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Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Supers
Supers

Voilà une BD jeunesse très prometteuse ! Les éditions de la Gouttière m'avaient déjà fait de l'oeil avec Enola et les animaux extraordinaires, c'est encore une très belle publication qu'ils nous proposent avec en duo Dawid au dessin et Frédéric Maupomé au scénario. On est tout de suite plongé dans ce trio étrange d'enfants dont les parents semblent avoir disparus sans qu'on sache pourquoi au début. Le puzzle se recompose petit à petit pour nous faire découvrir l'origine de ces trois drôles, qui semblent bien en peine pour se faire discrets et se fondre dans le quotidien de leur école. C'est frais, prenant, coloré et l'histoire est intelligente : on est vite conquis ! Les personnages sont attachants et les aventures qu'ils vont rencontrer nous font dévorer cet album chatoyant (magnifiques couleurs !). Une des meilleures BD jeunesse de cette année pour moi, j'attends la suite avec impatience.

24/11/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Silver Spoon
Silver Spoon

Je ne m'attendais pas à aimer autant ce manga ! L'auteure a travaillé sur une ferme durant quelques années et cela se voit car le monde agricole présenté dans ce manga me semble réaliste. Les gens qui ne connaissent pas grand-chose vont sûrement en apprendre beaucoup. Mais personnellement j'ai un peu l'impression que tout le côté "apprenant des trucs en lisant un manga" est secondaire comparé au côté plus humain de l'histoire. Ce que j'ai surtout aimé dans ce manga ce sont les personnages que je trouve attachants et terriblement humains. Leurs relations entre eux sont aussi très intéressantes (je pense notamment à la relation tendue entre le héros et ses parents). L'humour m'a bien fait rire aussi (mention spéciale pour le gars un peu con qui se cause toujours des ennuis et la fille qui essayait de jouer les gosses de riches et qui est nulle en équitation). C'est vraiment un manga rafraîchissant et en plus je le trouve imprévisible. Je ne savais ce qui allait se passer ensuite et j'attends la suite avec impatience.

24/11/2015 (modifier)
Couverture de la série Ninn
Ninn

Dans la lignée des « Carnets de Cerise », voici Ninn : jeune orpheline retrouvée dans le métro parisien et à qui vont arriver des aventures peu ordinaires. Moins littéraire et plus orientée vers le fantastique, cette nouvelle série signée Johan Pilet et Jean-Michel Darlot s’adresse aux jeunes adolescents mais plaira à un bien plus large public (dont je fais partie, c’est tout dire). La trame générale est classique. Prenez une jeune orpheline, aventurière et bornée, qui ignore tout de ses parents, une zone emplie de mystères et de légendes (une rame de métro dans le cas présent), un ange-gardien animalier franchement féérique (je ne vous en dis pas plus, c’est une des très bonnes idées de cet album) et vous obtenez un récit dans la lignée d’un Harry Potter ou du Monde de Narnia (pour prendre deux références ultra-connues). Pour que la sauce prenne, ce type d’univers doit receler de suffisamment d’originalité et de dynamisme pour occulter l’aspect convenu de la trame générale. Et c’est bien le cas présentement. Honnêtement, je ne me suis pas ennuyé une seconde. La petite Ninn est attachante, les adultes qui l’entourent ne sont pas étouffants, le métro –théâtre de ce premier tome- apporte sa part d’originalité tout en nous en apprenant un peu plus sur ce singulier univers. Jean-Michel Darlot semble réellement passionné par le métro parisien et sa connaissance des lieux nous permet d'en apprendre beaucoup tout en nous amusant. Il est également notable que l'aspect fantastique du récit n'est amené que très progressivement, nous permettant ainsi de réellement entrer dans un nouvel univers. Le dessin de Johan Pilet est excellent ! Dynamique, expressif, très lisible, rond, c’est tout simplement parfait pour ce type d’aventure. De plus les décors ne sont pas oubliés, et c’est heureux tant le métro parisien est un acteur essentiel dans ce premier tome. Une série jeunesse à suivre de très près ! Et si vous cherchez quoi offrir à un(e) jeune adolescent(e) pour les fêtes de fin d’année, voici peut-être de quoi la satisfaire.

24/11/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Bedlam
Bedlam

Le Joker, un guignol, le vilain de "Seven", presque à la hauteur, "Hannibal Lecter" qu'il passe au micro ondes. Si je vous dit Filmor Press, d'entrée vous n'êtes pas forcément convaincus, mais si j'ajoute que son nom de scène c'est "Madder Red" et son grand kiff de tuer les petits enfants, peut être aurez vous une oreille attentive. Ce mec est un pur psychopathe, limite autiste avec des bouffées délirantes qui le poussent à commettre des actes que même vos pires délires ou cauchemars ne sauraient imaginer. Si c'est le cas n'hésitez pas à consulter votre psy préféré, vous en avez pour au minimum 30 ans d'analyse. C'est noir dites vous ? Glauque ? Gerbant ? Ben oui sans doute un peu de tout cela. Ma femme, personne oh combien de bonne composition, et qui plus est, un esprit éclairé me disait encore, "Mais comment un mec sain d'esprit peut il écrire ce genre de truc et comment des gens peuvent ils prendre plaisir à lire ces horreurs ? "Darling I love you, lui rétorquais je, mais tu ne peux comprendre qu'ainsi l'auteur nous propose une sorte de catharsis, une image inversée de notre gentille société policée". Pipeau bimbo! je me suis pris un gros vent et unique mais salutaire ressource je bondis sur mon site préféré pour y poster cet avis qui sera dithyrambique. Après cette introduction un brin longuette, je reviens à nos moutons pour réaffirmer que nous avons ici du génie du mal à l'état pur, le tout renforcé par un dessin anguleux qui claque et nous fout carrément dans la tronche des fulgurances de violence, de malsain, bref que du bon. Un petit mot sur la construction de cette histoire, construite en flashbacks dans lesquels nous retrouvons notre assassin favori se faire soigner par une équipe digne du fameux "Hellraiser" ou d'"American Horror Stories". Attention les gars, les filles j'ai l'air comme ça de dire que notre gars est un modèle, mais soyez rassurés, je suis un mec que l'on peut inviter dans les diners, je sais me tenir, et je ne m'en prendrais pas aux autres convives à coup de scalpels ou autres instruments tranchants. Plus sérieusement cette BD est un grosse claque et qui met à jour les errements de la folie et la manière, ici fort morbide et mortifère dont elle peut se réaliser. Pour les esprits sensibles pas d'images glauquissimes et d'abus d'hémoglobine mais juste un climat qui retranscrit à "merveille" la folie" de celle qui nous met mal à l'aise mais qu'il est bon de connaitre. A lire forcément!!

22/11/2015 (MAJ le 22/11/2015) (modifier)
Couverture de la série Sykes
Sykes

Avec Sykes, Pierre Dubois nous offre un grand western. C'est un western avec un vrai marshall en guise de héros viril (ça change des croque-morts très en vogue par les temps qui courent…). Bon, d'accord, le coup du vieux shérif qui poursuit envers et contre tout sa croisade contre le crime n'est pas neuf ; cette histoire-là, Hollywood nous l'a déjà servie à de nombreuses reprises. Sykes est un dinosaure, un de l'ancienne école, celle du temps d'avant que la loi et les juges n'investissent l'Ouest sauvage, quand les marshalls combattaient le crime par des méthodes aussi expéditives et peu reluisantes que celles des criminels qu'ils étaient chargés de neutraliser, ceux qui n'hésitaient pas à tirer dans le dos ou ou à dynamiter sans discernement. Il me fait irrésistiblement penser au personnage de Virgil Cole dans Apaloosa et plus encore au marshall borgne dans True Grit ; d'ailleurs Dimitri Armand lui donne des allures de Rooster Cogburn (en plus élégant), et Dubois ne manque pas l'occasion de railler la nouvelle génération de cow-boys, celle du western spaghetti, quand l'adjoint de Sykes explique l'évolution du métier : « à côté de la relève, on a encore de beaux restes. Faut dire que la tendance est maintenant au bizarre. Entre ceux qui trimbalent une mitrailleuse dans un cercueil, ou te flinguent à coup d'harmonica… ». Sykes se retrouve avec un môme dans les pattes. Sa mère a été tuée par une bande de hors-la-loi sanguinaires. Le gamin identifie le marshall à ces héros sans peur dont les aventures fantaisistes parsèment les magazines illustrés. Alors, il colle aux basques de Sykes et découvre qu'il y a un fossé entre la littérature et la réalité. Le vieux baroudeur et le jeune naïf… encore une histoire que d'autres westerns ont mis en musique (voir par exemple le beau Chiens de prairie de Foerster et Berthet). Mais Dubois est un conteur, alors il sait nous accrocher jusqu'au bout des 75 planches. Et il y a le dessin de Dimitri Armand, très juste, qui varie les ambiances classiques et ose quelques innovations bienvenues (la mort du dénommé Rocky, page 20). À quelques jours d'intervalle, il publie ce bel album dans la prestigieuse collection “Signé” et le premier volume de Bob Morane Renaissance, bel exploit. Je découvre deux facettes impressionnantes de l'œuvre de ce jeune dessinateur, dont j'espère qu'il continuera à mettre son crayon au service d'aussi bons scénaristes. En somme, Sykes est un western crépusculaire, un de ceux qui marque la fin des grands westerns hollywoodiens, pleins de certitudes et de bons sentiments, en décrivant un Far-West boueux, peuplé d'individus bestiaux, vicieux et violents qui prennent un malin plaisir à abuser des faibles et ne peuvent être guéris que par le plomb chaud. Au niveau de l'ambiance, on est plus proche d'Impitoyable que de Rio Bravo. Pour parler de bandes dessinées, disons qu'on est du côté du Bouncer, de L'Etoile du Désert ou de Sans Pardon plutôt que chez Comanche ou Jerry Spring. En résumé, voici un bel album, qui plaira autant aux inconditionnels du western classique qu'à un public plus exigent qui attend des histoires plus matures.

22/11/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Oklahoma Boy
Oklahoma Boy

Oklahoma Boy ou une grosse baffe dans la tronche ! Pour une première œuvre le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur s'attaque à du lourd. Le pitch comme on dit est assez basique si l'on veut mais tout l'intérêt du livre, ou plutôt de la trilogie, repose sur le fait que ce "Boy" a reçu une éducation fort en vogue dans certaines joyeuses contrées américaines. Peut-on d'ailleurs parler d'éducation quand celle-ci se fait uniquement sur le registre de la peur de l'autre ? En ces temps forts troublés que nous vivons, la lecture d'une vie sous la férule d'un autre intégrisme est fort éclairante et nous montre que, bien malheureusement, quel que soit le Dieu, les hommes sont suffisamment "intelligents" pour pervertir ce qui à l'origine est, me semble-t-il un message de paix sinon d'amour. Vaste débat s'il en est mais l'on s'aperçoit qu'il est bien difficile d'aller vers l'autre quand il est à ce point endoctriné. Ce n'est qu'une BD me direz-vous, mais au delà du destin qu'elle nous propose elle offre aussi la possibilité de réfléchir sinon à des événements actuels mais surtout à la vie d'un être dépouillé de toute son humanité. La perversité étant qu'il se considère toujours et même plus qu'un humain. Beau travail d'endoctrinement pourrions nous dire ! Quoiqu'il en soit voilà une œuvre qui marque durablement par son propos et dans lequel le dessin anguleux trouve toute sa place. C'est fort, cela nous touche, cela nous fait réfléchir, donc à lire d'urgence.

21/11/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Amère patrie
Amère patrie

Une BD qui traite du destin de deux combattants de la première guerre mondiale que rien n'aurait du faire se rencontrer. Ousmane, l'Africain et Jean, le paysan Auvergnat. Le premier tome est un tome clairement introductif qui situe dans leurs contextes respectif les deux hommes ou plutôt les deux enfants dans leurs environnements naturels. A partir du second tome les évènements s'accélèrent, la guerre est en marche et l'on suit les deux hommes sur le théâtre des opérations. Encore une fois et c'est heureux, les auteurs mettent l'accent sur la bêtise crasse des généraux de l'époque, la bassesse des individus qui feront que Jean mourra face au peloton d'exécutions pour assouvir une basse vengeance amoureuse. Rien du chemin de croix de sa veuve pour se réhabilitation ne nous est épargné. Alors effectivement , même s'il a son rôle, le personnage d'Ousmane est un peu mis de côté mais il n'en reste pas moins que cette histoire est suffisamment forte pour retenir l'attention. Au final une belle histoire de destins croisés qui englobe la guerre, une vie dure loin des clichés campagnards habituels, un combat de femme exemplaire, bref une histoire divertissante ou en plus nous apprenons quelques chose de l'absurdité de cette grande boucherie.

21/11/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Complainte des landes perdues - Les Sorcières
Complainte des landes perdues - Les Sorcières

Voici le 3ème cycle de cette complainte des landes perdues. Cela se fera sans l'un de mes dessinateurs préférés qui s'en est allé. Cependant, j'ai également beaucoup le trait fin de Béatrice Tillier qui s'adapte très bien à cette ambiance onirique. Finalement, au global, cette saga aura bénéficier des meilleurs dessinateurs. Pour ce qui est du scénario, Jean Dufaux assure toujours pour donner de la magie et du mystère dans un décor médiéval. Je n'avais pas trop apprécié le changement brutal de tonalité entre le premier et le second cycle. Là, on est dans une certaine forme de continuité. Avec ce premier tome, l'histoire est déjà sur les bons rails qui laisse espérer un troisième cycle réussi. Curieux également que l'ensemble de la saga ne soit pas classé dans le médiéval fantastique? J'en profite pour remercier le site et la maison Dargaud sans lequel je n'aurais sans doute jamais gagné cet album. Cela fait toujours très plaisir. Mais bon, ma bonne note n'est en rien liée. Je possède déjà les deux premiers cycles. La complainte fait partie de mes premières lectures. Bref, je suis fan.

21/11/2015 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Transperceneige
Le Transperceneige

Vraiment bien faite cette BD ! Un univers post-apocalyptique terrifiant, marquant, glacial, désolant, claustrophobique et même nostalgique... Toutes ces étendues enneigées, abandonnées, désertes, silencieuses, sombres,... c'est à vous donner des cauchemars pour le futur de notre planète. Seul un dessin en noir en blanc est capable de restituer cette ambiance unique avec autant de force. La couleur n'aurait jamais eu autant d'impact ! Excellent choix des auteurs. Et puis ce train (le Transperceneige) qui va d'un bout à l'autre de la planète sans s'arrêter... Il ne cesse de me fasciner, c'est pour moi, un personnage à part entière, puissant et tout aussi charismatique que le héros Proloff ! Quel est sa destination ? Jusqu'où ira-t-il ? Peux-t-il s'arrêter ? Une série en trois tomes dont le(s) sujet(s) (lutte des classes, écologie,...) n'ont pas vieilli et qu'il faut lire d'une traite.

20/11/2015 (modifier)
Couverture de la série Un certain Cervantès
Un certain Cervantès

Eh bien, voilà un album plutôt bien fichu, et qui mérite vraiment le détour ! Le dessin d’abord est très réussi. Une belle exploitation de Noir et Blanc, un trait réaliste et sombre – mais très lisible. Sans fioriture, cet aspect graphique réussi rend la lecture fluide (relativement rapide malgré près de 200 pages) et agréable. Certains dessins, au lavis, sont vraiment superbes, et m’ont fait penser au travail de Victor Hugo. Pour ce qui est de l’intrigue, c’est là aussi une réussite, avec une histoire mêlant aspects atypiques et aventure et road movie plus classiques. Les passages faisant le parallèle entre Mike et Miguel de Cervantès sont généralement très réussis, avec quelques échanges savoureux (le jeu de mot entre automate et Ottoman, combattus par l’un ou l’autre est assez bien senti). Les passages faisant apparaître les deux Cervantès dialoguant sont aussi bien amenés. Le personnage de Mike, sorte d’illuminé partant en croisade « au quart de tour », contre la censure, la société puritaine et mercantile américaine, les banques et autres rapaces de l’après crise des sub-primes, les racistes ou les télévangélistes, est très attachant. La chasse à l’homme dont il est l’objet (sans forcément s’en rendre compte), avec de petites touches humoristiques (l’hyper sérieux shérif) et un côté absurde, ajoute au côté picaresque de l’aventure. Autour – mais aussi au cœur – de l’histoire, Lax brasse un certain nombre de thèmes, tous traités de manière intelligente et intelligible. Le traumatisme des anciens combattants (survivants mais handicapés, qui peinent à « se réinsérer ») tout d’abord. C’est aussi une défense de la grande littérature (et une attaque de la censure, mais aussi du conformisme et de la paresse intellectuelle). La liste des auteurs et/ou œuvres que Mike tente de sauver – quitte à les « enterrer » est d’une grande qualité. Je reste par contre dubitatif par rapport à la probabilité de trouver, dans un pénitencier américain, une édition de Don Quichotte avec illustrations de Gustave Doré, en grand format ! On peut y voir aussi une déclaration d’amour à un certain cinéma, celui de Ford et ses grands espaces, les territoires Navajos (dont les dessins de Lax, superbes, peuvent compléter les non moins superbes photographies prises il y a près d’un siècle et demi par E. S. Curtis). Hommage aussi – référence tout du moins – à certains chefs d’œuvre de la RKO (King Kong)… Le regard porté par Lax – et Mike, son « porte regard » – sur les laissés pour compte, ruinés des sub-primes, Indiens des réserves (même si les Navajos sont loin d’être les plus mal lotis) est plein d’empathie. Alors, combat perdu d’avance ? Oui et non. Comment va finir la cavale de Mike, on s’en ficherait presque. Comme des moulins à vent qu’il combat (voir la charge ubuesque du chevalier Mike contre des rochers, accompagné de son Sancho péruvien, plus ou moins otage du délire de Mike). Ce qui compte, c’est la soif de vie retrouvée par Mike, les rencontres plus ou moins éphémères, mais terriblement humaines (un flirt avec la prothésiste, une discussion et un regard complice avec une lectrice, la fraternité avec des Navajos) : l’amour de la liberté, des grands espaces de Monument Valley à ceux de l’imagination, qui s’étendent à l’infini. A lire absolument !

20/11/2015 (modifier)