Bedlam

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Filmore était autrefois Madder Red, un criminel psychopathe et sanguinaire qui terrorisa pendant des années la ville de Bedlam. Désormais guéri de sa folie, il décide de mettre ses anciens talents au service de la police pour protéger Bedlam face aux nouvelles menaces qui émergent – mais peut-on faire confiance au tueur le plus sadique de l'histoire, tout repenti soit-il ?


Folie Image Comics Serial killers

Filmore était autrefois Madder Red, un criminel psychopathe et sanguinaire qui terrorisa pendant des années la ville de Bedlam. Désormais guéri de sa folie, il décide de mettre ses anciens talents au service de la police pour protéger Bedlam face aux nouvelles menaces qui émergent. Mais peut-on faire confiance au tueur le plus sadique de l'histoire, tout repenti soit-il ?

Scénariste
Dessinateurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Août 2015
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Bedlam
Les notes (4)
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20/10/2015 | Ro
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Par Erik
Note: 2/5
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Je n'ai pas accroché à cette histoire d'ancien psychopathe qui se reconvertit pour aider la police de Bedlam face aux nouvelles menaces. C'est un peu comme si le pire terroriste sanguinaire de l'histoire de la criminologie ayant massacré beaucoup de gens dans un lieu de spectacle devenait une sorte de héros indicateur. Bref, c'est cette idée qui m'insupporte réellement. Certes, la rédemption est toujours possible mais encore faut-il qu'elle soit crédible et mesurée. Je pourrais également dire que je n'aime pas particulièrement les univers totalement glauques. Cela commence d'ailleurs par le massacre d'enfants innocents qui assistaient à une représentation théâtrale dans le cadre d'une sortie scolaire. Je n'ai pas aimé également l'imprécision du trait et ces visages un peu brouillons. Je laisse 2 étoiles en raison de dialogues plus soutenus que la moyenne. Les fans de morbide apprécieront. Les autres pourront aisément s'abstenir.

22/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Le Joker, un guignol, le vilain de "Seven", presque à la hauteur, "Hannibal Lecter" qu'il passe au micro ondes. Si je vous dit Filmor Press, d'entrée vous n'êtes pas forcément convaincus, mais si j'ajoute que son nom de scène c'est "Madder Red" et son grand kiff de tuer les petits enfants, peut être aurez vous une oreille attentive. Ce mec est un pur psychopathe, limite autiste avec des bouffées délirantes qui le poussent à commettre des actes que même vos pires délires ou cauchemars ne sauraient imaginer. Si c'est le cas n'hésitez pas à consulter votre psy préféré, vous en avez pour au minimum 30 ans d'analyse. C'est noir dites vous ? Glauque ? Gerbant ? Ben oui sans doute un peu de tout cela. Ma femme, personne oh combien de bonne composition, et qui plus est, un esprit éclairé me disait encore, "Mais comment un mec sain d'esprit peut il écrire ce genre de truc et comment des gens peuvent ils prendre plaisir à lire ces horreurs ? "Darling I love you, lui rétorquais je, mais tu ne peux comprendre qu'ainsi l'auteur nous propose une sorte de catharsis, une image inversée de notre gentille société policée". Pipeau bimbo! je me suis pris un gros vent et unique mais salutaire ressource je bondis sur mon site préféré pour y poster cet avis qui sera dithyrambique. Après cette introduction un brin longuette, je reviens à nos moutons pour réaffirmer que nous avons ici du génie du mal à l'état pur, le tout renforcé par un dessin anguleux qui claque et nous fout carrément dans la tronche des fulgurances de violence, de malsain, bref que du bon. Un petit mot sur la construction de cette histoire, construite en flashbacks dans lesquels nous retrouvons notre assassin favori se faire soigner par une équipe digne du fameux "Hellraiser" ou d'"American Horror Stories". Attention les gars, les filles j'ai l'air comme ça de dire que notre gars est un modèle, mais soyez rassurés, je suis un mec que l'on peut inviter dans les diners, je sais me tenir, et je ne m'en prendrais pas aux autres convives à coup de scalpels ou autres instruments tranchants. Plus sérieusement cette BD est un grosse claque et qui met à jour les errements de la folie et la manière, ici fort morbide et mortifère dont elle peut se réaliser. Pour les esprits sensibles pas d'images glauquissimes et d'abus d'hémoglobine mais juste un climat qui retranscrit à "merveille" la folie" de celle qui nous met mal à l'aise mais qu'il est bon de connaitre. A lire forcément!!

22/11/2015 (MAJ le 22/11/2015) (modifier)
Par Jetjet
Note: 1/5
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Alléchant sur le papier sans non plus être d’une folle originalité, le pitch de Bedlam intrigue suffisamment pour motiver une lecture éprouvante. Eprouvante par son sujet plutôt sombre et violent, la lecture l’est également par une narration loin d’être suffisamment maitrisée pour devenir attractive (il m’a bien fallu 3 lectures successives pour la compréhension globale du début, les auteurs usant de flashbacks maladroits ainsi que de longues pages de blabla sans grand intérêt. Nick Spencer et Riley Rossmo parviennent néanmoins à distiller un sentiment de malaise très palpable dans le choix des couleurs (rouge et noir pour le passé par exemple) et du dessin très haché et pas toujours très constant. La collaboration entre Madder Red devenu un citoyen lambda mais perturbé et la jolie fliquette devient intéressant à partir de la seconde moitié du premier tome bien dense avec une enquête digne de Seven ou des aventures de Dexter avec quelques clins d’œil assez visibles. Le second tome pourrait presque se lire de façon indépendante avec un nouvel arc plus classique sur un autre psychopathe et l’intronisation définitive de l’ancien psychopathe au sein de la police. Plus banale et plus facile à lire, cette seconde aventure ne perd pas tant en qualité graphique par le changement de dessinateur pour un Ryan Browne guère plus inspiré que son prédécesseur mais omet de boucler tous les points en suspens du premier tome (on ne saura jamais qui est vraiment cette équipe chirurgicale à l’origine de la mutation du « héros ») tout en laissant une fin ouverte mystérieuse qui va en laisser plusieurs sur la touche. Tantôt maladroit, tantôt intelligent (les éléments de la fin me laissent supposer une conclusion bien sombre et cohérente mais chuuut), Bedlam laisse un gout amer d’inachevé sur un univers qui aurait mérité d’être un peu plus approfondi. La narration pompeuse du début ainsi que les dessins pas vraiment folichons en font clairement une œuvre dont on peut se passer aisément mais dont une lecture n’est pas forcément déconseillée. Mon avis est très mitigé et je regrette mon achat dans tous les cas car l’ensemble n’est guère séduisant mais je peux tout à fait comprendre que cela puisse plaire.

02/11/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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Bedlam est un polar très noir, à l'américaine, traitant de tueurs en série et de folie, tout en s'autorisant une légère touche de fantastique voire de super-héros. Le pitch est intéressant. Il s'agit de mettre en scène Filmore, un ancien psychopathe connu auparavant sous le nom de Madder Red, qui était plus un massacreur en série qu'un simple tueur tant il a de victimes à son actif (dont beaucoup d'enfants). Alors que tout le public le croit mort, ce dernier, après 10 ans d'une étrange thérapie de choc réalisée par un docteur mystérieux et quasiment surréaliste, est repenti, a abandonné toute violence et décide sur un coup de tête de venir en aide à la police pour traquer d'autres tueurs en série. Vous allez me dire que ça ressemble un peu à du déjà-vu, du style de la série Dexter par exemple. Sauf que le fameux Filmore est vraiment dérangé du ciboulot, complètement instable et coupé de la réalité. Et ce n'est pas traité du tout sur le ton de la rigolade mais bien de la folie noire, entrecoupée de fulgurances de génie autistique. Dans ces conditions, vous comprendrez que l'inspectrice qu'il cherche à aider le prenne directement pour le coupable des nouveaux meurtres sur lesquels elle enquête plutôt que pour quelqu'un désireux de lui venir en aide. C'est très noir, très glauque, mais c'est quand même très bien foutu. Le personnage de Filmore et sa folie sont finement ciselés, outranciers tout en restant sinistrement réalistes. La façon dont les événements se déroulent sont également crédibles, souvent durs et violents mais on s'y laisse prendre. Le graphisme va dans le même sens. Le trait est réaliste et haché. Il s'en dégage une nervosité palpable qui ajoute à l'impression de folie et de noirceur du récit. La colorisation joue aussi le jeu avec des teintes toutes en dégradés de gris violemment ponctuées de tâches de rouge. Seul le très étrange trio formé par le docteur et les drôles d'infirmières qui vont "guérir" Filmore parait un peu trop exubérant et en décalage avec le réalisme du reste. Leur présence ainsi que celle plus discrète d'un super-héros de type Batman rappellent que nous sommes bien là dans un récit imaginaire. Néanmoins, ce docteur et les motivations de celui qui le dirige dans l'ombre forment le fil rouge d'un mystère qui trouvera, je pense, son explication au second tome. Une lecture sombre et dure mais qui plaira aux amateurs d'enquêtes mouvementées mais intelligentes sur de sinistres serial killers.

20/10/2015 (modifier)