.
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La Trilogie Nikopol
Le chef d'oeuvre de Bilal et un des 5 plus grands chefs d’œuvre de la bd tout genre confondus. Que dire de plus sur cette fabuleuse trilogie ? Aucune des autres œuvres de Bilal ne lui arrive à la cheville. Avant et après. D'ailleurs Bilal peine à se renouveler depuis le 3ème album " Froid équateur". Contrairement à Moebius qui n'a cessé de produire de manière presque toujours inspirée, Bilal s'est vraiment enfermé dans son style reproduisant paresseusement les images qui ont fait sa renommée. Et essayant (avec courage) de les retranscrire au cinéma. C'était peine perdue et tous ces films se sont plantés. Cela paraissait déjà vu et dépassé. Un comble pour cet auteur qui, dans cette trilogie Nikopol, a vraiment créé quelque chose de réellement nouveau et incroyablement puissant. Ce Paris dévasté ressemble beaucoup à une ville de Pologne sous l'occupation nazie. Avec une bonne dose de fantastique et de S.F. typiquement " Métal hurlant ". Et surtout il y a cette pyramide volante extra-terrestre au dessus de Paris et ce fameux " Horus" à tête de faucon et ce corps d'humain. C'est une idée vraiment géniale et ce personnage en impose vraiment. Les dessins vraiment magnifiques lui confèrent un charisme proprement hallucinant. Imposant, sévère il dégage un respect et une certaine peur comme un demi-dieu, ce qu'il est dans le récit. Les cases où il répare la jambe de Nikopol dans le métro m'ont vraiment marqué. Il fait froid, tout est sale et rempli de gravas, une vrai ambiance de guerre civile. Mais avec un Horus en plein milieu. C'est vraiment complètement barge. Et puis le tome 2, la femme piège ... sublimissime ! Toutes les cages sont de véritables tableaux. Incroyable gamme chromatique avec ce bleu. Des cases superbement gores (le faucon s'échappant (ou plutôt explosant) de la tête de l'amant sur le lit). Les cadavres dans la baignoire, le mobilier rouillé, les carreaux blancs sales ... Une merveille d'esthétique années 80 me faisant penser à pleins de groupes musicaux de ces années-là (scène cold-wave et industrielle). C'est cauchemardesque, glacé et superbe. Du très très grand art. Le 3ème tome m'a un peu moins marqué car il s'échappe un peu de l'ambiance urbaine mais il est très bon lui aussi. Bref un monument archi-culte des années 80. Après relecture de ma critique je baisse ma note de 1 etoile car même si c'est culte et que toute cette critique reste fidèle à mon avis je pense qu'elle se situe plus avec des séries que j'ai noté ****.