La Première Fleur du pays sans arbre
Mai 2004 : deux ans et demi après la chute des Talibans, le narrateur, Julien Lacombe, arrive en Afghanistan pour y conduire un projet de développement financé par la Banque Mondiale.
Au gré des rencontres, l’envie naît de partager ce sentiment unique de se trouver là où s’écrit l’Histoire, d’assister à la (re)naissance d’un pays. Vingt ans après Le Photographe de Guibert, Lefèvre, Lemercier, on retrouve le même pays et les mêmes gens. Cette fois-ci, le pays est à terre, dévasté par les vingt années de guerre. Pourtant, l’envie d’aller de l’avant et de tout reconstruire est plus forte que tout. Introduit par un texte de Pierre Christin, le récit, porté par le trait minimaliste en noir et blanc de Sarah Arnal, retranscrit la rugosité du pays et de son histoire en offrant un tableau d’ensemble qui contraste avec l’approche sensationnaliste et parfois réductrice du traitement médiatique dont le pays fait traditionnellement l’objet. Les auteurs parlent simplement d’une situation géopolitique qui peut paraître complexe, en présentant de vrais personnages dans une alternance de phases introspectives et d’anecdotes touchantes. À la croisée du devoir de témoignage et du récit de voyageur, les auteurs nous invitent à porter un regard neuf sur le pays d’Alexandre le Grand, de Genghis Khan et de Joseph Kessel.
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Genre
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| Date de parution | 01 Février 2012 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
C'est une histoire assez longue sur la vie d'un humanitaire dans une ONG au coeur de l'Afghanistan au début des années 2000. A vrai dire on a un peu de mal à se rendre compte de la réalité de son travail à part rencontrer des gens, faire en sorte qu'ils s'entendent sur tel ou tel projet pour leur village. On se situe post attentats du 11 Septembre, c'est un pays à la population jeune qui ne connait que le conflit depuis l'invasion soviétique de la fin des années 1970. Les gens survivent plus qu'ils ne vivent dans un pays figé sans grande trace du progrès. Pas de loisirs, et certains habitants sont très isolés dans les montagnes. Le pays est le refuge des produits de consommation périmés que les autres ne veulent pas. La poussière, des paysages arides, tout cela est bien rendu par le dessin noir et blanc assez épuré. L'album contient plusieurs chapitres sur différents points de la société afghane, parfois comique et pleine de paradoxe. Sur les relations homme femme par exemple, la question du voile et de la burqa, les hommes draguent notamment à Kaboul, mais pour leur mariage ils ne veulent pas une femme "délurée" qui accepte d'aller manger une glace. Non il leur faut une femme "pure", un objet en réalité tant elle ne peut rien faire sans l'aval d'un homme. Un bon travail d'édition des Requins Marteaux avec ce livre épais. Néanmoins je relève plusieurs fautes d'orthographe notamment dans une page d'intertitre (ascène au lieu d'ascèse...), horripilant. Il y a un chapitre un peu plus long que les autres où un homme raconte son long et coûteux périple pour tenter de rejoindre l'Angleterre. Il serait intéressant de savoir ce qu'il en est 20 ans après, sans doute pas mieux voire pire.
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