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Couverture de la série Léo Loden
Léo Loden

La plupart des enquêtes de Léo Loden, en phase avec l'actualité des années 90/2000, se situent à Marseille et ses environs, mais elles l'entraînent aussi dans des grandes villes de France, à Lyon, Toulouse, Lille, Strasbourg..., ce qui évite un aspect routinier et monotone, même si les auteurs sacrifient aux clichés sur ces villes ; elles sont bien rendues quand même. L'atout de ces enquêtes simples et pas compliquées est non seulement leur humour joyeux, mais surtout les personnages qui entourent le héros : l'oncle Loco, vieux marin loufoque et épicurien qui n'oublie jamais l'heure de l'apéro, Marlène Soral l'amie de Léo, inspecteur officiel et jolie blonde qui voudrait bien se faire épouser, et dont l'aide est souvent précieuse ; à ce trio principal s'ajoutent des personnages secondaires rigolos comme Amadeus, petit escroc et indic qui se livre à des petits trafics pas bien méchants, ou Ivan Dlabibine Ossouzoff, ex-officier du KGB reconverti dans le perçage de coffres. Rien que son nom montre bien où l'on met les pieds : dans une Bd policière parsemée d'humour où les bandits sont cependant conformes à ceux qu'on voit dans certaines séries TV actuelles, employant souvent les grands moyens et n'hésitant pas à tuer. La bande reste malgré ça très drôle, avec un humour méridional plein de répliques à l'emporte-pièce, c'est une vraie Bd policière humoristique semi-réaliste où le dessin très séduisant de Carrère (qui réussit même de belles images de monuments et de villages provençaux) est proche du style des auteurs du journal Spirou d'antan, genre Tillieux sur Gil Jourdan, mais au trait plus moderne ; d'ailleurs le trait rond des débuts s'affine ensuite. Ce style graphique s'associe bien avec les scénarios mouvementés d'Arleston qui en tant que Provençal, connaît bien la région marseillaise ; il offre des histoires bien troussées avec un bon dosage entre l'action policière et l'humour, c'est sa première grande série avant qu'il ne passe à la fantasy avec Lanfeust, un genre qu'il ne quittera plus et on aimerait bien qu'il en sorte un peu pour donner des séries distrayantes comme "Léo Loden". De bonnes heures de détente assurées.

05/09/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Batman - Un long Halloween
Batman - Un long Halloween

Enfin je me suis laissé tenté par ce volume très spécial, un Batman qui pose les bases du personnage, ses premiers pas dans Gotham, ses premiers ennemis, et surtout la création d'un des méchants les plus emblématiques de cette série. J'avoue qu'avant de lire l'ouvrage je mettais des réserves sur le dessin qui ne me convainquait pas plus que ça, mais la lecture fut extrèmement fluide, bien que dans certains pages j'ai trouvé les personnages bizarres (comme par exemple la représentation du Joker ou la cape de Batman qui est tout le temps immense). Mais dans la généralité l'atmosphère est très bien retranscrite, ce qui nous plonge très vite dans le récit et dans cette traque au tueur prenante. De plus les mises en pages sont sublimes et plus d'une case mérite une vision détaillée, bourrée de petits détails -comme la représentation de la dualité d'Harvey Dent- qui rendent la relecture plus intéressante. Le scénario est clairement celui d'une enquête policière, avec ses coupables et ses suspects, son lot de surprises et la joie de chercher par soi-même à trouver le coupable, jusqu'à remarquer que l'on a été bien eu. Cependant, le récit ne s'arrête pas là, ce qui serait compromettant pour une relecture, et intègre d'autres idées, comme les débats entre les protagonistes, les pensées de Batman sur les autres personnages, sans compter des petits moments de tendresse au sein de familles. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que le récit ne se centre pas uniquement sur Batman et explore largement la vie des protagonistes à côté, comme Harvey Dent et Gordon, ce qui ajoute une touche de crédibilité à des seconds rôles habituellement figurants. Il faut ajouter aussi le développement de la famille du parrain, avec ses bons et ses mauvais côtés. Même chez les "méchants" il y a du bon. C'est très sympathique à lire. Après, il y a deux trois choses que je reproche un peu, mais c'est général aux Batmans (Catwoman qui fait des choses impossibles avec son corps, le fait que personne ne se rende compte de son identité ...), et dans l'ensemble ils passent très très bien dans le reste de la BD. Je reprocherais aussi aux auteurs d'avoir mis en images un beau panel de méchants, ennemis de Batman, ce qui n'était pas forcément nécessaire, comme si chacun devait avoir sa petite apparition. Elles sont cependant très bien gérées, donc ce n'est pas trop dramatique non plus. En bref, c'est une excellente BD, autant à la première lecture qu'au suivante, servie par un dessin très bon et une histoire prenante, qui pose quelques bases d'un univers Batman, et qui se relit tout aussi bien. Je dois dire que je l'ai lue avec assez de plaisir pour commander illico le tome suivant que je m'empresserai de lire.

05/09/2013 (modifier)
Par chloée
Note: 4/5
Couverture de la série Monster Club
Monster Club

Le sujet a déjà été exposé dans les avis précédents aussi il est inutile de le rappeler. J'ai trouvé le dessin classique mais vraiment très agréable. Pour le scénario il est vrai qu'il y a de nombreux personnages mais quelques-uns se détachent vraiment et sont à la fois originaux et attachants. L'histoire tient en haleine, elle est suffisamment étoffée et tient néanmoins en un seul album. Je lirai la suite avec grand plaisir !

05/09/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Batchalo
Batchalo

Comment est il possible que je n'ai jamais entendu parler de ce one shot à sa sortie il y a un an ? Pourtant je m'intéresse de près à tout ce qui touche à la déportation. Ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas , c'est juste que durant mes études d'histoire la déportation fut le sujet de mon mémoire de maîtrise. Bref j'ai découvert récemment l'existence de cet album grâce aux avis postés par Pasukare et PAco (au début de l'été) et j'ai tout de suite cherché à me procurer ce one shot hors du commun. Il est vrai que l'on a tendance à oublier que les Tziganes , eux aussi, ont été déportés par le régime nazi. D'ailleurs on estime le nombre de victimes entre 220 000 et 500 000, ce n'est tout de même pas négligeable. Pour en venir à l'histoire de cet album elle est assez originale car le point de départ de l'intrigue est la disparition d'enfants tziganes (pour la plupart), ce qui force leurs parents et un policier tchèque à s'unir afin de les retrouver. Cette "enquête" les mènera jusque dans l'enfer concentrationnaire. Mickael Le Galli réussi à nous plonger dans cette histoire au point qu'on ne veuille pas arrêter notre récit , pourtant le sujet n'a rien de joyeux. On ressort de notre lecture triste et furieux contre l'atrocité humaine. Comment un petit groupe d'hommes peut décider de l'extermination de communautés jugées différentes et considérées comme inférieures. De plus le dessin d'Arnaud Betend est tout simplement magnifique. La couleur sépia s'adapte particulièrement bien à ce récit . Je ne peux que conseiller l'achat de ce one-shot dont le but principal est de nous rappeler ce qu'a enduré la communauté tzigane durant cet atroce conflit. Les amateurs de récits historiques seront bouleversés par ce très bel ouvrage qu'est Batchalo, mot tzigane qui signifie "Bonne chance".

05/09/2013 (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Amulet
Amulet

Amulet est une série de fantasy destinée, je suppose, à des 8-14 ans, et à ce titre, elle me parait une vraie réussite. La jeune héroïne, Émilie, va découvrir un monde parallèle fantastique, où elle possède des pouvoirs particuliers, qu'elle pourra utiliser de son mieux pour sauver le monde d'une guerre destructrice. Mouais. Dis comme ça, l'originalité ne saute pas aux yeux ! Et pourtant... pourtant je me surprends à me laisser prendre, à attendre la suite, à savourer la beauté de l'univers exploré petit à petit, à apprécier l'humour léger mais bien présent. Le rythme est parfois un peu lent, mais chaque nouveau tome apporte son lot de nouveaux personnages, de lieux et de péripéties. Et si l'influence de la guerre des étoiles et des films de Miyazaki est difficile à manquer, ce ne sont pas de mauvaises références pour créer une histoire attachante :) Les persos principaux sont très sympas, des enfants qui ont des réactions d'enfants, leur maman très pragmatique, des alliés qui vont du guerrier-ninja-à-tête-de-renard au robot-grognon-au-grand-coeur, une fois de plus rien de détonnant mais un mélange très agréable si on est un tant soit peu bon public. À noter tout de même quelques incohérences ou ficelles tirées par les cheveux... faut-il faire confiance à l'auteur pour raccorder tout ça dans les tomes à venir ? Et si les dessins colorés à l'ordi peuvent être éblouissants, les expressions des personnages sont parfois un peu figées, identiques d'une case à l'autre. Malgré tout, je laisse 4 étoiles, sans hésiter. Car je me suis fait vraiment plaisir à piquer les tomes à mon fils pour les dévorer. Et je me procurerai la suite sans hésiter dès sa parution. (avis rédigé suite à la lecture des 5 premiers tomes en VO)

05/09/2013 (modifier)
Par Jul
Note: 4/5
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

Enfin relu ce petit monument de la fantasy à la française. Je dis "petit" car pour moi la 1ère place reviendrait plutôt à La Quête de l'Oiseau du Temps, œuvre que j'ai lue avant et qui m'a plus marqué, mais bon ces légendes des contrées oubliées peuvent se placer également en 1ère place du podium. Ces 3 albums sont d'une limpidité exemplaire, même avec le fameux graphisme de Thierry Segur, ultra dense et fouillé. Ses couleurs sont plus que magnifiques (le début du tome 3, aie aie aie). On en prend vraiment plein la gueule. C'est superbe. Beaucoup d’éléments sont empruntés ou plutôt inspirés par le seigneur des anneaux (les différentes régions, le chevalier tonnerre (les nazgulls), Ewandor (les ants), les nains (les nains) ... ) mais rien de gênant car cela reste extrêmement personnel. L'antre de Ssin est proprement cauchemardesque, le chevalier tonnerre est magnifique ... Les héros ne sont pas en reste, en particulier Firfin et surtout Morkai. Le combat de ce dernier avec Hûrl (le chevalier tonnerre donc) est d'ailleurs un très grand moment avec un épilogue assez tragique et bouleversant. Bref un indispensable dans le genre.

04/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Superdupont
Superdupont

C'est de l'humour con, c'est sûr ! Encore que, à bien y réfléchir, on y trouve une sacrée critique de certaines valeurs tournant autour du patriotisme et qui engendrent facilement xénophobie et racisme. Donc pas si con que ça cet humour. Mais franchement drôle je trouve. C'est inégal, bien sûr - eu égard au nombre d'albums et des collaborateurs (je suis particulièrement fan du travail de Gotlib, comme souvent), mais c'est fortement recommandable, à la lecture comme à l'achat. Un peu de poil à gratter dans le cou de la France giscardienne, que j'aurais quand même vu plus caustique, mais qui reste savoureux. L'anti France n'a qu'à bien se tenir !

03/09/2013 (modifier)
Par Lernould
Note: 4/5
Couverture de la série Pawnee
Pawnee

"L’aventure Frenchman continue" prévient l’autocollant. On poursuit effectivement ce récit au grand air qui se déroule au début du 19e siècle, dans le Nord de l’Amérique, une région où rôdent encore les "tuniques rouges" anglaises, où les colons blancs attaquent et massacrent les Indiens pour voler leurs territoires. Des Indiens dont bandits et contrebandiers font également peu de cas, en tirant dans le tas, au contraire d’Alban, qui fraternise avec eux. Le Français est en quête de son amis Louis, disparu depuis six ans, mais il se lasse et s’apprête à retourner en Europe… d’où débarque justement sa sœur, à sa recherche. Le premier va devoir faire un bout de chemin avec une bande de canaille poursuivis par un Indien vengeur, la seconde mettra son destin entre les mains d’un homme plus que douteux, le tout en pleine révolte indienne. Cette suite amène donc son lot d’actions, avec un récit plus mouvementé que celui de Frenchman, mais Prugne a l’aquarelle dans le sang et se délecte avec les scènes de paysages. Une très grande finesse à lire en pleine lumière et de véritables tableaux qui se poursuivent dans un abondant cahier graphique de près de 30 pages. "Je crois bien que je voulais dessiner le silence" écrit Prugne au bas d’un dessin. En tous cas, il l’impose. Quant à l’Indien vengeur, il n’est pas sans rappeler ceux du film Jeremiah Johnson, prêt à aller jusqu’au bout. Comme les braves.

02/09/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bang et son gang
Bang et son gang

C’est par le plus grand des hasards que je suis tombé sur ce joli petit album cartonné à l’italienne dont les couleurs rose bonbon m’ont immédiatement interpellé et plus encore que son titre sous forme de calembour, c’est le joli cartouche parental qui a encore plus attisé ma curiosité…. Sorti d’un blog soit de nulle part pour ma part comme je ne lis jamais d’œuvre numérique et par des auteurs au pseudos japonisants bien rigolos comme Kikoo-lol ou Takaro, il s’agit bien d’un produit bien de chez nous qui passera surement inaperçu et retombera vite dans l’ombre des Lanfeust, Blake et Mortimer ou autres Blacksad d’autant plus que peu de libraires prendront peu de risques à le mettre bien en vue. Et pour cause ! Un peu construit comme un Squeak the Mouse qui s’amusait à reprendre l’illustre poursuite entre un chat et une souris façon cartoon pour mieux la détourner vers des fantasmes gores et pornos, on est loin du monde des bisounours dans cette parodie bien trash et mettant en scène un lapin qui n’en est pas un, un chien adepte de l’onanisme, un nounours pédophile et fan de poussins ainsi que mon personnage préféré : le petit éléphant naïf qui découvre les joies du plaisir anal ! Effectivement il faut adhérer à ce style d’humour mais j’en suis très friand et si tous les gags construits en une page gaufrier de 6 cases ne m’ont pas fait tous rire, je suis rapidement tombé sous le charme de cette drôle de troupe d’obsédés obnubilés par leur propre petite personne (le personnage de Bang est détestable). Les décors sont minimalistes et les dessins semblent presque dessinés par ordinateur mais le décalage opéré par les paroles et la représentation graphique fait bien plus mouche qu’un Al Crane par exemple. Au moins on va droit à l’essentiel et l’ensemble forme une histoire cohérente, complète et qui trouve même une jolie conclusion. Plus bête que véritablement méchant ou choquante, j’ai eu un gros coup de cœur pour ce petit bouquin qui part complètement à l’ouest et ne plaira pas forcément aux culs bénis mais comme on peut rire de tout et que tout est enfin permis ici, je pense qu’on aurait tort de s’en priver et je trouve que le monde de la bd manque cruellement de bouquins de ce style… Donc s’il ne vous en faut qu’un seul, ne faites pas comme Gaz l’éléphant, ne vous trompez pas et ruez-vous là-dessus histoire d’avoir un bel ouvrage scato dans votre bibliothèque. En somme un bien bel ouvrage de fin d’été comme il me fallait !

02/09/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Sous notre atmosphère
Sous notre atmosphère

Un recueil d'histoires du grand maitre Tezuka. Les histoires sont très bonnes (il n'y en a qu'une que j'ai trouvé moyenne) et sont toutes indépendantes quoique l'on retrouve souvent des thèmes similaires comme l'amour, la rédemption ou encore l'ironie (j'ai souvent trouvé que les fins étaient ironiques). Les histoires ont souvent un coté sombre et je crois que c'est le coté que j'aime le plus chez lui. Il n'a aucun problème à montrer les bons et les mauvais cotés des humains et aucun sujet ne semble tabou et il réussit à parler de sujet grave sans que cela tombe dans la niaiserie ou le n'importe quoi. J'aime aussi le fait que les histoires ont un genre différent ce qui permet une certaine diversité. Le trait de Tezuka est à maturité et il réussit de superbes cases.

02/09/2013 (modifier)