La passion du goulot !
L'écrivain et l'alcool... Une longue histoire d'amour ! Mais la bouteille est une mélancolique amante, à la fois déesse inspiratrice et harpie de solitude et de désenchantement. Une lente déchéance que Jonathan Ames et Dean Haspiel nous racontent dans Alcoolique.
Adolescent, Jonathan A. a succombé aux charmes de la chopine qui lui est, depuis, restée fidèle. Une bien triste compagne ! Si cette romance le désinhibe et lui offre une meilleure estime de lui, elle se termine toujours par des gueules de bois et des matins abhorrés ! Le voilà définitivement pris au piège de cette dépendance dont il ne supporte pas les effets.
Le récit débute à la suite d'une de ses dernières débauches éthyliques. Jonathan émerge dans une voiture en compagnie d'une petite vieille, dont les attentes charnelles sont pour le moins explicites, et d'un mal de crâne pas plus séduisant. Cette scène nocturne est d'autant plus insolite qu'il n'a aucun souvenir de la manière dont il s'est retrouvé là. Il ne patientera pas pour en avoir la réponse et, lorsque la police frappera aux carreaux du véhicule, fuira les lieux sans se retourner. Enterré dans le sable, à l'abri d'un ponton, le temps que les choses se tassent, il tentera de recoller le puzzle en replaçant une à une les pièces manquantes. Ainsi commence sa mésaventure, celle d'un enivrement quotidien par besoin, mais aussi dans le but de s’éclipser de sa propre existence.
Ses pérégrinations éthyliques l'ont mené sur une pente qu'il est plus facile de descendre que de remonter. L'ivresse du week-end, en compagnie de Sal, son ami d'enfance, est devenue un rituel plus fréquent qui le traîne vers des errements crépusculaires. L’accoutumance est bel et bien là et les cures de désintoxication ne peuvent rien y changer. Sans se plaindre de son sort, se contentant de constater sa progressive dégénérescence, il enchaîne, impuissant, les étapes de la vie une par une : des relations amicales et amoureuses complexes, des tragédies familiales, des black-out... L'alcool soigne ses traumatismes enfouis, tout en lui laissant de nouveaux stigmates !
Malgré le côté dramatique du sujet, les auteurs nous proposent un délectable moment de lecture. Intelligemment bien écrit, on ne sombre pas dans l’apitoiement ou la tristesse. Le protagoniste principal, au rythme de son auto-analyse, nous livre un bilan réaliste de son existence sans chercher à l'enjoliver. Il ne se cache jamais derrière des excuses et nous conte les faits avec un regard d'une grande lucidité. Une confession tendre, intime, drôle et parfois pathétique, qui se termine sans aucune morale, sinon celle qu'il n'y aura aucune échappatoire !
Côté dessin, Dean Haspiel nous offre un magnifique roman graphique, en noir et blanc, d'une paradoxale sobriété pour un ouvrage errant pourtant dans les méandres de l'addiction. Le travail des décors et de la mise en scène place le lecteur dans une position de spectateur observant les différentes étapes de cette chute vertigineuse. Aussi rythmé que l'intrigue, le trait assuré du dessinateur retranscrit à merveille les difficiles lendemains de cuite de Jonathan.
Quant à la mise en page, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont réalisé un très beau livre avec une couverture mi-carton embossé, mi-toile imprimée. Un dédoublement rappelant, encore une fois, la double vie de l'antihéros de cette histoire.
À consommer avec immodération !
KanKr
Une si belle histoire!
Comme c'est l'histoire elle-même qui est très réussie, je ne vous gâcherai pas le plaisir en vous la racontant. L'influence de Myasaki se fait sentir: on y voit la confrontation entre une modernité japonaise particulièrement violente et des symboles traditionnels sous-jacents qui continuent de faire leurs chemins dans la tête des enfants.
Ces deux ingrédients sont enrichis par un troisième qui met en scène l'histoire d'une famille, avec des liens entre passé, présent et rêve qui se télescopent de manière variée, au fil de la narration. Cette incursion de l'étrange peut aussi faire penser aux romans de Murakami (Kafka sur le rivage, par exemple) Ces trois mondes sont représentés par des météorologies différentes et donc des rendus qui glissent du surexposé (la sècheresse du temps présent), vers la nuance de gris (la pluie incessante du temps indéfini).
La première page intrigante, lumineuse et légère donne à elle seule l'envie de lire ce petit bijou qui pourrait presque rester un one shot tant il est équilibré.
Ibn al Rabin est spécialiste de petits albums au dessin minimaliste (publiés chez l’Association, Atrabile ou d’autres petites maisons d’éditions accueillantes pour ces petits exercices de style originaux).
Il arrive ici, avec quelques esquisses de corps et de têtes, apparaissant dans des cadres brinquebalants, à narrer une intrigue assez loufoque, où il est question de zombies.
Cela se lit assez vite – même si l’album (petit format) est relativement épais, car la plupart du temps il y a peu de dialogues (il n’y en a parfois aucun).
J’avoue avoir plutôt aimé cet album, original et intéressant, parfois drôle (en particulier le casting au début, très réussi !), même s’il est quand même moins déjanté que l’inénarrable et excellent Les Miettes.
Un album – et un auteur à découvrir.
Note réelle 3,5/5.
C'est dans la même veine que La Princesse des Glaces qui avait emporté un certain succès d'estime. Il est dommage qu'après cela, les lecteurs ne se sont pas précipités sur ce titre. Le prédicateur est un peu oublié. Pour ma part, je découvre que les auteurs font bien de suivre les romans de la suédoise Camilla Lackberg.
On retrouve d'ailleurs le personnage d'Erica Falck mais ce n'est pas elle qui mène l'enquête. Elle laisse à son compagnon inspecteur de police le soin de résoudre une énigme de meurtre en série s'étalant sur près de 24 ans.
Il est généralement difficile pour moi de suivre les thrillers policiers car c'est toujours compliqué et alambiqué. On se perd dans les fausses pistes et les noms. Or, en l'occurrence, on va éviter tous ces écueils grâce d'ailleurs à une présentation simple des personnages. Le procédé du précédent roman est d'ailleurs repris non sans un certain succès.
J'ai réellement apprécié cette oeuvre tout comme j'avais aimé La Princesse des Glaces. Il y a également un message assez humaniste. Les personnages sont d'ailleurs plus vrais que nature. Bon, au final, il faudra retenir qu'il ne faut jamais faire confiance à tout prédicateur quelque soit la religion concernée.
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
Voilà la nouvelle série en cours de publication aux USA de Mark Millar et Frank Quitely, qui avaient déjà travaillé ensemble pour un résultat excellent sur The Authority.
Elle met en scène une Terre où les super-héros sont apparus à partir de 1932 par le biais d'un petit groupe d'amis et de parents à qui des entités venues d'ailleurs ont donné des pouvoirs pour apporter l'espoir et la justice dans le monde. Tout cela a fort bien fonctionné tandis que les années passaient, que les super-héros vieillissaient et transmettaient également leurs pouvoirs à leurs descendants. Si bien que 80 ans plus tard, de nos jours, les générations de super-héros ou du moins de personnages dotés de super-pouvoirs se côtoient. Et alors qu'en 2013 le monde subit la crise financière, économique et morale que l'on connait, les mentalités des différents super-héros ont changé et vont soudainement entrer en conflit, avec des enfants se dressant parfois violemment contre leurs parents.
Pour les amateurs de récits de super-héros, les idées que contient cette série rappelleront celles de plusieurs autres. J'y ai surtout retrouvé des similitudes avec Invincible pour les relations compliquées dans une famille de super-héros mais aussi les différents groupes s'organisant pour protéger la Terre. Le conflit entre super-héros rappellera de son côté des séries comme Rising Stars. Et enfin il y a aussi l'implication des héros dans la politique et leur prise de pouvoir qui feront à d'autres séries ayant abordé le thème telles que Superman - Red Son, Classwar ou Black Summer.
Il y a donc beaucoup de sujets déjà abordés ici et là dans cette nouvelle série. Mais l'ensemble est combiné de manière très appréciable. C'est comme si Mark Millar avait digéré ces différentes thématiques et en avait gardé les avantages tout en évitant les défauts. Il va à l'essentiel et c'est très réussi. La narration, notamment, est rapide. Les événements s'enchaînent sans traîner, le contexte se modifie, les années passent. A cela s'ajoutent des personnages plutôt bons et attachants et une intrigue où on se demande comment les choses vont évoluer. Le récit n'est pas uniquement tourné vers l'action mais aussi beaucoup sur la réflexion et les relations entre personnages. Bref, le scénario est dense et prenant.
A cela s'ajoute le dessin de Frank Quitely qui est excellent et sert parfaitement le récit et son ambiance.
C'est donc là une très bonne série comics sur les super-héros qui s'entame. Je croise les doigts pour que la suite et fin soit du même niveau.
Encore une très belle réussite que nous proposent Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse !
Après Souvenirs de l'empire de l'atome que j'avais déjà énormément apprécié pour son originalité et ses qualités tant graphiques que scénaristiques, nos deux comparses changent de registre pour passer de la SF au thriller/espionnage. Si le genre n'a rien à voir, le savoir faire est toujours au rendez-vous !
Toujours dans son registre graphique si particulier, Alexandre Clérisse impose ses couleurs et ses lignes, toujours aussi savamment, mais toujours en harmonie et en parfait accord avec le récit. Il sait lui donner corps et imposer ce contraste remarquable entre ce fond tragique et noir concocté par Thierry Smolderen et la palette qu'il utilise.
C'est beau, intelligent, subtilement dosé et distillé, en utilisant l'Histoire à bon escient : un thriller servi sur un écrin comme j'aimerais en découvrir plus souvent !
Dans mon avis sur l'autre spin-off (Louve), je disais que ça finissait par user et vider de sa substance la série originelle Thorgal qui s'enlisait dans un surprlus de tomes. Sans doute que pour moi, le personnage de Louve n'était pas assez intéressant. Mais ici, avec Kriss de Valnor, le personnage est tellement riche que le concept de série dérivée est beaucoup plus acceptable et beaucoup plus intéressant à traiter. J'ai en effet été tout de suite emballé par le premier diptyque où la belle se retrouve face aux Walkyries et obligée de raconter sa jeunesse à Freyja qui décidera de son sort.
Bien que j'ai un peu perdu mes repères sur la série Thorgal que je n'ai pas relue depuis longtemps pour bien cerner Kriss, je m'attendais tout à fait à ce qu'elle ait pu traverser autant d'épreuves et mener une vie si agitée très jeune.
La suite m'enthousiasme aussi, ces luttes de pouvoir, ce désir de gouverner sont conformes à l'esprit de Thorgal, on sent que ce spin-off arrive à trouver ses marques tout en renouant avec les contours qu'avait définis Van Hamme, puisque l'intrigue fait souvent référence à des épisodes de la série mère, on y voit des personnages connus, on apprécie des allusions et des clins d'oeil, mais le plus fort, c'est que la série peut se lire sans avoir lu Thorgal malgré tous les renvois, car sa force est telle et son héroïne est un personnage tellement bien établi et tellement charismatique, que l'autonomie de cette Bd se suffit amplement à elle-même.
Bref, c'est un univers fort bien développé qui se sert des éléments déjà crées pour en ajouter de nouveaux, sans trahir l'esprit et la cohérence de la série mère, en dépit de quelques facilités, mais balayées par le plaisir de lecture.
Au niveau du dessin, c'est la même chose, c'est du bon travail ; De Vita fournit des planches conformes à ce qu'avait initié Rosinski. Je préférais son trait très appliqué et léché sur James Healer, ici il est plus broussailleux, plus volatile, et parfois un peu approximatif, mais j'ai compris que c'était certainement pour conserver une sorte d'unité graphique et de lien avec le dessin de Rosinski ; sans imiter celui de ce dernier, De Vita fait du Rosinski en adaptant son trait, la filiation est donc parfaite.
Pour l'instant, je n'ai lu que les 4 premiers albums, mais je lirai les autres dès que possible quitte à modifier ma note, en tout cas, ce n'est pas la même impression que dans Les Mondes de Thorgal - Louve, le plaisir est là, avec un 4/5 sans problème rien que pour le premier diptyque.
Je préfère le terme de "réfugié" à celui de "migrant", qui induisent deux sens un peu différents. Ceci posé, il existe depuis un ou deux ans de multiples témoignages dans les media sur ces personnes obligées de fuir leur pays à cause de la guerre ou des privations. Ce n'est pas un phénomène nouveau, il s'est simplement accéléré ces derniers temps, et les media en parlent plus.
Les Editions des Ronds dans l'O font aussi figure de pionnières dans ce genre de récit, puisqu'avec Droit d'asile et CRA - Centre de Rétention Administrative, entre autres, elles ont déjà abordé la question, et de belle manière. "Etenesh" est l'histoire de la jeune femme qui fuit son Ethiopie natale, en direction d'un Eldorado nommé Italie. Ballottée par les passeurs, la cruauté des geôles libyennes, les conditions dramatiques dans lesquelles elle voyage, elle finira par mettre les pieds sur l'île de Lampedusa au bout d'un an et trois mois. C'est là que Paolo Castaldi recueillera son témoignage, et le retranscrit en un récit à la première personne, qui se concentre sur le voyage sur le continent africain, jusqu'à Tripoli, point de départ des réfugiés vers les côtes italiennes.
Le style narratif est elliptique, le récit est émaillé de silences qui en disent long, et l'on ne peut que suivre, désolé, ce voyage au travers des Sept Cercles de l'Enfer. Le dessin de Castaldi est remarquable. Réalisé dans des tons ocres et bruns, il laisse une grande place aux paysages infinis des plaines soudanaises et du désert saharien. Les visages africains sont énormes aussi, et laissent entrevoir des souffrances immenses.
En fin d'album nous avons la retranscription d'un entretien de Castaldi avec un autre réfugié éthiopien, suivi d'une postface d'Amnesty international, qui soutient l'ouvrage.
Un choc.
Cette adaptation en bande dessinée, signée Matz et Jef, rend le meilleur hommage possible au scénario original de Walter Hill, à savoir un album prenant et parfaitement mis en images par un dessin assez bluffant.
L'histoire est celle de Franck, un tueur à gages très pro, discret, efficace et sans histoire. Tout bascule pour lui lorsque quelqu'un décide de se venger de lui. Qui ? Pour quel contrat ? En essayant de répondre à ces questions, l'intrigue est déjà prenante. Mais quand on ajoute en plus le comment, c'est à dire les détails de cette vengeance, l'histoire devient encore plus intense. En effet, ce mystérieux ennemi aurait pu se contenter d'abattre froidement notre tueur... mais non, il y a mieux, plus malin et plus cruel encore qu'un simple règlement de compte. Il va lui ruiner sa vie, je vous laisse lire l'album pour savoir comment.
Tout ça est déjà sacrément bien mené, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Franck va se reconstruire petit à petit et se venger à son tour. En tuant cet ennemi ? Là encore c'est plus subtile et plus diabolique. Comme le dit la 4e de couverture, la pire des vengeances n'est peut être pas la mort...
Pour ne rien gâcher, au delà de la qualité de l'intrigue, la narration est également hyper efficace. Il y a une variété dans l'enchainement des séquences qui dynamise le récit. Les petits flash back, l'alternance des passages qui mettent en scène Franck avec ceux centrés sur d'autres personnages, nous laisse régulièrement sur un certain suspens. Le récit se construit un peu comme un puzzle où on ne comprend pas immédiatement ce qu'on nous raconte, mais lorsque s'emboitent les pièces tout s'explique admirablement. Certains rebondissement sont un peu prévisibles (le rôle de Johnnie par exemple), mais ce n'est pas bien gênant et c'est bien le seul minuscule bémol.
Pour ne rien gâcher (bis), le dessin est excellent. Ce style réaliste, parfois violent, parfois sensuel, a des cotés un peu photographiques. Il colle en tout cas à merveille à ce récit. L'ambiance est vraiment là, on reconnait San Francisco, on sent la moiteur des motels pourris ou l'insécurité des ruelles sombres et la tension est palpable dans les moments critiques. Les scènes sans dialogues parlent d'elles mêmes. Du très bon travail.
En conclusion, un polar de haute volée comme j'aimerais en lire plus souvent.
Et bien et bien, si pour l'ambiance juive américaine on avait demandé à Woody Allen d'adapter les aventures de Largo Winch ou de James bond, en BD bien sur! Le résultat aurait sans doute eu des airs de ce Lloyd Singer , improbable petit comptable du FBI qui grâce à ses dons d'empathie se trouve embringué dans une sombre histoire de films pornos.
Ce héros ordinaire ne fait rien pour être ce qu'il est, pour lui pas d'entrainement au tir, pas de combat à la Kung Fu , simplement en agissant avec ses petites cellules grises, comme aurait dit un autre célèbre détective, il parvient à mettre en échec les vilains.
Mais il y a Makabi, le double, l'autre, celui sur lequel on sait pouvoir compter en cas de problèmes. Idée toute bête, toute simple mais qui ici se fond parfaitement dans le récit. Au même titre que des supers héros plus connus dont la double vie n'est jamais simple, celle de Makabi est plutôt harmonieuse. Je vous laisse découvrir avec jubilation comment un de nos scénariste préféré se débrouille des situations auxquelles il est confronté.
Au final une bonne série intelligente avec un scénario construit et prenant seul bémol pour moi le dessin que je trouve un peu trop classique et manquant de souplesse. Pour autant l'investissement est possible mais sans doute avec un emprunt préalable pour être sur de son coup.
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Alcoolique
La passion du goulot ! L'écrivain et l'alcool... Une longue histoire d'amour ! Mais la bouteille est une mélancolique amante, à la fois déesse inspiratrice et harpie de solitude et de désenchantement. Une lente déchéance que Jonathan Ames et Dean Haspiel nous racontent dans Alcoolique. Adolescent, Jonathan A. a succombé aux charmes de la chopine qui lui est, depuis, restée fidèle. Une bien triste compagne ! Si cette romance le désinhibe et lui offre une meilleure estime de lui, elle se termine toujours par des gueules de bois et des matins abhorrés ! Le voilà définitivement pris au piège de cette dépendance dont il ne supporte pas les effets. Le récit débute à la suite d'une de ses dernières débauches éthyliques. Jonathan émerge dans une voiture en compagnie d'une petite vieille, dont les attentes charnelles sont pour le moins explicites, et d'un mal de crâne pas plus séduisant. Cette scène nocturne est d'autant plus insolite qu'il n'a aucun souvenir de la manière dont il s'est retrouvé là. Il ne patientera pas pour en avoir la réponse et, lorsque la police frappera aux carreaux du véhicule, fuira les lieux sans se retourner. Enterré dans le sable, à l'abri d'un ponton, le temps que les choses se tassent, il tentera de recoller le puzzle en replaçant une à une les pièces manquantes. Ainsi commence sa mésaventure, celle d'un enivrement quotidien par besoin, mais aussi dans le but de s’éclipser de sa propre existence. Ses pérégrinations éthyliques l'ont mené sur une pente qu'il est plus facile de descendre que de remonter. L'ivresse du week-end, en compagnie de Sal, son ami d'enfance, est devenue un rituel plus fréquent qui le traîne vers des errements crépusculaires. L’accoutumance est bel et bien là et les cures de désintoxication ne peuvent rien y changer. Sans se plaindre de son sort, se contentant de constater sa progressive dégénérescence, il enchaîne, impuissant, les étapes de la vie une par une : des relations amicales et amoureuses complexes, des tragédies familiales, des black-out... L'alcool soigne ses traumatismes enfouis, tout en lui laissant de nouveaux stigmates ! Malgré le côté dramatique du sujet, les auteurs nous proposent un délectable moment de lecture. Intelligemment bien écrit, on ne sombre pas dans l’apitoiement ou la tristesse. Le protagoniste principal, au rythme de son auto-analyse, nous livre un bilan réaliste de son existence sans chercher à l'enjoliver. Il ne se cache jamais derrière des excuses et nous conte les faits avec un regard d'une grande lucidité. Une confession tendre, intime, drôle et parfois pathétique, qui se termine sans aucune morale, sinon celle qu'il n'y aura aucune échappatoire ! Côté dessin, Dean Haspiel nous offre un magnifique roman graphique, en noir et blanc, d'une paradoxale sobriété pour un ouvrage errant pourtant dans les méandres de l'addiction. Le travail des décors et de la mise en scène place le lecteur dans une position de spectateur observant les différentes étapes de cette chute vertigineuse. Aussi rythmé que l'intrigue, le trait assuré du dessinateur retranscrit à merveille les difficiles lendemains de cuite de Jonathan. Quant à la mise en page, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont réalisé un très beau livre avec une couverture mi-carton embossé, mi-toile imprimée. Un dédoublement rappelant, encore une fois, la double vie de l'antihéros de cette histoire. À consommer avec immodération ! KanKr
Underwater - le village immergé
Une si belle histoire! Comme c'est l'histoire elle-même qui est très réussie, je ne vous gâcherai pas le plaisir en vous la racontant. L'influence de Myasaki se fait sentir: on y voit la confrontation entre une modernité japonaise particulièrement violente et des symboles traditionnels sous-jacents qui continuent de faire leurs chemins dans la tête des enfants. Ces deux ingrédients sont enrichis par un troisième qui met en scène l'histoire d'une famille, avec des liens entre passé, présent et rêve qui se télescopent de manière variée, au fil de la narration. Cette incursion de l'étrange peut aussi faire penser aux romans de Murakami (Kafka sur le rivage, par exemple) Ces trois mondes sont représentés par des météorologies différentes et donc des rendus qui glissent du surexposé (la sècheresse du temps présent), vers la nuance de gris (la pluie incessante du temps indéfini). La première page intrigante, lumineuse et légère donne à elle seule l'envie de lire ce petit bijou qui pourrait presque rester un one shot tant il est équilibré.
Retour écrémé
Ibn al Rabin est spécialiste de petits albums au dessin minimaliste (publiés chez l’Association, Atrabile ou d’autres petites maisons d’éditions accueillantes pour ces petits exercices de style originaux). Il arrive ici, avec quelques esquisses de corps et de têtes, apparaissant dans des cadres brinquebalants, à narrer une intrigue assez loufoque, où il est question de zombies. Cela se lit assez vite – même si l’album (petit format) est relativement épais, car la plupart du temps il y a peu de dialogues (il n’y en a parfois aucun). J’avoue avoir plutôt aimé cet album, original et intéressant, parfois drôle (en particulier le casting au début, très réussi !), même s’il est quand même moins déjanté que l’inénarrable et excellent Les Miettes. Un album – et un auteur à découvrir. Note réelle 3,5/5.
Le Prédicateur
C'est dans la même veine que La Princesse des Glaces qui avait emporté un certain succès d'estime. Il est dommage qu'après cela, les lecteurs ne se sont pas précipités sur ce titre. Le prédicateur est un peu oublié. Pour ma part, je découvre que les auteurs font bien de suivre les romans de la suédoise Camilla Lackberg. On retrouve d'ailleurs le personnage d'Erica Falck mais ce n'est pas elle qui mène l'enquête. Elle laisse à son compagnon inspecteur de police le soin de résoudre une énigme de meurtre en série s'étalant sur près de 24 ans. Il est généralement difficile pour moi de suivre les thrillers policiers car c'est toujours compliqué et alambiqué. On se perd dans les fausses pistes et les noms. Or, en l'occurrence, on va éviter tous ces écueils grâce d'ailleurs à une présentation simple des personnages. Le procédé du précédent roman est d'ailleurs repris non sans un certain succès. J'ai réellement apprécié cette oeuvre tout comme j'avais aimé La Princesse des Glaces. Il y a également un message assez humaniste. Les personnages sont d'ailleurs plus vrais que nature. Bon, au final, il faudra retenir qu'il ne faut jamais faire confiance à tout prédicateur quelque soit la religion concernée. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
Jupiter's Legacy
Voilà la nouvelle série en cours de publication aux USA de Mark Millar et Frank Quitely, qui avaient déjà travaillé ensemble pour un résultat excellent sur The Authority. Elle met en scène une Terre où les super-héros sont apparus à partir de 1932 par le biais d'un petit groupe d'amis et de parents à qui des entités venues d'ailleurs ont donné des pouvoirs pour apporter l'espoir et la justice dans le monde. Tout cela a fort bien fonctionné tandis que les années passaient, que les super-héros vieillissaient et transmettaient également leurs pouvoirs à leurs descendants. Si bien que 80 ans plus tard, de nos jours, les générations de super-héros ou du moins de personnages dotés de super-pouvoirs se côtoient. Et alors qu'en 2013 le monde subit la crise financière, économique et morale que l'on connait, les mentalités des différents super-héros ont changé et vont soudainement entrer en conflit, avec des enfants se dressant parfois violemment contre leurs parents. Pour les amateurs de récits de super-héros, les idées que contient cette série rappelleront celles de plusieurs autres. J'y ai surtout retrouvé des similitudes avec Invincible pour les relations compliquées dans une famille de super-héros mais aussi les différents groupes s'organisant pour protéger la Terre. Le conflit entre super-héros rappellera de son côté des séries comme Rising Stars. Et enfin il y a aussi l'implication des héros dans la politique et leur prise de pouvoir qui feront à d'autres séries ayant abordé le thème telles que Superman - Red Son, Classwar ou Black Summer. Il y a donc beaucoup de sujets déjà abordés ici et là dans cette nouvelle série. Mais l'ensemble est combiné de manière très appréciable. C'est comme si Mark Millar avait digéré ces différentes thématiques et en avait gardé les avantages tout en évitant les défauts. Il va à l'essentiel et c'est très réussi. La narration, notamment, est rapide. Les événements s'enchaînent sans traîner, le contexte se modifie, les années passent. A cela s'ajoutent des personnages plutôt bons et attachants et une intrigue où on se demande comment les choses vont évoluer. Le récit n'est pas uniquement tourné vers l'action mais aussi beaucoup sur la réflexion et les relations entre personnages. Bref, le scénario est dense et prenant. A cela s'ajoute le dessin de Frank Quitely qui est excellent et sert parfaitement le récit et son ambiance. C'est donc là une très bonne série comics sur les super-héros qui s'entame. Je croise les doigts pour que la suite et fin soit du même niveau.
L'Eté Diabolik
Encore une très belle réussite que nous proposent Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse ! Après Souvenirs de l'empire de l'atome que j'avais déjà énormément apprécié pour son originalité et ses qualités tant graphiques que scénaristiques, nos deux comparses changent de registre pour passer de la SF au thriller/espionnage. Si le genre n'a rien à voir, le savoir faire est toujours au rendez-vous ! Toujours dans son registre graphique si particulier, Alexandre Clérisse impose ses couleurs et ses lignes, toujours aussi savamment, mais toujours en harmonie et en parfait accord avec le récit. Il sait lui donner corps et imposer ce contraste remarquable entre ce fond tragique et noir concocté par Thierry Smolderen et la palette qu'il utilise. C'est beau, intelligent, subtilement dosé et distillé, en utilisant l'Histoire à bon escient : un thriller servi sur un écrin comme j'aimerais en découvrir plus souvent !
Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor
Dans mon avis sur l'autre spin-off (Louve), je disais que ça finissait par user et vider de sa substance la série originelle Thorgal qui s'enlisait dans un surprlus de tomes. Sans doute que pour moi, le personnage de Louve n'était pas assez intéressant. Mais ici, avec Kriss de Valnor, le personnage est tellement riche que le concept de série dérivée est beaucoup plus acceptable et beaucoup plus intéressant à traiter. J'ai en effet été tout de suite emballé par le premier diptyque où la belle se retrouve face aux Walkyries et obligée de raconter sa jeunesse à Freyja qui décidera de son sort. Bien que j'ai un peu perdu mes repères sur la série Thorgal que je n'ai pas relue depuis longtemps pour bien cerner Kriss, je m'attendais tout à fait à ce qu'elle ait pu traverser autant d'épreuves et mener une vie si agitée très jeune. La suite m'enthousiasme aussi, ces luttes de pouvoir, ce désir de gouverner sont conformes à l'esprit de Thorgal, on sent que ce spin-off arrive à trouver ses marques tout en renouant avec les contours qu'avait définis Van Hamme, puisque l'intrigue fait souvent référence à des épisodes de la série mère, on y voit des personnages connus, on apprécie des allusions et des clins d'oeil, mais le plus fort, c'est que la série peut se lire sans avoir lu Thorgal malgré tous les renvois, car sa force est telle et son héroïne est un personnage tellement bien établi et tellement charismatique, que l'autonomie de cette Bd se suffit amplement à elle-même. Bref, c'est un univers fort bien développé qui se sert des éléments déjà crées pour en ajouter de nouveaux, sans trahir l'esprit et la cohérence de la série mère, en dépit de quelques facilités, mais balayées par le plaisir de lecture. Au niveau du dessin, c'est la même chose, c'est du bon travail ; De Vita fournit des planches conformes à ce qu'avait initié Rosinski. Je préférais son trait très appliqué et léché sur James Healer, ici il est plus broussailleux, plus volatile, et parfois un peu approximatif, mais j'ai compris que c'était certainement pour conserver une sorte d'unité graphique et de lien avec le dessin de Rosinski ; sans imiter celui de ce dernier, De Vita fait du Rosinski en adaptant son trait, la filiation est donc parfaite. Pour l'instant, je n'ai lu que les 4 premiers albums, mais je lirai les autres dès que possible quitte à modifier ma note, en tout cas, ce n'est pas la même impression que dans Les Mondes de Thorgal - Louve, le plaisir est là, avec un 4/5 sans problème rien que pour le premier diptyque.
Etenesh - L'Odyssée d'une migrante
Je préfère le terme de "réfugié" à celui de "migrant", qui induisent deux sens un peu différents. Ceci posé, il existe depuis un ou deux ans de multiples témoignages dans les media sur ces personnes obligées de fuir leur pays à cause de la guerre ou des privations. Ce n'est pas un phénomène nouveau, il s'est simplement accéléré ces derniers temps, et les media en parlent plus. Les Editions des Ronds dans l'O font aussi figure de pionnières dans ce genre de récit, puisqu'avec Droit d'asile et CRA - Centre de Rétention Administrative, entre autres, elles ont déjà abordé la question, et de belle manière. "Etenesh" est l'histoire de la jeune femme qui fuit son Ethiopie natale, en direction d'un Eldorado nommé Italie. Ballottée par les passeurs, la cruauté des geôles libyennes, les conditions dramatiques dans lesquelles elle voyage, elle finira par mettre les pieds sur l'île de Lampedusa au bout d'un an et trois mois. C'est là que Paolo Castaldi recueillera son témoignage, et le retranscrit en un récit à la première personne, qui se concentre sur le voyage sur le continent africain, jusqu'à Tripoli, point de départ des réfugiés vers les côtes italiennes. Le style narratif est elliptique, le récit est émaillé de silences qui en disent long, et l'on ne peut que suivre, désolé, ce voyage au travers des Sept Cercles de l'Enfer. Le dessin de Castaldi est remarquable. Réalisé dans des tons ocres et bruns, il laisse une grande place aux paysages infinis des plaines soudanaises et du désert saharien. Les visages africains sont énormes aussi, et laissent entrevoir des souffrances immenses. En fin d'album nous avons la retranscription d'un entretien de Castaldi avec un autre réfugié éthiopien, suivi d'une postface d'Amnesty international, qui soutient l'ouvrage. Un choc.
Corps et Âme
Cette adaptation en bande dessinée, signée Matz et Jef, rend le meilleur hommage possible au scénario original de Walter Hill, à savoir un album prenant et parfaitement mis en images par un dessin assez bluffant. L'histoire est celle de Franck, un tueur à gages très pro, discret, efficace et sans histoire. Tout bascule pour lui lorsque quelqu'un décide de se venger de lui. Qui ? Pour quel contrat ? En essayant de répondre à ces questions, l'intrigue est déjà prenante. Mais quand on ajoute en plus le comment, c'est à dire les détails de cette vengeance, l'histoire devient encore plus intense. En effet, ce mystérieux ennemi aurait pu se contenter d'abattre froidement notre tueur... mais non, il y a mieux, plus malin et plus cruel encore qu'un simple règlement de compte. Il va lui ruiner sa vie, je vous laisse lire l'album pour savoir comment. Tout ça est déjà sacrément bien mené, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Franck va se reconstruire petit à petit et se venger à son tour. En tuant cet ennemi ? Là encore c'est plus subtile et plus diabolique. Comme le dit la 4e de couverture, la pire des vengeances n'est peut être pas la mort... Pour ne rien gâcher, au delà de la qualité de l'intrigue, la narration est également hyper efficace. Il y a une variété dans l'enchainement des séquences qui dynamise le récit. Les petits flash back, l'alternance des passages qui mettent en scène Franck avec ceux centrés sur d'autres personnages, nous laisse régulièrement sur un certain suspens. Le récit se construit un peu comme un puzzle où on ne comprend pas immédiatement ce qu'on nous raconte, mais lorsque s'emboitent les pièces tout s'explique admirablement. Certains rebondissement sont un peu prévisibles (le rôle de Johnnie par exemple), mais ce n'est pas bien gênant et c'est bien le seul minuscule bémol. Pour ne rien gâcher (bis), le dessin est excellent. Ce style réaliste, parfois violent, parfois sensuel, a des cotés un peu photographiques. Il colle en tout cas à merveille à ce récit. L'ambiance est vraiment là, on reconnait San Francisco, on sent la moiteur des motels pourris ou l'insécurité des ruelles sombres et la tension est palpable dans les moments critiques. Les scènes sans dialogues parlent d'elles mêmes. Du très bon travail. En conclusion, un polar de haute volée comme j'aimerais en lire plus souvent.
Lloyd Singer (Makabi)
Et bien et bien, si pour l'ambiance juive américaine on avait demandé à Woody Allen d'adapter les aventures de Largo Winch ou de James bond, en BD bien sur! Le résultat aurait sans doute eu des airs de ce Lloyd Singer , improbable petit comptable du FBI qui grâce à ses dons d'empathie se trouve embringué dans une sombre histoire de films pornos. Ce héros ordinaire ne fait rien pour être ce qu'il est, pour lui pas d'entrainement au tir, pas de combat à la Kung Fu , simplement en agissant avec ses petites cellules grises, comme aurait dit un autre célèbre détective, il parvient à mettre en échec les vilains. Mais il y a Makabi, le double, l'autre, celui sur lequel on sait pouvoir compter en cas de problèmes. Idée toute bête, toute simple mais qui ici se fond parfaitement dans le récit. Au même titre que des supers héros plus connus dont la double vie n'est jamais simple, celle de Makabi est plutôt harmonieuse. Je vous laisse découvrir avec jubilation comment un de nos scénariste préféré se débrouille des situations auxquelles il est confronté. Au final une bonne série intelligente avec un scénario construit et prenant seul bémol pour moi le dessin que je trouve un peu trop classique et manquant de souplesse. Pour autant l'investissement est possible mais sans doute avec un emprunt préalable pour être sur de son coup.