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Par bab
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zita la fille de l'espace
Zita la fille de l'espace

Voici une belle découverte du festival d’Angoulême 2014. Présentée comme une bd jeunesse, ce qu’on ne peut pas lui retirer, j’ai trouvé qu’elle ne se résumait pas qu’à cela tant du haut de mon grand âge, j’ai pris du plaisir à suivre les aventures de Zita sur les 2 tomes parus à ce jour. Ben Hatke nous narre les aventures de Zita, jeune fille d’une dizaine d’années, qui à la suite de la chute d’un astéroïde se retrouve catapultée dans un univers fait de mondes et de créatures tous plus étranges les uns que les autres et qui cherche son chemin pour rentrer chez elle. Ben Hatke nous délivre un univers riche et attachant, plein d’ingéniosité et de malice où l’on prend beaucoup de plaisir à suivre les péripéties de Zita, mais aussi de bon nombre de personnages secondaires. Si l’intrigue peut sembler simple, on devine à l’introduction au long de l’histoire de personnages secondaires que Ben Hatke ne nous livre pas tout d’un coup et que de nombreuses surprises attendent encore le lecteur. Graphiquement, le trait est habile, dynamique et illustre parfaitement le dynamisme des aventures de Zita. Laissez vous entrainer dans les pérégrinations de Zita la fille de l’espace. On en ressort plein d’optimisme, le sourire aux lèvres et avec impatience de découvrir la suite.

06/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Norton Gutiérrez
Norton Gutiérrez

Norton Gutiérrez et le collier d'Emma Tzampak est une histoire d'aventures trépidantes qui assume parfaitement ses influences. Un jeune homme falot et rêveur se trouve projeté par hasard dans une quête qui rejoint celle du héros du feuilleton kitsch dont il regarde les vieux épisodes en boucle… Tout y est : les compagnons d’aventures (le vieux professeur bavard, le copain balourd, la jeune femme délurée), les méchants (un homme d’affaire sans scrupule et ses sbires idiots), les courses poursuites effrénées, l’île exotique, la civilisation perdue, le robot géant… Sans souci de cohérence temporelle, les personnages voyagent à la vitesse de l’éclair grâce à des ellipses judicieuses (la magie des vignettes qui précisent : « Le lendemain », ou « un peu plus tard »…) qui permettent d’éluder les passages sans intérêts, pour concentrer l’attention du lecteur sur les événements les plus spectaculaires. Lequel lecteur sort tout essoufflé de ce maelstrom ! On est bien dans la grande tradition du récit d’aventure. L’auteur lorgne ouvertement vers Tintin, Blake et Mortimer, Spirou et Fantasio, mais aussi Indiana Jones ou L’homme de Rio. Il y a pire comme références ! Les péripéties s’enchaînent sans grand souci de réalisme, entrecoupées de séquences comiques plutôt réussies. Le dessin de Juan Sáenz Valiente est propre et efficace : une ligne claire très épurée dans le style belge, qui rappelle Hergé, Bob de Moor ou Willy Vandersteen, avec un goût plus marqué pour la caricature. Du beau travail dans son genre. Malgré l’économie de moyens inhérente à ce style, l’auteur parvient efficacement à insuffler une vraie personnalité aux personnages et à générer une ambiance crédible grâce aux décors. L’album pourrait être le premier d’une série. Mais pour l’heure, c’est un one-shot, une expérience qui constitue un hommage réussi aux grandes histoires de l’âge d’or. La succession de rebondissements rocambolesques et de coups de théâtre servent un récit picaresque dans lequel un gamin très commun devient un héros. Je serais assez content de lire ses autres aventures, si l’auteur leur donne une suite D’aucun trouveront – à juste titre – que l’histoire manque de cette profondeur métaphysique qui suscite l’intérêt des critiques adultes et fait les grands prix d’Angoulême. À moins qu’ils n’y perçoivent un énième degré de pertinence… À mon sens c’est hors sujet ; Norton Gutiérrez et le collier d'Emma Tzampak n’a pas d’autre prétention que de divertir un public capable de rester candide et il y réussit bien. Je lui donne un 3,5-4 sur 5.

06/02/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Batman Anthologie
Batman Anthologie

Une vision de l'évolution de Batman depuis sa toute première aventure jusqu'à 2013, c'est clairement un ouvrage qui m'intéresse. D'autant plus qu'on en a pour son argent : près de 370 pages et 20 histoires courtes plus un peu d'éditorial dans un bel album cartonné pour 25€ seulement, ça vaut le coup. Alors certes on n'y retrouve pas les meilleurs récits de Batman puisque, à mes yeux en tout cas, ces derniers sont des histoires longues telles que Dark Knight et autres Long Halloween. Mais on a droit à un aperçu de l'ambiance de chaque époque de 1939 à nos jours et à quelques moments clés également même si pas tous puisque certains, justement, ne sont présentés qu'en récits longs. Cet album intéressera en priorité les amateurs de Batman et ceux qui veulent en savoir plus sur lui. Les histoires y sont intéressantes mais pas toutes passionnantes. Les premiers récits, jusqu'à la fin des années 60, notamment, sont quand même fortement désuets et le charme de leur naïveté ne suffit pas toujours à contrebalancer un léger ennui pour un lecteur moderne. Ce n'est qu'à partir de 1970 et de l'intervention d'un Neal Adams incroyablement moderne pour son époque que le ton devient nettement plus adulte et prenant. Aucune histoire n'est particulièrement marquante mais elles sont d'un niveau agréable et présentent certains moments intéressants de la carrière de Batman : sa première apparition donc, la rencontre avec Robin, avec Vicki Vale puis avec la future Batgirl, une très rapide vision de sa relation avec Superman, des histoires représentatives de l'impact de certains auteurs, dessinateurs et scénaristes, mais aussi représentatives de certaines époques, ambiances et orientations éditoriales de DC Comics. C'est instructif et plaisant. Il manque par contre des éléments clés pour avoir un aperçu complet du monde de Batman : pas de première rencontre avec le Joker, pas de départ de Dick Grayson, pas de mort de Jason Todd, pas de rencontre avec Tim Drake, aucun épisode avec la JLA, aucune explication sur la Crise en Terres Multiples, et juste un bref résumé écrit des évènements essentiels des récits longs tels que les récits longs de Miller ou de Sale et Loeb, Killing Joke, Knightfall, No Man's Land ou encore les différentes Crisis. Evidemment, il était impossible de tout mettre en un seul album, mais j'aurais beaucoup apprécié une simple planche extraite de chacune de ces histoires, juste pour illustrer ces moments qui ont bouleversé la vie de Batman. En gros, j'aurais aimé un éditorial un peu plus étoffé en texte et en images. L'éditorial inclus dans l'ouvrage est intéressant et bien écrit mais il survole parfois trop vite à mon goût certains sujets et en cite d'autres que seuls les connaisseurs savent reconnaître, sans vraiment les expliquer aux néophytes. L'ouvrage se scinde en 5 parties. Le Golden Age, le Silver Age, l'époque ayant suivi l'arrivée de Neal Adams où Batman devient plus mature et plus sombre, l'époque ayant suivi l'arrivée de Miller et sa révolution Dark Knight et enfin l'époque Renaissance toute récente. Les deux premières sont instructives mais ont un peu mal vieilli. Les deux suivantes incluent ce qui m'a fait aimé le personnage de Batman. L'éditorial décrivant notamment les derniers arcs parus juste avant la Renaissance m'a donné envie de les découvrir. Les scénaristes ont l'air d'avoir eu des idées pas mauvaises dont je n'avais pas entendu parler. Quant aux dernières histoires de cette anthologie, elles m'ont permis de découvrir les aventures les plus récentes de Batman, notamment sa relation avec son fils Damian Wayne. A noter que le tout dernier récit est la première partie d'une trilogie qui sera à suivre en 2014. En résumé, même si les récits qu'il contient ne sont pas des indispensables et même si j'aurais aimé un petit peu plus d'éditorial, Batman Anthologie est un chouette recueil pour découvrir ou approfondir sa connaissance de la carrière de Batman, un album qui vaut largement son prix compte tenu de la densité de son contenu.

06/02/2014 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Candy Mountains
Candy Mountains

Eh bien je ne regrette absolument pas mon investissement car ce diptyque vaut vraiment le détour. J'ai eu l'impression de revenir en arrière et de me retrouver devant mon écran de télévision durant les années 80-90 quand je regardais à la chaîne les films d'horreur grâce à mon magnétoscope. Je suis quasiment persuadé que l'auteur s'est inspiré de nombreux slashers comme "Les Griffes de la nuit" et ses innombrables suites , Vendredi 13 ( qui a connu également de nombreuses suites) , "Souviens-toi l'été dernier" , "Scream" pour les plus connus. Mais je pourrais en citer d'autres comme "Douce nuit , sanglante nuit" , "Le Bal de l'horreur" ," Le Monstre du train" et je vais m'arrêter là. De plus cette sympathique série s'inspire également du célèbre jeu vidéo "Silent Hill" qui était très angoissant et relativement prenant. Il faut dire que le lieu principal où se déroule l'action de ce récit ne peut que rappeler ce jeu de type survival horror paru en 1999 et qui à l'époque avait réussi à me faire passer de nombreuses nuits blanches. Il était donc inévitable que je souhaite me lancer dans ce récit dont l'histoire qui en plus d'être originale est aussi très captivante. Un médecin d'un service de réanimation qui connaît un grand nombre de décès inexpliqués se retrouve avec sa fille à la suite d'un accident de voiture patiente de ce même service. Mais voilà elles se retrouvent dans le coma et prisonnières d'un univers glauque et malsain . Elles atterrissent dans le même hôpital, mais cette fois-ci désaffecté ce qui m'a rappelé la très bonne série de Christophe Bec Pandemonium . Mais voilà pour couronner le tout un tueur sadique pourchasse et élimine un par un tous les invités du lieu qui sont simplement tous les patients du service de notre charmante héroïne. Le scénario de Nikko est très attirant pour un passionné tel que moi de ce genre d'histoires dont le but est de vous scotcher à votre fauteuil. Effectivement quand on se lance dans ce diptyque on ne risque pas de s'endormir car on est submergé par cette angoissante ambiance .Il nous tarde qu'une seule chose, c'est de connaître le dénouement de cette terrible histoire . D'ailleurs celui-ci est très surprenant mais shut je n'en dis pas plus . J'ai trouvé le dessin très agréable même si comme PAco j'ai eu du mal à différencier certains personnages. Ce style particulier réussit avec brio à nous intéresser à ce remarquable diptyque. Alors n'hésitez plus , ruez-vous chez votre libraire pour lui acheter cette série parue chez Ankama qui d'ailleurs nous propose souvent des récits de qualité. Avis aux amateurs.

06/02/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Fastermarket
Fastermarket

Attention notez bien ce petit bouquin édité élégamment à l’italienne car il risque de vous passer complètement sous le nez comme ce fut le cas pour moi sans le recours d’un petit encart publicitaire de 4 pages qui m’ont donné envie d’en savoir davantage. Et ce serait bien dommage car Fastermarket sera à coup sur très recherché dans quelques années lorsque son auteur Jérémy Le Corvaisier dont c’est ici la première œuvre sera enfin reconnu comme un auteur culte… Remarquez il risque bien de le devenir dès cet intriguant bouquin dont la couverture anxiogène au possible risque d’en décourager certains…. Et pourtant il s’agit d’une de ces découvertes surprise dont on se tape volontiers les épaules d’en être ! Tout commence par le meurtre sordide de Jocelyne Rideau dans des conditions épouvantables derrière le supermarché Fastermarket dans une ville (américaine, européenne ?) bordée de montagnes, d’immeubles et de désert comme la ville d’Albuquerque de Breaking Bad comme pour mieux en situer l’isolement. Deux flics vont enquêter en portant leurs soupçons sur le personnel de cet antre de la consommation. Attention d’autres meurtres vont être accomplis d’ici peu mais l’auteur semble s’en éloigner assez rapidement pour dresser un portrait sans fards ni équivoque sur les neuf employés et ces deux flics…. Et de nous transporter via des allers-retours impressionnants autour de ces loosers qui semblent tous cacher un peu d’humanité et beaucoup de détresse une fois leur intimité percée…. Un peu d’Albert Dupontel pour le côté glauque et noir et beaucoup de American Beauty de Sam Mendes pour les portraits pris au télescope, chacun des personnages mis en scène autour de ce supermarché va être étoffé, pathétique, drôle et cruellement tragique au final. Le tour de force de Le Corvaisier est d’offrir un panel inédit de « sales gueules » dans un trait qui rappelle fortement Pierre la Police et des décors dépouillés mais bien présents. La couleur jaune/marron omniprésente dans du rouge et du noir impose une atmosphère lourde appropriée. Il y a quelques scènes vu du dessus qui m'ont rappelé la charte graphique du premier GTA et des jeux vidéo des années 90... :) Le découpage est assez malin et invite à une lecture agréable. L’ensemble est assez subtil pour étoffer rapidement cette joyeuse équipe de bras cassés entre le travesti amoureux de son collègue, la trentenaire seule en quête d’amour et de reconnaissance sociale, le gentil flic limite incestueux avec sa vieille maman étouffante, le manager voyeur ou la vieille acariâtre martyrisant son chien. Sans oublier le personnage de Marc Poutre qui mériterait presque un spin off tant il m’a éclaté, envoyé de dieu pour expier les femmes en les forniquant et doté d’un look moustache et coupe de cheveux mulet du plus beau genre ! Il y a également ce vieux flic désabusé de tout et à la recherche de mots pour écrire un joli poème à présenter en concours « policier »… Le ou les meurtres seront résolus de façon surprenante et inédite mais en dire davantage serait dévoiler le chaos régnant sur la dernière partie et laisse le lecteur sur le carreau devant tant d’humour noir et de situations pathétiques. Jouant sur le même registre de l’incommunicabilité des individus façon « Requiem for a Dream » ou « Le roi des mouches », voici un trip inoubliable et incroyablement maitrisé pour une première œuvre… Ne passez pas à côté de ce diamant noir.

05/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Grand Siècle
Le Grand Siècle

Andriveau m'était un auteur inconnu jusqu'ici, mais au détour de ma médiathèque, je suis tombé sur ce titre à la couverture pas très engageante, puis en ouvrant une page au hasard, j'ai découvert un dessin incroyablement maitrisé. Entre temps, j'ai dévoré les trois tomes parus à ce jour, et c'est une claque magistrale. Suivant le destin d'un péon lambda qui va vivre un massacre et sauver le rejeton survivant, les voici impliqués dans une histoire qui les dépasse et implique la monarchie royale de Louis XIV. Ce qui est beau dans le grand siècle, c'est la force de la narration, couplée à des planches de toute beauté. Voulu ou non, le trait évolue et oscille entre Loisel et Lauffray au fil des albums, ce qui colle une personnalité à chaque volume et instille des ambiances à la puissance charmante, revisitant presque les grandes phases de la peinture, entre Delacroix, les flamands et le début du vingtième siècle français. Ainsi, l'aspect bucolique d'Alphonse retranscrit une atmosphère douce et verdoyante propre aux camps tziganes. L'humour y est fortement présent et lance les fils d'une histoire riche et pleine de rebondissements. Simon Andriveau assurant tous les rôles, il prend aussi un malin plaisir à prendre le contre-pied de son lecteur. Ainsi pour le chapitre sur Benoit, il instaure un trait plus esquissé prompt à retranscrire l'action et les mouvements, mais également tourne le récit dans la noirceur. Plus de drôleries, on aborde des sujets graves et on soumet ses protagonistes à de rudes épreuves. Ceci est par ailleurs magnifiquement contrasté mais accentué par les tonalités pastelles employées sous une lumière crue, retranscrivant les Antilles de carte postale et en y ajoutant la sueur et le sang. Le grand siècle nous avait appâté, nous sommes maintenant ferrés. Le dernier chapitre sorti, Moplai, surprend encore. Le scénario oublie le sort de nos deux compagnons d'infortune et aborde le coeur du problème par le biais de side kick jusqu'à présent mais qui apportent également leur pierre à l'édifice. Le dessin se fait diffus à la limite de l’impressionnisme, les couleurs soufflent le chaud et le froid dans des tonalités rouges et bleutées. Toujours le même chef d'orchestre à la baguette, il étale sa virtuosité dans le rendu de la violence et des tourments de Moplai. On se rend compte alors que chaque album distille des éléments repris ultérieurement, bref que l'histoire est bien pensée et qu'Andriveau sait où il va. Une série qui tourne et retourne dans la tête et invite à la relecture pour le récit, mais aussi pour en admirer tous les détails graphiques et s'en imprégner durablement. Devant tant de qualificatifs positifs, pourquoi alors ne mettre que 4/5 ? En l'état, j'aurais pu mettre 5, cependant, l'auteur semble mystérieux et ne sort son grand siècle, en cinq épisodes a priori, qu'au compte-goutte (série débutée en 2006) et sans communication ni prévision. A partir de ce postulat, difficile de juger qu'il s'agit bien d'une oeuvre culte. Abandonnée, il s'agira d'une magnifique tentative mais inutile sans conclusion, une fois fini, si le monsieur continue dans cette voie, il aura touché du doigt la perfection.

05/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Western
Western

C'est probablement une des plus grandes claques de ces dernières années, l'achèvement d'un parcours pour 2 auteurs au summum de leur talent. Un formidable scénario sur une longue errance bâtie sur le mensonge où Van Hamme restitue une sorte de souffle épique d'un Far West en pleine mutation. Une réalité crue qui respire l'odeur de la poussière et de la peur, un peu du dégoût de soi-même aussi, avec une triste fin mais logique ; c'est peut-être cet aspect trop dramatique qui m'empêche de déclencher le coup de coeur. C'est construit comme une tragédie grecque, les personnages se démènent contre un destin inexorable, la narration est magistrale. En dépit d'un titre banal et passe-partout, c'est un western âpre d'une force incontestable, et qui laisse pantois. Le traitement graphique de Rosinski diffère totalement de ses autres créations, son dessin est rendu plus chaud et plus sensuel par ses tons sépia et au lavis, ce qui donne une impression de vieil album de photos jaunies qu'on ressort du fond d'un tiroir ; certaines pages sont superbes alors que sur d'autres, il semble que le dessin est plus simplifié, bref ce choix de couleurs et l'aspect pictural conviennent parfaitement au ton de ce récit. Une belle réussite.

05/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Mémoires d'un incapable
Mémoires d'un incapable

Ouaouf ! Il faut reprendre ses esprits et sa respiration après la lecture de cet album ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est noir, suffocant, et que les auteurs ne nous laissent pas beaucoup de répit pour trouver un chouia de positif dans cette histoire. Glauque, c’est sûr. Et, même si l’on ne découvre que certaines des raisons ayant conduit le héros dans ce complet burn out, on imagine la violence lorsque la soupape de sécurité a libéré la vapeur. Et on arrive après le massacre. Le meurtrier est alors incapable d’en finir (d’où le titre et la couverture), ne peut se donner la mort, et poursuit sa descente aux enfers. Nous l’y accompagnons jusqu’au dénouement final. C’est vraiment un album intéressant à lire. Mais il ne faut pas le faire dans un moment de déprime, c’est clair !

05/02/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux

Exceptionnel ! Dans le genre (alpinisme), je pense qu’il est difficile de faire mieux. Comment ne pas être intrigué, impressionné par le personnage d’Habu Jôji, cet être solitaire, ambitieux, plein de charisme, dur comme la pierre qui ne trouve la paix intérieure qu’en escaladant les plus hauts sommets du monde. Ce qui est bien avec « Le sommet des dieux », c’est qu’il ne faut pas être un féru d’alpinisme pour comprendre quelque chose à l’intrigue. Les auteurs ont eu l’intelligence de ne pas alourdir le récit avec des termes techniques qui pourraient en rebuter plus d’un. Il s’agit avant tout d’une oeuvre sur la quête de soi, le sens de la vie et l’obsession des hommes à vouloir gravir en solitaire, au risque de leur vie des montagnes toujours plus hautes et imposantes. C’est fascinant ! Taniguchi rend l’histoire très prenante et immersive grâce à un travail graphique colossal sur les décors (montagnes, panorama, véhicules…) et personnages (pas pour rien qu’il ait remporté le Prix du dessin lors du Festival d'Angoulême 2005 et il le mérite amplement). Seul petit bémol, la longueur ( ± 1600 pages) qui aurait pu être réduite.

04/02/2014 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Histoires inavouables
Histoires inavouables

Avec une scénariste ex hardeuse et une accroche "10 histoires courtes, certaines ayant été vécues par moi", on peut dire que Delcourt n'a pas fait semblant pour aguicher le mâle avide d'émotions. Franchement le résultat n'est pas décevant. Peu importe si ces histoires ont réellement été vécues par Ovidie, ou une de ses anciennes collègues. Ça n'a pas influé sur ma lecture. Les histoires sont assez courtes et sont plus ou moins émoustillantes, forcément ça va dépendre de la sensibilité de chacun face aux différents sujets. Mais à part une ou deux je peux dire que j'ai apprécié toutes les histoires. Même si finalement on côtoie des univers connus dans le porno (la photo coquine par sms, l’adultère, la première expérience en groupe, etc...) les histoires sont sympa et changent du plombier qui vient réparer la photocopieuse. Un effort a été fait pour apporter une chute imaginative et même si ce n'est pas surprenant à chaque fois ça a le mérite de conclure intelligemment les histoires. Coté dessin, le trait est élégant, les scènes de sexe sont explicites sans tomber dans le cru ou la surenchère du trash comme ça arrive bien trop souvent dans les BD pour adulte.

04/02/2014 (modifier)