Mémoires d'un incapable

Note: 3.71/5
(3.71/5 pour 17 avis)

Un homme dans un moment de folie, tue sa femme et ses enfants, et se suicide après. Mais qu'advient-il quand celui ci n'a même pas le courage de se tuer?


Folie Les Losers Suicide Vents d'Ouest

Alors, les enfants, c'est pas chouette, ça : " Tata CAROLE " vient quelques jours à la maison ! On va pouvoir aller en forêt tous ensemble... On prend les vélos ! J'enlève les petites roues de celui de la p'tite. J'emporte les jumelles, le ballon de foot, la glacière... Je cache les corps dans la cave, je nettoie les traces de sang et j'invente une histoire. Un homme dans un moment de folie, tue sa femme et ses enfants, et se suicide après. Mais qu'advient-il quand celui ci n'a même pas le courage de se tuer? Incapable, le héros de cette histoire l'est jusqu'au bout. On sombre au fur et à mesure de la progression de ce qui aurait pu être un thriller somme toute normal dans sa folie, jusqu'à perdre ses repères.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1998
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mémoires d'un incapable
Les notes (17)
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27/05/2002 | ThePatrick
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Par DamBDfan
Note: 3/5

Je suis un peu partagé concernant cette BD mais le moins que l'on puisse dire c'est que c'est très sombre et percutant. C'est l'histoire d'un père qui après avoir exterminé sa famille, aimerait se faire sauter le caisson mais n'y arrive pas. Il se trouve en conflit avec son démon intérieur et à travers quelques flashbacks, nous verrons comment il en est arrivé là. Globalement c'est bien fait et même si de prime abord cela semble classique, les auteurs arrivent à nous secouer de manière plus ou moins intelligente. On sent un travail de qualité. Les dessins sont nerveux, expressifs (peut-être trop) et collent bien à l'ambiance dérangeante du récit. Je recommande la lecture, ça vaut le coup mais pas dans un moment de déprime.

06/06/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Ouaouf ! Il faut reprendre ses esprits et sa respiration après la lecture de cet album ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est noir, suffocant, et que les auteurs ne nous laissent pas beaucoup de répit pour trouver un chouia de positif dans cette histoire. Glauque, c’est sûr. Et, même si l’on ne découvre que certaines des raisons ayant conduit le héros dans ce complet burn out, on imagine la violence lorsque la soupape de sécurité a libéré la vapeur. Et on arrive après le massacre. Le meurtrier est alors incapable d’en finir (d’où le titre et la couverture), ne peut se donner la mort, et poursuit sa descente aux enfers. Nous l’y accompagnons jusqu’au dénouement final. C’est vraiment un album intéressant à lire. Mais il ne faut pas le faire dans un moment de déprime, c’est clair !

05/02/2014 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je dois avouer que cet opus m'a surpris par le parti pris de l'histoire. Quelqu'un qui tue sa famille et se suicide, ça s'est déjà vu, et la façon d'y arriver a été déjà analysée plusieurs fois. Mais là, exploiter le moment où la personne a tué sa famille mais n'arrive pas à se suicider est assez nouveau. Cette idée de base permet de développer d'une excellente façon la folie du pauvre hère qui nous sert d'anti-héros. D'ailleurs le dessin met en image cette descente aux enfers de façon sublime. C'est une BD qui se lit assez vite, mais qui développe bien son histoire et conclut parfaitement le récit. Le tout est savamment orchestré, j'ai adoré la mise en scène et je le range bien précieusement dans ma bibliothèque. J'en recommande fortement la lecture, c'est surprenant !

01/01/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5

Après l’excellent Lola Cordova, je voulais découvrir un autre ouvrage d’Arthur Qwak et, encore une fois, je ne suis pas déçu. Bien que n’ayant pas été complètement convaincu par ce one-shot, j’ai passé un bon moment de lecture. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est ce cocktail de folie et de noirceur dans la personnalité de l’anti héros dépressif et paumé. Suivre sa descente aux enfers a quelque chose de prenant et, grâce à une pointe d’humour noir, rend l’histoire divertissante. Le dessin est bon, vraiment bon. J’y ai trouvé certaines similitudes avec le trait de Baru : expressif et dynamique. Par rapport au noir et blanc, je n’imagine simplement pas cet album en couleurs… En conclusion, il s’agit là d’un bon one-shot, sans que la lecture ne m’ait spécialement semblé marquante.

19/02/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Dès la première planche, on est happé par cet incapable, trop faible pour lutter contre quoi que ce soit, pas même contre sa propre folie. La structure en flash-back nous permet de comprendre comment ce minable petit personnage en est arrivé là, son combat contre sa conscience, ses lâchetés. Pourtant le portrait ne manque pas d'humour (noir, bien sûr) et l'histoire est moins "prise de tête" qu'elle pourrait le paraître. A essayer, vraiment !!!

21/01/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Miranda

Superbe. Les scénarios de Qwak sont toujours surprenants. Écrit avant le très original Lola Cordova, voici Mémoires d'un incapable, un homme face à sa folie ou plutôt contre sa folie. C'est la guerre entre Albert et cette autre part de lui-même : le fou, celui qui lui fait faire ces choses terribles qu'il ne veut pas, mais contre lequel il semble ne pas pouvoir prendre le dessus. C'est un subtil mélange de noirceur et d'humour. On ne peut qu'aimer Albert, même s'il a fait des choses haïssables, forcément on lui pardonne l'impardonnable. Le dessin de Cazaux est magistralement expressif et vivant. On ne pouvait rêver mieux pour ce scénario.

18/02/2008 (MAJ le 27/03/2008) (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5

Je n'ai pas été séduit outre mesure par cet album. J'aime les dessins à la fois soignés et démesurés, ces visages exagérément déformés illustrant parfaitement la folie présente dans l'esprit d'Albert Laforge. Malheureusement c'est à peu prés tout ce qui m'a plu... L'histoire est simple, ce qui n'est pas un défaut, mais c'est en ce qui concerne son déroulement que ça coince, c'est beaucoup trop prévisible, il n'y a aucune surprise et quand arrive l'inexorable dénouement on s'en trouve un peu déçu... de plus la fin est assez plate émotionnellement parlant, ce qui est assez dommage à mes yeux. Néanmoins une fin attendue n'est pas non plus un défaut, ce qui m'a le plus gêné dans cette BD est l'abondance de poncifs connus dont elle abuse. Le parcours de Laforge, sa soeurette gentillette... Et que viennent faire dans cette galère les horripilants voisins? Des personnages creux, dépeints de façon si simpliste qu'ils paraissent irréels, leur apparition m'a presque semblé anachronique, leurs réactions face aux évènements sont aussi absurdes que peu crédibles. Ces personnages sont hors de propos. Je ne veux pas jouer le trouble fête qui fait chuter la moyenne mais j'ai été sincèrement déçu par cet album, trop de choses m'ont empêché de m'impliquer dans cette lecture, je suis passé à côté... JJJ

15/12/2006 (modifier)
Par Dakhan
Note: 3/5

Sombre et confuse histoire, jusque dans le dessin. Une sorte de schizophrénie contée par le fou, ou comment un monsieur Toutlemonde devient un monstre. Pourtant sa vie n'est que des plus banales. Est-ce que la folie nous guette tous ? On ne peut pas dire qu'il s'agisse d'une histoire plaisante, mais elle sort un peu des sentiers battus, et est assez bien racontée, dans un style graphique assez adapté et bon. Et si vous n'êtes pas dépressif et que vous ne craignez pas les histoires trop noires, vous pouvez lire.

19/03/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Mais que cette BD est noire ! Mais qu'elle est noire ! Et c'est bien ça l'ennui, je n'aime pas les histoires aussi sombres. Physiquement, c'est un très bel album, notamment par sa couverture et la qualité de son papier. Graphiquement, c'est pas mal. Après la superbe dédicace que m'a faite Cazaux, je serais bien en mal de critiquer son dessin, même si j'ai le sentiment qu'il s'est nettement amélioré depuis l'époque où il a dessiné Mémoires d'un incapable (paru en 98 ) et qu'à l'époque, tout n'était pas excellent. Je trouve notamment le visage "toutes dents dehors et air furibond" d'Albert et de son alter ego un peu trop forcé, trop rapidement utilisé. Un petit manque de finesse dans la façon dont les expressions du visage sont utilisées, donc, à mon goût. Quant au scénario, il faut admettre à sa décharge qu'il prend aux tripes. J'ai lu la BD avec les yeux légèrement écarquillés tant je l'ai trouvée dure et forte par moments. Il y a bien des passages qui font vraiment mal, notamment quand Albert revoit sa famille et demande pardon à sa femme et ses enfants. Mais passé cela, tout n'est que descente aux enfers, combat mental d'un homme contre ce qu'il hait le plus en lui-même et dans les autres, errements dans les affres de sa folie. C'est bien fait sur ce point, même si je reproche à nouveau un certain manque de finesse, de caricature dans les personnages qui entourent Albert et dans sa propre réaction. Mais c'est noir, c'est tellement noir. Ca m'en a déprimé une portion de ma soirée et de ma nuit. Et outre ce sentiment sordide, je n'ai guère retiré grand chose de plus de ma lecture, hélas. C'est pourquoi malgré ma superbe dédicace, malgré la force du récit par endroits, malgré la beauté de l'album en tant qu'objet, je regrette un peu mon achat et ne saurait vraiment vous le conseiller.

24/04/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Je m’attendais à quelque chose de plus simpliste. Mais dès qu’on ouvre l’album, on est pris par cette histoire de descente aux enfers d’un médiocre. D’autant plus crédible que chacun de nous (ou presque) pourrait être le pauvre homme qui bascule dans la schizophrénie et dans un engrenage fatal. La peinture de l’alter ego d’Albert Laforge est saisissante, dans ce jeu en miroir des personnalités, sublimé par un dessin en noir et blanc impressionniste. On reste scotché et béat jusqu’à la dernière case, devant une telle virtuosité.

16/06/2004 (modifier)