Les derniers avis (32060 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Minimal
Minimal

J'ai vraiment aimé lire Minimal, le faux-magazine que Larcenet animait dans Fluide Glacial, qui est une des meilleures œuvres que j'ai lues de cet auteur. J'aime comment Larcenet réussit à changer de style plusieurs fois (au début je pensais même que plusieurs auteurs avaient participé jusqu'à ce que je lise les noms). C'est vraiment un maitre du dessin ! De plus, l'humour change aussi de style et on a droit à pratiquement tous les genres d'humours et je fus très content d'apprendre que Larcenet est très bon dans ces différents genre car j'ai ri la plupart du temps durant ma lecture. J'aime surtout les éditos complètement snobs de Larcenet qui me donnent l'impression qu'il se moquait un peu de ce genre de publication, mais ce n'est peut-être qu'une intuition.

01/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Pawnee
Pawnee

Après avoir lu Frenchman du même Prugne, j’avais été bluffé par le visuel, tout à fait superbe, mais quelque peu déçu par l’intrigue, que j’avais trouvée inaboutie, et donc ne lui avais mis que trois étoiles. Et puis voilà que sort "Pawnee". Je me rue dessus dès le jour de sa sortie et me prend une nouvelle claque ! Visuellement, c’est au niveau de Frenchman - c'est-à-dire très haut ! Le dessin est vraiment superbe. Prugne n’a pas son pareil pour saisir un instant dans les sous bois par exemple. Ce dessin (avec un travail des couleurs magnifique), tout en détails, qui capte le moment où tout bascule, est tout à fait adapté à l’histoire, qui mêle scènes d’action (jamais très longues finalement) et balades bucoliques. Même si ce n’est pas clairement annoncé par l’éditeur, « Pawnee » est bien la suite de Frenchman. On retrouve les mêmes protagonistes, quelques années plus tard, plus mûrs, avec des trajectoires individuelles qui se croisent tout en s’éloignant finalement. Surtout, la poursuite de l’intrigue originelle gomme en grande partie les reproches que j’avais faits au scénario de Frenchman – à l’instar d’autres aviseurs. En effet, ce n’est du coup plus aussi famélique, cela donne de la densité à l’intrigue. Prugne prend juste son temps. Et on aime le prendre avec lui, en admirant ses planches. Et ce d’autant plus que comme pour Frenchman, un imposant cahier graphique nous montre les recherches, les tâtonnements de l’auteur, mais aussi nous en met plein la vue. Pour le coup, je monte ma note à 4 étoiles. Et attend avec beaucoup d’espoir la suite qui se laisse entrevoir à la fin de Pawnee…

01/09/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Junk
Junk

Je n'irai pas par quatre chemins, Junk est un excellent diptyque. Par contre il ne plaira pas à tout le monde, ce n'est pas le scénario prenant et original qui me fait dire ça mais plutôt le dessin qui est quand même très particulier. J'ai fait confiance aux aviseurs précédents et je ne le regrette absolument pas, mais j'avoue que le graphisme m'a quand même légèrement gêné au début, puis finalement une fois qu'on s'y habitue on rentre complétement dans l'histoire sans vouloir arrêter notre lecture. Nous sommes donc en présence d'un western noir et violent qui nous transporte dans une chasse au trésor organisée par un ancien hors la loi qui a réuni à cette occasion ses anciens compagnons d'armes. C'est sans doute le thème de l'âge qui revient le plus fréquemment durant ce diptyque, car les protagonistes se plaignent régulièrement d'avoir vieilli et certains ne se sentent plus à la hauteur pour réussir leur nouvelle quête, mais malgré tout ils ont tous répondu présent à celle-ci. Cette partie du scénario me rappelle le magnifique film de Sam Peckinpah "La Horde sauvage". Il est vrai que dans ce film la bande de despérados comprend elle aussi des personnages vieillissants, mais par contre le reste de l'histoire diffère totalement. Les rebondissements sont nombreux et l'on n'a pas le temps de s'ennuyer avec ce récit. La fin est sympathique même si certains éléments sont restés flous pour moi, mais je n'en dis pas plus. Je ne reviendrai pas sur le dessin qui est comme je l'ai dit plus haut particulier mais efficace. Alors oui vous pouvez vous lancer dans cette aventure car vous ne le regretterez sans doute pas. Je conseille par contre l'achat de l'intégrale qui est superbe pour un prix correct.

01/09/2013 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Tyler Cross
Tyler Cross

Assurément l’album de la rentrée, un polar noir dont l’histoire haletante et pleine de surprises confirme Fabien Nury comme un des meilleurs scénaristes BD. L’histoire se déroule dans une région désertique des Etats –Unis proche de la frontière mexicaine où notre héros doit récupérer un colis de drogue, il va échouer dans une ville dirigée par la famille Pragg, et là les choses se compliquent. Le mérite des auteurs est de nous amener dans une histoire complètement folle, bien maitrisée avec beaucoup de rebondissements, une galerie de personnages riches dont la plupart sont déjantés, un héros qui sans grand charisme parvient à capter le lecteur. Le dessin de Brüno est clair, je l’avais déjà mentionné dans mon avis sur Atar Gull , ici il contribue largement à installer une ambiance adéquate à ce récit assez noir.

31/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Batman (Archives DC)
Batman (Archives DC)

Voila le Batman que j'aime, celui qui bénéficie enfin d'un univers bien structuré grâce à des scénaristes hors-pair comme Mort Weisinger, John Broome, Otto Binder, et surtout Gardner Fox qui créera la plupart des super-vilains affrontant le héros. Ceux-ci seront très nombreux et à la psychologie beaucoup plus complexe que ceux de Superman, ce sera l'un des grands atouts de la bande. Leur côté refoulé, leur cerveau dérangé capable des coups les plus tordus, leur puissance aux relents hallucinatoires renforceront l'impact des duels qu'ils livreront au Caped Crusader. Parmi les plus pittoresques, le Pingouin n'était pas mal, mais je ne l'aimais pas trop, préférant Double-Face, Mr Freeze, Catwoman, Poison Ivy, le Sphinx, et bien entendu le Joker, principal ennemi, probablement le plus allumé, sorte de clown assassin et imaginatif aux farces et attrapes maléfiques. Ce que j'aimais dans Batman, c'est qu'il n'a pas de pouvoirs, contrairement à d'autres super-héros, il ne se sert que d'une fantastique palette de gadgets perfectionnés et d'engins extraordinaires dont le plus célèbre est la fameuse Batmobile. Dans ces épisodes, Batman a donc atteint une maturité scénaristique et graphique, même si le meilleur reste à venir avec Neal Adams, mais c'est cette décennie où Batman suscite un engouement aussi important que Superman, son univers est bien en place, on connaît Gotham City à tous les coins de la planète, et l'immense chauve-souris qui s'allume dans le ciel. Malgré ça, la série a connu à la fin des années 60, une période d'essoufflement (trop de diffusion dans la presse et dans son comic book), avant que de nouveaux dessinateurs redonnent un coup de fouet au Dark Knight. Entre 1986 et 1988, des auteurs comme Frank Miller, David Mazuchelli, Brian Bolland et Berni Wrightson revisitent le mythe en imaginant des péripéties nouvelles où le héros a vieilli et se trouve en proie au doute et face à ses félures. Ce concept a pu être intéressant, mais je ne l'aimais pas trop, et surtout je n'aimais pas le dessin de Miller. Je préfère Batman dans sa période glorieuse, où il se pose déja suffisamment de questions et d'interrogations sur le meurtre de ses parents, sa condition de justicier etc... En 1989, lorsque Warner décide de remodeler la mythologie Batman grâce à Tim Burton, en ambiance gothique noire, ça marche parce qu'il respecte l'univers du héros, sa complexité et l'élément humain du personnage. Et puis, il y a le cabotin génial Nicholson en Joker et la musique baroque de Danny Elfman. L'aspect introspectif est même renforcé de sombre façon dans la suite, Batman le Défi, toujours avec Michael Keaton qui joue un Bruce Wayne tout en retenue ; le dessin animé est ensuite lancé en s'appuyant sur les films de Burton.

31/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Sgt. Rock
Sgt. Rock

Dessinée à sa création en 1959 par 2 pointures des comic books, Mike Esposito et Ross Andru, sur une idée du scénariste Robert Kanigher, cette bande de guerre américaine est reprise au 3ème épisode et pour assez longtemps par Joe Kubert, connu aussi pour "Phantom Lady", "The Flash", "Hawkman", Tarzan, "Batman" ou "Green Lantern". Kubert s'est vraiment surpassé sur cette Bd. Exacerbant la force militaire U.S. et l'héroïsme des G.I.'s, la bande était parfois violente, avec des images choc, mais savait aussi se tourner vers la réflexion en dénonçant les horreurs et la vanité de la guerre. C'est ce qui en fit l'une des plus intéressantes Bd de guerre américaines. Le héros en est le sergent Frank Rock qui dirige un petit commando composé d'hommes aguerris : Jackie Johnson, Ice Scream Soldier, Bulldozer et Wild Man, qui luttent sur tous les fronts de la Seconde guerre mondiale, en Europe contre les nazis ou dans le Pacifique contre les Japs. Devenue très populaire aux Etats-Unis pour sa vision crue de la guerre, la bande fut publiée en comic book, de même qu'en France, j'en ai lu de nombreux épisodes dès 1987 dans plusieurs titres édités par la firme Arédit, comme Choc ou Raid, et ensuite dans un pocket à son nom. Après Kubert, de nombreux dessinateurs ont repris le personnage, tels John Severin, Alex Toth, Frank Robbins, Russ Heath, Neal Adams, Mort Drucker, Irv Novick, Ric Estrada entre autres. Mais l'album Soleil est un bel objet regroupant les dessins de Kubert, je le conseille. A noter : on a dit que Oliver Stone s'était inspiré de la bande en 1986 pour écrire le rôle du sergent joué par Tom Berenger dans Platoon. Et aussi, Stallone voulait réaliser une adaptation en jouant le rôle de Rock, mais le projet n'a pas abouti pour divergences de production; Stallone a alors gardé l'idée en tête, et 15 ans plus tard, il l'a un peu modifiée pour ses Expendables ; cette série de films est donc inspirée par Sergent Rock.

31/08/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Dans l'abîme du temps
Dans l'abîme du temps

Ian Culbard continue à adapter les oeuvres les plus emblématiques de Lovecraft. Dans l'abîme du temps est l'une de ses nouvelles les plus longues, les plus abouties aussi. Elle contient probablement toute l'essence de l'oeuvre du reclus de Providence, le côté abyssal, innommable, indescriptible y est bien présent. Pourtant Culbard choisit de ne pas appuyer sur ces poncifs, préférant s'attacher aux ambiances, que ce soient celles de la ville de la Grande Race ou celle du monde "réel", celui d'origine de Peaslee. Il est impossible de lâcher le bouquin, tant il a su garder les points forts du texte d'origine, et même si le trait de Culbard semble toujours "naïf" par rapport au sujet, n'oublions pas que c'est ce décalage qui crée les émotions les plus fortes. Encore une fois, une réussite.

30/08/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
Couverture de la série The Cape
The Cape

Jolie couverture, "Joe Hill", one shot : 3 bonnes raisons de se laisser tenter par cette nouvelle production de l'éditeur Milady Graphics qui a failli nous claquer entre les doigts il y a peu. L'objet est beau, format cartonné comme la nouvelle édition de Locke & Key, et cher, heureusement qu'il n'y a qu'un tome à acheter ;) d'ailleurs sans ça je ne pense pas que j'aurais investi. D'un autre côté, le rapport qualité prix est excellent... A l'origine "The Cape" est une nouvelle de Joe Hill, adaptée en comics par Jason Ciaramella et dessinée par Zack Howard (qui avait déjà oeuvré à la couverture de Road Rage adapté également d'une histoire du digne descendant de Stephen King). La série a été nominée aux Eisner Awards et cela ne m'étonne pas du tout. Les américains ont appris à coloriser de manière plus douce leurs productions et ça fait du bien aux yeux ! Le trait de Zack Howard n'est pas mal non plus et colle à merveille à cette histoire de super-méchant marqué par des années de rancoeur et de frustration. Ames sensibles s'abstenir, la vengeance sera terrible ! La lecture de ce one-shot est vraiment prenante. Il y a juste un détail qui m'a surprise sur la dernière planche, le frère du héros aurait-il lui aussi un super pouvoir ? Ceux qui trépignent en attendant la sortie de la suite de Locke & Key peuvent se jeter sans hésiter sur "The Cape" : ils ne seront pas déçus. Et les amateurs de super méchants peuvent y aller aussi sans problème. Franchement bien !

30/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Walhalla
Walhalla

J'ai beaucoup aimé cet album. Servi par un dessin propre et classique, le scénario de Nicolas Pothier, à qui l'on doit déjà, dans la même veine, l'excellent Caktus, multiplie calembours débiles, litotes, allitérations, contrepets et allusions anachroniques. Il y a du Goscinny chez ce gars-là ! On rit souvent… pas aux larmes, mais souvent ! Et ça c'est devenu assez rare dans la BD d'humour pour saluer cette nouvelle série tout public, où chacun trouvera son compte quel que soit son âge. Walhalla a un véritable potentiel. J'attends la suite avec impatience en espérant que le scénariste monte en puissance en donnant un peu plus de corps à la galerie de personnages esquissée dans le village viking. Ça ne m'étonnerait pas outre mesure si à terme les albums débutaient par une carte de l'Europe du Nord, avec une loupe ciblant l'île de Rvahr, suivie d'une planche présentant les principaux personnages…

30/08/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Les Derniers corsaires
Les Derniers corsaires

J’ai bien aimé l’histoire de ces deux officiers britanniques de sous-marins qui ont lutté contre les nazis et les japs au cours de la Seconde guerre Mondiale. On est entraîné dans la mer du Nord, plus précisément près d’un fjord norvégien puis dans l’Océan indien pour la seconde partie. Un officier cherche à monter en grade pour être capitaine en multipliant les actes de guerre héroïque. Cependant, couler un navire ennemi n’est pas aussi facile. On ne balance pas une torpille comme cela. Il y a des règles à respecter pour atteindre le but. Bref, la première partie va ressembler à une bérézina qui aurait pu couter cher. La seconde partie sera celle de la revanche dans une partie de jeu d’échec qu’il joue avec son mentor. J’ai franchement bien accroché alors que le dessin assez nébuleux ne donnait pas franchement envie. Cependant, il s’est passé quelque chose qui justifiait de l’intérêt qu’on porte non seulement au récit mais à ces deux hommes à la psychologie différente. La vie des sous-mariniers est un excellent leitmotiv. Cependant, le propos sera ailleurs comme un juste retour des choses. J’ai lu la postface avec intérêt car je me rends compte que les auteurs auraient pu en tirer une partie assez intéressante. C’est dommage car il y avait de la matière. Je n’en avais jamais entendu parler et cela aurait mérité crédit. En tout cas, une belle aventure humaine que ces derniers corsaires.

29/08/2013 (modifier)