Les derniers avis (31986 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Papier froissé
Papier froissé

J'aime bien la bande dessinée espagnole. Elle a le vent en poupe depuis quelques années. c'est une oeuvre d'une très grande maturité intellectuelle. Rien n'est laissé aux hasard dans le destin de ces personnages qui s'entrecroisent. Le moindre petit détail anodin parsemé au fil de ce récit aura toute son importance dans la révélation finale. C'est une oeuvre très dense. Cela fait très gros pavé avec 400 pages sur un grand format. Pour autant, la mise en scène est parfaite et la fluidité entre les scènes est très inventive. On est pris dans l'intrigue pour ne plus la lâcher. Les personnages sont très bien exploités avec une grande crédibilité. Bref, c'est surtout l'histoire d'un homme brisé qui cherche à fuir son passé et à se faire oublier. Cependant, on est toujours rattraper par son passé. L'auteur dont c'est la première oeuvre réussit un véritable tour de maître. Le talent est indéniable. Bravo ! Comme disait le Figaro, il entre directement dans la cour des grands.

20/11/2015 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Undertaker
Undertaker

Très bon début pour une nouvelle série qui s’annonce prometteuse. La lecture est agréable et on rentre assez vite dans cette BD grâce notamment à un héros cynique, à forte gueule, déjà très charismatique dès les premières cases et qui semble avoir un passé des plus alléchants. Les seconds rôles (la charmante Rose, madame Lin) ont également leur part de mystère et sont attachants, ce qui est un tour de force plutôt rare lorsqu'on débute une série. Le dessin, c'est du Ralph Meyer, donc, un trait accessible, clair, réaliste et précis. Tout ce que j'aime! L’album se conclut sur un cliffhanger qui donne évidemment et urgemment envie de poursuivre l’aventure. J’attends la suite avec impatience.

19/11/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Favorite
La Favorite

Il n’y a rien de pire que la maltraitance des enfants, ces petits êtres innocents qui peuvent être souillés par la méchanceté des adultes. En l’occurrence, on fait la connaissance d’une petite fille d’aspect et de sa grand-mère plutôt acariâtre qui n’hésite pas à la battre avec son martinet ou la mettre au grenier sans la nourrir. Le décor est planté d’emblée dans cette vaste demeure bourgeoise au cœur de la France profonde. On va alors entrer petit à petit dans la psychologie de ce petit personnage qui essaie de vivre dans les limites qui lui ont été fixé. Et puis, il y aura le choc d’une première révélation. Puis, cela ira en crescendo afin de distiller l’horreur de la situation. La fin dévoilera tout et la lecture deviendra plus pénible émotionnellement pour peu qu’on s’intéresse au sort des enfants. Fort heureusement, il y aura des moments plus comiques comme l’apparition d’un certain président de la république adepte des au-revoir et qui n’hésite pas à s’inviter à la table des français moyen. Le procédé graphique utilisé est celui de la carte à gratter. Depuis les œuvres de Thomas Ott, j’aime beaucoup. Cela colle d’ailleurs à merveille avec la noirceur assumé de ce récit. On ne regardera plus les personnes âgées de la même manière. Le mal peut se cacher partout. Le titre intrigue un peu. Après cette lecture, on se rend compte que finalement, ce n’est peut-être pas aussi bien que cela d’être le favori. On peut en payer le prix. Au final, cela sonne comme un fait divers qui s’est sans doute déjà produit. L’auteur a réussi un tour de force avec cette œuvre intensément psychologique et qui parait presque authentique. La dernière page tournée, on est encore sous le choc.

19/11/2015 (modifier)
Par yOyO
Note: 4/5
Couverture de la série Quelques Jours d'été
Quelques Jours d'été

Une des premières oeuvres de Chaboute. C'est déjà très abouti à plusieurs points, simplicité, justesse entre dialogue et dessin, force de narration malgré la pagination très courte. Mais qu'à cela ne tienne, il n'en faut pas plus pour raconter des moments simples pour celui qui aime la nature, la vie à la campagne. La force du récit vient du petit garçon citadin, qui va se retrouver à vivre à la campagne et qui a apprendre à apprécier les choses simples. Le retour à la ville sera difficile pour lui et pour le lecteur. Le dessin de chaboute était déjà très maîtrise. Le noir et blanc constituait la force du récit.

19/11/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série La Cavale du Dr Destouches
La Cavale du Dr Destouches

Rarement une personnalité du XXe siècle aura autant suscité la controverse que Louis-Ferdinand Céline, brillant écrivain, auteur notamment du chef d’œuvre « Voyage au bout de la nuit », mais aussi hélas de pamphlets antisémites. L’ouvrage est-il destiné à réhabiliter l’homme ? Aidé par les frères Brizzi au dessin, le comédien Christophe Malavoy, féru des œuvres de l’écrivain, s’est efforcé de creuser la personnalité de ce dernier. On ne peut pas dire que Céline en sort véritablement grandi, mais à défaut de le porter aux nues, ce récit nous aide, du moins tel semble être son but, à mieux le comprendre, dévoilant un personnage à la fois torturé et aigri. Malavoy cite l’écrivain, qui exerçait aussi la profession de médecin, quand il prétend avoir « planqué et hébergé » des Juifs avant « cette putain de guerre » [la seconde guerre mondiale, ndr]. On peut être tenté de le croire, car l’homme ne semblait pas être un si mauvais bougre. A vrai dire, Céline n’aimait pas grand monde, il suffit de lire « Voyage » pour le vérifier. Ainsi il détestait tout autant les Nazis dont il était forcé d’accepter la protection par crainte des représailles de la Résistance. Bref, le débat reste ouvert, mais il paraît délicat d’afficher à son égard un jugement d’une sévérité implacable, à l’inverse de Robert Le Vigan, dit la Vigue, acteur collaborationniste mégalomane et délateur de renom. D’une originalité induite en grande partie par le superbe dessin au crayonné des frères Brizzi, l’expressivité des personnages y est fascinante, dans un style caricatural qui rappelle Dubout en plus raffiné et le rapproche ainsi de l’opéra-bouffe. A ce titre, les faciès de Céline et de Le Vigan sont particulièrement éloquents. Le genre convient parfaitement à l’atmosphère de déroute d’une dictature hitlérienne peu versée dans la subtilité. Reste que cette lecture pittoresque n’est pas exempte de défauts, certes tout à fait mineurs La narration risque peut-être de chagriner certains lecteurs en quête de rythme par sa tendance à se diluer, même si on conçoit facilement qu’élaborer un scénario à partir du témoignage – celui de l’écrivain - de cette débâcle chaotique, scénario inspiré de trois de ses ouvrages, ne pouvait tenir de la mécanique bien huilée. Mais force est de reconnaître que globalement, le résultat est tout à fait honorable, que l’histoire est relativement fluide et se lit sans déplaisir.

18/11/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Mangeur d'Histoires
Le Mangeur d'Histoires

Sympa, original en diable, divertissant, magnifique hommage aux vieilles séries B et vieux feuilletons du XIX ème siècle à la Eugène Sue et Gaston Leroux, une petite pointe d'irrévérence à Alexandre Dumas et son bataillon d'écrivains. Voila une BD intelligente qui demande un poil de jugeote pour bien en appréhender tous les méandres scénaristiques. Et puis personnellement et je ne saurais dire pourquoi, mais le personnage du Corbeau me plaît beaucoup, physiquement d'abord, son look avec ce visage masqué digne de la Venise du XVIII ème ou des médecins de cours Français de ce même siècle. Caché derrière son masque il se présente d'abord comme un efigure très imposante et peu à peu au cours de l'histoire ou il délivre ses failles jusqu'à un final qui change des happys end trop souvent obligés dans la BD. Le dessin est très joli, c'est une belle histoire originale, je découvre à cette occasion un auteur que je suivrais avec plaisir qui possède les codes de la mise en abyme et les mets en forme de fort belle manière. A lire!!

18/11/2015 (modifier)
Par SkAmby
Note: 4/5
Couverture de la série Sens
Sens

J'ai adoré cet album. Je dois avouer que j'adore le travail de MAM que j'ai découvert avec Le Dessin. Quelle claque j'avais pris ce jour là... J'avais rien vu venir. Ce que j'aime chez cet auteur, c'est le côté surprise "mais que va-t-il encore nous sortir pour nous surprendre, que peut-il faire plus ? Il y a plusieurs niveaux de lecture mais que ce soit du premier degré au dernier, on devrait saluer l'artiste. Parce que je rappelle le concept de base. C'est juste un gars qui suit des flèches. Comment rendre et faire de ce concept une histoire qu'on aurait envie de suivre (sans jeu de mot, ou pas). Le dessin est assez minimaliste, très sobre. Personnellement, c'est aussi ce qui me plait. Il y a de la place pour le propos. On pourrait penser que le voyage de son personnage central risque d'être long pour le lecteur. Et bien que nenni !! Chaque case, page est une source renouvelée d'étonnement tant l'imagination de l'auteur est fertile. Si vous aimez cet auteur, franchement, foncez vous le procurer. Et il faut souligner, c'est vrai, à quel point les imprimeurs doivent pleurer devant les challenges qu'impose Marc Antoine Mathieu. Ses derniers albums sont vraiment des curiosités juste pour ça (découpage, collage, bientôt de l'origami ? ). Par contre, je dois reconnaitre, que si vous n'êtes pas familier de son travail, je ne conseillerai pas de commencer par cet album. Le dessin est une bonne première marche pour mettre un pied dans son univers parfois déroutant (avec jeu de mot). Bonne lecture

18/11/2015 (modifier)
Couverture de la série Sens
Sens

Marc-Antoine Mathieu est parfois qualifié d’auteur cérébral, avec le côté négatif qui va avec, et ce pour plusieurs raisons. D’abord un dessin froid, avec des décors géométriques et impersonnels dans lesquels errent quelques rares personnages sans réelle personnalité. Ensuite des albums multipliant les réflexions sur le médium Bande Dessinée, ses supports, ses codes ou ses moyens. Je suis moi persuadé que c’est un faux procès. MAM ne sacrifie pas l’histoire à la performance, et réussit généralement les deux – avec bien sûr un sommet himalayen atteint avec Julius Corentin Acquefacques ! Ici, en débutant la lecture de cet album, je craignais un peu de retrouver la petite déception ressentie à la lecture de 3 Secondes (3''), puisqu’on a là-aussi un album poussant à la réflexion, au cœur d’une grande performance visuelle. Mais là où 3 Secondes (3'') faisait trop pencher la balance du côté performance, je trouve ce « Sens » mieux équilibré. Quasi absence de décor, album muet, on se contente de suivre le cheminement d’un homme – à chapeau et pardessus comme généralement chez MAM, qui lui-même suit une sorte de parcours fléché, qui se dérobe parfois, se révèle, tardivement et de manière incomplète, sans que cet homme ou le lecteur que nous sommes ne sachent toujours quel sens donner à cette pérégrination. Le mot sens étant ici à prendre dans toutes les possibilités que lui accordent le dictionnaire ou notre imagination. Une fois embarqué dans la lecture – les pages muettes étant rapidement tournées, j’ai été bluffé par le côté poétique de cette « histoire », dans laquelle on peut mettre la part de notre imagination qui ne demande qu’à compléter les termes disséminés par MAM dans l’album. Ce n’est clairement pas un album qui fera l’unanimité, mais il vaut le détour. Le prix peut aussi rebuter les éventuels acheteurs. Attendez alors de l’avoir en occasion, mais il serait dommage de se priver de ce travail de recherche graphique issu d’une commande d’un galeriste. D’autant plus que Delcourt, l’éditeur de la majorité des œuvres de Mathieu, a ici su réaliser un bel objet (ceci expliquant le prix élevé), avec papier épais, comme la couverture, dont le dos est toilé. J’en profite pour remercier Delcourt pour laisser libre court à MAM, qui ne rend pas la tâche facile à ses éditeurs avec toutes les contraintes qu’il glisse dans ses histoires (voir les « Julius »), ici un imposant pliage au cœur de l’album.

18/11/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Les Soeurs Moustaches
Les Soeurs Moustaches

J'ai juste flashé sur la couverture et les pages feuilletées au hard lors d'un salon BD. Achat compulsif pour ma fille, mais que je ne regrette pas. En effet cette série, qui s'adresse aux primo-lecteurs, cumule de belles qualités : - d'abord un graphisme accrocheur, avec des personnages aux grosses têtes et des décors nettement plus travaillés qu'on pourrait le croire - une mise en couleurs aux petits oignons, pleine de nuances - une histoire simple, linéaire, qui propose tout de même des rebondissements - un découpage bien pensé, qui permet au récit d'être équilibré de bout en bout - un lettrage proche de l'écriture cursive telle que l'apprennent les enfants de primaire Difficile de faire mieux, je recommande donc fortement cette série pour les primo-lecteurs.

17/11/2015 (modifier)
Par Patrik
Note: 4/5
Couverture de la série Des aventures pour les vrais bonhommes
Des aventures pour les vrais bonhommes

Bonjour à tous, Ici à l'évidence on a une BD estampillée indé qui s'en prend à la BD américaine des années 50, qui la retourne et la détourne pour en faire quelque chose de vraiment drôle à mon avis. Il y a 4 histoires de genres (policier, aventure de pirate, de guerre et fantastique) et il faut bien avouer que les auteurs se sont bien lâchés dessus. En ce qui me concerne, plutôt à la recherche de ces petits bijoux ovniesques qui remuent l'estomac et la glotte, je n'ai pas été déçu le moins du monde. Bref, ça fait du bien ! Préférer un album d'Edika ou même le comparer avec cette album fait montre d'un tout petit manque de références en la matière.

17/11/2015 (modifier)