Les derniers avis (32020 avis)

Par Pedrolito
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Shazam
Shazam

L'excellent Geoff Johns s’intéresse ici à un personnage peu connu de l'univers DC : Shazam. Créé par Beck et Parker en 1940 sous le nom de Captain Marvel, le personnage a connu ses heures de gloire dans les années 1940s. Le personnage a basculé de Marvel à DC dans les années 70 pour devenir Shazam. Geoff Johns reprend ici la genèse du personnage et nous le plonge dans un univers contemporain. On fait donc la connaissance de Billy Batson, jeune enfant élevé par l'assistance publique qui va devenir le nouveau champion de la magie et incarner le super héros Shazam. Johns nous décrit non sans humour l'apprentissage du métier par notre jeune héros, ainsi que ses premières joute contre l'ancien élu de la magie, Black Adam, qui entend bien occuper seul le trône de champion. L'action s’enchaîne sans temps mort avec une très bonne fluidité, le lecteur n'a donc pas le temps de lever le nez de l'ouvrage... la marque des grands! Le tout étant très bien servi par la mise en image de Frank. Du très bon en somme! Je n'en dirais pas d'avantage sur l'histoire pour que les personnes qui ne connaissent pas le personnage (comme moi) puisse le découvrir avec autant d’appétit que moi. Je ne saurais que trop recommander la lecture de cette renaissance du personnage de Shazam par Geoff Johns! Avis aux amateurs de supers héros!

15/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Education des assassins
L'Education des assassins

Ben oui je sais j'attaque fort. Alors que cette série n'est pas terminé je lui mets cette note élevée. Mais attention lorsqu'elle sera finie je me réserve le droit de baisser. A mon avis se ne sera pas le cas, en effet j'ai l'impression que l'on se trouve là face à une sorte d'ovni. Disons le d'entrée voilà une histoire franchement originale et prenante. Suivre le parcours de ces quatre jeunes enfants conduits en esclavage vers une cité loin de chez eux est assez ébouriffant. Leur détresse est bien mis en images et l'on ressentirais presque les tourments qu'ils subissent. Attention j'ai l'air de m'enflammer mais j'ai véritablement trouvé beaucoup d'atouts à cette histoire. Le dessin n'est pas le moindre de ceux ci, E. Le Roux possède un talent évident. Je me laisses donc l'opportunité de voir la suite et fin pour me prononcer définitivement.

15/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Little Tulip
Little Tulip

Cela fait 24 ans que le duo Charyn et Boucq n'avait pas travaillé ensemble et les voilà de nouveau réunis pour un album qui développe un univers fascinant. C'est bien sur celui de la Kolyma et de ses sinistres goulags évoqués dans les oeuvres de Soljenitsyne, Guinzbour ou Chalamov. Temps pas si anciens ou un état avait choisit de rééduquer ses opposants en les envoyant dans des camps dit de rééducations et de travail; (il se chuchote que dans ce gai pays certains sont toujours opérationnels). Ces "prisons" dirigés par des militaires, punis eux aussi, mettaient les hommes qui y survivaient dans des situations ou la plus pure barbarie régnait. Ces micro-societés avaient leurs codes, leurs fonctionnements qui a permis a certain de régner en maitre sur plus faibles qu'eux. A ce stade apparait dans cette BD la hiérarchie mise en place par les Pakhany, truands sans foi ni loi, sinon la leur, grands adeptes du tatouage leur permettant de raconter sur leur corps leur hauts faits. Inutile de dire que ces hauts faits sont pour l'ensemble liés à la violence, au meurtre et au viol. Ici les auteurs par le biais d'intelligents flashbacks nous montre toute l'horreur de l'enfance de Pavel/Paul dans cette enfer quotidien. Personne n'est épargné, comme je l'ai dit plus haut à ce stade de déchéance humaine, tous ne peuvent qu'être imprégnés du lieu et des conditions de vie. C'est à mon sens la très grande force de ce récit. J'avoue, même si je lui trouve des qualités, que la partie du récit qui se passe à NewYork , m'a moins passionné. Sans doute est ce dû à la petite touche de fantastique que l'on sent poindre vers la fin de l'histoire. Mais ne chipotons pas, nous sommes en présence d'une BD fascinante, dure, âpre, parfois malsaine, pas toujours évidente par ce qu'elle nous montre. Elle ne me semble pas complaisante ni outrancière. Un grand bravo à Boucq pour son dessin réaliste qui nous montre des personnages tous aussi dense les uns que les autres. A ne pas mettre entre toutes les mains mais au delà de cette histoire d'enfance volée, détruite, la dénonciation bienvenue d'un système ou d'autre. Même s'il fait plus chaud à Guentanamo il n'est pas sur qu'on y rigole plus qu'a la Kolyma.

14/11/2014 (modifier)
Couverture de la série Tous à Matha
Tous à Matha

C'est très sympa cette Bd parce que c'est situé dans les années 60 avec plein de repères qui me sont familiers, et que ça me rappelle une joyeuse époque, celle où je passais mes vacances aussi dans l'île d'Oléron, comme tous ces personnages. Encore qu'en 1967, j'avais 8 ans, je n'avais donc pas l'âge d'Antoine, Christelle et de leurs copains. Je me reconnais un peu avec 8 ou 9 ans de plus vers 1975.. Tout ça pour dire que je connais parfaitement tous les lieux, Oléron n'ayant plus aucun secret pour moi ; pourtant je me baignais plutôt de l'autre côté de l'île, entre Boyardville et la pointe des Saumonards, et que mon île fétiche était plus l'île d'Aix, petite voisine pas très loin à vol de goëland. Ma famille possédant une maison à Fouras, on était tout le temps fourré là-bas, et je peux me vanter d'avoir pu visiter le fort Boyard vers l'âge de 12 ans alors qu'il n'avait pas la renommée qu'il a aujourd'hui ; il appartenait à un propriétaire qui s'en désintéressait, et un copain de mon cousin qui l'entretenait et le dératisait, nous emmenait sur son bateau de temps en temps. Imaginez pour un gosse ce que c'était de faire les fous dans cette énorme carcasse ventrue de pierres en plein océan...Mais trève de nostalgie. Je crois que le fait d'être du coin et d'avoir vécu en ces lieux, m'a sans conteste incité à m'enticher de cette Bd qui est une chronique attachante sur une bande de jeunes en vacances à Oléron, dans des paysages de dunes plantées d'oyats, des jardins de petites maisons balnéaires qui sentaient bon l'odeur iodée, où on y dégustait sardines grillées, huîtres et céteaux (les solettes)... quels beaux instants de bonheur bien rendus par le dessin toujours agréable et semi-réaliste de J.C. Denis. Sinon, il ne se passe rien, c'est juste une chronique sympa avec des personnages attachants, reflets d'une époque insouciante et d'un moment de vie quotidienne heureuse toute simple, avec une ambiance réussie. Pour des lecteurs qui n'ont pas vécu ce type d'ambiance, qui plus est à Oléron, je conçois que ça puisse ne rien donner d'alléchant. Mais pour moi, c'est quasi autobiographique.

14/11/2014 (modifier)
Par Jaydee
Note: 4/5
Couverture de la série Le Chat du Rabbin
Le Chat du Rabbin

Voici une bien belle série mélant parfaitement humour et philosophie. Le dessin de Sfar est classique de l'auteur, que l'on aime ou non il sert à mon avis très bien le récit, bien que l'on puisse regretter le manque de dynamisme du découpage. Chaque tome de l'histoire peut se lire comme one shot, ce qui est particulièrement appréciable lorsque l'on sait la difficulté que Sfar a à terminer une série en plusieurs tomes. Il s'en dégage une impression propre à l'œuvre de l'auteur de fouillis, on ne sait pas exactement où il veut nous mener, ses personnages sont plutôt prétexte à illustrer ses réflexions, sans forcément chercher à les structurer plus que ça. Mais quelles réflexions ! Quelle sagesse de certaines bulles, et quel bonheur de lire ces perles d'intellect au sein d'une histoire somme toute assez dynamique.

14/11/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

Magasin Général n'est qu'une chronique des habitants d’un village québécois dans l’entre-deux-guerres et il faut le prendre comme tel. C'est signé de l'un des grands maîtres de la bande dessinée à savoir Loisel. Le dessin est d'une qualité absolument indéniable pour les yeux qui raviront tous les amateurs. Le premier tome n'est qu'introductif en nous présentant les habitants d'un village perdu et d'une jeune veuve. Le récit n'est pas particulièrement passionnant. Cela demeure néanmoins sympathique car il faut prendre cette BD comme elle est : une chronique rurale simple sans chercher un scénario plus élaboré, ni une aventure extraordinaire multipliant les rebondissements les plus divers. Ceci explique que cette bd rencontre également des détracteurs qui ne partagent pas l'enthousiasme de la majorité. Par ailleurs, il faudra s'habituer à la V.O. c'est à dire un mélange québecois-français qui peut paraître lourd à digérer. Le deuxième volume relève nettement mon impression première car la magie a enfin opéré. On fait la connaissance du personnage sympathique de Serge. L'arrivée de cet étranger est le signe qui se passe enfin quelquechose dans ce village perdu qu'est Notre-Dame-de-Lacs : la transformation du magasin de Marie en restaurant pour fins gourmets. On prend goût dans tous les sens du terme. Le troisième chapitre relève encore le niveau cette fois sur le plan dramatique dans les relations tumultueuses entre Marie et Serge puis entre ce dernier et les hommes qui reviennent de la forêt. J'ai ressenti beaucoup d'émotions. Le quatrième opus nous permet de découvrir un peu plus les personnages de Marie et de Serge dans une espèce d'intimité qui leur est propre. Après les révélations viennent le temps des confessions. La magie semble toutefois se rompre légèrement avec en opposition une Marie chialeuse et un Serge vexant mais s'affirmant. Peut-être fallait 'il un point de rupture afin de faire évoluer les personnages plus vrais que nature. La lecture est toujours aussi agréable mais on commence à attendre le dénouement de ce drame campagnard. La cinquième partie est un peu plus surprenante car il marque une véritable rupture. Marie va délaisser son village natal pour partir à la découverte de Montréal. On avait envie que cette frêle femme super gentille puisse avoir enfin la vie qu'elle mérite. Il est dommage cependant de ne pas suivre son point de vue dans cette découverte du monde. On a l'impression qu'elle a passé le flambeau avec Serge et que l'action reste concentrée dans ce village. C'est un peu dommage car cela aurait pu servir le thème de l'opposition entre modernisme de la ville et traditionalisme d'un village. Au sixième livre, on commence à se dire qu'il serait peut-être temps que cette histoire se termine enfin. Cela aurait pu être le cas avec le retour de Marie dans son village natale et des relations avec les habitants qui commencent à se calmer. On s'aperçoit que les villageois peuvent également s'unir pour le bien de la communauté ou pour sauver un des leurs qui en a besoin ce qui relance l'histoire. Je dois également avouer que si on est bien immerger dans un autre monde avec un brin de nostalgie, les dialogues sont tout de même difficiles à comprendre et cela agace forcément un peu. Le septième recueil est celui de la lassitude. On apprend un fait important à la toute dernière case. Le reste ne sera que prétexte à danser le charleston et faire la fête au village. C'est sympathique mais cela tire véritablement en longueur. On aurait aimé que cela se cantonne au projet initial qui prévoyait la parution de 3 tomes. C'est une bd d'atmosphère. Une fois qu'on a compris cela et que l'on a accepté qu'il ne se passe rien, on peut savourer. Cependant, la multiplication des tomes ne fait pas bon ménage avec ce concept. Le huitième fragment intitulé brièvement « les femmes » (après « les hommes » ce qui n’est guère une marque de politesse dans l’ordre de passage) fait un peu retomber la pression du charleston et de la folle échappée de ce village. On suit notre héroïne Marie dans une longue attente avant la délivrance. Cela sera également pour le curé de prendre du recul avant de fixer de nouvelles règles compatibles avec ses aspirations personnelles. Les trois commères du village seront également frappées d’une frénésie à l’utilisation d’un marteau et des clous. Encore une fois, le temps passe au rythme des saisons et il ne se passe rien. Comme dit, une bd d’ambiance, c’est bien sur deux ou trois volumes. Après, on frise l’indigestion. Cela ne se justifie plus. Il serait temps pour l’auteur de passer sur un autre projet. Avec Peter Pan, il nous avait habitués au meilleur. Ce n’est plus vraiment le cas. La dernière mouture de Magasin Général est plus volumineuse qu’à l’accoutumée. On va terminer ce récit dans la joie et la bonne humeur. C’est la délivrance pour Marie qui va bientôt accouché au milieu de cette communauté. L’heure est à l’émancipation pour bon nombre de personnages. Le lecteur aura le sentiment de quitter les lieux de ce village plein de vie. On aura droit à des cartes postales et des photos à la fin de l’ouvrage comme pour rappeler le temps qui passe. C’est avec un pincement au cœur qu’on tournera la dernière page de cette fresque. De l’humanité, de l’humour et de la fantaisie pour une série qui est unique dans le monde de la bd. En conclusion: cela reste de bonne BD, le dessin étant incontestablement le point fort avec de subtils cadrages et un concept véritablement novateur où l'on sent que les auteurs ont pris du plaisir. :) On lit cette chronique d'une mini-société surtout pour ressentir beaucoup d'humanité et revenir vers des choses plus simples et sans doute plus authentiques. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 4/5

14/02/2007 (MAJ le 14/11/2014) (modifier)
Par Pedrolito
Note: 4/5
Couverture de la série Geoff Johns présente Green lantern
Geoff Johns présente Green lantern

Après avoir bien aimé le film Green Lantern, j'ai voulu découvrir le comics. Commencer un Comics n'est pas du tout simple avec aucun background: les histoires sont commencées depuis bien longtemps et bon nombre d'épisodes sont sortis avec leur lot de rebondissements. Je me suis tourné vers cette série un peu de manière aléatoire : - Le héros est le même que celui du film. Cela a l'air bête dit comme cela mais sachez que pour Green Lantern, et à ma grande surprise, plusieurs personnes ont endossé le costume! - Il s'agit d'une saga relativement récente,le premier tome date de 2012. Bonne nouvelle pour moi qui veut attraper le train en cours de route. Comment savoir qu'il s'agit d'un moyen facile d'entrer dans l'univers me direz vous ? Et bien après avoir lu la quatrième de couverture et avoir discuté un peu avec mon (très bon) libraire spécialisé, je me suis dit qu'il fallait bien commencer par quelque chose! Et puis, même si je ne comprend pas tout, je vais finir par m'y habituer. Et bien il s'agit ici d'une des forces de cette série. Je ne sais pas si elle a été conçue pour cela mais le premier tome de la série est assez facile d'accès pour quelqu'un avec le bagage mince. Bien sur que certaines personnes qui ont l'air connues ne le seront pas pour le néophyte mais l'entrée est relativement douce. L'histoire est très bonne, pleine d'action avec des touches d'humour. On retrouve Hal Jordan (le héros) aux prises avec des ennemis de tout genre, mais aussi avec sa vie d'homme. Les épisodes précédents cette série ne furent pas de tout repos pour lui semble-t-il. Il en est de même pour sa ville, Coast City, ravagée par une menace précédente. Concernant les dessins : cette série regroupe plusieurs épisodes de comics et donc plusieurs dessinateurs. Globalement, les dessins sont beaux : détaillé et convaincant. Seul bémol pour un des dessinateurs où là c'est franchement moche (surtout comparé aux autres). Bref, pour résumer sans en dire trop: histoire prenante et facile d'accès et 90% des dessins qui font mouche! Achat conseillé à qui veut découvrir le personnage (après avoir aimé ou non le film).

13/11/2014 (modifier)
Couverture de la série Little Tulip
Little Tulip

Le grand retour du duo Boucq et Charyn ! Et ils font très fort… Pour leur troisième incursion dans la BD, après La Femme du magicien (1986) et Bouche du diable (1990), les vieux compères reviennent dans la prestigieuse collection Signé pour un long récit qui mêle habilement passé et présent. En 1970, Paul est tatoueur à New York, où il se trouve malgré lui mêlé à l'enquête sur une série d'assassinats odieux qui le contraignent à se remémorer son enfance sinistre… C'est à l'âge de sept ans que le jeune Pavel découvre l'enfer du goulag sibérien. Il apprend à survivre au milieu d'une humanité dépravée et devient le tatoueur officiel d'une bande de bande de Pakhany, assemblée de truands impitoyables qui dominent la micro-société du goulag… Par un jeu très fluide de flashbacks, le romancier Jérôme Charyn reconstruit l'histoire violente de l'enfance volée de Pavel et des déboires de Paul devenu adulte. François Boucq met son pinceau et ses rotrings au service de cet excellent scénario. Son style hyperréaliste, qui a gagné dans la peinture des scènes violentes depuis qu'il travaille sur les aventures du Bouncer, convient parfaitement à restituer l'ambiance glauque du goulag ou des bas-fonds new-yorkais. On suit avec angoisse le récit de la vie de Pavel/Paul, enfant plongé en enfer par un système politique injuste, où les sadiques dégénérés imposent leur loi arbitraire. Mais le talent des auteurs éclate aussi dans la peinture des personnages secondaires qui ont tous une véritable densité et en deviennent presque attachants, y compris les plus ignobles d'entre eux. J'ai moins aimé le versant fantastique de l'album, quand Paul développe une sorte de don de prescience lié à son art du dessin. Peut-être faut-il y voir une déclaration d'amour de François Boucq à son beau métier de dessinateur de BD. Cependant, je trouve que ça confère à l'enquête policière un côté deus ex machina qui solde l'intrigue de manière un peu facile. Ça ne m'a néanmoins pas gâché la lecture. Un excellent album, donc, mais à ne pas mettre entre toutes les mains à cause de la violence, jamais gratuite, mais omniprésente.

13/11/2014 (modifier)
Couverture de la série Vilebrequin
Vilebrequin

Voilà un album au format relativement petit, pas très épais, qui ne paye pas de mine donc. Et qui pourtant se révèle être une excellente découverte ! On y découvre l’histoire d’un cambrioleur, d’un esthète de l’ouverture de coffres. Je parle d’esthète, je pourrais dire poète. En tout cas il en parle aussi bien qu’il les réalise, ces cambriolages ! L’histoire qu’il relate lui-même hors phylactère (peu de dialogues à proprement parler) est captivante, elle se laisse très facilement lire. Et elle est plutôt chouette (j’ai été aussi intrigué que Vilebrequin par cette éponge, jusqu’à l’explication finale). Ce qui fait que cette histoire est réussie, c’est aussi le dessin, que j’ai trouvé vraiment très bon. C’est un excellent Noir et Blanc, ressemblant parfois à des taches, une sorte de brouillon définitif, très expressif. Et très lisible, alors que l’essentiel de l’histoire se déroule de nuit. C’est vraiment un album d’atmosphère qui mérite de figurer sur vos étagères !

13/11/2014 (modifier)
Couverture de la série Yoko Tsuno
Yoko Tsuno

Une jeune et charmante électronicienne asiatique vogue d'aventures en aventures dans une ambiance oscillant entre le fantastique, le thriller, l'espionnage et la science - fiction...avec un synopsis comme celui - là, difficile de rester indifférent ! Roger Leloup conçoit là une bande dessinée d'une remarquable qualité, au ton très personnel qui mâtine un douceâtre sentimentalisme au goût appuyé pour le spectaculaire. Il ose, en choisissant pour protagoniste une femme d'origine asiatique, dans un univers bd qui a plutôt une tendance eurocentrée en ce qui concerne ses hero(ine)s. Et Yoko Tsuno, c'est pas de la geisha servile, passive et soumise au bon vouloir de ces messieurs, non en l'occurrence c'est plutôt du ninja version féminin, intrépide, débrouillarde et qui sait prendre les devants. Et pour couronner le tout c'est loin d'être une andouille, elle est ingénieur en électronique, spécialisée en recherche de télévision. Formant le " Trio de l'étrange " avec ses deux éternels acolytes aux noms cocasses Vic Vidéo et Pol Pitron, elle va aller au devant de grands dangers qui l'amènera à voyager aux quatre coins du globe (avec une tendance pour l'outre-rhin) et même au - delà car elle se rend périodiquement sur Vinea, une exoplanete désolée d'où provient une race d'aliens tapie dans les entrailles de la Terre. L'auteur belge, qui a travaillé aux studios Hergé et qui a même contribué à certains albums de Tintin (on peut citer l'exemple le plus connu : Vol 714 pour Sydney) a le trait fin et délicat, ça donne un dessin très net et précis qui fait forte impression. Là où il est vraiment fortiche c'est quand il s' agit de dessiner des engins volants, de toute sorte et de toute dimension, que ce soit des avions de chasse, des avions civils, des hélicoptères ou des aéronefs vineens. On sent la passion pour l'aviation et la maîtrise de ce domaine dans ces dessins. Au final je ne peux que chaudement recommander Yoko Tsuno, qui possède une ambiance unique, ou chaque album d'après moi propose une intrigue intéressante, servie en plus par un dessin virtuose. Un must have !

12/11/2014 (modifier)