Peut-on déplacer des montagnes pour une personne que l'on aime ? Sans doute est-ce possible dans les contes pour enfants. C'est d'ailleurs la première fois qu'un pareil titre destiné à la jeunesse fait partie de ma sélection officielle du prix de la meilleure bande dessinée organisée par le comité d'entreprise.
Comme dit, cette oeuvre possède un côté assez enfantin avec de belles couleurs. Cependant, derrière la simplicité des images et des mots se cache une merveille composée de toute une symbolique sur nos racines par exemple.
J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le message final ce qui fait qu'on garde une bonne impression de lecture. C'est un merveilleux voyage qui nous est proposé. Bref, la vie avec ses peines mais également ses racines.
4/5 tome 1 et 2
3/5 tome 3
Rodolphe et Bertrand Marchal clôturent cette année cette trilogie amorcée en 2013. Tout démarre dans les années 2010. Louis qui travaille au Memphis News vient de se faire larguer par sa petite amie. Mais alors qu'il pense la croiser dans la rue, cette dernière affirme être quelqu'un d'autre. Il la prend en filature et se retrouve devant une maison munie d'un mystérieux portail de sécurité. A son travail, il fait part de ce mystère à Roosevelt, un journaliste tenant une chronique sur les faits étranges et tous deux se rendent le lendemain devant la maison. Le portail a changé. Ainsi commence cette histoire insolite qui durant tout le premier album fleure bon la quatrième dimension. L'intrigue vous happe immédiatement et on enchaîne pour un deuxième opus qui tiendra lui plus de l'uchronie (avérée... ou pas). En effet, au gré des pages on constate que le téléphone portable n'existe pas dans ce monde, que les voitures semblent toutes être sorties des années 60 et la mode est tout aussi anachronique. Mais qu'en serait le point de divergence ? Le mystère s'épaissit lorsque les deux hommes réalisent qu'ils ne peuvent sortir de Memphis : ni par voiture (travaux, autoroutes coupées), ni par train ou avion et qu'aucunes inventions ne semblent avoir été développées depuis une cinquantaine d'années. Leur enquête les conduira évidemment de surprise en surprise, le dénouement final étant bien loin encore de leurs pires craintes.
La trilogie se tient et se dévore. Un petit bémol peut-être sur le dernier opus qui va peut-être un peu trop vite à mon goût et qui laisse quelques mystères en suspens notamment ceux du début du tome 1 qui enclenche l'enquête (la petite amie qui n'a pas le même prénom, la technologie avancée du portail alors que toute la ville reste plongée dans les années 60). Même avec la révélation finale, ses "pistes" restent inachevées. Notez toutefois que le mot Fin est suivi d'un ? qui laisse à penser que cette trilogie forme un premier cycle auquel une suite sera donnée... mais quand ?
Il y a des lectures qui peuvent vous permettre de changer d’avis sur le jugement d’un fait historique. Le régime de Vichy est décrit encore aujourd’hui à juste titre comme le pire que la France ait pu rencontrer dans son histoire si l’on excepte la Terreur. Ce régime était commandé par un homme au passé assez illustre et qui était vénéré à savoir Philippe Pétain. Ce dernier était le héros de la bataille de Verdun lors de la première Guerre Mondiale. Il est également devenu celui qui a trahi la France et a fait preuve de crime d’intelligence avec l’ennemi.
Quand le président Mitterrand fleurissait sa tombe, il voulait surtout le faire au titre de la mémoire du héros sauveur à Verdun. Le Général de Gaulle s’est également empressé de commuer sa peine de mort en réclusion à perpétuité après l’avoir jeté en pâture auprès de ses jurés comme pour tourner une page de l’Histoire de France. Ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent les pages de l'Histoire officielle. Jamais les perdants.
De nos jours, lorsque des responsables politiques font référence au régime de Vichy pour contrer une loi que le premier ministre de gauche souhaite imposer au nom de la sécurité nationale, cela provoque un tollé. Bref, il ne fait pas bon être taxé de sympathisant à ce régime à tout jamais marqué par le sceau de l’infamie. Encore une fois, sans doute à juste titre quand on se remémore par exemple la rafle du Vel d’Hiv dans le cadre de la collaboration.
On peut avoir une lecture orientée de l’Histoire également. J’avoue que j’ai toujours pensé que le Général de Gaulle était le sauveur et que Pétain était l’infâme traite à la Nation. Est-ce réellement la réalité ? La lecture de ce procès fait douter de ces réalités ou du moins jette un peu de complexité en étalant les faits de manière assez rigoureuses. Lorsqu’on sait que la plupart des fonctionnaires sous Vichy sont restés après la Libération tout en tournant leur veste, il y a de quoi se poser des questions légitimes.
Cependant, le simple fait de remettre en cause ce dogme est une offense à la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la France durant cette période. La défense de Pétain était axée sur le fait qu’il était le seul capitaine au milieu de la tempête. En effet, il est facile de commander depuis Londres et de ne jamais se salir les mains. Et puis, tant qu’on y est, on n’a jamais posé plus de questions mis à part le procès de Riom quant à ceux qui ont permis qu’une telle débâcle militaire soit possible pour la 4ème puissance mondiale.
J’ai un grand-père qui avait 14 ans lorsqu’un soldat au service du nazisme lui a tiré sur la jambe alors qu’il tentait de voler du pain pour se nourrir. J’ai exposé ce fait lors d’un repas avec des collègues un peu conservateurs dans une région également conservatrice pour ne pas dire sympathisante des théories de l’extrême droite. Réponse : il n’avait qu’à pas voler ! Sic ! Je livre cette anecdote personnelle juste pour situer les choses car je ne suis pas du tout un adepte ou un nostalgique de ce régime et pour tout vous dire, je ne les aime pas. Cependant, je m’interroge sur les manipulations politiques de l’Histoire. Tout n’est jamais noir ou blanc. Cela me fait d’ailleurs penser à la fin de la saga Hunger Games sur la même problématique entre un pouvoir autoritaire et la Résistance. Pardon pour la référence mais les plus jeunes comprendront aisément où je veux en venir…
En effet, il y avait les communistes qui avaient un grand poids dans le gouvernement provisoire du Général de Gaulle. Il y avait également le rôle incontestable de Pierre Laval face à un vieillard de 80 ans qui aurait mieux fait de prendre sa retraite. Bref, la défense de Pétain a livré des arguments dont je ne suis pas ressorti insensible. Je pense que cet homme aimait véritablement son pays plus que son ambition personnelle et qu’il a voulu le protéger mais qu’il l’a mal fait car mal entouré. L’enfer est souvent pavé de bonnes intentions.
Bref, une excellente bd pour mieux comprendre un pan peu glorieux de notre Histoire. Si les rôles avaient été inversés, aurait-il fait mieux ? Je me pose désormais cette question. Néanmoins, je garde à l'esprit que ce sont nos choix qui déterminent qui nous sommes...
Si l'objet physique est impressionnant (un bon gros pavé de 500 pages), son contenu n'est pas en reste non plus ! Je me suis lancé dans cette lecture en me disant qu'elle me ferait la semaine... je l'ai dévoré dans mon après-midi dominical !
Car cette version revisitée du mythe de Faust, si elle a forcément un côté "déjà vu" a su trouver sa place en s'ajustant à la clé de voûte choisie par Scott McCloud : la création artistique. Après tout quoi de plus juste et tentant que de faire pactiser l'"artiste maudit" et la mort/le diable ? Le faire et le défaire liés par CDD...
Et c'est cette réflexion sur la création, habillement habillée d'une histoire d'amour plutôt bien foutue, qui m'a plu. Sans trop donner dans le didactique ni se contenter de survoler le sujet ou de s'en servir comme béquille pour son récit, McCloud questionne, tend des perches, réfléchit... tout comme son personnage. Nulle certitude... juste une échéance. Car l'art, comme David notre protagoniste, est de fait pieds et poings liés à cette notion de temps. Le temps pour faire ; le temps pour être reconnu de son vivant ; et objectif ultime, marquer l'éternité de son œuvre.
C'est tout ce questionnement que met en branle Scott McCloud à travers cet album. Grâce à des personnages riches psychologiquement et un savoir faire narratif impressionnant, il nous déroule son histoire comme si tout semblait aller de soi. Tout s'imbrique et se nourrit pour nous conduire vers la fatalité de cette fin impeccable. Graphiquement, la bichromie blanc/bleu choisie, si elle surprend de prime abord, fonctionne au final merveilleusement avec des compositions et des cadrages maîtrisés. Pour quelqu'un attendu au tournant pour sa théorisation de la BD, on peut dire que la mise en pratique est plus que probante !
Je viens tout juste de finir cet album, et je n'ai pourtant déjà qu'une envie : le relire !
Et je ne peux que vous inviter à en faire autant !
Voilà bien longtemps qu'une nouveauté BD ne m'avait pas autant enthousiasmé.
Grand amateur du trait de Bonin, j'ai lu tous ses albums et je puis dire sans hésitation qu'en tant que scénariste, "The Time Before" est selon moi son plus beau travail, le plus riche et le plus abouti. L'histoire est très bien écrite, fluide, d'une grande clarté dans son déroulement. Les réactions des personnages sont crédibles et sonnent "juste", ce qui leur donne une véritable épaisseur psychologique. On s'attache bien vite à Walter, ce photographe qui hérite fortuitement d'un gigantesque pouvoir : celui de réécrire, s'il le souhaite, des pans entiers de sa propre histoire.
Au-delà de l'intrigue elle-même, émouvante et qui suscite nombre de réflexions (qu'aurais-je fait à la place du héros ?), ce one-shot dispense un charme suranné des plus plaisants. Éclairé par les tons pastels et ocres de l'auteur, dans une lumière douce, le New-York de la fin des années 50 prend vie et dégage une ambiance très apaisante. C'est également un bonheur de retrouver dans l'histoire de multiples références à la série fantastique "La Quatrième Dimension", auquel l'album fait de nombreux clins d'oeils ("Je sais ce qu'il vous faut", l'hommage le plus flagrant, mais on songe aussi à "Futurographe", "Une curieuse montre" et "Pour les anges").
On aimerait que l'album, dont la pagination est importante, soit plus long encore, pour suivre Walter dans ses doutes et ses interrogations (certains choix sont plus lourds de conséquence que d'autres). Je m'étonne d'ailleurs que le personnage ne ressente pas, en bout de course, une certaine lassitude (la vie garde-t-elle un réel intérêt, un côté exaltant si l'on vit une même période pour la quatrième fois, en sachant exactement ce qu'elle va nous réserver ?). Il n'en demeure pas moins que j'ai lu cet album à deux reprises en une semaine et que j'étais réellement captivé.
En bref, un très bel album, terriblement attachant et réussi de bout en bout, tant graphiquement que scénaristiquement. Un bonheur à lire !
Voilà un triptyque qui recèle de nombreuses qualités, et que j’ai lu d’une traite avec beaucoup de plaisir.
Le premier tome est assez captivant, en plantant un décor loufoque, et des personnages hauts en couleur : un univers proche de celui de La Nef des fous ou de Azimut je trouve.
Les deux tomes suivants développent l’intrigue dans des univers un peu différents, et dans une ambiance plus « aventure » (surtout le deuxième) : ils sont néanmoins peut-être plus classiques, et moins surprenants.
Mais l’intrigue se laisse lire, avec quelques personnages attachants comme Philéon (qui garde une partie de son mystère), ou le capitaine (faussement nonchalant) par exemple.
Il faut par contre faire abstraction d’un certain nombre d’invraisemblances, comme l’existence de ce bateau naviguant sans fin ni ravitaillement, ou la remarquable résistance au froid d’Edmée (qui se balade dans une sorte d’Antarctique, en guêpière et bas, sans jamais ressentir le froid : il faut dire qu’Andreae lui a donné une plastique plus qu’attirante – et qu’il n’a visiblement pas voulu la recouvrir de fourrure…). Mais j’ai pris le parti d’oublier ces incohérences – et d’autres (comme cette fille sauvage venue d’on ne sait où ni comment sur le bateau).
J’ai par contre été un chouia déçu par la conclusion, un peu brutale et bâclée je trouve.
Je reste tout de même sur quatre étoiles, car le dessin d’Andreae est vraiment très bon, et s’accorde parfaitement avec une histoire dont je vous recommande la lecture.
C'est typiquement le genre de série que j'aime bien avec un avocat médiatique et idéaliste comme héros. Par ailleurs, le sujet est fort passionnant en surfant sur la vague actuelle de crimes contre l'humanité ou d'intégrisme musulman. On se rendra compte que notre avocat est un homme bien plus complexe que cela avec un lourd passé familial en Afrique.
Il est vrai que la couverture n'était pas très alléchante. Le titre est plutôt simpliste. Le dessin est un peu à l'image de la troisième vague chez Lombard avec un trait parfois maladroit. Bref, rien de très exceptionnel. Pourtant, la lecture de ce thriller a été assez agréable. On termine d'ailleurs sur un cliffhanger qui appelle à découvrir la suite.
L'avocat est un titre qui se défend bien. Le contraire aurait été d'ailleurs un comble. Le public pourra s'intéresser aux dessous de la profession d'avocat et du monde tortueux de la Justice.
Je connaissais un peu cette secte et surtout l'attentat de Tokyo en 1995, mais je ne savais pas grand chose de la grande répétition à Matsumoto hormis que la secte avait fait des trucs pas corrects avant ce grand attentat (il me semble si je me souviens bien qu'il y avait, entre autres, un disciple mort durant une séance et on a caché cela pour ne pas nuire à la réputation de la secte).
Les auteurs nous montrent donc comment cette secte a fabriqué du sarin et monté cette opération terroriste. On suit aussi un type qui est rendu dans la secte et on voit comment la secte endoctrine les gens et peut être violente lorsqu'on ne suit pas les ordres. Il y a aussi des gens qui veulent arrêter les agissements de cette secte, mais on ne fait rien et lorsque les autorités feront enfin leur boulot il sera trop tard. C'est un excellent ouvrage qui permet d'en apprendre plus sur une des pires catastrophes survenues au Japon et cela fait un peu peur de voir ce qu'une secte peut faire comme dégâts et à quel point on peu sous-estimer ce que ses adeptes peuvent faire.
Il est dommage toutefois qu'on ne voie pas ce qui est arrivé après l'attentat du métro, notamment comment le gourou faisait peur à tout le monde en disant qu'il pouvait causer un tremblement de terre.
J'ai un petit problème avec le dessin. Les visages sont souvent assez laids, mais cela reste lisible.
Hop là, prenez quelques minutes pour lire cet avis qui je l’espère vous incitera à lire d'urgence cette BD. Le trio d'auteurs déjà à l’œuvre sur Balles Perdues se retrouve de nouveau pour un thriller d'une originalité à toute épreuve.
Jamais avis n'a été plus chiant à écrire, en effet comment faire ressentir un minimum de choses sans rien dévoiler, et croyez moi ne rien dévoiler est essentiel sur cette histoire, encore que... mais non les affres dans lesquelles se débat notre héros valent bien cette attente. Bêtement l'on se dit mais merde comment moi je n'y ai pas pensé plus tôt, simplement parce que je ne suis pas scénariste mais tudieu quelle idée géniale et je pèse mes mots.
Pauvre Frankie qui avait une petite vie plutôt peinarde, le meilleur dans son job, à savoir envoyer Ad Patres les individus que lui indiquaient ses commanditaires. Pas d'état d'âme pourvu qu'il touche sa liasse de billets verts. Un jour un contrat payé le double, il aurait du se méfier Frankie!, et il se réveille à l'hosto avec une tronche à faire pâlir sa mère....
Que cette histoire est maligne, construite au cordeau elle suit au plus près les angoisses de notre homme. Parce qu'il a été floué, et de quelle manière, il va vouloir se venger, la construction de cette vengeance nous est montrée de manière minutieuse et pourtant les auteurs arriveront à nous surprendre avec une fin inattendue.
Un dernier mot concernant le dessin de Jef. Comme je l'ai dit plus haut c'est lui qui officiait déjà sur Balles Perdues. Ici Wouaw!! c'est grandiose et ce n'est pas qu'une formule.
Or donc si vous n'avez pas encore fait l'acquisition de cette BD dès demain courrez chez votre libraire, je m'engage non pas à vous rembourser mais sûr il faudra qu'on en recause.
3.5
J'aime bien lire sur la politique et surtout les manipulations et le côté sombre de cet univers. C'était donc une série parfaite pour moi !
Un ancien premier ministre meurt alors qu'il avait des preuves pour faire tomber des gens. On a droit à un scénario assez verbeux et il y a plusieurs personnages. Il faut donc être concentré pour bien comprendre cette histoire un peu complexe. J'ai lu le premier cycle d'un trait tellement j'étais passionné et que je voulais savoir la fin. C'est une bonne histoire qui montre très bien comment le milieu politique peut être pourri. Le dessin est correct quoique je ne suis pas fan des couleurs.
En revanche, j'aime moins les cycles suivants. Cela se laisse lire, mais j'ai l'impression que les auteurs avaient tout dit dans le premier cycle et que les tomes suivants rajoutent une seconde couche inutile. Je mettrais donc 4 étoiles pour les tomes 1 à 4 et 3 pour les tomes 5 à 8 ce qui donne une moyenne de 3.5.
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L'Homme Montagne
Peut-on déplacer des montagnes pour une personne que l'on aime ? Sans doute est-ce possible dans les contes pour enfants. C'est d'ailleurs la première fois qu'un pareil titre destiné à la jeunesse fait partie de ma sélection officielle du prix de la meilleure bande dessinée organisée par le comité d'entreprise. Comme dit, cette oeuvre possède un côté assez enfantin avec de belles couleurs. Cependant, derrière la simplicité des images et des mots se cache une merveille composée de toute une symbolique sur nos racines par exemple. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le message final ce qui fait qu'on garde une bonne impression de lecture. C'est un merveilleux voyage qui nous est proposé. Bref, la vie avec ses peines mais également ses racines.
Memphis
4/5 tome 1 et 2 3/5 tome 3 Rodolphe et Bertrand Marchal clôturent cette année cette trilogie amorcée en 2013. Tout démarre dans les années 2010. Louis qui travaille au Memphis News vient de se faire larguer par sa petite amie. Mais alors qu'il pense la croiser dans la rue, cette dernière affirme être quelqu'un d'autre. Il la prend en filature et se retrouve devant une maison munie d'un mystérieux portail de sécurité. A son travail, il fait part de ce mystère à Roosevelt, un journaliste tenant une chronique sur les faits étranges et tous deux se rendent le lendemain devant la maison. Le portail a changé. Ainsi commence cette histoire insolite qui durant tout le premier album fleure bon la quatrième dimension. L'intrigue vous happe immédiatement et on enchaîne pour un deuxième opus qui tiendra lui plus de l'uchronie (avérée... ou pas). En effet, au gré des pages on constate que le téléphone portable n'existe pas dans ce monde, que les voitures semblent toutes être sorties des années 60 et la mode est tout aussi anachronique. Mais qu'en serait le point de divergence ? Le mystère s'épaissit lorsque les deux hommes réalisent qu'ils ne peuvent sortir de Memphis : ni par voiture (travaux, autoroutes coupées), ni par train ou avion et qu'aucunes inventions ne semblent avoir été développées depuis une cinquantaine d'années. Leur enquête les conduira évidemment de surprise en surprise, le dénouement final étant bien loin encore de leurs pires craintes. La trilogie se tient et se dévore. Un petit bémol peut-être sur le dernier opus qui va peut-être un peu trop vite à mon goût et qui laisse quelques mystères en suspens notamment ceux du début du tome 1 qui enclenche l'enquête (la petite amie qui n'a pas le même prénom, la technologie avancée du portail alors que toute la ville reste plongée dans les années 60). Même avec la révélation finale, ses "pistes" restent inachevées. Notez toutefois que le mot Fin est suivi d'un ? qui laisse à penser que cette trilogie forme un premier cycle auquel une suite sera donnée... mais quand ?
Juger Pétain
Il y a des lectures qui peuvent vous permettre de changer d’avis sur le jugement d’un fait historique. Le régime de Vichy est décrit encore aujourd’hui à juste titre comme le pire que la France ait pu rencontrer dans son histoire si l’on excepte la Terreur. Ce régime était commandé par un homme au passé assez illustre et qui était vénéré à savoir Philippe Pétain. Ce dernier était le héros de la bataille de Verdun lors de la première Guerre Mondiale. Il est également devenu celui qui a trahi la France et a fait preuve de crime d’intelligence avec l’ennemi. Quand le président Mitterrand fleurissait sa tombe, il voulait surtout le faire au titre de la mémoire du héros sauveur à Verdun. Le Général de Gaulle s’est également empressé de commuer sa peine de mort en réclusion à perpétuité après l’avoir jeté en pâture auprès de ses jurés comme pour tourner une page de l’Histoire de France. Ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent les pages de l'Histoire officielle. Jamais les perdants. De nos jours, lorsque des responsables politiques font référence au régime de Vichy pour contrer une loi que le premier ministre de gauche souhaite imposer au nom de la sécurité nationale, cela provoque un tollé. Bref, il ne fait pas bon être taxé de sympathisant à ce régime à tout jamais marqué par le sceau de l’infamie. Encore une fois, sans doute à juste titre quand on se remémore par exemple la rafle du Vel d’Hiv dans le cadre de la collaboration. On peut avoir une lecture orientée de l’Histoire également. J’avoue que j’ai toujours pensé que le Général de Gaulle était le sauveur et que Pétain était l’infâme traite à la Nation. Est-ce réellement la réalité ? La lecture de ce procès fait douter de ces réalités ou du moins jette un peu de complexité en étalant les faits de manière assez rigoureuses. Lorsqu’on sait que la plupart des fonctionnaires sous Vichy sont restés après la Libération tout en tournant leur veste, il y a de quoi se poser des questions légitimes. Cependant, le simple fait de remettre en cause ce dogme est une offense à la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la France durant cette période. La défense de Pétain était axée sur le fait qu’il était le seul capitaine au milieu de la tempête. En effet, il est facile de commander depuis Londres et de ne jamais se salir les mains. Et puis, tant qu’on y est, on n’a jamais posé plus de questions mis à part le procès de Riom quant à ceux qui ont permis qu’une telle débâcle militaire soit possible pour la 4ème puissance mondiale. J’ai un grand-père qui avait 14 ans lorsqu’un soldat au service du nazisme lui a tiré sur la jambe alors qu’il tentait de voler du pain pour se nourrir. J’ai exposé ce fait lors d’un repas avec des collègues un peu conservateurs dans une région également conservatrice pour ne pas dire sympathisante des théories de l’extrême droite. Réponse : il n’avait qu’à pas voler ! Sic ! Je livre cette anecdote personnelle juste pour situer les choses car je ne suis pas du tout un adepte ou un nostalgique de ce régime et pour tout vous dire, je ne les aime pas. Cependant, je m’interroge sur les manipulations politiques de l’Histoire. Tout n’est jamais noir ou blanc. Cela me fait d’ailleurs penser à la fin de la saga Hunger Games sur la même problématique entre un pouvoir autoritaire et la Résistance. Pardon pour la référence mais les plus jeunes comprendront aisément où je veux en venir… En effet, il y avait les communistes qui avaient un grand poids dans le gouvernement provisoire du Général de Gaulle. Il y avait également le rôle incontestable de Pierre Laval face à un vieillard de 80 ans qui aurait mieux fait de prendre sa retraite. Bref, la défense de Pétain a livré des arguments dont je ne suis pas ressorti insensible. Je pense que cet homme aimait véritablement son pays plus que son ambition personnelle et qu’il a voulu le protéger mais qu’il l’a mal fait car mal entouré. L’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Bref, une excellente bd pour mieux comprendre un pan peu glorieux de notre Histoire. Si les rôles avaient été inversés, aurait-il fait mieux ? Je me pose désormais cette question. Néanmoins, je garde à l'esprit que ce sont nos choix qui déterminent qui nous sommes...
Le Sculpteur
Si l'objet physique est impressionnant (un bon gros pavé de 500 pages), son contenu n'est pas en reste non plus ! Je me suis lancé dans cette lecture en me disant qu'elle me ferait la semaine... je l'ai dévoré dans mon après-midi dominical ! Car cette version revisitée du mythe de Faust, si elle a forcément un côté "déjà vu" a su trouver sa place en s'ajustant à la clé de voûte choisie par Scott McCloud : la création artistique. Après tout quoi de plus juste et tentant que de faire pactiser l'"artiste maudit" et la mort/le diable ? Le faire et le défaire liés par CDD... Et c'est cette réflexion sur la création, habillement habillée d'une histoire d'amour plutôt bien foutue, qui m'a plu. Sans trop donner dans le didactique ni se contenter de survoler le sujet ou de s'en servir comme béquille pour son récit, McCloud questionne, tend des perches, réfléchit... tout comme son personnage. Nulle certitude... juste une échéance. Car l'art, comme David notre protagoniste, est de fait pieds et poings liés à cette notion de temps. Le temps pour faire ; le temps pour être reconnu de son vivant ; et objectif ultime, marquer l'éternité de son œuvre. C'est tout ce questionnement que met en branle Scott McCloud à travers cet album. Grâce à des personnages riches psychologiquement et un savoir faire narratif impressionnant, il nous déroule son histoire comme si tout semblait aller de soi. Tout s'imbrique et se nourrit pour nous conduire vers la fatalité de cette fin impeccable. Graphiquement, la bichromie blanc/bleu choisie, si elle surprend de prime abord, fonctionne au final merveilleusement avec des compositions et des cadrages maîtrisés. Pour quelqu'un attendu au tournant pour sa théorisation de la BD, on peut dire que la mise en pratique est plus que probante ! Je viens tout juste de finir cet album, et je n'ai pourtant déjà qu'une envie : le relire ! Et je ne peux que vous inviter à en faire autant !
The Time Before
Voilà bien longtemps qu'une nouveauté BD ne m'avait pas autant enthousiasmé. Grand amateur du trait de Bonin, j'ai lu tous ses albums et je puis dire sans hésitation qu'en tant que scénariste, "The Time Before" est selon moi son plus beau travail, le plus riche et le plus abouti. L'histoire est très bien écrite, fluide, d'une grande clarté dans son déroulement. Les réactions des personnages sont crédibles et sonnent "juste", ce qui leur donne une véritable épaisseur psychologique. On s'attache bien vite à Walter, ce photographe qui hérite fortuitement d'un gigantesque pouvoir : celui de réécrire, s'il le souhaite, des pans entiers de sa propre histoire. Au-delà de l'intrigue elle-même, émouvante et qui suscite nombre de réflexions (qu'aurais-je fait à la place du héros ?), ce one-shot dispense un charme suranné des plus plaisants. Éclairé par les tons pastels et ocres de l'auteur, dans une lumière douce, le New-York de la fin des années 50 prend vie et dégage une ambiance très apaisante. C'est également un bonheur de retrouver dans l'histoire de multiples références à la série fantastique "La Quatrième Dimension", auquel l'album fait de nombreux clins d'oeils ("Je sais ce qu'il vous faut", l'hommage le plus flagrant, mais on songe aussi à "Futurographe", "Une curieuse montre" et "Pour les anges"). On aimerait que l'album, dont la pagination est importante, soit plus long encore, pour suivre Walter dans ses doutes et ses interrogations (certains choix sont plus lourds de conséquence que d'autres). Je m'étonne d'ailleurs que le personnage ne ressente pas, en bout de course, une certaine lassitude (la vie garde-t-elle un réel intérêt, un côté exaltant si l'on vit une même période pour la quatrième fois, en sachant exactement ce qu'elle va nous réserver ?). Il n'en demeure pas moins que j'ai lu cet album à deux reprises en une semaine et que j'étais réellement captivé. En bref, un très bel album, terriblement attachant et réussi de bout en bout, tant graphiquement que scénaristiquement. Un bonheur à lire !
Terre mécanique
Voilà un triptyque qui recèle de nombreuses qualités, et que j’ai lu d’une traite avec beaucoup de plaisir. Le premier tome est assez captivant, en plantant un décor loufoque, et des personnages hauts en couleur : un univers proche de celui de La Nef des fous ou de Azimut je trouve. Les deux tomes suivants développent l’intrigue dans des univers un peu différents, et dans une ambiance plus « aventure » (surtout le deuxième) : ils sont néanmoins peut-être plus classiques, et moins surprenants. Mais l’intrigue se laisse lire, avec quelques personnages attachants comme Philéon (qui garde une partie de son mystère), ou le capitaine (faussement nonchalant) par exemple. Il faut par contre faire abstraction d’un certain nombre d’invraisemblances, comme l’existence de ce bateau naviguant sans fin ni ravitaillement, ou la remarquable résistance au froid d’Edmée (qui se balade dans une sorte d’Antarctique, en guêpière et bas, sans jamais ressentir le froid : il faut dire qu’Andreae lui a donné une plastique plus qu’attirante – et qu’il n’a visiblement pas voulu la recouvrir de fourrure…). Mais j’ai pris le parti d’oublier ces incohérences – et d’autres (comme cette fille sauvage venue d’on ne sait où ni comment sur le bateau). J’ai par contre été un chouia déçu par la conclusion, un peu brutale et bâclée je trouve. Je reste tout de même sur quatre étoiles, car le dessin d’Andreae est vraiment très bon, et s’accorde parfaitement avec une histoire dont je vous recommande la lecture.
L'Avocat
C'est typiquement le genre de série que j'aime bien avec un avocat médiatique et idéaliste comme héros. Par ailleurs, le sujet est fort passionnant en surfant sur la vague actuelle de crimes contre l'humanité ou d'intégrisme musulman. On se rendra compte que notre avocat est un homme bien plus complexe que cela avec un lourd passé familial en Afrique. Il est vrai que la couverture n'était pas très alléchante. Le titre est plutôt simpliste. Le dessin est un peu à l'image de la troisième vague chez Lombard avec un trait parfois maladroit. Bref, rien de très exceptionnel. Pourtant, la lecture de ce thriller a été assez agréable. On termine d'ailleurs sur un cliffhanger qui appelle à découvrir la suite. L'avocat est un titre qui se défend bien. Le contraire aurait été d'ailleurs un comble. Le public pourra s'intéresser aux dessous de la profession d'avocat et du monde tortueux de la Justice.
Matsumoto
Je connaissais un peu cette secte et surtout l'attentat de Tokyo en 1995, mais je ne savais pas grand chose de la grande répétition à Matsumoto hormis que la secte avait fait des trucs pas corrects avant ce grand attentat (il me semble si je me souviens bien qu'il y avait, entre autres, un disciple mort durant une séance et on a caché cela pour ne pas nuire à la réputation de la secte). Les auteurs nous montrent donc comment cette secte a fabriqué du sarin et monté cette opération terroriste. On suit aussi un type qui est rendu dans la secte et on voit comment la secte endoctrine les gens et peut être violente lorsqu'on ne suit pas les ordres. Il y a aussi des gens qui veulent arrêter les agissements de cette secte, mais on ne fait rien et lorsque les autorités feront enfin leur boulot il sera trop tard. C'est un excellent ouvrage qui permet d'en apprendre plus sur une des pires catastrophes survenues au Japon et cela fait un peu peur de voir ce qu'une secte peut faire comme dégâts et à quel point on peu sous-estimer ce que ses adeptes peuvent faire. Il est dommage toutefois qu'on ne voie pas ce qui est arrivé après l'attentat du métro, notamment comment le gourou faisait peur à tout le monde en disant qu'il pouvait causer un tremblement de terre. J'ai un petit problème avec le dessin. Les visages sont souvent assez laids, mais cela reste lisible.
Corps et Âme
Hop là, prenez quelques minutes pour lire cet avis qui je l’espère vous incitera à lire d'urgence cette BD. Le trio d'auteurs déjà à l’œuvre sur Balles Perdues se retrouve de nouveau pour un thriller d'une originalité à toute épreuve. Jamais avis n'a été plus chiant à écrire, en effet comment faire ressentir un minimum de choses sans rien dévoiler, et croyez moi ne rien dévoiler est essentiel sur cette histoire, encore que... mais non les affres dans lesquelles se débat notre héros valent bien cette attente. Bêtement l'on se dit mais merde comment moi je n'y ai pas pensé plus tôt, simplement parce que je ne suis pas scénariste mais tudieu quelle idée géniale et je pèse mes mots. Pauvre Frankie qui avait une petite vie plutôt peinarde, le meilleur dans son job, à savoir envoyer Ad Patres les individus que lui indiquaient ses commanditaires. Pas d'état d'âme pourvu qu'il touche sa liasse de billets verts. Un jour un contrat payé le double, il aurait du se méfier Frankie!, et il se réveille à l'hosto avec une tronche à faire pâlir sa mère.... Que cette histoire est maligne, construite au cordeau elle suit au plus près les angoisses de notre homme. Parce qu'il a été floué, et de quelle manière, il va vouloir se venger, la construction de cette vengeance nous est montrée de manière minutieuse et pourtant les auteurs arriveront à nous surprendre avec une fin inattendue. Un dernier mot concernant le dessin de Jef. Comme je l'ai dit plus haut c'est lui qui officiait déjà sur Balles Perdues. Ici Wouaw!! c'est grandiose et ce n'est pas qu'une formule. Or donc si vous n'avez pas encore fait l'acquisition de cette BD dès demain courrez chez votre libraire, je m'engage non pas à vous rembourser mais sûr il faudra qu'on en recause.
Les Coulisses du pouvoir
3.5 J'aime bien lire sur la politique et surtout les manipulations et le côté sombre de cet univers. C'était donc une série parfaite pour moi ! Un ancien premier ministre meurt alors qu'il avait des preuves pour faire tomber des gens. On a droit à un scénario assez verbeux et il y a plusieurs personnages. Il faut donc être concentré pour bien comprendre cette histoire un peu complexe. J'ai lu le premier cycle d'un trait tellement j'étais passionné et que je voulais savoir la fin. C'est une bonne histoire qui montre très bien comment le milieu politique peut être pourri. Le dessin est correct quoique je ne suis pas fan des couleurs. En revanche, j'aime moins les cycles suivants. Cela se laisse lire, mais j'ai l'impression que les auteurs avaient tout dit dans le premier cycle et que les tomes suivants rajoutent une seconde couche inutile. Je mettrais donc 4 étoiles pour les tomes 1 à 4 et 3 pour les tomes 5 à 8 ce qui donne une moyenne de 3.5.